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La citation du jour / Flash-back : Débat sur l’identité nationale (2ème partie) Assemblée nationale | 23 avril 2012

La citation du jour

 La phrase de l'année, dite par le prix Nobel de médecine, l'oncologue brésilien Drauzilio Varella : « Dans le monde actuel nous investissons cinq fois plus d’argent, en médicaments pour la virilité masculine et le silicone pour les seins des femmes, que pour la guérison de la maladie d’Alzheimer. »

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Flash-back : Débat sur l’identité nationale (2ème partie)

Assemblée nationale

M. le président. La parole est à M. Éric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire.

M. Frédéric Cuvillier. Les charters! La « jungle »!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire. Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, je tiens tout d’abord à remercier l’Assemblée nationale d’avoir donné suite à l’initiative du groupe UMP et de son président, et d’avoir inscrit à son ordre du jour ce débat sur l’identité nationale.

Cette initiative reprend l’un des engagements pris par le Président de la République devant les Français lors de la campagne présidentielle, ainsi que la demande inscrite dans la lettre de mission qu’il m’a adressée, avec le Premier ministre, le 31 mars dernier.

En effet, non seulement l’Assemblée nationale a toute sa place dans ce débat, mais elle en est même, historiquement, la matrice. C’est bien la première assemblée nationale, instituée par les députés du tiers état le 17 juin1789, qui a transféré la souveraineté du roi à la nation. C’est bien cette assemblée qui, après le serment du Jeu de paume, a aboli la féodalité, adopté la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et proclamé la première constitution démocratique de notre nation.

L’Assemblée nationale a toujours été, et doit rester au centre du débat sur l’identité de notre nation. Ce débat sur l’identité nationale est ancien et permanent; l’État y a toujours joué un rôle central. La plupart des nations du monde se sont progressivement dotées d’États. En France, au contraire, l’État a précédé et construit la nation. C’est lui qui oblige à utiliser la langue française dès l’ordonnance de Villers-Cotterêts en1539. C’est lui qui impose la conscription dès1793. C’est lui qui généralise l’école gratuite et obligatoire, avec les lois Ferry de1881 et1882. C’est lui qui prescrit la séparation de l’Église et de l’État avec la loi de1905. Et c’est vers lui que se tournent nos concitoyens face à chacune des grandes crises – économique, financière, sociale, environnementale ou sanitaire‚– que traverse notre pays.

L’État a fait de la nation l’échelon fondamental d’exercice des solidarités. En France, l’État a toujours été créateur de nation. En organisant un grand débat sur l’identité nationale, il est donc fidèle à sa vocation.

Notre nation n’est ni un hasard de la nature ni une statue figée; elle est une construction permanente, le produit d’un volontarisme incessant.

À tous ceux qui contestent le principe de ce débat, je répondrai en citant Fernand Braudel: « Le thème de l’identité française s’impose à tout le monde, qu’on soit de gauche, de droite ou du centre, de l’extrême gauche ou de l’extrême droite. C’est un problème qui se pose à tous les Français. »

Notre nation n’a pas toujours été une et indivisible. Elle n’a été maintenue unie que par les efforts renouvelés de l’État. « La France est divisible. La France, ce sont des France différentes qui ont été cousues ensemble » écrivait encore Braudel. Michelet disait: « C’est la France française, c’est-à-dire la France autour de Paris, qui a fini par s’imposer aux différentes France qui, aujourd’hui, constituent l’espace de l’Hexagone. » C’est parce que nous devons préserver l’unité de notre nation, la raffermir, que le débat sur l’identité nationale est utile.

L’identité nationale ne se décrète pas. Raison de plus pour associer à la réflexion sur ses valeurs toutes les forces vives, tous nos concitoyens!

L’identité nationale est évolutive. Raison de plus pour prendre la mesure de cette évolution, pour esquisser ensemble les scénarii possibles et surtout les scénarii souhaitables.

L’identité nationale est un projet autant qu’un héritage. « Qu’est-ce que la France? » s’interrogeait Victor Hugo. Il répondait: « Un passé qui éclaire l’avenir ».

Le débat sur l’identité nationale doit être cela: un passé, des valeurs qui éclairent l’avenir et doivent nous permettre de définir un projet commun. Le débat débouchera sur des propositions. J’en formulerai moi-même dans quelques instants, que j’ai déjà eu l’occasion de présenter il y a quelques semaines. D’autres feront des propositions et, après l’arbitrage du Président de la République et du Premier Ministre, elles deviendront des décisions. Certaines vous seront proposées.

Mais ce débat a une vertu en lui-même. Il a la vertu de l’échange, du dialogue, du diagnostic.

M. Marcel Rogemont. Vous préparez les régionales!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. C’est sans doute pour cela que le peuple s’en est saisi avec passion.

Ce débat est indispensable si nous voulons anticiper les conséquences de la mondialisation, nous adapter pour préserver un modèle de cohésion sociale fondé sur une compétitivité économique qu’il nous faut renforcer et d’une protection sociale qu’il nous faut toujours préserver et aménager. Convenons que ces enjeux suscitent, chez certains de nos concitoyens, des interrogations, des doutes, des craintes, parfois des crispations.

Un peuple qui a inventé les « services publics à la française » (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR) et revendique son « exception culturelle »…

M. Marcel Rogemont. Envoyez-nous votre discours par La Poste!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. …est fondé à s’interroger sur sa capacité à préserver son mode de vie dans un monde chaque jour plus compétitif, plus globalisé. Il nous appartient donc de répondre à ces doutes, d’y apporter des réponses à la fois modernes et républicaines. Nos concitoyens attendent du politique à la fois une protection et des moyens d’émancipation. Rassurer, protéger est un préalable indispensable à la réforme, à la modernisation. Nos concitoyens attendent du politique qu’il dessine les contours d’une solidarité moderne face aux forces centrifuges.

M. Christian Eckert. C’est beau!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Ils attendent que le politique propose un point d’équilibre où l’émancipation individuelle ne consacre pas le culte de l’individualisme, où les appartenances multiples soient hiérarchisées et repoussent le spectre du communautarisme.

M. Alain Néri. En matière de cartes multiples, vous êtes un spécialiste!

M. Marcel Rogemont. Ils attendent des politiques qu’ils ne changent pas d’avis comme de chemise!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. On me dit que tout débat, toute libération de la parole comporte sa part de risque. C’est dans doute vrai, même si le risque est ici bien maîtrisé.

Mais je suis surpris par le peu de foi dans la République, le peu de foi dans la démocratie (Exclamations sur les bancs du groupe SRC), le peu de foi dans le peuple de ceux qui prétendent qu’il est dangereux de poser des questions à nos concitoyens parce qu’ils pourraient apporter des réponses qui ne seraient pas celles souhaitées. ( « Pas vous! » sur les bancs du groupe SRC.)

