Depuis le 01-08-2008 :
169220 visiteurs
Depuis le début du mois :
3767 visiteurs
Billets :
330 billets
Flash-infos :
Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, souhaite « porter à 30% le nombre de boursiers dans l’ensemble de nos grandes écoles ». Selon les premiers chiffres fournis par le ministère sur les intégrations aux grandes écoles, la moyenne est de 2,7% de boursiers pour les écoles de commerce et de 22,9% pour les écoles d’ingénieurs (avec d’importants écarts : elle n’est ainsi que de 9,47% à l’école des Mines Paris).
Armistice du 11 novembre : dix-neuf mille poilus sur le net. Alors que la France vient de commémorer le 91ème anniversaire de l’armistice de 1918, le site généalogie.com vient de mettre en ligne 19 000 portraits de personnes qui se sont illustrées lors de la Première guerre mondiale. Ces archives en ligne sont en accès illimité, moyennant 7,50€ d’abonnement par mois. De son côté, le ministère de la défense a déjà mis e ligne les fiches de 1,3 millions de militaires ayant obtenu la mention « mort pour la France » après avoir combattu en 14-18, en 39-45 ou lors de la guerre d’Algérie. www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Editorial n°98
Madagascar dans la tourmente d’une catastrophe écologique : un trafic de bois de rose, d’ébène et de palissandre de grande ampleur dénoncé.
L’instabilité politique du pays favorise, depuis des mois, les activités illégales nuisibles à l’environnement ; des espèces rares sont menacées d’extinction.
Les données collectées par l’organisation écologiste Global Witness montrent qu’une très grande quantité de bois précieux quittent quotidiennement le plus grand parc national de Madagascar, le parc Masoala, dans la partie Nord-Est de Madagascar. L’abattage illégal détruit les parcs nationaux de l’île et a des répercutions néfastes sur les animaux de la forêt particulièrement les lémuriens, espèce endémique de l’île rouge. Des « trafiquants », ayant « pignon sur rue » et commerce public sur la côte Est, se sont organisés en véritable « mafia du bois » pour profiter de la désorganisation actuel des services de l’Etat, conséquence d’une mise en place laborieuse d’un régime politique de transition. Ils achètent le bois et l’exportent, principalement vers la Chine.
Le fait que les donateurs internationaux ont suspendu leur aide contribue à aggraver la situation. On a assisté à une ruée des coupeurs de bois et des braconniers. Des milliers de billes de palissandres et d’ébène, toutes débitées illégalement, sont stockées dans les ports de la côte Est.
Le gouvernement d’Andry Rajoalina contribue à entretenir une certaine ambiguïté en ce qui concerne cette situation. Après avoir, dans un premier temps, fermé l’un des principaux ports d’exportation et bloqué les conteneurs, il a émis un décret interministériel autorisant la vente et l’exportation de 750 tonnes de bois. Vivement préoccupées, quinze ONG- dont WWF, Conservation International et la Wildlife Conservation Society- ainsi que des scientifiques ont appelé le gouvernement malgache à annuler ce décret.
En l’absence d’un Etat suffisamment stable pour faire appliquer la réglementation et les lois, protégées par des complicités et la corruption jusqu’à des niveaux importants de l’appareil étatique, les organisations criminelles exploite sans retenue la faune et la flore de ce que recèle de plus précieux cette île continent.
La plupart des crises politiques en Afrique noire se soldent par des « dérapages écologiques » de grande ampleur, que ce soit au Congo Brazaville, en RDC ou en Ouganda… Madagascar est aujourd’hui gravement touché. La communauté internationale devrait se préoccuper avec plus d’acuité de ces enjeux écolologiques majeurs.
Source : article "Courrier international n°992 du 5/11/09 et connaissances personnelles de l'auteur.
Jean-Daniel Chaoui, Conseiller élu le 12/11/09
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
COLLECTIF PARENTS, ENSEIGNANTS, ELUS – TANANARIVE PRISE EN CHARGE PAR L’ETAT DES DROITS DE SCOLARITÉ DES ENFANTS FRANÇAIS
Appel du « Collectif parents, enseignants, élus de Tananarive »
• A la Fédération des conseils des parents d’élèves (FCPE)
• A Français du Monde - Association démocratique des Français à l’Etranger – (FdM-ADFE)
• Au Syndicat des Enseignants - Union nationale des syndicats autonomes (SE-UNSA)
• Au Syndicat général de l’Education nationale – Confédération française démocratique du travail
(SGEN-CFDT)
• Au Syndicat national des enseignants du secondaire – Fédération syndicale unitaire (SNES-FSU)
• Au Syndicat National unifié des Instituteurs, Professeurs de écoles et PEGC - Fédération syndicale
unitaire (SNUipp-FSU)
Le 26 mai 2006 les six organisations auxquelles nous nous adressons aujourd’hui ont signé une « déclaration commune » qui faisait la synthèse de leurs engagements communs concernant l’enseignement français à l’étranger.
Concernant la question des droits de scolarité rappelons les termes de cette déclaration commune : « En une première étape il faut renverser d’urgence l’évolution à la hausse que connaissent depuis des années les frais d’écolage. La prise en charge intégrale par l’Etat des rémunérations de ses personnels détachés devra permettre en priorité d’alléger fortement les charges des familles et d’élargir la gratuité à de nouvelles catégories d’enfants français avec la perspective d’atteindre à terme la gratuité pour tous ».
Depuis cette déclaration, le gouvernement français a mis en place la gratuité scolaire pour les lycéens français scolarisés dans le service public français à l’étranger, laissant à l’écart du dispositif collégiens et écoliers. Face à cette injustice criante, les organisations et personnalités soussignées, réunies dans le cadre du « Collectif parents, enseignants, élus de Tananarive », vous adressent cet appel afin de vous suggérer une action conforme aux engagements pris dans la « déclaration commune ».
