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par Joëlle Garriaud-Maylam, Sénateur des Français établis hors de France, éditions L'Archipel.
Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur des Français établis hors de France depuis 2004 est juriste international de formation. Elue en 1988 à l'Assemblée des Français de l'étranger (alors Conseil supérieur des français de l'étranger) pour y représenter les Français du Royaume-Uni et d'Irlande, elle y sera réélue sans discontinuer et sera sa première vice-présidente de 2000 à 2003. Au Sénat, elle appartient notamment à la commission des Affaires étrangères et de
Publié par adfe-madagascar à 18:03:55 dans Fiches de lecture | Commentaires (0) | Permaliens
Philippe, Mathilde, Célestin, Hervé, Maurice, Phidélyce, Amaury, Prudent, Renan... Galerie de portraits et de personnages qui partagent la même destination et/ou le même lieu de résidence, une petite ville du bout du monde, à la pointe extrême de Madagascar.
« Rade terminus » nous emmène à Diègo-Suarez (Antsiranana en malgache), capitale provinciale du nord de l'île rouge, une île dans l'île. Il faut, en effet, plusieurs jours de voiture en partant de Tananarive pour atteindre Diégo. Sea, sex and sun... and money rassemble ces personnages disparates mais représentatifs des différents spécimens sociaux composites de la société française « antsiranaise ». Les portraits sont justes et l'analyse sans complaisance, la construction romanesque en mosaïque assez plaisante. Le style est vif et agréable.
Nicolas Fargues maîtrise bien « son diégo ». Ceux qui connaissent « Mada » prendront plaisir à s'y « replonger », pour les autres, ce sera une découverte.
Nicolas Fargues fut directeur de l'Alliance française de Diégo-Suarez durant les années 2004-2006.
Publié par adfe-madagascar à 19:22:55 dans Fiches de lecture | Commentaires (0) | Permaliens
Christian DUMOUX
L'Harmattan, 2005, 145 pages
Une autobiographie dans laquelle se croisent les destins contradictoires, en tout cas contrariés, de « petits blancs » coloniaux venus de la France profonde chercher fortune à Madagascar, et de Malgaches de noble origine qui les ont épousés un peu comme on va à la pêche au trésor : les uns et les autres en récolteront plus de misères que de richesses.
Ballotté entre Fianarantsoa, Tananarive et Diégo-Suarez, l'enfant métis, à la merci d'un père français artisan violent et inconstant, protégé par la mère et sa famille malgache, vit sa vie de gosse et d'adolescent, découvre qui il est et qui il n'est pas : ce pays dont il parle la langue sans l'écrire, dont il vénère la mémoire des rois et des reines, dont il célèbre avec exultation l'indépendance, bientôt ne le reconnaît plus ; il faut partir, et sans retour. Echec de la rencontre dans le métissage même.
Christian Dumoux raconte avec énormément de tendresse mille choses drôles, tragiques, crues, toutes vraies, et nous découvre un monde mal connu et peu évoqués par les historiens de Madagascar. Sans grandes phrases,sans faire de théorie, c'est la rencontre culturelle au quotidien, dans la vie et la chair des individus et des familles des quartiers populaires, d'une rencontre réelle et manquée, tant à cause des acteurs de cette histoire familiale que des circonstances qui l'ont marquée. Pourtant l'enfant a grandi, il est là, il vit et raconte : il y a donc un ailleurs, encore plus loin, malgré la nostalgie.
Publié par adfe-madagascar à 17:56:30 dans Fiches de lecture | Commentaires (0) | Permaliens
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