M. Roland Muzeau. Vous avez déjà pris les décisions!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Pourquoi vous sentir visés? (Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. Je vous en prie, mes chers collègues! Calmez-vous!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Que préfère-t-on? Le silence imposé? Le déni de réalité? Que veut-on? Qu’une partie du peuple, sporadiquement, affirme sa frustration comme un certain 21 avril ou qu’elle se saisisse d’un référendum sur un traité constitutionnel pour dire son scepticisme sur la construction européenne,…

M. Roland Muzeau. Vous n’avez pas le droit: ils ont dit non au référendum, ils ne se sont pas trompés!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. … son attachement au cadre national et sa crainte de certains abandons de souveraineté?

Écoutons le peuple! Entendons le peuple! N’ayons pas peur du peuple! (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

Par essence, un républicain n’a pas peur du peuple; il n’est jamais dans le déni de réalité; il croit aux vertus du dialogue, au règne de la raison. Aux doutes, aux angoisses du peuple, un républicain doit apporter des propositions, des solutions républicaines et ne rien éluder.

Plusieurs députés du groupe SRC. N’importe quoi!

M. Michel Françaix. Peut-on faire plus banal?

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Aujourd’hui, dans la France de 2009, un Républicain doit en particulier s’intéresser au lien entre immigration et intégration,…

M. Michel Françaix. C’est creux!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. …entre immigration et identité nationale.

M. Marcel Rogemont. L’identité nationale ne se confond pas avec la politique d’immigration!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. La France, par sa position géographique de carrefour européen, par son exposition méditerranéenne, par l’étendue et l’hospitalité de ses territoires,…

M. Alain Néri. Vous avez perdu la boussole!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration … a toujours été une terre d’immigration, une nation fondée par un pouvoir centralisateur parce qu’elle ne repose ni sur la coopération entre régions, ni sur l’agglomération de communautés, ni sur des origines linguistiques et culturelles communes, ni sur l’ethnie, ni sur la race ou sur la religion.

M. Marcel Rogemont. Puisque vous en parlez, il n’y a qu’une seule race!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Une nation de ce type doit donc développer une intelligence particulière pour maintenir son unité. Cet appel au dépassement des origines et au rassemblement autour de valeurs communes constitue, dès ses premiers souffles, et bien avant ses Lumières, l’universalisme de notre nation. La nation a été créée par l’État pour intégrer des populations d’origines différentes au sein d’une même communauté. Dire qu’immigration et identité nationale n’ont pas de lien est un contresens.

M. Marcel Rogemont. Dire que c’est seulement le lien, c’est aussi un contresens!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. L’immigration se situe en réalité au cœur de notre identité nationale. Et l’intégration des immigrés est la vocation et l’histoire de notre nation. « Il n’y a pas de civilisation française sans accession des étrangers » écrivait Braudel.

La France, qui continue à accueillir chaque année près de 200000 étrangers non européens qui souhaitent s’y installer et à accorder sa nationalité, la nationalité française, à 110000 étrangers par an, reste parfaitement fidèle à cette tradition d’accueil de l’immigration et d’intégration.

M. Frédéric Cuvillier. Pas vous! Vous ne pouvez pas dire cela!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Et c’est pour renforcer l’intégration des populations immigrées que je propose que tout nouvel arrivant en France puisse être accompagné d’un parrain républicain, qui le guidera dans ses démarches et l’appuiera dans son parcours d’intégration,…

Plusieurs députés du groupe SRC. Nous avons déjà fait cela!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. … que le niveau de connaissance de la langue française et des valeurs de la République soit accru, et que le suivi de formations pour ceux qui ne parviennent pas à atteindre un niveau minimal soit rendu obligatoire.

Plusieurs députés du groupe SRC. Et vous les arrêterez dans les écoles?

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. C’est pour cette raison que je propose de créer une voie d’accès accélérée à la nationalité française, pour les ressortissants étrangers ayant accompli des efforts exceptionnels d’intégration, de solenniser l’entrée des nouveaux Français dans leur citoyenneté en leur faisant prêter un serment citoyen…

M. Alain Néri. La fidélité aux serments, ça vous connaissez!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. …et de systématiser les cérémonies d’accueil dans la nation, quel que soit le mode d’accès à la nationalité française: naturalisation, acquisition par déclaration après un mariage, acquisition automatique à la majorité.

M. Marcel Rogemont. Tout cela est gris!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Si le débat sur l’identité nationale ne doit pas être focalisé sur l’immigration, il ne doit pas l’ignorer pour autant. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

Les 40000 premières contributions reçues sur le site internet du grand débat et les premiers comptes rendus des 300 réunions locales déjà programmées et que vous organisez, mesdames et messieurs les députés de la majorité,…

M. Roland Muzeau. Je croyais que c’était l’État qui faisait cela! Votre parti, c’est l’État?

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. …ce dont je vous remercie et vous félicite,…

M. Marcel Rogemont. Remerciez d’abord les préfets, c’est eux qui font tout!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. …connaissent un très grand succès.

Un grand nombre de tensions pèsent sur le lien national, qui ne se limitent pas aux seules questions de l’immigration, qu’il s’agisse du communautarisme, de la place des différentes religions dans la République ou des tentations de repli sur soi.

C’est pour renforcer le lien national que je propose de donner à tous les enfants de France l’occasion de chanter au moins une fois par an l’hymne national.

M. Jacques Alain Bénisti. Bonne idée!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Mes ambitions sont limitées. Jack Lang a dit que ce devait être beaucoup plus. Il a sans doute raison.

Je propose d’accroître la place des symboles de la République dans l’ensemble des édifices publics, ou encore de mettre en place dans les préfectures des cycles d’instruction civique ouverts à tous: écoles, associations, simples citoyens.

M. Yves Durand. Avec les profs d’histoire que vous supprimez?

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Notre nation a la passion de la République, de ses symboles, de ses valeurs et de ses principes. Elle se rêve, elle se veut une et indivisible.

M. Marcel Rogemont. Elle devrait être fraternelle!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Mais elle a toujours su éviter de transformer cette unité en uniformité. L’identité nationale n’a jamais été synonyme de conformité. Elle n’en est pas moins mise au défi de manière permanente.

Jean-François Copé évoquait, il y a un instant, le port de la Burqa. Il est évident que le port de la Burqa est contraire aux valeurs de notre identité nationale. Non pas parce qu’il exprimerait une foi religieuse, mais parce qu’il porte atteinte à la dignité humaine, à la dignité des femmes. ( « Exactement! » et applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.) Laisser déambuler dans notre espace public des femmes ainsi « engrillagées », c’est remettre en cause cette part d’humanité, dont la personne humaine ne dispose pas librement.

La construction de minarets est un tout autre débat, qui relève des règles d’intégration architecturale et paysagère prévues par les lois de la République. Interdire la construction de minarets reviendrait à créer un droit de l’urbanisme propre à l’islam.