L’un des objectifs de nos organisations est de rechercher, pour les établissements d’enseignement, le
fonctionnement le mieux adapté à l’école que nous voulons, qu’il s’agisse de la pédagogie, de la situation des enseignants ou de la possibilité pour tous les ayant droits du service public d’y avoir effectivement accès. Souvent, nos objectifs impliquent la modification des règles en vigueur, ce qui requiert de notre part, le cas échéant, le recours à des actions revendicatives. Mais il arrive aussi que la règle en vigueur, satisfaisante dans son principe, ne soit pas ou mal appliquée par l’administration. En ce cas, nul besoin de recourir à l’action revendicative, il convient, et c’est notre devoir, de nous adresser à la juridiction administrative pour demander le respect de la règle par l’administration qui l’a
méconnue. C’est le contentieux administratif prévu au profit des administrés contre l’administration dans tous les Etats de droit, et la France en est un. Le principe de la gratuité scolaire appliqué aux enfants français scolarisés dans le service public à l’étranger relève des deux types d’actions évoquées ci-dessus, l’une, qui a partiellement abouti, se situant dans le passé, l’autre restant à entreprendre.
I - Une mobilisation de longue haleine et à des degrés divers de la FCPE, des syndicats enseignants, de Français du Monde-ADFM, a débouché sur une prise en compte politique de la revendication de gratuité scolaire appliquée à l’étranger. Ce fut l’engagement du candidat Sarkozy d’y faire droit, ce fut la volonté du Président Sarkozy de la mettre en oeuvre. C’est ainsi que notre action a abouti à un changement de la règle antérieure qui voulait que le service public de l’enseignement français à l’étranger fût payant pour les enfants français.
Certes, la nouvelle règle ne plait pas à tout le monde, certains à gauche comme à droite la combattent encore, mais c’est désormais la règle.
II – C’est l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE), bras exécutif du ministre des Affaires Etrangères en matière d’enseignement, qui fut naturellement chargée de la mise en oeuvre de cette règle nouvelle. Malheureusement, malgré des avertissements précoces et répétés, notamment de la FCPE au ministre des Affaires Etrangères, l’AEFE, mettant en oeuvre ce nouveau principe en viola un autre tout aussi fondamental en droit français, celui de l’égalité des citoyens devant le service public. Ce principe d’égalité, auquel le Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle, découle de l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 à laquelle renvoie le préambule de la constitution du 4 octobre 1958.
Pour mettre en oeuvre la gratuité scolaire dans le service public à l’étranger, l’AEFE a commis une « Instruction spécifique sur l’aide à la scolarité aux lycéens français scolarisés dans un établissement d’enseignement français à l'étranger ».
Or, cette « Instruction spécifique » de 14 pages viole le principe d’égalité devant le service public dès son intitulé et renouvelle cette violation dès le premier alinéa de son premier paragraphe qui porte sur les « principes ». En effet, cet alinéa stipule que « la prise en charge de la scolarité des lycéens français (classes de seconde, première et terminale) scolarisés dans un établissement d’enseignement français à l’étranger est proposée par la commission locale des bourses instituée auprès de chaque poste diplomatique ou consulaire »
Tout le reste des 14 pages de « l’instruction spécifique » ne sert qu’à tenter de maquiller le dispositif de gratuité scolaire mis en place au bénéfice des seuls lycéens français, auquel n’échappe en pratique aucun de ceux qui sont scolarisés dans un établissement d’enseignement français à l'étranger, en un nouveau système de bourse attribuée conditionnellement. Sauf qu’en réalité, il n’y a pas de conditionnalité. Et quand bien même ce serait le cas, sur quel fondement légal en exclure collégiens et écoliers ?
Une instruction de deux lignes stipulant que « la scolarité de tous les lycéens français (classes de seconde, première et terminale) scolarisés dans un établissement d’enseignement français à l’étranger est prise en charge par l’Etat » eût, en pratique, abouti strictement au même résultat. Mais évidemment, la rupture d’égalité devant le service public entre les familles des enfants de lycéens français et celles des collégiens et écoliers français eût alors été aveuglante. D’où la pathétique « instruction spécifique » de 14 pages dont la fonction, non pas essentielle mais exclusive, est de noyer le poisson.
Dans ces conditions, il n’est ni souhaitable ni opportun que nos organisations prennent la responsabilité de proposer au gouvernement des aménagements réglementaires ou budgétaires à un dispositif fondamentalement vicieux. En revanche, il est nécessaire et opportun qu’elles se tournent vers la justice administrative pour lui demander de faire respecter le principe d’égalité des familles devant l’accès au service public de l’enseignement français à l’étranger.
Les soussignés souhaitent que la FCPE, fondée à agir au nom des parents d’élèves scolarisés à l’étranger, intente un recours contre les dispositions de « l’instruction spécifique » qui violent le principe d’égalité des citoyens devant le service public. Ils souhaitent également que toutes les organisations signataires de la déclaration commune du 26 mai 2006 et celles qui voudraient se joindre aujourd’hui à cette action s’engagent à la soutenir en lui donnant la publicité la plus large. En conséquence, ils demandent qu’une réunion de ces organisations soit mise sur pied le plus rapidement possible en France, au niveau national, afin de décider du principe et des modalités de cette action.
A Antananarivo, le 29 juin 2009
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Libre expression : une intervention d’Hélène Conway, Conseiller à l’AFE représentant la circonscription d’Irlande.
D’affaire en affaire, le pays s’enfonce dans un climat délétère. Il suffit de faire partie de « la famille de » pour réussir, ou ne pas être embastillé en cas de faute. Malheur à celui qui s’oppose car celui-ci sera déclaré coupable avant même d’être jugé. L’attitude du Président de la République aujourd’hui brise le pacte républicain. Lui qui voulait rompre avec le style monarchique est victime du syndrome de l’Elysée. La vraie rupture est la dévalorisation de la fonction présidentielle. Le double langage est permanent. Les actes sont en contradictions avec les intentions affichées. Nicolas Sarkozy prône le retour du volontarisme public en économie mais donne de l’argent aux banques sans les contrôler. Il a fait de la sécurité son fonds de commerce mais réduit les effectifs de la police. Il défend l’ouverture à gauche non pour des idées, des consciences mais pour des figures médiatiques qui doivent séduire l’opinion publique. Après avoir flirté avec l’Administration Bush le voilà redevenu gallican, contre l’empire américain et son manque de régulations.
Il ne ressemble même plus à la droite française, qui subit ses réformes mais n’ose les critiquer de peur de déplaire à son chef. De la taxe carbone mal assumée à la réforme bâclée de la taxe professionnelle, en passant par le grand emprunt dont on ne voit pas la nécessité à la réforme des collectivités, pour finir par la réforme ratée de la création d'une agence pour le réseau culturel extérieur de la France la droite ne suit plus. Pendant ce temps là, elle laisse filer le déficit qui est devenu tel qu’il ne peut y avoir de rétablissement à politique constante. A moins que le Président ne s’y intéresse enfin puisque seule sa volonté compte aujourd’hui ? Ou bien que l’opposition assume intellectuellement et politiquement ses responsabilités ? Qu’elle redevienne enfin une force de propositions crédible en redécouvrant, par exemple, les vertus de l’interventionnisme public face aux défaillances des marchés?
Helene Conway
Dublin
Publié par adfe-madagascar à 17:54:26 dans Madagascar | Commentaires (0) | Permaliens
Elections J+34 La liste Français du Monde-ADFE Océan Indien a un élu
Nouveauté, consultez l'album photos AFE, administratif et adhérents-entrepreneurs
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
DEPUTES DES FRANCAIS DE L ETRANGER
Le nouveau découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives est en cours. A la suite de la décision du Conseil Constitutionnel de janvier, ce sont 11 sièges qui permettront aux Français de l’étranger d’être représentés.
Sur proposition gouvernementale, une commission indépendante devra se prononcer sur les circonscriptions des Français vivant à l’étranger come toutes les autres.
Lors de l’assemblée plénière de l’AFE, M Fabre Aubrespy, conseiller au cabinet du Premier ministre, a indiqué que les onze sièges seraient vraisemblablement répartis comme suit : 5 pour l’Europe, 2 pour les Amériques, 3 pour l’Afrique et le Moyen Orient et un pour l’Asie et l’Océanie.
Les impératifs sont serrés : il faut respecter l’intégrité des circonscriptions des élections à l’AFE, respecter la continuité géographique, avoir un nombre de Français inscrits au 1er janvier 2006 compris entre 80% et 120 % de la moyenne sur les 11 circonscriptions …Les marges de manœuvre sont faibles et le mode de scrutin, majoritaire, créera forcément des difficultés : Etats-Unis coupés en deux, Israël et pays voisins réunis (les difficultés de déplacement seront grandes pour l’élu d’une telle circonscription), etc.
Le nouveau découpage électoral sera bouclé avant la fin de l’année. Mais ce n’est pas la seule question à régler pour l’élection de députés des Français de l’étranger : celles de la durée séparant les deux tours, des comptes de campagnes, du vote par correspondance doivent également être examinées
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Editorial n°90
Madagascar dans l’incertitude générale.
La crise sociopolitique qui a récemment emporté le régime de Marc Ravalomanana (MR) peine à trouver une sortie vers la stabilité. Sont en cause les tergiversations du nouveau pouvoir dit de transition, qui s’organise lentement autour d’Andry Rajeolina (AR) nouveau Président, et l’opiniâtreté voire l’acharnement du Président déchu à vouloir conserver un rôle sur l’échiquier politique malgache actuel.
Revenons quelques semaines en arrière. A la suite d’un mouvement populaire insurrectionnel mené par AR, MR, réfugié dans le palais d’Etat d’Iavoloha, en périphérie de Tananarive, lâché par les militaires, est contraint à la démission. Orchestré par « les Eglises » et la « Communauté internationale », le scénario prévoit la remise du pouvoir à un triumvirat de généraux chargés de préparer de nouvelles élections et d’assurer la transition. Ce « Plan de sortie de crise » n’a reçu ni l’approbation d’AR, ni celle du mouvement des jeunes officiers qui ont pris le contrôle de l’armée. Il semble avoir été organisé principalement par l’église protestante FJKM proche de MR et l’ambassadeur des Etats-Unis. La réunion tourne à l’affrontement lorsqu’AR et les officiers découvrent la supercherie. Ces derniers emmènent « manu militari » le pasteur chef de l’église protestante et les trois généraux dans un camp militaire. Ils «invitent » les généraux à signer un document remettant à AR les pouvoirs que leur a délégués MR. Le lendemain, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), valide la double passation. Pour Tananarive, les apparences sont sauves, mais la Communauté Internationale dénonce un coup d’Etat.
AR installe ensuite « Une Haute Autorité de Transition (HAT) » de 40 membres (sorte de Sénat provisoire) et se fait « introniser » Président de la HAT, au Stade de Mahamasina, à Tananarive, devant 30 000 personnes, au cours d’une cérémonie solennelle. Le nouveau régime organise deux semaines après des « Assises de la transition » définissant un calendrier électoral qui permettra de relégitimer l’ensemble des acteurs et de l’appareil politique d’ici à 18 mois. Ces assises rassemblent la plupart des mouvements politiques sauf le TIM, parti du Président déchu (On note cependant que de très nombreuses personnalités du TIM sont présentes aux assises).