M. Alain Néri. Vous vous trompez de sujet!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Il s’agirait d’une discrimination contraire aux principes fondamentaux de notre République, et d’une atteinte caractérisée au principe de laïcité. Les villes et villages de France, avec leurs églises, leurs mairies, et leurs écoles, constituent un élément essentiel de notre identité nationale,…

M. Marcel Rogemont. Les minarets, c’est en Suisse, pas ici!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. …et doivent être protégés par nos lois sur l’urbanisme, sans qu’il soit besoin d’une législation spécifique à la religion musulmane (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

La place de l’islam dans notre nation n’en est pas moins, bien évidemment, en question. Pour ma part, je suis convaincu qu’un islam laïc peut et doit avoir sa place dans notre République.

M. Jean-Yves Le Bouillonnec. Qu’est-ce que c’est un islam laïc?

M. Frédéric Cuvillier. Pourquoi stigmatisez-vous l’islam?

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Mais ayons bien conscience que nous demandons à la religion musulmane d’accomplir en quelques années le parcours de laïcisation que la religion catholique a effectué en plusieurs siècles. Accompagnons donc les musulmans de France vers l’insertion harmonieuse de leur culte dans les principes et les valeurs de la République!

M. Christian Eckert. Qu’est ce que cela veut dire?

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Dans le même temps, la République est une construction permanente et toujours inachevée. Il ne suffit pas d’affirmer le principe d’égalité pour que l’égalité soit réalisée. Il ne suffit pas de se préoccuper de la République formelle; il faut se préoccuper de la République réelle. (« Charabia! » sur les bancs du groupe SRC.) Car, en dépit de nos efforts, les premières contributions au grand débat montrent que, pour certains de nos concitoyens, la République réelle reste trop souvent celle des discriminations.

Les discriminations liées à l’origine sont les plus répandues. La France n’est pas un pays raciste, mais elle cultive encore trop l’« entre-soi ».

L’intégration est freinée par la reproduction sociale. Les études publiées par l’INSEE montrent que les immigrés ont de plus en plus de difficultés à accéder à l’emploi et à s’y maintenir, et qu’une majorité d’entre eux restent cantonnés dans des emplois peu qualifiés.

M. Roland Muzeau. Convoquez donc le MEDEF!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Ma conviction est que le meilleur moyen de lutter contre le communautarisme est de faire en sorte que la République tienne, respecte ses promesses.

M. Alain Néri. Parce que vous avez des convictions?

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Pour rétablir l’égalité des chances, la République doit donner plus à ceux qui ont moins, faire plus pour ceux qui partent de plus loin. Le Président de la République en a donné l’exemple, en nommant tout d’abord, plus que personne avant lui, un très grand nombre de personnalités issues de l’immigration à des postes clefs au sein du Gouvernement, dans les administrations et les entreprises publiques.

M. Jean-Louis Gagnaire. C’est purement cosmétique!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Il a ensuite décidé la mise en place d’une politique active de promotion de l’égalité des chances, reposant sur le critère social, parce que les inégalités sociales recoupent toutes les autres.

C’est la solution qu’avait déjà choisie la III e  République en créant le statut de boursier. C’est la solution qu’a retenue le Président de la République, avec la préparation par Fadela Amara du plan Espoir Banlieues,...

M. Roland Muzeau. On voit ce que cela donne!

M. Marcel Rogemont. Avec 580 millions de moins!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. …le développement, avec Luc Chatel, des internats éducatifs destinés à prendre en charge les bons élèves des milieux modestes, la création, avec Valérie Pécresse, d’« internats d’excellence » et l’obligation de réserver aux meilleurs lycéens boursiers 30 % des places dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

M. Alain Néri. Et pour les mauvais élèves, c’est l’exclusion?

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Je suis convaincu de la justesse et de l’importance de ces efforts. Je suis convaincu aussi que l’ouverture des grandes écoles, des administrations et des entreprises à la diversité de notre société ne sera possible dans des délais raisonnables sans franchir un niveau supplémentaire de volontarisme.

M. Alain Néri. Vos convictions sont à géométrie variable!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Le ministère dont j’ai la charge a mis en place un label qui distingue les entreprises et les administrations accomplissant des efforts importants de promotion de la diversité dans le recrutement et la gestion de leurs ressources humaines. Je proposerai, dans le cadre de ce débat, d’aller plus loin. Je proposerai notamment à Christine Lagarde et Xavier Darcos que les grandes entreprises incluent un volet diversité dans leur bilan social annuel, que le label diversité soit pris en compte dans l’attribution des marchés publics,…

M. Roland Muzeau. À partir des noms?

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. … que le financement public accordé aux partis politiques soit conditionné à leurs efforts dans ce domaine, que les concours d’accès à notre haute fonction publique réservent une voie aux élèves boursiers issus des quartiers défavorisés.

Cette réaffirmation de l’identité nationale est d’autant plus importante que l’Union européenne achève, avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1 er  décembre 2009, une phase importante de sa construction. Il est indispensable d’engager sans tarder la réflexion sur la prochaine étape du projet européen, et de proposer aux peuples d’Europe un nouvel horizon. Car la recherche de cette union sans cesse plus étroite entre peuples européens constitue, désormais, un nouvel universalisme pour notre nation.

Parce qu’il passionne les Français, et parce que ses enjeux sont immenses, ce débat se poursuivra tout au long de l’année 2010, avec un tour de France qui me permettra de présenter aux Français ses premières conclusions. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP. – Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Frédéric Cuvillier. Passez par Sangatte, venez voir les abris, venez voir la « jungle »!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. C’est, je crois, mesdames et messieurs de la majorité, le vœu que vous avez vous-mêmes formulé: que nous puissions continuer, notamment après les élections régionales, puisqu’elles semblent, pour certains, l’horizon indépassable de ce débat.

M. Roland Muzeau. Demandez à Le Pen!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. La France dont nous défendons les couleurs est une France ouverte sur les autres, sur l’Europe, sur le monde, sur l’avenir.

M. Michel Françaix. C’est un mauvais discours!

M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Une France qui évolue avec son temps; une France à laquelle chacun apporte ses origines, son histoire, et sa contribution; une France fidèle à ses valeurs, qui continue de croire que le but ultime de la politique, c’est de favoriser l’émancipation des individus et des peuples. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC. – Huées sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. le président. Je vous en prie.

M. Michel Françaix. Recalé!

M. Jean-Yves Le Bouillonnec. Nul!

Mme Claude Greff. C’est la République de l’intolérance! (Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

Publié par adfe-madagascar à 20:53:06 dans Immigration,visas, identité nationale | Commentaires (0) |

La citation du jour / Flash-back : Débat sur l’identité nationale (1ère partie) Assemblée nationale | 19 avril 2012

La citation du jour

 Le respect est un regard vers le paysage de l'autre".C.de Chergé

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Flash-back : Débat sur l’identité nationale (1ère partie)

Assemblée nationale

M. le président. L’ordre du jour appelle le débat sur l’identité nationale.

L’organisation du débat ayant été demandée par le groupe UMP, la parole est à M. Jean François Copé, premier orateur de ce groupe.