MR a disparu « mystérieusement » après avoir « transmis » le pouvoir aux généraux. Il réapparaît une semaine après au Swaziland, petit pays enclavé dans l’Afrique du Sud, et dévoile la stratégie qu’il met à l’œuvre depuis. Pour résumer : il a été victime d’un coup d’Etat, forcé à la démission sous la menace, la HAT et AR n’ont aucune légitimité et il en appelle à la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (SADEC) pour rétablir la légalité constitutionnelle à Madagascar, c’est-à-dire le remettre dans son fauteuil de Président. Il organise par l’intermédiaire de quelques responsables du TIM et autres alliés politiques (notamment Manandafy Rakotonirina, politicien chevronné proche des 80 ans et ancien « gauchiste » passé au libéralisme, qu’il a « nommé » Premier Ministre) des manifestations quotidiennes au centre de Tananarive, à la place de la démocratie, qui rassemblent de façon variable entre un à plusieurs milliers de personnes, et tente systématiquement de provoquer des incidents pour entretenir un climat de tension et d’insécurité. Il est à noter que les dirigeants actuels de ce mouvement sont tous des « troisièmes couteaux » du parti TIM, les leaders ayant « disparu » ou s’étant ralliés au nouveau régime pour quelques-uns.
La caractéristique de la situation actuelle est donc la persistance de « cette nouvelle opposition » organisée de l’extérieure et qui rassemble une minorité suffisamment forte pour être significative, avec des moyens financiers importants (outre sa fortune personnelle MR a fait le tour des banques centrales avec deux avions quelques temps avant sa destitution). Quelle est la part de personnes sincèrement engagées et des participants surtout intéressés par les récompenses multiples (distribution de tee-shirt, voire de billets de banque…). Difficile à dire, mais le mouvement perdure depuis trois semaines et tente de déstabiliser le nouveau régime avant même son installation.
L’avenir manque singulièrement de visibilité. AR est un homme sans force politique organisée, entouré d’une multitude de politiciens désunis et à l’affût, que seule l’éviction de Ravalomanana rassemble. Jeune (34 ans), il n’a pas d’expérience politique, mais peut cependant être crédité d’un « sans faute » jusqu’à ce jour. Il aura à faire face à toutes les chausse-trappes possibles que va lui préparer MR pour faire échec à la transition et pour espérer un retour par les urnes lors des présidentielles dans 18 mois, si toutefois sa situation judiciaire n’est pas trop compromise.
Notons aussi que les malgaches, très nationalistes, n’apprécient ni le recours « aux forces de l’étranger », ni les condamnations de l’UA dont le Président actuel, le lybien Khadafi, est mal placé pour donner des leçons de démocratie. La SADEC, incapable de régler le problème du Zimbabwe et de Mugabe ne semble pas plus crédible.
Madagascar s’engage donc dans une période dominée par l’incertitude du lendemain.
Flash-info
Le renversement du régime Ravalomanana trouve sa genèse dans l’élection d’Andry Rajeolina à la mairie de Tananarive, en nov.08, contre le candidat du TIM. Le pouvoir mit alors en place de multiples entraves pour paralyser l’action du nouvel élu, cherchant à l’acculer à la faute pour ensuite probablement le destituer et nommer un maire de remplacement. La méthode a déjà fait ses preuves dans plusieurs situations. L’apogée de cette opposition est atteinte avec la fermeture, arbitraire car sans décision de justice, de la télévision « Viva » appartenant au maire, télévision très regardée à Tananarive. Acculé, AR engage l’épreuve de force qui aboutira à la situation présente.
Notons que l’arrière-plan politico-social était réceptif à la contestation. Les grands projets miniers, les constructions de routes et le mieux économique n’avaient guère bénéficié à l’ensemble de la population malgache engluée dans ses difficultés de survie quotidienne. L’achat d’un avion présidentiel pour 60 millions de dollars, la construction d’hôtels de luxe et de villas princières pour recevoir le sommet de l’UA prévu initialement en juillet 09, ajouté à la médiatisation de la main mise des sociétés appartenant à MR sur l’ensemble de l’économie malgache, tout cela avait déjà gravement entamé la crédibilité du régime.
Jean-Daniel Chaoui, le 01/05/09
Président de Français du Monde-ADFE-Madagascar
Conseiller élu représentant les Français de l’Océan Indien à l’AFE
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
EN VISITE A MADAGASCAR, LE PRINCE ALWALEED OFFRE
1 million de dollars pour les cancéreux
En attendant des éventuels gros investissements comme il l’a dit hier, le richissime prince saoudien, Alwaleed, a annoncé une première contribution d’un million de dollars à titre de don destiné à la construction du centre hospitalier spécialisé pour le traitement du cancer.
C’est ce qui ressort des discussions qu’il a eues au palais d’Iavoloha avec les dirigeants de la transition. La visite du prince à Madagascar n’aura duré que quelques heures, mais a même permis d’initier plusieurs projets auxquels il s’est engagé à soutenir.
Faisant le bilan de son passage dans le pays, Alwaleed a indiqué : «Ma visite à Madagascar comporte deux volets. Le premier concerne le domaine économique. Nous prévoyons des investissements dans plusieurs secteurs dont notamment celui du tourisme. Le deuxième volet concerne une contribution dans le domaine social. J’ai parlé d’un don de 1 million de dollars qui sera utilisé pour promouvoir des projets sociaux telle la construction d’un hôpital. Et comme je vois qu’Andry Rajoelina est un homme dynamique, il y aura certainement un suivi pour d’autres projets économiques.».
Répondant à son hôte, Andry Rajoelina a indiqué : «Le peuple, le gouvernement et moi-même, sommes très heureux et fiers de vous accueillir à Madagascar. Nous sommes confiants qu’avec votre société «Kingdom holding company» qui a beaucoup investi dans le monde entier, nous puissions bâtir l’avenir ensemble. Et nous vous invitons à prendre part et surtout investir à Madagascar pour le développement de notre pays. Je suis vraiment confiant et je suis persuadé que nous pourrions, avec votre société et avec Madagascar, moderniser ce pays qui a beaucoup de potentiels et plein d’avenir. Nous voulons un Madagascar qui se développe rapidement et un Madagascar ouvert à tous les investisseurs nationaux qu’internationaux…».
En espérant qu’Andry Rajoelina n’a pas prêché dans le désert, malgré le fait que son invité est originaire d’un pays plus ou moins désertique et qui semble accuser d’importants besoins d’eau (l’Arabie saoudite envisage d’importer des eaux de Madagascar), il doit donc pour l’instant se contenter de ce million de dollars. Un petit million qui, somme toute, est mieux que rien et permettrait au moins de démarrer les travaux afférents à ce centre hospitalier qu’il a lui-même annoncé deux mois plus tôt.
Pas d’intérêt pour la politique
Par rapport aux investissements de 2 milliards de dollars annoncés par la délégation de l’union des investisseurs saoudiens, plus d’un a espéré beaucoup plus de la part du prince. Les dirigeants de la HAT n’auront pas manqué de lui soumettre leurs projets de développement et leurs besoins financiers urgents pour soutenir la feuille de route. Mais les questions politiques ne semblent pas préoccuper les visiteurs. Néanmoins, la venue de cette délégation princière saoudienne constitue un bon départ de la future coopération bilatérale.
A l’instar des hautes personnalités qui ont visité la Grande île, Alwaleed a été fait «Grand-Croix de deuxième classe» de l’Ordre national malgache. Tandis que l’université d’Antananarivo, représentée par une forte délégation d’enseignants et d’étudiants, lui a décerné le diplôme de Docteur Honoris Causa.
La promotion de l’éducation étant un engagement personnel du prince, il a tenu à visiter une école à Ambohimangakely avant d’embarquer à Ivato pour une autre destination sinon pour rentrer chez lui. Lors de cette visite, il a promis une contribution personnelle pour l’amélioration des conditions d’études et pour la promotion de l’enseignement à tous les niveaux
Miadana Andriamaro, « Les Nouvelles »
Publié par adfe-madagascar à 18:42:16 dans Madagascar | Commentaires (0) | Permaliens
Communiqué de Français du Monde-ADFE-Madagascar Océan Indien
Les articles de journaux ou de blog qui sont présentés dans ce blog de notre association n'engagent que leurs auteurs. L'association met à disposition une information qu'elle espère pluraliste. L'opinion de chacun par rapport aux évènements politico-sociaux malgaches est respectable et respectée.
L'association n'a pas d'opinion sur ce sujet, considérant que ceci relève de la "sphère privé" de chaque citoyen.
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
L'APELFT lance une enquête sur le coût de la scolarité au Lycée Français de Tananarive
Communiqué de l’APELFT, Association des Parents d'élèves du Lycée Français d'Antananarivo
Lancement par la FAPEE d'une enquête sur les droits de scolarité dans tous les établissements du réseau. Le but de cette enquête est de recueillir l'avis des parents sur l'évolution des droits de scolarité et la part que ceux ci représentent dans le budget des familles. A partir des résultats de cette enquête nous pourrons défendre les intérêts des parents d'élèves sur la base d'informations concrètes. L'enquête est bien évidemment anonyme et les questions ont été soigneusement élaborées pour ne pas être indiscrètes. Nous avons adapté le questionnaire de base à la situation particulière du LFT et de Madagascar. Je vous remercie de bien vouloir y répondre en toute sincérité en respectant les consignes suivantes :- un seul questionnaire par famille (même si vous avez des enfants dans plusieurs établissements de l'EGD) ;- si possible répondre directement sur le fichier word et renvoyer les réponses par mail à xavier@apelft.org . - envoyer votre questionnaire rempli avant la fin de la semaine prochaine (28 mars). Le questionnaire figure en pièce jointe de ce mail, il est également téléchargeable, se renseigner à l’adresse e-mail du Président Xavier Gonon.
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Courrier des blogueurs
Voici ci-dessous une réaction d’une lectrice au communiqué de Français du Monde-ADFE-Madagascar et la réponse faite par le Président de l’association.
Questions d’un compatriote Dans les circonstances actuelles, et compte-tenu de la montée très nette des propos anti-vazaha sur l'ensemble des radios malgaches, vos propos globalement optimistes me paraissent aussi prématurés que déplacés. Nous souhaitons tous une sortie de crise rapide, mais le rythme et les procédés politiques malgaches ne sont pas forcément transparents pour nous. En tant qu'étrangers, nous devons être très prudents dans nos déclarations, pour éviter l'accusation d'ingérence. En tant que Français, nous sommes, plus que les autres, suspects de tous les vices, et en particulier de volonté de colonialisme intellectuel. Même si vous avez raison - et quoique l'espérant, je n'y crois pas - entonner un chant de "victoire" quand le match n'est pas terminé peut nous attirer quelques tomates. J'en profite pour vous remercier par ailleurs des informations que vous nous transmettez.
Réponse de FdM-ADFE-Madagascar J'admets que l'on puisse contester mon analyse et mon optimiste relatif. J'ai indiqué un délais difficile à prévoir précisémment, allant de quelques heures à quelques jours. Ceux qui connaissent Madagascar savent que le temps est très "élastique." dans la culture malgache et que rien ne se fait dans la rapidité ni souvent la simplicité.