M. Jean-François Copé. Monsieur le président, monsieur le ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, mes chers collègues, il y a quelques semaines, le Gouvernement a annoncé l’ouverture d’un grand débat sur l’identité nationale. À peine lancé, ce débat a suscité toutes les polémiques, et c’est bien normal: nous payons au prix fort le fait d’avoir évacué depuis trente ans, sans état d’âme, ce qui est pourtant au cœur du débat public français.

Je veux vous dire, avec d’autres, ma part de conviction sur ce sujet. La France souffre d’un problème majeur: nous avons la culture de la division et non du rassemblement; dans notre débat public, trop souvent, l’indignation étouffe la raison, le dénigrement écrase les arguments et la diabolisation triomphe du respect de l’autre.

Un débat sur l’identité nationale, c’est l’occasion de se mettre à l’écoute des autres, pas de les condamner par avance. C’est également l’occasion de défendre des opinions, pas parce qu’elles viennent de son propre camp, mais parce qu’on les croit justes. C’est, enfin, l’occasion de se rassembler pour faire émerger des solutions qui peuvent dépasser les réflexes partisans. Cela est si rare dans nos débats français! La plupart du temps, on est obligé de choisir son camp et de jouer un rôle écrit à l’avance, sans d’ailleurs prendre toujours la peine d’écouter. Chacun est renvoyé à une catégorie ou à une étiquette.

Pourquoi en sommes-nous arrivés là? Sans doute parce que nous n’avons pas digéré certains traumatismes de notre histoire, au cours des dernières décennies. Au lieu de se dire les choses franchement, on s’est enfermé dans le non-dit, puis dans une culpabilisation permanente. La colonisation, la guerre, la décolonisation, les vagues d’immigration qui ont suivi: autant de thèmes douloureux qui ont conduit nos dirigeants successifs à ne plus parler des sujets qui fâchent, à refuser de crever des abcès.

M. Bernard Deflesselles. C’est vrai!

M. Jean-François Copé. Ils ont ainsi feint de ne pas voir que bien des plaies restaient ouvertes, multipliant les incompréhensions entre nos compatriotes, toutes générations et origines confondues.

« Identité nationale »: ces deux mots méritent, sans nul doute, au début de ce débat, d’être décryptés.

M. Bernard Deflesselles. C’est vrai!

M. Jean-François Copé. Au sujet du premier mot, l’« identité », l’essentiel est de réfléchir à ce que nous sommes, au regard de nos parents, de nos enfants et de notre pays, la France. Le xix e siècle a été le siècle de la constitution des nations; le xx e  siècle, celui du choc des idéologies, dans ce qu’il a eu de pire. Le xxi e  siècle est quant à lui celui de la mondialisation. Le besoin d’être pleinement identifié à sa terre, à ses racines, de trouver sa place dans le vaste monde, et de bien la vivre, est aujourd’hui devenu un défi essentiel.

C’est une réflexion qui relève sans nul doute – je n’ai pas peur d’utiliser le mot‚– de la psychanalyse, individuelle et collective.

Le second mot est « national ». Qu’est-ce que c’est la nation? On se souvient des cours d’antan.

M. Frédéric Cuvillier. Les cours d’histoire… Parlons-en!

M. Jean-Marc Ayrault. C’était à l’époque où il y avait encore des cours d’histoire!

M. Jean-François Copé. C’est la volonté d’une population donnée, sur un territoire donné, de vivre ensemble.

La volonté de vivre ensemble, la belle affaire! Aujourd’hui, dans nos quartiers, dans nos villes, dans les halls de beaucoup d’immeubles, on voit des gens qui ne se parlent pas, ne s’écoutent pas et ne se respectent pas, tout simplement parce qu’ils ne se connaissent pas. (Oh! sur plusieurs bancs du groupe SRC.) Ainsi, ils n’ont plus la volonté de vivre ensemble. Du coup, la nation se fissure en silence.

On peut bien sûr le nier et considérer que tout cela n’existe pas, mais enfin, l’intérêt de ce débat, c’est aussi de réfléchir aux raisons qui ont conduit à cette situation.

C’est à dessein que j’utilise le mot « fissure », et non celui de « fracture »: une fracture, on l’entend, ce qui n’est pas le cas de la fissure et, le jour où l’on aperçoit la fissure, il est trop tard. D’ailleurs, à mes yeux, il existe non pas une fissure, mais quatre, parce que la population d’aujourd’hui est profondément différente de celle d’il y a cinquante ans.

Ce sont donc, à mon sens, quatre fissures qui doivent être évoquées aujourd’hui. La première est celle à laquelle on pense le plus spontanément: elle concerne le débat sur la question de savoir si l’on doit assimiler ceux qui souhaitent réussir leur vie en France en prenant la nationalité française, ou bien prôner le multiculturalisme comme dans les années soixante. Les discussions sur ce sujet ont occupé bien des esprits.

L’assimilation, c’était le modèle du tout début du xx e  siècle, quand on absorbait des vagues d’immigration, venues de la lointaine Europe centrale et fuyant le bolchevisme, le nazisme et l’antisémitisme. Tout le monde venait en France, parlait français sans accent et, on le sait, s’engageait au côté de l’armée française, avec l’uniforme français.

L’autre modèle, celui des années soixante et soixante-dix, est celui du multiculturalisme. C’est la négation de ce qui s’était fait avant. Chacun gardait sa culture. On a mis ceux qui venaient des anciens pays colonisés dans des tours, construites dans l’urgence, sans plus jamais vouloir entendre parler d’eux…

M. Roland Muzeau. Vous les mettiez dans des bidonvilles!

M. Jean-François Copé. …et sans jamais leur donner les codes d’accès pour réussir sur le chemin de l’intégration. Cette première fissure a conduit à des situations folles, comme entendre un certain nombre de nos jeunes compatriotes siffler la Marseillaise . Et pourtant, en ce qui me concerne, au-delà de l’indignation du moment, je me suis demandé: qu’est-ce qui a pu conduire ces jeunes à siffler la Marseillaise , alors qu’ils sont français?

La deuxième fissure oppose nos jeunes à nos aînés. Ceux-ci, on le voit bien, loin de parler de la solidarité entre les générations, n’ont plus aujourd’hui que l’argent à la bouche. Ils demandent: comment va-t-on payer les retraites? Comment ferez-vous lorsque nous serons décédés? Cette fissure-là est peu apparente, mais bien réelle.

La troisième fissure apparaît entre ceux qui pensent qu’il n’y a pas de problème d’égalité entre les hommes et les femmes et ceux qui voient bien, tous les jours, que cette inégalité est un sujet majeur d’identité pour notre pays.