Mon analyse se fonde sur l'observation de la situation des acteurs et sur des informations recueillies. Tout tend à montrer que le Président actuel est maintenant seul, sans troupe et sans appui, sans gouvernement...soit sans rien... Seule la volonté des acteurs de ne pas utiliser la force maintient cette apparence de pouvoir.
Faire une analyse n'est pas prendre parti, décrire une réalité n'est pas soutenir l'un ou l'autre des protagonistes mais simplement faire un constat. Je prends la responsabilité de décrire cette réalité telle qu'elle m'apparaît. Je ne pense pas que cela puisse mettre en danger en quoi que ce soit la communauté française actuellement. Jean-Daniel Chaoui.
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Mercredi 18 mars 2009 Paris, le 18 mars 2009 A Mr le Président Ravalomanana J’ignore où vous serez quand je publierai cet article, mais j’espère que vous serez assez au calme pour le lire. Je tenais à vous écrire dans ces circonstances où vous devez sentir la solitude. Car je suis certain que les personnes à qui vous avez octroyé postes, honneurs et richesses éviteront de vous contacter. Depuis octobre 2001 où nous nous sommes connus, je ne vous ai pas été de trop mauvais conseil. Mais quand je vous ai suggéré, dès 2005, de ne pas vous représenter pour un deuxième mandat en 2006 afin de devenir un exemple en Afrique, vous aviez sans doute trouvé que j’y allais un peu fort (1). D’ailleurs, les lèches-bottes et autres lâches qui composaient votre cour ont dû vous conforter dans l’idée contraire. Aucun d’entre eux n’a cherché à vous raisonner et à vous empêcher de dévier. Ils n’étaient de toute façon pas nommés pour cela. Le deal était clair : ils vous servaient de larbins et en contrepartie, ils pouvaient se servir. Vous avez donc continué votre chemin tout seul sans plus personne pour vous dire « non » comme en 2002. Qu’est-ce que ça vous énervait quand on vous résistait ! Qui plus est quand on avait raison ! Mais au moins, cela vous remettait en cause et infléchissait votre décision. C’est pour cela que vos deux premières années à la tête du pays ont été largement positives même si des dérives se faisaient déjà sentir (les détaxations sur mesure pour faire rentrer le matériel de Tiko en juillet 2002 par exemple). Vous aviez encore votre garde d’intellectuels pour vous conseiller et vous défendre. Au fur et à mesure que votre pouvoir se consolidait, ils se sont retirés ou vous les avez virés. Vous pensiez vous en sortir seul et vous avez décidé de vous appuyer sur votre puissance financière pour acheter les consciences et amadouer vos adversaires. Mais on n’achète ni l’intelligence, ni la fidélité. Revenez à vos premiers amours, Mr le Président. « Fahamarinana » (Vérité) et « Fahamasinana » (Sainteté) avez-vous clamé ! Vous les appliquiez déjà si mal au début avant de les renier totalement. Vous avez vu le résultat. On peut se moquer de tout, sauf de Dieu ! Vos devins, «mpanandro» et autres « spécialistes » du genre ne vous ont servi à rien, sauf à vous tromper et à vous donner une fausse assurance. Vous vous êtes rendu compte de vos erreurs, trop tard cependant pour sauver votre fauteuil. Mais il ne l’est pas pour sauver votre âme, et faire en sorte que les années qui vont suivre soient bénéfiques pour vous-même et le pays. Vous avez délaissé vos fidèles mais eux n’ont pas renié leurs idéaux. « Efa eto andala-pandehanana ! » («nous sommes sur le point de partir») avez–vous confié à Mamy Andriamasomanana dès que vous avez signé votre démission. Vous étiez en contact suivi avec lui depuis des semaines, et lui avec moi. Les larmes me sont montées aux yeux quand il m’a répété vos dernières paroles au moment de votre départ de Iavoloha. Je me permettrais de vous conseiller de lire Esaïe 3, Mr le Président. Tout comme Nelson Mandela lors de ses années de privation de liberté, vous pouvez profiter de ce moment de solitude pour retrouver les fondamentaux de la vie et laisser en final une image de vous positive pour les générations futures. Je vous recommande à la Grâce de Dieu. Votre dévoué Alain Rajaonarivony
Au revoir, Monsieur le Président
Publié par adfe-madagascar à 18:40:01 dans Madagascar | Commentaires (0) | Permaliens
Message du Consulat (pour jeudi 19 et vendredi 20 mars) : Situation toujours précaire, suivre les conseils de prudence habituels, respecter le couvre-feu. Commentaires : = pour Tananarive = Une manifestation est prévue le samedi 21 mars. = pour la Province =- Des manifestations seront organisées, avec possibilité de différents défilés selon les partis représentés.
Communiqué Français du Monde-ADFE-Madagascar
Retour sur les évènements de ces derniers jours:
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Article pris sur un journal.
La justice approuve Rajoelina
La Haute Cour constitutionnelle de Madagascar (HCC) a confirmé mercredi l'installation au pouvoir par l'armée du chef de l'opposition, Andry Rajoelina, pour une période de transition de 24 mois.
Le plus haut tribunal du pays a validé l'ordonnance de transfert des pleins pouvoirs par le directoire militaire à M. Rajoelina après la démission, mardi, du président Marc Ravalomanana.
Dans un document rendu public mercredi, les huit membres de la HCC décrètent que le nouveau président autoproclamé devra, au cours de la période transitoire de deux ans, tenir des élections présidentielles anticipées.
Fort de l'appui de l'armée et du plus haut tribunal du pays, Andry Rajolina, 34 ans, maire destitué de la capitale Antananarivo et propriétaire d'une station de télévision et de radio, a annoncé mercredi que sa priorité sera la lutte contre la pauvreté.
« Je ferai tout mon possible pour que les Malgaches sortent de la pauvreté », a déclaré le nouveau président devant 15 000 partisans qui s'étaient réunis mercredi dans la capitale pour l'acclamer. M. Rajoelina a promis du même souffle de travailler pour faire baisser le prix des denrées alimentaires de base, comme le riz, dans ce pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète.
Le nouvel homme fort de l'île du sud-est de l'Afrique s'est aussi engagé à rédiger une nouvelle constitution qui fera naître la « IVe République du Madagascar » et aussi à organiser des élections dans les délais prescrits par la HCC.
L'installation au pouvoir d'Andry Rajoelina avec la bénédiction de l'armée malgache soulève toutefois la controverse dans le pays en raison des multiples entorses que constitue cette manoeuvre aux principes de la Constitution du pays.
Tout d'abord, selon le texte fondateur du pays, un candidat à la présidence, en plus d'être âgé d'au moins 40 ans, doit être porté au pouvoir par une élection démocratique anticipée en cas de crise. Or, le nouveau président Rajoelina n'a que 34 ans, et son arrivée au pouvoir sans élection par le biais de l'armée a toutes les allures d'un coup d'État.
Plusieurs pays, dont l'Afrique du Sud et les membres de l'Union africaine, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne reconnaîtront pas le nouveau président Rajoelina, puis sont revenus sur leur déclaration.
Le ministère français des Affaires étrangères a pour sa part déclaré mercredi que 24 mois, c'était un délai trop long pour organiser un scrutin présidentiel.
Le président Rajoelina a défendu mardi l'intervention des militaires dans son arrivée au pouvoir en déclarant que « l'armée est pour le changement, et c'est pour cette raison qu'aujourd'hui [les militaires] reçoivent les ordres du président de la haute autorité de transition, qui est ma personne ».
Marc Ravalomanana chassé du pouvoir
Refusant de parler de coup d'État, le nouveau président a expliqué que la « situation exceptionnelle » dans laquelle se trouve son pays exigeait des « mesures exceptionnelles ». « C'est le peuple qui donne le pouvoir, c'est le peuple qui reprend le pouvoir. Nous répondons à cette demande de me mettre à la tête de la transition », a-t-il ajouté.
Après deux mois de crise et de conflit avec l'opposition, le président Ravalomanana, isolé et démis de toute autorité par l'armée, a démissionné mardi de ses fonctions. Le président, qui avait été porté au pouvoir en 2002, puis réélu en 2006, a simplement remis le pouvoir à l'armée malgache, qui a aussitôt installé M. Rajoelina aux commandes de l'État.
Un duel politique qui prend fin
La crise a connu un dénouement rapide le week-end dernier, lorsque l'armée, qui était restée neutre jusqu'ici, a pris le parti de l'opposition.
Figure de proue de l'opposition, Andry Rajoelina était à couteaux tirés depuis des semaines avec le président Ravalomanana. M. Rajoelina accusait le président de se conduire en dictateur et de gérer l'État comme sa propriété privée. Marc Ravalomanana est aussi l'un des hommes les plus riches du pays.
Ces accusations de l'opposition ont trouvé écho auprès d'une partie des 20 millions de Malgaches, qui vivent en grande majorité dans la plus grande pauvreté. La colère de la population est aussi attisée par une hausse importante du prix des denrées alimentaires.Les affrontements entre les partisans des deux hommes ont fait au moins 135 morts et des dizaines de blessés ces dernières semaines.
Publié par adfe-madagascar à 21:44:12 dans Madagascar | Commentaires (0) | Permaliens
Consulter l'album photos du blog, vous y découvrirez une nouveauté.
Message du Consul (pour mercredi 18 mars) : Eviter la place du 13 mai, Ambohitsorohitra (petit palais) et Iavoloha, rester vigilant. Commentaires : = pour Tananarive = La situation est encore précaire.- Il faut prendre ses dispositions pour ne pas circuler la nuit. = pour la Province =- Des manifestations sont prévues, avec possibilité de différents défilés selon les partis représentés.
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Communiqué d’Alefap-FCPE : note aux parents d’élèves du collège et du lycée
Concernant la remise des bulletins du deuxième trimestre, elle s’effectuera de la manière suivante :
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Communiqué du Lycée Français de Tananarive
Planning de remise des bulletins du 2ème trimestre.