La quatrième fissure, dont on parle encore moins que des trois autres, sépare ceux qui habitent les villes et ceux qui habitent les campagnes. À la ville, on pense que, quand on vit à la campagne, tout va bien, que c’est le bonheur permanent.

M. Jean-Pierre Door. Tu parles!

M. Jean-François Copé. Pas de pollution, pas de difficultés, pas de stress, mais les oiseaux et la nature! Quand on habite à la campagne, on sait que c’est un peu plus compliqué. Cette césure est, elle aussi, une partie constitutive du débat sur l’identité française.

M. Yannick Favennec. Très bien!

M. Jean-François Copé. Ce débat est essentiel. C’est un rendez-vous de réflexion humaniste, un rendez-vous de sensibilité, un rendez-vous pour une nation qui a besoin d’être rassemblée. Pour vous dire le fond de ma pensée, il faut y aller franchement, ne pas craindre de raconter à l’autre ce que l’on est, ce à quoi l’on croit et d’où l’on vient, ne pas craindre de partager avec l’autre, même si l’on doit laisser échapper quelques larmes d’émotion ou de nostalgie.

Il nous faut avoir deux exigences: nous devons être au clair sur notre histoire et sur nos valeurs. Sur notre histoire, d’abord, parce qu’il faut la transmettre.

Plusieurs députés du groupe SRC. Pour cela, il faut l’enseigner!

M. Roland Muzeau. Même en terminale!

M. Jean-François Copé. Or l’histoire n’est pas unique. Elle est commune, parce que nos ancêtres ne sont pas seulement des Gaulois. Et partager cette histoire commune, c’est aussi une manière de parler ensemble d’avenir.

Il nous faut ensuite être au clair sur nos valeurs, parmi lesquelles figurent bien sûr la liberté, l’égalité et la fraternité, mais j’y ajoute volontiers la laïcité et la sécurité, parce qu’on ne peut pas se parler et s’écouter quand on a peur les uns des autres.

Cela veut dire, en clair, que je suis très soucieux de respecter les règles de chaque communauté – philosophique, politique ou religieuse‚– à la condition que les diverses communautés sachent que les règles qui les régissent doivent être subordonnées aux lois de la République. (Mme Élisabeth Guigou s’exclame.)

M. Roland Muzeau. Ça vaut aussi pour vous!

M. Jean-François Copé. Il s’agit là, à mes yeux, d’un point absolument majeur. Et voilà qui explique aussi pourquoi la burqa doit être interdite par la loi:…

M. Roland Muzeau. Ça y est, vous avez tranché?

M. Jean-François Copé. …sur cette question, il en va aussi de l’exigence de courage politique au regard de valeurs qui sont les nôtres.

Mme Marie-Louise Fort. Très bien!

M. Jean-François Copé. Il ne doit y avoir ni banalisation face à un phénomène comme celui de la burqa, ni stigmatisation – contrairement à ce que l’on a pu voir‚–, lorsqu’il s’agit de l’exercice régulier du culte dans une religion ou dans une autre. C’est à mes yeux un débat essentiel et c’est sur cette base que nous, députés de l’UMP qui avons souhaité ce débat, nous avons commencé d’animer des réunions avec les Français dans nos circonscriptions.

Pour finir, je lancerai quelques pistes de réflexion, sur une base simple. Nous sommes là non pour dresser un catalogue de mesures, mais pour nous poser la question essentielle. Or, celle-ci, finalement, n’est pas de savoir ce que c’est qu’être français, mais ce que cela exige, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, car cela revient à poser la question des droits et des devoirs.

M. Frédéric Cuvillier. Ah!

M. Jean-François Copé. Les droits, bien sûr, sont ceux que l’on a vis-à-vis de l’État et pour lesquels nos aînés ont donné leur vie. L’État protège tous ses enfants, leur garantit des libertés individuelles et des libertés civiques. Il leur garantit l’éducation. Il leur offre aussi des garanties face aux risques de la vie, ceux qui sont liés au chômage, à la maladie et à la vieillesse.

Les devoirs sont certainement, pour nous, une des questions les plus essentielles. Il s’agit des missions qui sont les nôtres en contrepartie de nos droits en tant que citoyens français. Chaque Français a une mission: il lui faut réussir sa vie, pour lui, pour ses enfants, demain, et pour son pays, la France.

M. Jean-Pierre Door. Très bien!

M. Jean-François Copé. Voilà pourquoi j’attache tant d’importance à ce qu’il y ait en France, un jour, un service civique obligatoire pour chaque jeune Français, pour qu’il donne ainsi à son pays un peu de lui-même. (« Très bien! » sur de nombreux bancs du groupe UMP.)

Ce sera mon dernier mot pour lancer ce débat. Je pense que la question essentielle, que tous, autant que nous sommes – pas simplement en tant que députés de la nation, mais en tant qu’enfants de France‚–, nous devons nous poser tous les jours, puisque nous avons la chance de vivre dans un pays comme le nôtre, est la suivante: comment redonner un peu de ce que notre pays nous a donné? Derrière cette question, il y a l’idée que l’on doit quelque chose à son pays.

Cette idée, qui est tellement taboue, nous renvoie à l’essentiel de ce que sont nos missions et de ce que doit être notre vie. C’est également pour cela que le débat sur l’identité nationale est aussi fort: c’est grâce à cette clé que nous pourrons proposer à chacun de nos concitoyens, quelles que soient ses origines et ses sensibilités philosophiques ou religieuses, de réussir sa vie, pour lui-même, pour ses enfants, demain, et pour son pays, la France. (Bravo! et applaudissements nourris sur les bancs des groupes UMP et NC.)

M. Roland Muzeau. Tout ça pour ça!

Publié par adfe-madagascar à 12:27:04 dans Immigration,visas, identité nationale | Commentaires (0) |

Délivrance des visas Schengen sur les passeports des Franco-Togolais / Porter la cause des femmes françaises à l’étranger | 17 mars 2012

Délivrance des visas Schengen sur les passeports des Franco-Togolais

Après ma mission au Togo, je suis intervenu, ainsi que les Sénateurs Jean-Yves Leconte et Richard Yung, après du Directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, concernant la situation qui était faite aux franco-togolais pour l’obtention d’un visa. Nous avons obtenu une nette amélioration mais le paiement des droits est maintenu. C’est cependant une satisfaction.
Jean-Daniel Chaoui, candidat PS élections législatives 10éme circonscription.


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Délivrance des visas Schengen sur les passeports des Franco-Togolais


Les Français, doubles nationaux, inscrits au Registre des Français établis hors de France à la section consulaire de l’Ambassade de France à Lomé, dès lors qu’ils justifient de leur résidence principale effective et permanente au Togo, peuvent obtenir un visa de circulation, multiples entrées, d’une durée pouvant aller jusqu’à quatre ans, dans la limite de la date d’expiration du passeport présenté, moins trois mois.  Ces demandeurs sont reçus du lundi au vendredi de 7h30 à 8h00 (hors jours fériés), dans une plage horaire qui leur est réservée, avant l’ouverture habituelle des guichets.

Afin d’éviter une longue attente, ils sont invités à prendre rendez-vous auprès d’Africatel (prestataire de service chargé de la prise de rendez-vous) au numéro 22 20 15 35. L’accès à ce service se fait au moyen d’une carte d’appel, d’un montant de 5050 FCFA, délivrée auprès de guichets dédiés des agences bancaires ECOBANK au Togo et ouvre droit à une communication téléphonique de 12 minutes, avec validité illimitée.

Une procédure allégée a été mise au point à leur intention (sur simple indication de leur nationalité française et communication de leur numéro NUMIC).  Il convient de produire :

►Le formulaire de demande de visa dûment rempli et signé, accompagné d’une photo d’identité (fichier à télécharger ci-dessous).
►le passeport togolais en cours de validité, datant de moins de 10 ans et comportant plusieurs pages vierges.
►la carte consulaire (+ une copie).
►*les justificatifs de la résidence principale, effective et permanente au Togo du demandeur (+ copie) : quittances d’électricité ou d’eau, ou facture de téléphone fixe, ou bail de location et quittance de loyer, ou attestation de l’assurance habitation, ou le contrat de travail, ou autre document.
►Frais de dossier : 40.000 FCFA (la gratuité des actes de délivrance de visas n’étant pas conforme aux règles de la comptabilité publique ne peut être appliquée).
*(les informations ainsi recueillies servent également à la mise à jour de l’inscription consulaire, et du plan de sécurité)

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Porter la cause des femmes françaises à l’étranger
publié le 8 mars 2012

Ce 8 mars marque la journée internationale de la femme. Beaucoup doit encore être fait pour réussir l’égalité de traitement, notamment dans le domaine salarial et des conditions de travail. Les femmes restent dans notre pays moins bien rémunérées que les hommes pour des responsabilités comparables et représentent aussi près de 80% des travailleurs à temps partiel. L’égalité de traitement entre femmes et hommes sera au centre du quinquennat de changement auquel nous aspirons. La loi sur l’égalité de traitement devra être scrupuleusement appliquée, faute de quoi il faudra ne pas hésiter à sévir contre les entreprises qui s’en affranchissent.
 
Je souhaite aussi que nous prenions en compte la cause des femmes françaises à l’étranger. L’accès à l’emploi durant la vie à l’étranger, notamment lorsque l’on y accompagne un conjoint, comme aussi au retour en France, est une difficulté pour de nombreuses compatriotes. Je pense également à toutes les situations de ruptures familiales à l’étranger, qui exposent souvent les épouses et mamans à de cruels drames personnels cruels, touchant à la garde des enfants et aux conditions de vie. La solitude, l’abandon, la répudiation et l’enlèvement des enfants sont des réalités dont nous devons nous saisir. Ces drames ne sont pas toujours rares. On n’en parle tout simplement pas, par pudeur, par douleur ou par crainte. Il faut que cela change.
 
Si je suis élu député en juin prochain, je m’engagerai pour que la situation des femmes françaises à l’étranger fasse l’objet d’une attention particulière de nos services consulaires, visant à assurer écoute et protection dès les premières difficultés. Je souhaiterais qu’une mission parlementaire soit mise en place aux fins d’évaluation, par-delà les situations d’expatriation classiques qui ne concernent qu’une minorité de Françaises à l’étranger, et d’action. Je ferai des questions familiales, notamment du divorce, des gardes d’enfants et des enlèvements d’enfants, l’une des priorités essentielles de mon mandat. Nous avons sur ces sujets un devoir de résultat, que je veux placer à l’échelle européenne, par un travail commun entre la France et l’Allemagne.

Pierre-Yves Leborgn’
Candidat PS Législative 7ème circonscription

Publié par adfe-madagascar à 20:33:05 dans Immigration,visas, identité nationale | Commentaires (0) |

IMMIGRATION ET SCOLARITE : Le mariage des Français avec des étrangers pointé du doigt par l’UMP ! / M. Guéant, les Français ne sont pas les seuls à parler français ! / Le triste bilan de la « pseudo-gratuité Sarkozy » | 10 mars 2012

IMMIGRATION

 

Mais jusqu’où iront-ils !

Le mariage des Français avec des étrangers pointé du doigt par l’UMP !

La dérive xénophobe de l’UMP n’en finit pas de se poursuivre, banalisant les thèses du Front National dépassé par les propositions et les déclarations du tandem Sarkozy-Guéant.

Après les mesures prises par le ministre de l’intérieur pour durcir les possibilités d’effectuer des études en France pour les étudiants étrangers, après l’affirmation que « toutes les civilisations ne se valent pas » sous-entendant que certaines sont supérieures et surtout la nôtre, voici la dernière « trouvaille » avancée toujours par Claude Guéant, ministre des « basses œuvres » ; le vote des étrangers aux élections locales en France proposé par la gauche pour faciliter l’intégration va permettre aux étrangers d’imposer la viande Hallal dans les communes. Même Marine Le Pen et le FN n’y avait pas pensé tant l’argument est fallacieux. Lamentable.

Le Président Sarkozy lui-même déclare dans l’émission de télévision « Des paroles et des actes », mardi soir 6 mars, qu’il y a trop d’étranger en France et qu’il faut réduire leur nombre de moitié en durcissant à nouveau les conditions de séjour et la délivrance des papiers ainsi que le regroupement familial. L’UMP n’arrête pas d’empiler les effets d’annonce anti étranger, stigmatisant sans cesse cette population pour courir derrière le Front National. Affligeant d’irresponsabilité !

Dernier avatar de la schizophrénie xénophobe qui s’empare de l’UMP, voici que les Français qui épouseraient un ou une étrangère ne seraient plus certains de pouvoir venir vivre avec elle ou lui en France : il faudra, si le projet présenté par Nicolas Sarkozy était adopté, c’est-à-dire s’il était réélu, que le conjoint étranger passe un examen linguistique et citoyen, puis que le conjoint Français fasse la preuve qu’il possède un logement et des ressources suffisantes pour prendre en charge son conjoint. Sinon, pas d’accès en France.

Cette dernière annonce dépasse les outrances coutumières de l’UMP car elle s’attaque maintenant aux Français, coupables finalement de se marier avec un ou une étrangère. Cette discrimination entre Français est totalement inacceptable et condamnable.

Mais jusqu’où iront-ils ? Vraiment, vivement le changement !

Jean-Daniel Chaoui
Candidat 10ème circonscription des Français de l’Etranger

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M. Guéant, les Français ne sont pas les seuls à parler français !
 
Écrit par Richard Yung   
Mardi, 06 Mars 2012
Des Conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger établis dans des pays francophones m’ont récemment interpellé au sujet des nouvelles conditions de contrôle de la connaissance de la langue française par les candidats à la nationalité.
En effet, depuis le 1er janvier, il appartient au candidat (qu’il s’agisse d’une déclaration à raison du mariage ou d’une décision de naturalisation) de justifier d’un niveau de français au moins équivalent au niveau B1 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l’Europe par la production d’un diplôme ou d’une attestation délivrée par un organisme reconnu par l’État ou un prestataire agréé.
Auparavant, le niveau de langue était évalué par un agent de préfecture ou un agent consulaire lors d’un entretien individuel.
Il semble que les diplômes francophones (par exemple québécois ou belges) ne sont pas assimilés aux diplômes attestant du niveau B1 requis.
Il en résulte que les agents consulaires se trouvent dans l’obligation de réclamer une attestation d’un niveau de langue à des personnes qui ont effectué toute leur scolarité et leur cursus universitaire en français.
Or l’obtention de cette attestation occasionne des frais et des déplacements inutiles pour ces personnes et un allongement des délais d’examen du dossier pour le consulat.
Les diplômes francophones doivent être assimilés aux diplômes attestant d’un niveau de connaissance du français au moins équivalent au niveau B1.
Plus largement, il semble que le cas des ressortissants de pays francophones n’ait pas été suffisamment pris en considération dans l’élaboration des nouvelles conditions de contrôle de la connaissance de la langue française pour les candidats à la nationalité.
Il est incompréhensible que des personnes ressortissantes de pays francophones et de langue maternelle française aient à produire une attestation de niveau B1.
C’est pourquoi je suggère au ministre de l’intérieur d’exempter ces personnes de la production d’une attestation. J’ai proposé que celles-ci puissent bénéficier d’un entretien individuel avec un agent consulaire. Ce serait plus efficace, gagnerait un temps précieux et serait un signe de reconnaissance.

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SCOLARITE

Le triste bilan de la « pseudo-gratuité Sarkozy »


publié le 6 mars 2012

Depuis l’annonce de sa candidature le mois passé, Nicolas Sarkozy fait un usage intensif de la liste électorale consulaire, adressant aux Français de l’étranger message sur message et les assurant même de ses bonnes amitiés. Cet empressement épistolaire en temps électoraux est pour le moins décalé par rapport à la réalité vécue dans les communautés françaises à l’étranger ces dernières années. Prenons le message reçu il y a quelques jours sur l’enseignement à l’étranger. Nicolas Sarkozy nous assure avoir « fait de la question de l’éducation de vos enfants la priorité de mon action en faveur des Français qui, comme vous, résident hors de nos frontières ». De quoi parle-t-il ? De cette fameuse « gratuité » dans les classes de terminale, première et seconde des 485 établissements d’enseignement français à l’étranger. Laquelle concerne 7 600 élèves, soit moins de 2% des enfants français enregistrés dans les Consulats de France…

La « gratuité Sarkozy » n’en est pas une. Non seulement les parents paient plein pot dans toutes les autres classes jusqu’à la troisième, mais ils doivent aussi couvrir une part des frais de scolarité en terminale, première et seconde puisque la prise en charge par l’État a été discrètement plafonnée aux tarifs de 2007. En moyenne mondiale, cette « gratuité » se traduit ainsi par le paiement de 22% des frais de scolarité par les parents dans les classes de lycée. Il y a une grande injustice à présenter une telle mesure comme un progrès : la prise en charge des frais de scolarité en lycée se fait sans condition de ressources alors que les critères d’allocation des bourses à caractère social pour les 24 000 élèves boursiers dans toutes les autres classes ont été durcis dans l’intervalle (pas de revalorisation du revenu minima depuis deux ans et augmentation du coefficient K permettant de déterminer le montant de la bourse).

La « gratuité Sarkozy » a conduit à une forte augmentation des frais de scolarité à charge des parents des petites classes à la troisième. Afin de la financer, la participation de l’Etat au fonctionnement des établissements scolaires, à leurs investissements immobiliers et à la rémunération des enseignants a été limitée. Une taxation de 6% sur les frais de scolarité perçus par les établissements a été mise en place, correspondant à 30 millions d’Euros de collecte. C’est curieusement au peu près le coût de la « gratuité », preuve que celle-ci correspond en réalité à un transfert de l’aide au fonctionnement des établissements scolaires français à l’étranger vers une aide à certaines classes seulement. Les charges pesant sur les établissements, répercutées sur les frais de scolarité à la charge des familles, ont augmenté de 44% en 5 ans.

La vérité, c’est qu’il est de plus en plus cher de scolariser ses enfants dans un établissement d’enseignement français à l’étranger. Loin de régler le problème des coûts de scolarité, la « gratuité Sarkozy » l’a aggravé. L’élitisme social détestable que la sélection par l’argent entraîne s’est encore accru. L’échec, il est là. Imaginons, et c’est le comble, que le bénéfice de la prise en charge par l’État des frais de scolarité a été refusé aux enseignants pour leurs propres enfants ! Peut-on dans ces conditions parler de justice ? Assurément non. Que faire ? Abroger la « gratuité Sarkozy », reverser le budget de la prise en charge sur l’enveloppe des bourses à caractère social, abonder progressivement ce budget sur les 5 ans de la législature et rendre ainsi l’école gratuite aux familles de condition modeste et aux classes moyennes.

N’oublions pas non plus que deux tiers des enfants français à l’étranger ne sont pas inscrits dans une école française. Agir pour eux doit être une priorité également, notamment en s’engageant avec force en faveur de cursus bilingues au sein de l’enseignement public des États partenaires. Cette initiative conduirait à une double certification. L’expérience des Lycées Franco-Allemands devrait notamment être prise en compte dans sa mise en place. Pensons enfin au programme Français Langue Maternelle (FLAM), solution souple et efficace pour l’apprentissage de la langue française là en particulier où n’existe aucune offre en milieu scolaire. Le programme FLAM enregistre de beaux succès, mais il est cruellement dépourvu de moyens (0,6 million d’Euros de soutien de l’Etat seulement). Il faut au minimum en doubler les crédits sur les 5 années à venir.

Le bilan de Nicolas Sarkozy dans les communautés françaises à l’étranger est un échec. Une autre politique en matière d’enseignement est possible, qui s’adresse à tous les Français de l’étranger sans exception. Elle est celle portée par François Hollande et les candidats du Parti Socialiste aux élections législatives. Elle est celle de la promesse républicaine.

Pierre-Yves Leborgn', candidat PS 7ème circonscription des Français de l'Etranger

Publié par adfe-madagascar à 11:10:18 dans Immigration,visas, identité nationale | Commentaires (0) |

La citation du jour / Le changement, c'est maintenant ! Une autre politique est possible ! / LA BINATIONALITÉ MENACÉE | 07 février 2012

La citation du jour

"Mieux vaut trop que pas assez", (auteur inconnu)

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Le changement, c'est maintenant !
 
Une autre politique est possible !
 
 Mise en service d'un site de campagne  :  www.legislatives-2012-jdchaoui.org  
Rappel concernant les médias de la campagne :
Consulter la page facebook du candidat   :   http//www.facebook.com/legislatives.francais.etranger  
Consultez le blog du candidat pour la 10ème circonscription  http://ps10-circons2012.blogg.org
Abonner-vous au Compte Twiter du candidat :      @jdchaoui


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LA BINATIONALITÉ MENACÉE



Course à l’échalote entre l’UMP et le Front National : qui sera le premier dans la dérive xénophobe ?

En mai 2011, la présidente du Front National, Marine Le Pen, envoyait une lettre à tous les députés français se déclarant favorable à la suppression de la binationalité. « La multiplicité des appartenances à d'autres nations, écrivait-elle, contribue aujourd'hui, et d'une manière de plus en plus préoccupante, à affaiblir chez nos compatriotes l'acceptation d'une communauté de destin, et par là même à miner les fondements de l'action de l'Etat. Comment peut-on accepter que les mêmes citoyens participent, en raison de leur pluri-appartenance, à des élections majeures dans des pays différents? »

La Droite Populaire, section dure de l’UMP, s'est alors empressée de revendiquer son antériorité dans la dénonciation de la pluri-nationalité, précisant qu'elle avait déjà demandé en 2010 qu'il soit interdit à tout citoyen français de posséder une autre nationalité. Les 42 députés de l’UMP qui se rattachent à ce courant de l’UMP se sont constitués en collectif parlementaire auquel appartient notamment Thierry Mariani, actuel secrétaire d’Etat aux transports et proche d’Alain Marsaud.
Pour trouver une traduction aux revendications de la Droite Populaire, M. Goasguen, député UMP, fut chargé en octobre 2010, lors du débat sur le projet de loi sur l’immigration, d’une « mission parlementaire d’information sur la nationalité ».
Le 21 juin 2011, M. Goasguen a donc publié un rapport qui détaille les modalités d’interdiction de la pluri-nationalité :
-    Les enfants ayant deux nationalités ou plus devront choisir entre leur nationalité française et l’autre ou les autres nationalités ;
-    Les personnes souhaitant acquérir la nationalité française, devront répudier leurs autres nationalités.
Déjà, dans une interview donnée au journal La Croix le 9 mai 2011, M. Goasguen avait révélé le fond de sa pensée en matière de nationalité :
« Cela veut dire qu'on demanderait aux gens de choisir entre deux nationalités. Ou bien qu'on aille vers une limitation des droits politiques. Car il est tout de même gênant qu'une personne puisse voter en France et dans un autre Etat. En procédant ainsi, un binational se retrouverait en quelque sorte avec « une nationalité et demie ».
Il proposait par ailleurs de ficher les binationaux (pour quoi faire ?) « Je souhaite que l'on commence par enregistrer les situations de double nationalité au moment des actes de mariage, de naissance ou de naturalisation. On disposerait ainsi à terme d'un registre des binationaux. En France aujourd'hui, on ne sait pas combien ils sont, sans doute 4 à 5 millions. Je souhaite aussi qu'on aille progressivement vers une limitation de la double nationalité par le biais de discussions bilatérales avec les pays ».
L’UMP s’est immédiatement aperçu, comme à leur niveau M. Marsaud et sa suppléante, Mme Blineau-Abiramia, de l’effet désastreux sur les Français de l’étranger de cette attaque contre les binationaux dans la perspective de l’élection législative de 2012.
Et c’est ainsi que le 22 juin M. Goasguen a, dans l’urgence, entamé un rétropédalage remarqué, minimisant la porté du rapport publié la veille, cependant que, de son côté, Mme Blineau-Abiramia se lançait, sur le site de l’UMP Liban, dans un vibrant éloge de la binationalité

Signification politique de cette offensive contre les binationaux
L’offensive de M. Goasguen et de ses amis n’est pas un acte manqué et isolé, et c’est pourquoi elle est si préoccupante. Elle s’inscrit dans le cadre général d’une politique visant à stigmatiser pêle-mêle, de manière plus ou moins voilée, l’immigré, le Rom, le musulman … l’étranger en général et désormais le binational, tous suspects de porter atteinte à la  « pureté » de la nation française.
Hors de France, des mesures administrativement décidées bien loin du contrôle parlementaire ont également pour effet de porter insidieusement atteinte à la nationalité de certains de nos compatriotes, binationaux ou non. C’est ainsi que dans certains pays, la fermeture de consulats, l’abandon progressif de l’aide apportée à certaines écoles à programme d’enseignement français, en éloignant nos compatriotes les plus modestes des services publics consulaires et de l’enseignement français à l’étranger, les privent dans les faits de la possibilité d’exercer les droits attachés à leur nationalité française qui finira en pratique par dépérir.
Née à l’extrême-droite, l’idée selon laquelle les Français titulaires d’autres nationalités ne sont pas des Français à part entière poursuit donc son bonhomme de chemin dans la droite classique et contamine désormais l’UMP.
La nomination de M. Edouard Courtial connu pour avoir signé une proposition de loi visant à  introduire la déchéance de la nationalité pour les Français de l’étranger qui ne payent  pas d’impôts en France, en remplacement de M. Douillet comme secrétaire d’État aux Français de l’Étranger en est une éclatante illustration.
Mais une fois le venin de la xénophobie injecté, point n’est besoin de texte de loi pour que les binationaux deviennent un peu moins français que les autres, avant peut-être de ne plus l’être du tout. Les procédures administratives tatillonnes et vexatoires qui se multiplient y suffisent.

Que faire face à l’insécurité juridique dont sont menacés nos compatriotes binationaux
La nationalité française est un droit imprescriptible qui trouve son fondement soit dans la nationalité des parents, soit dans le fait d’être né en France, soit dans l’un des modes d’acquisition prévus par la loi.
En Afrique, à Madagascar, Au Liban, et d’une manière générale dans tous les pays où la France a historiquement exercé un pouvoir, les binationaux doivent souvent leur nationalité française au sacrifice de leurs parents ou grands-parents. Leur nationalité française oblige la nation, car ces parents ou grands-parents ne l’ont pas reçue à la naissance mais méritée.
Toucher à ce droit c’est renier la parole de la France, c’est offenser ses principes fondamentaux d’égalité et de fraternité.
Dans le cadre de sa campagne électorale, Alain Marsaud prétend le défendre, mais il soutient en France une politique et des hommes qui le contestent. Il est donc, de manière électoralement inavouée, dangereux pour la double nationalité.
Pour ma part, en tant que citoyen comme en tant qu’élu, je continuerai à m’opposer de manière absolue à ce que ce droit soit remis en cause.

Jean-Daniel Chaoui

Candidat 10ème circonscription des Français de l'Etranger

Publié par adfe-madagascar à 04:19:03 dans Immigration,visas, identité nationale | Commentaires (0) |

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