Division Date Heure Salle Professeur
6M1 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B04 RAKOTOMANGA Jean-Clément 61G
6M2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B04 LENGUIN Annie 61G
6M3 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B05 JACQUIER Perrine 61G
6M4 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B05 SEBE Cyrille 61G
6M5 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B06 HELME GUIZON Laure 61G
6M6 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B06 PETITJEAN Bénédicte 61G
6M7 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B07 PIERRE Eric 61G
6M8 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B07 DE COMARMOND Annick 61G
5M1 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 2B11 DRIE Martine 52G
5M2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 2B11 BRIZI Cécile 52G
5M3 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B01 RAVELONAHINA Hasina 52G
5M4 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B01 RAKOTO RATSIMBA Lalatiana 52G
5M5 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B02 CHAUVEAU Didier 52G
5M6 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B02 LARZUL Erwan 52G
5M7 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B03 RALISON Nirina 52G
5M8 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B03 AMBIT Sébastien 52G
4M1 jeudi 19 mars 2009 15H25-16H55 3B13 COMBE Magali 43G
4M2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B16 RASAMY MANANTSOA Evelyne43G
4M3 jeudi 19 mars 2009 12H25-14H05 3B12 RAVELOJAONA Lucien 43G
4M4 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B17 ZAFINDRATIANA Beby 43G
4M5 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B17 RAKOTONIAINA Dominique 43G
4M6 jeudi 19 mars 2009 15H25-16H55 3B11 DESAULLES Christophe 43G
4M7 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B16 TRECH Joan 43G
3M1 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B12 DE SECHELLES SEBE Magali 34G
3M2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B12 BUFFIER Catherine 34G
3M3 jeudi 19 mars 2009 15H25-16H55 3B11 BAUDIERE Jean Luc 34G
3M4 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B13 FREYNET Isabelle 34G
3M5 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B14 LEVY Thierry 34G
3M6 jeudi 19 mars 2009 15H25-16H55 3B12 SEGRESTAN Patrick 34G
3M7 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 1B15 JOANNES Philippe 34G
TSTG1 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 2B13 TOMASINI Don Michel TS7TG
TSTG2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 2B13 RAMAHERISON Jocelyn TS7TG
TS1 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B04 TREMON Eric T7S
TS2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B05 DESPLANQUES Christine T7S
TS3 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B04 RENOU Dominique T7S
TL mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B07 HORWITZ Mélanie T7L
TES1 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B02 VERDIER Guillaume TE7S
TES2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B02 ARCHAMBAULT Frédérique TE7S
2BEP mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 2B12 RAVANDISON Odile BE8P
TBEP mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 2B12 MARCHAND Patrick BE8P
2D01 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B15 SAUTENET Christophe 2G5T
2D02 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B15 MALAVERGNE Gabrielle 2G5T
2D03 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B16 ANDRIANJAFITRIMO Erick 2G5T
2D04 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B16 CROTTEREAU Patrick 2G5T
2D05 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B18 DUBOIS Sandrine 2G5T
2D06 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B18 SANTOUS Marcel 2G5T
2D07 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B19 MOULIA Jean-Yves 2G5T
2D08 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B19 LEPOIVRE Denis 2G5T
1STG1 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B14 TELLIER Christophe 1S6TG
1STG2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B14 CORNETTE Joëlle 1S6TG
1S1 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B12 THOMAS Marie Laure 16S
1S2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B12 PETIT Patrick 16S
1S3 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B13 GRIMAUD Richard 16S
1S4 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B13 HELIOT Brigitte 16S
1L mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B17 CHAN Corinne 16L
1ES1 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B11 LOIZE Nicolas 1E6S
1ES2 mercredi 18 mars 2009 12H35-14H05 3B11 MERCIER Nathalie 1E6S
17/03/2009 18:18:42
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Présentation du nouvel Ambassadeur de France à Madagascar Né en septembre 1964, diplômé de l’Institut d’études politiques de Bordeaux, M. Jean-Marc CHATAIGNER fut affecté au ministère de la Coopération et du Développement en 1990, à sa sortie de l’ENA (promotion Jean Monnet). Il y fut chargé de mission géographique au service des affaires financières et de la coordination géographique (1990-1992), avant d’être conseiller à la mission de coopération et d’action culturelle à Abidjan (1992-1995). Détaché au titre de la mobilité comme attaché financier à la mission permanente de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à New York, de 1995 à 1998, deuxième conseiller à cette mission permanente (1998-2001), il fut intégré dans le corps des conseillers des affaires étrangères en janvier 2000. Directeur adjoint du développement et de la coopération technique à la direction générale de la coopération internationale et du développement du ministère des Affaires étrangères (2001-2004), puis directeur du département du pilotage et des relations stratégiques à la direction de la stratégie de l’Agence française de développement (AFD) (2004-2007), il fut directeur du cabinet de M. Jean-Marie BOCKEL au secrétariat d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, de juin 2007 à mars 2008. M. Jean-Marc CHATAIGNER fut, jusqu’en janvier dernier, directeur du cabinet de M. Alain JOYANDET, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, et parallèlement, directeur adjoint du cabinet de M. Bernard KOUCHNER, ministre des Affaires étrangères et européennes (mai 2008-février 2009). 888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Madagascar / France Le 16/03/2009 - C'est aujourd’hui que le nouvel ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Châtaigner (LOI n°1256), doit arriver à Antananarivo, accompagné de Marie-Annick Bourdin, qui vient remplacer Marie-Claire Gérardin au poste de première conseillère de l'ambassade de France. Si ce timing est respecté, les deux nouveaux diplomates français n'arriveront pas après la fin de la bataille : en effet, la crise politique malgache n'est pas encore entièrement dénouée.
L’ambassadeur qui arrive pour le dénouement
Le président Marc Ravalomanana ne veut pas céder à la pression de son rival Andry Rajoelina qui, grâce au soutien des militaires dissidents, est en train d'imposer son équipe de la Haute autorité de transition (HAT) à la tête du gouvernement. Ravalomanana, qui jusque là n'a guère brillé par sa gestion de la crise politique, a eu hier une sorte de petite lueur de génie en proposant, sans doute par défi, la tenue rapide d'un référendum afin que les électeurs décident de son maintien ou non à son poste. Certes, Rajoelina ne veut pas d'un tel référendum. Mais s'il campe sur cette position, il passera pour un adepte du coup de force anticonstitutionnel.
La crise n'est donc pas entièrement dénouée et le jugement de Jean-Daniel Chaoui, le président de Français du Monde-ADFE-Madagascar, apparait un brin optimiste. Dans un courrier électronique adressé à ses compatriotes dans la Grande Ile, il affirmait le 15 mars : "Les événements se précipitent maintenant à un rythme accéléré et la crise politique semble, ce soir, s'orienter vers une solution rapide, entre quelques heures et quelques jours". Wait and see !
Publié par adfe-madagascar à 19:29:16 dans Madagascar | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires