Depuis le 01-08-2008 :
169220 visiteurs
Depuis le début du mois :
3767 visiteurs
Billets :
330 billets
Fash-Infos
Création d'un service civique volontaire. Il doit remplacer le service civil mis en place en 2006
par Jacques CHIRAC, lequel remplaçait le service militaire. L'UMP, l'Union centriste, le RDSE et le PS
ont voté pour, seul le groupe communiste et du Parti de gauche (CRC-SPG) a voté contre.
Chômage. Le nombre d’inscrits à Pôle emploi n’ayant pas du tout travaillé a augmenté de 21.600 en
septembre en métropole. Le nombre de demandeurs d’emploi, incluant ceux qui ont eu une activité
réduite, atteint ainsi 3,745 millions de personnes. Le gouvernement n’est pas optimiste sur les
prochains mois. Pour le Premier ministre, François FILLON, « tant que nous n’avons pas retrouvé une
croissance supérieure à 2%, il est très difficile de reconstruire de l’emploi ».
CHANGER LE TRAVAIL POUR CHANGER LA VIE
Une passionnante analyse de la genèse des lis Auroux qui montre que le corpus voté en 1982 avait été préparé de longue date par une série de réflexions émanant, pour l’essentiel, de la Deuxième Gauche, incarnée alors par Jacques Delors et la CFDT. Fruit d’un travail universitaire qui a valu à son auteur le prix de la Fondation Jean Jaurès 2008, cet ouvrage étudie les principaux ressorts de la décision. Les lois Auroux, du nom du ministre du Travail Pierre Mauroy entre mais 1981 et mars 1983, entendait instaurer la « démocratie » économique dans l’entreprise. Deux ans après, aucun des points essentiels des 110 propositions traitant des droits nouveaux des travailleurs n’était pourtant réalisé. Un tiers du code de Travail avait pourtant été modifié. Rédigés, pour l’essentiel, par Marine Aubry, alors membre du cabinet Auroux, ces textes ont eu beau déchaîner les passions, ils ont rapidement disparu des mémoires. Ils n’en sont pas moins parcourus d’enjeux politiques et sociaux qui alimentent toujours l’actualité.
Mathieu Tracol, Changer le travail pour changer la vie ? Genèse des lois Auroux, 1981-1982, l’Harmattan, collection Des poings et des roses, 2009, 237 pages, 20 €.
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Un exemple parmi tant d’autre du désengagement de l’Etat Français. L’arrivée de « députés» pour s’occuper de nos problèmes et les porter à l’Assemblée nationale sera primordiale pour défendre nos intérêts.
LE CONSULAT DE SAINT-LOUIS
chronique d’une mort annoncée
On en entendait parler depuis longtemps mais on refusait d’y croire : le Consulat Général de France à Saint-Louis du Sénégal va être fermé. Jacques CHIRAC, lors de sa visite à Dakar en 2004, s’était vivement opposé à ce projet. On a cru alors le consulat historique sauvé. Hélas, ce n’était qu’un sursis, la fermeture est désormais irrévocable, programmée et même commencée. Depuis le 1er septembre 2009 tous les dossiers d’Etat civil et de nationalité ont été transférés à Dakar. Les prochains transferts de compétence concerneront le social (bourses et CCPAS) vers la mi-décembre, puis les visas en janvier 2010.
Après ce temps consulaire, viendra le temps diplomatique de l’opération : l’arrêté de la DFAE et pour finir la note verbale de l’Ambassadeur aux autorités sénégalaises. Notre présence à Saint-Louis se résumera à l’avenir en un Agent consulaire ( dit « Consul Général Honoraire ») dont on se sait pas encore si ce sera un fonctionnaire de l’Etat ou un consul honoraire « classique ». Il sera doublé, nous rassure-t-on, par un agent local déjà en poste à Saint-Louis.
Quant au Consulat de Dakar qui croûle déjà sous la charge de travail et qui va hériter de tous les dossiers de Saint-Louis, le département va généreusement lui accorder un ETP ( employé à temps plein), pour compenser le travail effectué par toute l’équipe de Saint-Louis ( un Consul Général, un Consul adjoint et quatre ETP), c’est bien maigre !
On pense à tous ces Français inscrits au Registre consulaire de Saint-Louis ( près d’un millier) et aux milliers de Français potentiels de la région du fleuve Sénégal. Ils seront obligés, pour leurs démarches consulaires, de venir à Dakar : des heures et des heures de routes et surtout de pistes. Ils le feront cependant car rien ne les découragera jamais quand il s’agit d’obtenir leurs titres d’identité et de voyage.
Quand Nicolas Sarkozy déclare que « le problème de l’homme africain c’est qu’il n’arrive pas à entrer dans l’Histoire », on a envie de lui répondre qu’en l’occurrence, c’est la France qui, hélas en sort, à reculons. Une Histoire pourtant pluriséculaire écrite à deux mains, par la France et le Sénégal, celle de Saint-Louis, ancienne capitale du Sénégal, ville par ailleurs jumelée avec Lille. Faidherbe, dont le fameux pont qui porte son nom, est en cours de réhabilitation, va mourir une seconde fois.
Nos dirigeants ont-ils conscience de ce qu’ils perdent et font perdre à la France, pour une poignée d’euros économisés ?
Hassan BAHSOUN
Conseiller à l’AFE
DAKAR
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Débat sur l’identité nationale : la contribution d’un prof de la banlieue parisienne.
Débat "Identité nationale"? Reprenons le flambeau de Léon Blum!
Par Chris le 01/11/2009
Dans les banlieues (que je connais TRES bien pour des raisons de vie personnelle), le débat sur l'identité nationale est TRES attendu. Car si les Dupont-Durand n'ont aucun problème d'identité nationale, il faudra quand même comprendre que les Tarik-Boubacar en ont et en
souffrent tous les jours!
C'est eux qui vivent dans les cités HLM dortoirs où pas un seul moralisateur anti-débat (Moscovici et Mamère en tête) ne voudra déménager pour y vivre ne serait-ce qu'un mois!
C'est eux dont les enfants sont dans des écoles ghettos où les profs (je sais/Je suis prof d'Histoire-géo en collège) enseignent les symboles de la République et s'entendent répondre: "M'sieur, on s'en fout de vos symboles! C'est pas notre République!". Ecoles et Collèges-ghettos renforcés par la carte scolaire "nouvelle formule" que nos chers syndicats n'ont que TRES timidement contestée. Jamais entendu le moindre mot d'ordre de grêve contre
ça. Par contre "Des moyens! Des moyens", ça oui! On ne dit jamais pour quoi en faire mais il faut des moyens! C'est un dogme!
C'est eux qui sifflent (60 000 sur 80 000 spectateurs) la Marseillaise. Non d'ailleurs! Ce n'est pas la Marseillaise qu'ils sifflaient ce soir-là au Stade de France, mais cette France qui les rejette tous les jours avec maintenant une gauche qui a peur de s'emparer du débat pour ENFIN faire le procès de la politique de Besson et autres! Emparons-nous justement de cette "grenade" que Besson nous offre sur un plateau! Investissons les réunions! Retournons le tiroir vers leurs défauts! Vous verrez alors notre cher Besson trembler sur ses bases.
Reprenons le flambeau de Léon Blum (ça dit quelque chose à Moscovici ça et au PS ça?) qui retourna le procès de Riom contre Vichy et l'occupant à tel point que les audiences furent suspendues!!!
Au lieu de ça certains à gauche nous disent sans rire: mais non, il n'y a pas de problèmes d'identité nationale! Allez dire ça dans les cités!!!! Vous vous faites casser la gueule!!! Bien sûr que si il y a des problèmes d'identité nationale!!!
Enfin si nous parlions d' "identité citoyenne et sociale" à Besson? En lui posant ces quelques questions:
- Pourquoi les prisons françaises sont-elles remplies de jeunes immigrés ou Français issus de l'immigration alors que les universités et grandes écoles n'en accueillent que très peu?
-Pourquoi la Police ne contrôle-t-elle que les français d'origine immigrée à la sortie des gares de banlieue?
- Pourquoi les offices HLM orientent-elles systématiquement les familles d'origine immigrée vers les cités-ghettos?
- Pourquoi les collèges-ghettos ont-ils les résultats les plus faibles?
Tant d'autres questions encore qui ont des réponses et des solutions!
En avant bon sang! La droite vient de commettre une erreur tactique monumentale!!!! Que la gauche n'y ajoute pas la honte du ridicule par le silence! (Merci à Ségolène Royal d'avoir été l'une des rares à gauche à dire qu'il fallait s'emparer ce de débat pour justement faire le procès d'une politique d'immigration, d'une politique tout court. Elle n'a pas peur, elle...)
Chris
Publié par adfe-madagascar à 12:23:30 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
L'administration du Blog sera interrompue jusqu'au 25 novembre. Je vous invite à découvrir l'ensemble des billets dans les différentes rubriques, vous permettant ainsi d'acquérir une information sur notre spécificité de "Français de l'étranger".
Très cordialement. Jean-Daniel Chaoui, Conseiller représentant les Français de Madagascar et de l'Océan Indien (Maurice, Comores, Seychelles)
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Cérémonie du 11 novembre à Tananarive
J'ai participé, ce matin, à la cérémonie commémorant l'armistice marquant le fin de "la grande guerre", cérémonie conjointe entre les autorités malgaches et françaises, nombre de malgaches ayant combattu pour la France lors de ce conflit particulièrement meutrier. Beaucoup de dignité, d'émotion durant la cérémonie pour la décoration de 6 anciens combattants. La matinée s'est achevée à la Résidence de France où l'Ambassadeur avait convié les participants à une réception. Une excellente initiative de Monsieur Jean-Marc Chataignier qui étraînait sa "présence officielle à Madagascar" puisqu'il a remis ses lettres de créance au Président Andry Rajoelina hier matin.
Jean-Daniel Chaoui, Conseiller élu.
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Flash-Infos
Angolagate. Verdict. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné à de lourdes peines quatre
grandes figures de l'Angolagate, un trafic d'armes remontant aux années 1990. Seules six relaxes ont
été prononcées tandis que 36 personnes au total étaient condamnées pour avoir soit participé à
l'organisation de ce commerce illicite estimé à 790 millions de dollars, soit bénéficié de pots-de-vin
distribués par Pierre FALCONE et Arcadi GAYDAMAK.
Le sénateur Charles PASQUA. L’ancien ministre de l'Intérieur a été condamné à 3 ans de prison,
dont 2 avec sursis, pour « trafic d'influence ». Arcadi GAYDAMAK et l'homme d'affaires Pierre
FALCONE ont été condamné à six ans d'emprisonnement. Le fils aîné du Président français, Jean-
Christophe MITTERRAND, a été condamné à deux ans avec sursis. Paul-Loup SULITZER, 15 mois
de prison avec sursis. L'ancien conseiller de François MITTERRAND, Jacques ATTALI, est relaxé.
Le secret défense. L’ancien ministre Charles PASQUA va interjeter appel de sa condamnation.
Très présent sur la scène médiatique depuis l’énoncé du verdict, il demande la levée du secret
défense sur ces ventes d’armes. « Le Président de la République était au courant de l’affaire de
ventes d’armes à l’Angola, le Premier ministre était au courant, la plupart des ministres aussi (...) je
crois que le moment est venu de mettre les choses au clair. ». Charles PASQUA implique donc
Jacques CHIRAC. Réponse du Porte-parole du gouvernement, Luc CHATEL : le ministre de la
Défense « pourrait examiner » la demande de levée du secret défense si la justice le demande.
Dominique de VILLEPIN : l’alternative ? Après la mise en délibéré du procès Clearstream (28
janvier), l’ancien Premier ministre fait son retour dans l’actualité politique. Il est intervenu sur différents
média et conférences, avec l’objectif clairement affiché « d’offrir aux Français » une « alternative » à
Nicolas SARKOZY. « La France ne peut plus vivre avec une concentration du pouvoir, une
personnalisation du pouvoir qui nuit à son efficacité », a-t-il déclaré à la Maison de l'Amérique latine à
Paris, devant près d'un millier de membres de son club politique, le Club Villepin.
Sondages pour les régionales. UMP, Verts et Nouveau Centre en baisse, Socialistes et Front
national en hausse. UMP 30% (- 2), PS 21% (+ 2), Les Verts 15% (- 1), Front National 9% (+ 3),
NPA 5%, Nouveau Centre 3% (- 1). Sondage OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro-LCI. Le rapport
gauche-droite s'établit à 42% contre 33%, alors qu'il était de 43% contre 36% le mois dernier.
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Environnement
UN ULTIMATUM POUR SAUVER LA PLANETE
Le PS appelle à soutenir l’Ultimatum climatique lancé par 11 ONG et associations* (www.copenhague-2009.com). Après la rencontre organisée le 16 mai avec ses initiateurs, autour de Martine Aubry, Laurence rossignol, secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable, et Eric Loiselet, secrétaire national adjoint, le PS poursuit ses échanges avec les ONG afin de discuter des enjeux du réchauffement climatique et de la conférence de Copenhague programmée début décembre. Le point de vue des représentants de Greenpeace France, WWF France et du Réseau Action Climat, conviés à une réunion de travail, rue de Solferino, le 21 septembre.
Elise Buckle, responsable Climat –Energie, WWF France
Nous attendons des socialistes un engagement fort. Ils doivent faire contrepoids à Nicolas Sarkozy qui prend de grands engagements sans les mettre en pratique. Notre objectif est clair : réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d’ici 2020. Avec, en prime, 100 milliards d’euros annuels destinés à financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en voie de développement. La taxe carbone ne se réduit pas seulement à un coût. Cessons une bonne fois pour toutes de mentir aux Français. Si nous ne payons pas la facture aujourd’hui, elle ne fera qu’augmenter. Il nous faut également relancer l’économie française à partir de plans de relance verts, les « green new deal », en visant la création de plus d’un million d’emplois en France.»
Antoine Foucher, directeur des campagnes, Greenpeace France
« Il nous faut impérativement avancer sur la question des financements, insuffisamment abordée au cours des discussions. Le PS doit aussi se positionner sur la place des forêts dans le système que nous appelons de vos vœux : s’agit-il d’un bien de marchandisation ou d’un patrimoine précieux par sa diversité et sa capacité de rétention du carbone ? C’est sur des questions comme celle-ci que le paradigme socialiste doit se former. Idem pour la problématique du réchauffement climatique, principal vecteur d’inégalités dans le monde. La répartition de la valeur ajoutée n’est plus seule en cause, pas plus que les aides accordées aux pays du sud. Je fais confiance au PS pour trouver des réponses. »
Antoine Bonduelle, membre du Bureau exécutif du Réseau Action Climat
« Les partis politiques doivent comprendre à quel point la question du climat va changer les relations diplomatiques et l’économie mondiale. Dans ce contexte, la convention de Rio prévoit la stabilisation du climat et l’éradication de la pauvreté. C’est un point essentiel. L’un ne se fera pas sans l’autre. Notre attention se concentre désormais sur les pays du sud. La difficulté, c’est de faire comprendre aux Européens que la misère se concentre, pour l’essentiel, sur les paysans indiens et du bengalis. »
Propos recueillis par Bruno Tranchant
*Le RAC, Greenpeace France, WWF France, CARE France ; OXFAM France, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Médecins du Monde, les Amis de la Terre, Action Contre la Faim, le Secours Catholique, la Fondation Nicolas Hulot
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Deux réactions à « l’affaire Frédéric Mitterand ». Jean-Francois Kahn, journaliste et Michel Onfray, philosophe, nous livrent leurs réflexions.
Mitterrand/Hamon : le coup de gueule de Jean-François Kahn
Oui, je l’ai entendu. Je vous jure, je l’ai entendu… Le gus s’appelle Thierry Solère, et il est, paraît-il, vice-président sarkozyste du conseil général des Hauts-de-Seine. Tendance « ripou », comme la Balkanyte ou le Ceccaldi ? Je n’en sais même rien. Donc, j’ai entendu cet individu dire, en substance, ceci (c’était sur France Info) : « Il serait tout à fait normal que le fils de Zinedine Zidane, forcément génétiquement doué pour le football, devienne le capitaine de l’équipe de France. » Tel quel ! Même au Gabon, les démocrates refusent cette logique. Or, c’est quoi une dérive monarchique ou caudilliste ? Précisément cela : la nécessité, pour se faire bien voir du roi ou du guide, non seulement d’accepter sans broncher que le petit prince vous pisse dessus, mais également de passer pour un crétin des Alpes aux yeux de la cantonade (laquelle n’est censée avoir que des oreilles!).
Eh bien, on y est ! Et on aimerait, soit dit en passant, que toutes ces sommités médiatiques qui nous ciblèrent méchamment lorsque nous mîmes l’opinion en garde contre le danger que représentait le psychisme de « Petit César » pour l’idée qu’un démocrate doit se faire de la République, nous passent, fût-ce en douce, des petits mots d’excuses…
Rêvons…
Il y a quarante ans, il fallait s’habituer à ce qu’une dictature impopulaire soit qualifiée de « démocratie populaire ». Depuis deux ans, il convient d’admettre que « réforme » est synonyme de « régression ». Depuis, on ne sait plus à quel vocabulaire se vouer : un Arabe, c’est un Auvergnat ; un gosse, c’est un costaud de 40 ans ; une « chasse à l’homme », c’est un déferlement d’hommages et de soutiens. Et, comment qualifie-t-on, en revanche, un pauvre pécheur lapidé ? D’immonde lyncheur ! Comment s’étonner, dans ces conditions, que la distribution de fiefs héréditaires soit identifiée à une sélection au mérite ?
Il faut absolument revenir sur la farce ubuesque que nous venons de vivre à propos de l’« affaire Mitterrand ». D’autant que, Marianne, notre hebdomadaire, semble, pour une fois, s’être, de mon point de vue, laissé abuser. Quand le neveu de son tonton, conteur starifié des tragédies impériales, fut nommé ministre de la Culture parce que notre maître à tous voulait absolument acheter la marque (en attendant que, faute de Jaurès disponible, le député UMP de Marseille, Roland Blum, hérite d’un strapontin), tout le monde savait, dans le landernau, que ce sympathique gosse était l’auteur d’un livre à succès dans lequel il étalait talentueusement (avec une complaisance masochisto-narcissique digne du type qui vous demande de lui faire mal et qui vous remercie si vous refusez parce que ça lui fait effectivement mal) son addiction à la consommation tarifée de chair fraîche homo-exotique dans des bouges thaïlandais. Dommage que l’émission d’Evelyne Thomas ait disparu, car, pour le coup, c’était « son choix ». Il confessait, il ne justifiait pas. Il consommait l’éphèbe – éphèbe de mode ? –, pas l’enfant. Pas question, en conséquence, de le crucifier, même s’il eût adoré ça, et même s’il n’y a pas plus intrinsèquement néocolonialiste que cette conception des rapports Nord-Sud.
Au demeurant, il s’agissait d’une vraie œuvre dont l’autocruauté dans le mea culpa égotiste avait quelque chose d’authentiquement bouleversant. De la part d’une icône télévisuelle, c’était risqué, même si, à l’arrivée, ce fut le jackpot ! Il n’y eut, alors, aucune levée de boucliers. Ce qui témoigne, quoi qu’on en dise, en faveur de la tolérance et de la maturité dont nos concitoyens sont capables. On imagine aux Etats-Unis !
Mais c’est ici qu’il convient de ne pas tout mélanger : on peut placer les œuvres du marquis de Sade sur un piédestal et estimer qu’il n’eût pas été judicieux d’en faire un ministre de la Culture. La Révolution, à qui revint l’honneur de l’avoir désembastillé, n’y songea même pas, bien qu’il fût un ardent partisan des idées nouvelles. Et lui, au moins, dénonça l’autocratie bonapartiste. Or, la seule question qui vaille, concernant Frédéric Mitterrand, est précisément celle-ci : son profil était-il adéquat à sa nomination à la tête de ce double ministère de la Culture et de la Communication dont l’une des missions est de porter, tel un flambeau, ces valeurs «humanistes» que d’aucuns qualifient de «traditionnelles» ? La Légion d’honneur, l’Académie française, la direction du Théâtre du Châtelet ou du guignol du Luxembourg, voire celle de France Télévisions ou de Radio Courtoisie, pourquoi pas ? Pas de problème ! Mais le ministère de la Culture ? Non seulement on a parfaitement le droit de poser la question, mais, en vérité, lorsqu’il fut nommé, on en avait le devoir.
Or, en effet, ce fut silence radio. Pas un mot, pas un murmure. Même pas dans Marianne. Pourquoi ? Ici, pour ne pas déplaire au roi. Là (et j’ai moi-même cette tendance), parce qu’on occulte par principe «ces choses-là». Mais, également, dans les milieux que l’on sait, parce que le pire de l’exploitation néocapitaliste mondialisée a droit à toutes les tolérances dès lors qu’elle se donne non comme ultralibérale, mais comme ultralibertaire. En outre – pourquoi ne pas le dire – Frédéric Mitterrand était (presque partout) un «ami de la maison». On lui passait donc son néomonarchisme. Sa culture, et c’était tant mieux, éclipsait sa nature. On ne s’offusqua nullement du fait que, en bradant du « Mitterrand » à l’entreprise Sarkozy, il se livrât à un trafic de reliques ou de titres de noblesse. Résultat ? Comme dans le conte d’Andersen, le premier enfant venu qui s’écrie : « Maman, le roi, il est tout nu ! » – et, en l’occurrence, ce n’était pas une enfant de chœur – fit un malheur. Au jeu du qui lynche qui, suivre toujours la masse
Alors que se passe-t-il ? Un quadra du PS, dont on admettait tout à fait, jusque-là, que, au plan politique et idéologique, il fut du genre cul serré, Benoît Hamon, se précipite sur le site de la Fnac, vérifie qu’il s’agit bien d’une autobiographie, sort de la confrontation avec une boulette sur l’estomac et, interrogé sur sa digestion, reconnaît une vague nausée. Eh bien, c’est à n’y pas croire, mais, contrairement à ce que la bien-pensance médiatico-intellectuelle a claironné sur toutes les ondes et dans toutes les gazettes, ce n’est pas Frédéric Mitterrand qui fut quasiment lynché (ce qui eût, effectivement, été insupportable), mais c’est ce pauvre… Benoît Hamon. Faut-il le préciser, même si on s’en doute, ce Hamon, adversaire hargneux et sectaire de toute idée de «convergence républicaine», n’est pas ma tasse de thé. Mais, comme le rappelle opportunément Marianne, je n’aime pas les chasses à l’homme. Les vraies. Or, admirez la farce : alors que tout ce qui, en France, depuis des décennies, en matière culturelle, intellectuelle, politico-idéologique, impose sa quasi-dictature normative, se déchaîna contre ce rat de Hamon, à l’inverse, le Monde et son directeur, Libération et son directeur, le Figaro et sa direction, le Nouvel Observateur et son directeur, le Point et son directeur, Marianne et son directeur, l’inévitable Bernard-Henri Lévy, Alain Minc et Jacques Séguéla, Xavier Bertrand, Bertrand Delanoë, Claude Guéant, François Fillon, Daniel Cohn-Bendit, Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon, tout ce qui fuse et diffuse, cliquette et clignote, l’establishment tout entier, la haute dominance sans exception, les maîtres de la parole, les grands prêtres de la pensée juste, les matons du bon goût, tous volèrent au secours de Frédéric Mitterrand tout en proclamant, d’une même voix, que la louloute était victime d’une immonde chasse à l’homme. Jamais encore on n’avait vu un lynché être, en fait, porté quasiment en triomphe y compris par les lanceurs ordinaires de pavés, tandis qu’était rageusement lapidé le présumé lyncheur.
C’est à Pierre Bérégovoy, à Edith Cresson et même à Jacques Chirac, à François Bayrou, et, aujourd’hui, à Dominique de Villepin, dont tous les journalistes qui l’accablent savent parfaitement, s’ils ont étudié le dossier Clearstream, qu’il est innocent, non pas «en soi», mais de ce dont on l’accuse, qu’on aurait dû ou qu’on devrait demander ce que c’est exactement un «lynchage». Ils savent. Pour une fois qu’un gaucho corseté laissait parler ses tripes !
Il est vrai, comme l’a écrit le Monde, que « ça n’est pas ce que l’on attendait venant de ce côté-là ». En revanche, la défiscalisation des stock-options, l’ouverture de la Bourse à tous les produits dérivés, la détaxation des profits des traders, la privatisation de France Télécom, la livraison d’une main-d’œuvre émigrée bon marché aux pires exploiteurs, le partage de la présidence du Parlement européen avec la droite bushiste et néolibérale, la condamnation de toutes mesures dites « sécuritaires » destinées à protéger les plus fragiles, les concessions en chaîne consenties aux pires communautarismes, ça, en effet, on est largement habitué à l’attendre « venant de ce côté-là » ! Sans que la bien-pensance s’en ébouriffe. Mais ça… Une stigmatisation du tourisme sexuel !
Evidemment, l’autoamnistie clanique, le milieu faisant forcément corps, l’establishment mécaniquement solidaire de l’establishment, quel plus beau cadeau pouvait-on offrir au Front national ? Mais beaucoup de ceux qui surréagirent de la sorte, veufs ou orphelins qu’ils sont désormais de tout idéal, de toute aspiration à une construction d’un « autre monde », n’ont-ils pas besoin de la montée du fascisme pour se replier sur le seul « projet » qui leur reste : l’antifascisme ?
Quelques remarques complémentaires :
* Ce n’est pas parce qu’on exaspère la droite qu’on devient un héros. Ou alors, Georges Marchais en était un.
• Si on exaspère la droite, pourquoi accepter de devenir l’une de ses marionnettes (car, par exemple, Frédéric Mitterrand devra défendre le honteux projet de nomination des principaux responsables de l’audiovisuel public par le président en personne) ?
• S’il est honteux, a priori, de tenir un propos qui paraît recouper un tant soi peu une prise de position du FN, alors il fallait soutenir les Khmers rouges puisque le FN n’a cessé de stigmatiser Pol Pot.
• Si, comme l’a déclaré stupidement Xavier Bertrand, ce que raconte et écrit Frédéric Mitterrand dans son livre ne relève que de sa vie privée et ne nous regarde pas, alors le fait qu’un mari macho confesse, dans un ouvrage, qu’il bat sa femme comme plâtre ne nous concerne nullement non plus – vie privée –, et on peut lui confier le ministère de la Famille.
Rarement on aura subi une telle avalanche de sottises. Cela étant, je suis d’accord avec Marianne : qu’on lâche les baskets à Frédo et qu’on laisse le ministre de la Culture poursuivre en paix son travail, en espérant que le pays n’aura qu’à s’en féliciter.
Samedi 17 Octobre 2009
Jean-François Kahn
Source : http://www.marianne2.fr
http://www.liberation.fr/politiques/0101597817-je-choisis-la-purete
BHL a le droit de défendre la pédophilie et le tourisme sexuel sous couvert de soutenir un ami probable, mais pas avec n’importe quel type d’arguments. Nous n’avons pas le même passé, ni la même enfance, et de loin. Pour ma part, j’ai connu pendant quatre années la terreur dans un orphelinat parce que quelques prêtres y étaient pédophiles. Je n’ai pas été leur proie, mais ça, on le sait plus tard, quand on quitte l’enfer dans lequel on a vécu de 10 à 14 ans. Après ça, plus grand-chose ne saurait nous faire peur.
Dès lors, on comprendra que j’aie du mal à voir les prédateurs défendus et les proies oubliées. Il me semble ne pas avoir un sens sélectif de la justice et encore moins décider de mes indignations suivant le faciès. Car, comme il y a délit de faciès dans le racisme ordinaire, il y a délit de faciès, positif, dans le cas du joli minois sociologique. Parce qu’on est cinéaste de renom ou ministre, on ne serait pas soumis aux mêmes lois que tout le monde ? Si crime il y a, qu’est-ce qui justifie qu’on se démène pour faire échapper tel ou tel à l’exercice normal de la justice ? Sodomiser une fille de 13 ans après l’avoir alcoolisée, est-ce un crime, oui ou non ? Que la victime ait renoncé à sa plainte après remise d’un chèque ne change rien : la justice n’est pas l’affaire du coupable ou de la victime, mais des magistrats. Pratiquer le tourisme sexuel avec des mineurs prostitués, est-ce un crime, oui ou non ? De s’en être rendus coupables en Thaïlande, des quidams se sont retrouvés derrière les barreaux, pourquoi pas ceux qui sont dans le Who’s Who ?
BHL pense que, quand Marine Le Pen dit que la justice doit être faite, il faut qu’elle ne soit pas rendue parce que c’est la fille de Le Pen qui le demande. Etrange conception de la justice. BHL pense que, quand le porte-parole du PS signale que dans cette affaire on doit se soucier de justice, il dit comme Marine Le Pen et que, voir plus haut, il ne faut pas que justice soit faite. Etrange conception de la justice. Il faudrait préférer l’injustice sans Marine Le Pen plutôt que la justice avec elle ? Mais la justice passe avant les beaux yeux de cette dame qui peut ici dire vrai, comme il peut arriver à BHL de dire faux. BHL pense que demander le règne de la loi, c’est se faire complice de l’ordre moral et, conséquemment, emboîter le pas à Villiers ou Christine Boutin : or, la morale n’est pas affaire de moralisme benêt mais de justice sociale. BHL pense qu’un pédophile qui avoue son crime est courageux, alors qu’un être soucieux de justice devient un «brigadiste des mœurs». Etrange conception de la justice.
Le pire dans cet article : l’amalgame. Assimiler le violeur de petites filles et le pédophile pratiquant le tourisme sexuel à Léon Blum faisant l’éloge de l’adultère dans la Revue Blanche, à Malraux fumant de l’opium, à Rousseau écrivant ses Confessions, c’est un paralogisme de normalien. Inutile d’argumenter : la mauvaise foi saute aux yeux. BHL on le sait, trouve la pureté dangereuse mais ça n’est pas une raison pour trouver l’impureté délicieuse. J’ai choisi, pour ma part, la pureté dangereuse et la proximité systématique avec les victimes. Depuis l’orphelinat, la compagnie des bourreaux m’insupporte, on ne se refait pas. Chacun ses justices, affaire d’idiosyncrasie dirait Nietzsche.
Publié par adfe-madagascar à 18:02:44 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Flash-Infos
La « jungle « de Calais démantelée
« La politique de Nicolas Sarkozy, de Brice Hortefeux et d’Eric besson, n’a pas réduit l’immigration clandestine. Mais elle a rendu inhumaine la vie des exilés qui dormant à même le sol dans des campements de fortune appelés jungles », dénoncent les socialistes. Le 22 septembre, le dernier campement de migrants de Calais, a été évacué. Plus de 400 hommes en uniforme contre 278 personnes, dont quelque 200 clandestins !
Une démonstration de force difficile à justifier et improductive : «Avec la fermeture de la « jungle », les exilés de Calais seront renvoyés à une clandestinité encore plus grande, et exposés davantage aux violences » accuse encore le PS.
SANTE
Les accidentés du travail paieront
Les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale aux salariés victimes d’accidents du travail seront soumises à l’impôt à partir de 2010. Une mesure équitable selon le gouvernement, « alors qu’il a largement réduit la fiscalité sur les hauts revenus, notamment avec le bouclier fiscal et la quasi-suppression des droits de succession, et qu’il ponctionne déjà les autres via la hausse du forfait hospitalier et les franchises médicales. La mesure devrait rapporter 150 millions d’euros, soit bien moins que ce que coûtent tous ces allègements fiscaux », s’insurge le PS, dont les députés ont lancé une pétition en ligne : http://stoptaxeaccidentsdutravail.net
ENFANT, PAS COUPABLE
La politique d’immigration initiée par Nicolas Sarkozy a créé un climat d’angoisse pour les enfants dont les parents sont en situation irrégulière. Retirés de leurs écoles, postés en centre de rétention, ils sont considérés par le pouvoir comme des coupables. Une honte dénoncée par Réseau Education sans frontières (RESF) qui a lancé fin septembre un appel « droits de l’enfant », et fixé un rendez-vous chaque dimanche de 16h à 17h sur le parvis de Notre Dame de Paris. Le PS, signataire de l’appel, encourage la population à s’y rendre pour défendre l’intérêt supérieur de l’enfant et la nécessité de maintenir l’unité familiale. Et ce jusqu’au 20 novembre, date anniversaire de la Convention des droits de l’enfant.
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Commentaires de Jean-Yves Leconte, Vice-Président de l’Assemblée des Français de l’Etranger, affilié au groupe Français du Monde-ADFE concernant les orientations budgétaires du MAE pour 2010 .
- Dans la copie du TD de cadrage pour l’année prochaine. Il n’y a aucune évaluation des besoins. Ce qu’on observe c’est l’abandon progressif de la solidarité de la communauté nationale, prétendant que la responsabilité de l’action sociale, dans l’UE aujourd’hui, demain ailleurs, c’est l’Etat de résidence…
- En terme d’agents public et de service public : LOLF et RGPP sont utilisés pour réduire en dessous du minimum un certain nombre de poste consulaires (et Service administratif et financiers) qui ne peuvent plus fonctionner normalement… Ailleurs on voit des regroupements de compétences consulaires qui obligent les gens à faire des centaines de km, en sortant de leur pays pour un dossier d’Etat-civil ou pour un passeport ;
- Dans les écoles françaises, ce sont au delà du sous financement du réseau, du manque d’investissements immobiliers qui menace à terme la sécurité et l’attractivité des écoles, des limitations au nombre d’enseignants titulaires expatriés et résident. Ce qui commence à poser des problèmes sur la qualité future de nos établissements. Ici la politique publique n’est plus de financer un réseau, de l’animer. C’est juste de permettre aux Français de le payer. Et même cela ne peut pas durer car techniquement cela ne marche pas..
- Pour les services de visa, c’est faire payer un surplus de 30 EUR (par exemple) aux demandeurs pour payer une société privé qui prends les rendez-vous, fait l’interface avec les demandeurs… Dans des pays qui ne sont pas des grandes démocraties, cela pose un problème sérieux, car une société de droit local qui détient l’agrément pour ce type d’opération ne fait pas ceci sans liaison avec les services du pays… Tout ceci car l’Etat ne veut pas investir ni employer un personnel suffisant pour faire ce travail, même si cela pourrait être directement financé par le prix des visa ! On donne en échange des marchés, attribués sans appel d’offre, à des sociétés extérieures ! De plus, alors que le visa est un document commun Schengen, aucune coopération européenne n’est sérieusement envisagée pour la délivrance des visa. Combien sont les pays où seule la capitale dispose d’autant de guichets Schengen que de pays dans la zone de même nom, et d’aucun guichet ailleurs ? Avec la mise en place de la biométrie, qui oblige les demandeurs à venir en personne ce type de situation est encore plus aberrante…
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Le passage de la première moitié de mandat du Président Sarkosy continue à susciter des réactions. Voici celle d’un militant de Dakar.
BILAN A MI-MANDAT DE NICOLAS SARKOZY
Un des changements majeurs de la constitution de 1958 a été de donner des pouvoirs considérables au président de la République. « Président-soliveau », sous la IVe qui se contentait, disait de Gaulle, « d’inaugurer les chrysanthèmes » il est devenu sous la Ve, un véritable « monarque républicain » décidant de toutes les questions essentielles, même si l’article 20 de la constitution stipule que « le gouvernement conduit et détermine la politique de la Nation ». Tous les présidents se sont contentés de ces vastes pouvoirs, de Charles de Gaulle à Jacques Chirac. Tous sauf Nicolas Sarkozy. Ils ont dû lui paraître insuffisants, car il les a étendus comme personne avant lui.
Il a pour lui désormais, le pouvoir exécutif, la majorité aux deux chambres, la presse écrite et audiovisuelle, la banque, l’argent, le coffre-fort et, bientôt, un pouvoir accru sur les juges
Mais posséder l’exécutif, le législatif, le judiciaire, le « quatrième pouvoir », et l’argent, ne suffit pas à étancher la soif du président. Il lui manque encore le « pouvoir local ». Sur les 3000 conseillers régionaux et les 3 000 conseillers généraux, une grande majorité est à gauche. Il la convoite. Pour y arriver, il supprime ces élus et les remplace par 3000 « conseillers territoriaux » et le tour est joué. Tant pis pour la régression en matière de décentralisation et tant mieux pour la droite.
Cet immense pouvoir s’est constitué en trente mois, jour après jour, dans l’impuissance et la résignation des uns, et les applaudissements des autres, béats et éblouis par « le coup d’éclat permanent ». Le souverain peut à son aise, contempler cette cour d’échines respectueuses. Il y a bien ici ou là à droite quelques murmures et voix discordantes, mais le réflexe d’appartenance étouffe la voix de la conscience et la peur du « croc de boucher » fait le reste..
Le pis est que ces pouvoirs exorbitants, Nicolas Sarkozy n’en a pas fait à ce jour un bon usage. Il va laisser à nos enfants une France dans un état effrayant : une dette publique colossale dont nos rentrées fiscales ne pourront bientôt plus couvrir les seuls intérêts. Elle représente 20 000 euros par enfant, et l’emprunt de 100 milliards envisagé ne fera que l’aggraver. A quoi s’ajoutent un déficit public de 140 milliards d’euros ( 84 % du PIB) et un chômage croissant ( plus de 2,5 millions de demandeurs d’emploi). Les collectivités locales sont privées de leur principale ressource, la taxe professionnelle ( soit 10 milliards d’euros) , alors qu’aucune recette de remplacement n’est prévue à ce jour.
La liste est bien plus longue et bien plus nombreux sont les motifs de déception et d’inquiétude des Français, hormis bien sûr les bénéficiaires de bonus, de boucliers fiscaux, d’exonérations de droits de succession et autres privilégiés du régime. On ne compte plus les polémiques, les scandales et les dérives monarchiques et somptuaires d’un autre âge.
Le diagnostic a mi-mandat présidentiel est formel : la France va mal. Elle souffre, elle a peur, elle doute, elle déprime. La liste macabre des morts par suicide s’allonge chaque jour. Il faut impérativement réagir et mettre fin aux pouvoirs de Nicolas Sarkozy et à sa politique nationale désastreuse.
Plus que jamais il faut préparer l’alternance. Cette ardente obligation s’impose à la Gauche et d’abord au parti socialiste, dont la feuille de route pour 2012 est claire :
Hassan , DAKAR
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
L’introduction d’un débat sur l’identité nationale par Eric Besson sucite aussi des réactions. Voici un excellent papier publié par « Le Monde ».
LE MONDE | 06.11.09 | 13h46
|
|
|
|
Nicolas Sarkozy veut gêner la gauche ; en réalité, il ébranle la cohésion nationale
|
|
A trop vouloir singer les Florentins de Machiavel, on oublie la ruse de la raison chère à Hegel. Cette vérité, le président de la République pourrait en faire la cruelle expérience avec le "vrai débat sur l'identité nationale" qu'il vient de relancer par l'entremise de son ministre de l'immigration. Il croit tendre un piège à la gauche. Pour peu que celle-ci parle et qu'elle parle juste, le retour de bâton pourrait lui être fatal.
Nicolas Sarkozy veut diviser la gauche ? Qu'il médite le précédent survenu de l'autre côté de l'Atlantique. Loin de refuser le débat sur les "valeurs américaines", Barack Obama s'est délibérément placé sur ce terrain pour montrer qu'il était le dépositaire de la promesse des Pères fondateurs, bafouée par G.W. Bush et les néoconservateurs.
Eric Besson veut fédérer la droite ? Il a encore à apprendre du camp qu'il a rallié. Tout le monde n'y accole pas nation et immigration ! Il existe une droite républicaine dans notre pays, qui n'a pas oublié Romain Gary, né Kacew en 1914 à Vilnius, compagnon de la Libération, diplomate, écrivain, qui affirmait au crépuscule de sa vie : "Je n'ai aucun problème d'identité. Je me sens insolemment français."
L'UMP veut séduire l'extrême droite ? En 2007, son candidat l'a emporté parce qu'il a siphonné les voix du Front national, mais ces vases communicants électoraux avaient un prix : contre les bandes, "le Kärcher" ; contre l'individualisme, "la liquidation de Mai 68" ; contre le monde interdépendant, "l'immigration choisie". Deux ans et demi plus tard, alors qu'approchent les élections régionales, voilà que "la terre ne ment pas". En pure perte : les "ultras" n'en ont jamais pour leur argent...
L'"opération identité" téléguidée par l'Elysée ne met nullement le Parti socialiste dans l'embarras. Nous sommes le premier parti d'élus locaux du pays. De la mairie au monument aux morts en passant par l'école, nous montrons chaque jour notre attachement à la nation fédératrice, éducatrice, protectrice. Ont aussi été tirées les leçons des années de gouvernement et de ce qui coupa le PS de son ancrage populaire, ce technocratisme mâtiné d'élitisme qui n'évoquait l'histoire de France que pour demander pardon.
L'année du 150e anniversaire de la naissance de Jaurès, la gauche n'a aucun souci avec l'identité française. A nos yeux, elle signifie encore et toujours République. De Renan à Lavisse, la France s'est forgée contre une conception ethnico-nationale fondée sur des critères d'appartenance. Quand la "francitude" vire à l'étouffoir, comme avec la colonisation ou sous Vichy, notre pays éteint les Lumières et vit des nuits noires.
L'identité républicaine a plus de résonance encore avec la crise. Le chômage explose. La désindustrialisation fait des ravages. Les déficits publics s'accumulent. Pour nos concitoyens, le problème central, c'est la question sociale. Sur ce débat-là, le gouvernement reste discret ! Et pour cause : au lieu de réduire les inégalités, ses choix budgétaires et fiscaux les aggravent. Pire, il abîme les invariants qui, par-delà les conditions économiques et les alternances politiques, cimentaient la France : la séparation du politique et du religieux, une diplomatie singulière, une morale élémentaire qui ne faisait pas de l'argent la mesure de toute chose. Sur ce chemin républicain, nous vivons actuellement une dangereuse embardée.
L'identité de la France, au dedans comme du dehors, ce sont d'abord les droits de l'homme. Qu'en reste-t-il lorsque sont renvoyés des réfugiés dans un pays en guerre ? L'identité de la France, c'est la laïcité. Pourquoi la qualifier de "positive" : ne l'était-elle pas sans épithète ? Et à quoi rime la prétendue supériorité du prêtre sur l'instituteur "dans la transmission des valeurs"?
L'identité de la France, c'est l'universalisme. Mais alors, pourquoi l'ethnocentrisme du discours de Dakar sur l'homme africain ou l'occidentalisme qui sous-tend le retour au sein du commandement intégré de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ?
L'identité de la France, c'est l'égalité. Entre 2002 et 2009, 5 % des Français les plus aisés ont bénéficié des deux tiers des 30 milliards de baisses d'impôts. Quant à notre système de protection sociale, fondement du modèle français et amortisseur de crise de l'aveu même de ses contempteurs, il est attaqué de tous côtés : santé, retraites, accidents du travail, chômage, rien n'échappe au rasoir libéral.
Enfin, l'identité de la France, c'est la liberté qui consiste aussi à ne pas imposer ces grands principes à coups de matraque ou de règle. C'est par la force de son projet que la République, fille de la raison, veut l'adhésion de tous les Français. On n'impose pas une identité : on la construit.
Par le respect des personnes et des engagements. C'est probablement là que le sarkozysme pèche le plus.
Par calcul et tempérament, il divise au lieu de rassembler, comme si, pour faire nation, il fallait trier "le bon grain de l'ivraie", le "bon" jeune et le délinquant, la France qui "se lève tôt" et celle qui est exclue du marché du travail.
Par idéologie, il stoppe les moteurs de la cohésion nationale. Où sont le plan Marshall pour les banlieues, les crédits pour les associations des quartiers populaires, les dotations pérennes pour les collectivités locales, le soutien aux services publics, Poste, hôpital, police, justice, et à leurs agents ? Et l'école de l'égalité réelle, où est-elle, à l'heure de la ghettoïsation, de la fin de la carte scolaire, de la suppression par milliers de postes de professeurs ?
Décidément, dans ce "débat", le Parti socialiste n'a pas à avoir honte. Il est temps qu'il se dresse face aux tenants de l'identité Fouquet's pour leur dire comme Jaurès aux démolisseurs d'il y a un siècle : "Puisque vous désertez la politique républicaine, c'est nous, socialistes, qui la ferons."
Guillaume Bachelay est secrétaire national du Parti socialiste.
Publié par adfe-madagascar à 19:11:09 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
J’ai interrogé le consulat concernant les procédures à respecter pour un mariage impliquant au moins un ressortissant français. Rappelons qu’afin de faciliter la transcription postérieure du mariage sur le registre français, mariage contracté à la mairie malgache, il est nécessaire d’effectuer parallèlement auprès du Consulat français les démarches décrites ci-dessous.
Il peut être rappelé que la délivrance d'un certificat de capacité à mariage nécessite, selon les articles 170 et 63 et suivants du code civil :
Une fois les 10 jours légaux d'affichage effectués aux deux lieux (il faut donc attendre le retour de la mairie du domicile et Mayotte met parfois plusieurs mois avant de procéder à l'affichage malgré nos rappels répétés et ce, malgré la vigilance du Français ou de sa famille sur place qui vérifie que l'affichage est effectué), nous pouvons alors délivrer le certificat. C'est exactement la même démarche qu'en France.
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
FRANCAIS du MONDE- ADFE-MADAGASCAR
RAPPORT D’ACTIVITES avril/octobre 2009 présenté à l’Assemblée générale du Samedi 10 octobre.
Au cours de cet exercice, le CA s’est réuni 3 fois, les 13 mai, 18 juin et 24 septembre.
En plus de la permanence tenue par Mme Noro tous les matins, JD Chaoui a reçu tous les lundis matin tous ceux désireux de régler un problème de transcription, naturalisation, rapatriement, bourse scolaire ou autre.
Bien que courte, cette période a été marquée par plusieurs évènements que nous avons activement préparés.
La préparation de l’élection des Conseillers à l’AEF ( 7 juin 2009), a requis beaucoup d’énergie, les responsables de l’association se sont déplacés dans la région SAVA et à l’île Maurice en avril, à Tuléar et Antsirabe en mai. Chaque déplacement a été précédé d’annonces et d’invitations auprès de nos compatriotes afin de les sensibiliser à cette élection et aux objectifs prioritaires de FdM-ADFE.
Nos efforts ont été récompensés par l’élection de JD Chaoui . FdM-ADFE a remporté un siège sur les 4 qui étaient à pourvoir dans notre zone. Notre Conseiller répondra aux sollicitations des Français de notre circonscription, sera membre de droit de toutes les commissions consulaires et siègera à l’AFE à Paris pour évoquer les questions qui nous concernent.
Un entretien avec M . Châtaigner, ambassadeur de France, a eu lieu le 24 juin.
Il a porté sur nos préoccupations concernant certaines modalités de la campagne pour l’élection des Conseillers à l’AFE, les Affaires consulaires, sociales, et scolaires.
Nous avons exprimé notre satisfaction quant au travail d’information du Consulat sur le plan sécuritaire.
La commission locale des bourses s’est tenue le 20 avril, pour la campagne 2009/2010.
P.Farines et moi-même y représentions l’Association. 4009 dossiers avaient été déposés, 147 ont été rejetés par le service des bourses. La commission n’a examiné que les nouvelles demandes de bourses.
Le 8 octobre, la seconde commission a eu lieu à Tananarive. Jean-Daniel Chaoui s'est rendu à Majunga du 30/09/09 au 02/10/09 pour participer à la commission locale des bourses scolaires et effectuer une mission dans sa fonction de Conseiller.
FdM-ADFE a été présente à l’AG de EFM le 15 mai, notre Président en est membre de droit, a été élu à la trésorerie Christian Fonteneau.
FdM-ADFE a aussi été présente à l’AG de l’ASFT le 13 juin. Sylvain de Comarmond, Maurice Cocaud, Yves Peyre et Jean-Daniel Chaoui siège au CA de l'AFST.
FdM-ADFE a été présente à l’AG de l'association à Paris les 28 et 29 août 09 par la participation de Jean-Daniel Chaoui.
J-D Chaoui a enfin participé à la session de l'AFE à Paris du 7 au 12 septembre.
Pour le traditionnel repas de fin d’activité, le CA a organisé un déjeuner dansant le 23 mai au Cercle Franco-Malgache. An nom du CA, je remercie tous ceux et celles qui ont répondu à l’invitation.
Le site est ouvert, il sera fonctionnel très prochainement.
Le livret d’accueil est en préparation.
Quoi de neuf ? n°16 devrait être prêt fin octobre.
Avec les sections de province qui se sont toutes bien structurées à l’exception de celle de Tamatave, nos relations ont été resserrées grâce aux déplacements liés à la campagne électorale. Nos représentants, là où il n’y a pas de section, sont maintenant 4, à Ambilobe, Antalaha-SAVA, Ambanja et Ste Marie. Nous totalisons 268 adhérents sur le plan national.
Cependant, il nous reste encore des efforts à faire pour qu’il y ait davantage d’échanges entre les sections afin d’une meilleure participation dans la réalisation de nos objectifs communs.
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Cette nouvelle est très étonnante par elle-même et marque la dérive libérale qui s’infiltre dans l’école sous la responsabilité du tandem Sarkosy-Fillon. Les élèves seront bientôt payés pour aller à l’école !!! Effrayant !!!
Vous prendrez connaissance de la dépêche AFP et d’un commentaire d’un adhérent Français du Monde-ADFE de Varsovie qui résume parfaitement la position de notre association.
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
*Des élèves payés pour venir au lycée : Trois lycées professionnels de l’académie de Créteil expérimentent un système destiné à lutter contre l'absentéisme. Une polémique a démarré aussitôt.
Trois lycées professionnels de l’académie de Créteil vont expérimenter à partir de lundi la mise en place d’une cagnotte collective par classe pour lutter contre l’absentéisme, a indiqué vendredi à l’AFP un représentant du Haut commissaire à la Jeunesse, confirmant une information du Parisien. L'initiative fait réagir Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, qui s'inquiète vendredi des « risques de grave dérive » liés à cette expérimentation. «Loin de responsabiliser les élèves, la mise en place de "cagnottes collectives" nourrira un sentiment d'injustice entre les classes et les différentes filières de formation avec un risque d'accroissement des violences au sein des établissements»//, écrit-il. «Ce n'est pas une carotte individuelle. On essaie des choses nouvelles», a expliqué vendredi sur RTL le Haut-commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse Martin Hirsch, rappelant qu' «il y a des académies où on se trouve un taux d'absentéisme qui va de 5 à 80 %" et que ce dispositif financier "fonctionne à l'étranger"». *
Une cagnotte initiale de 2 000 euros
Deux classes de chacun des lycées — Lino-Ventura à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne), Gabriel-Péri à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et Alfred-Costes à Bobigny (Seine-Saint-Denis) — soit 150 élèves, selon le rectorat, vont servir de « phase pilote » pour cette année scolaire 2009-2010 Avant une éventuelle extension. Chaque classe va disposer d’une cagnotte initiale de 2.000 euros, susceptible de « prospérer » au fur et à mesure de l’année si le « contrat » passé entre les élèves et les adultes référents en terme d’assiduité et de discipline est respecté, selon la présentation du projet, doté de 32.000 euros par le Haut commissaire à la Jeunesse.
L’année est découpée en quatre périodes de 6 semaines (entre septembre et Pâques), dotée chacune d’un maximum de 2.000 euros à « gagner» en plus selon des barèmes comprenant des indicateurs de présence, de résultats scolaires, de discipline et d’orientation. Ainsi les classes les plus ambitieuses pourront compter en fin d’année sur 10.000 euros: mais pas question de verser de l’argent aux adolescents, le pactole financera un projet commun décidé en concertation entre les élèves et l’équipe éducative.
L'initiative pourrait être étendue à 70 classes
Interrogé sur cette forme de motivation pécuniaire des élèves, le représentant du Haut commissaire a relevé: « On n’est pas dans une logique de cagnotte individuelle, ça s’inscrit dans un projet collectif de classe et pour que cela fonctionne il faut une
solidarité du groupe ». « Le projet qui pourra être financé à la fin de l’année doit être éducatif», a-t-on également précisé, comme par exemple « un voyage scolaire, la création d’entreprise ou d’association, une action sociale, l’aménagement de classe, l’achat de matériel
informatique, sportif ou culturel». Cette initiative du rectorat de Créteil s’inscrit parmi les 165
projets retenus et présentés en juillet pour le lancement du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse qui sera abondé à hauteur de 65 millions d’euros, a précisé le Haut commissaire à la Jeunesse. Si cette phase pilote fait ses preuves, l’initiative sera étendue à 70 classes (environ 2.000 élèves) en 2010-2011 pour un budget de 560.000 euros, assortie d’une évaluation menée par des chercheurs spécialistes des questions d’emploi et d’éducation.
(Source AFP)
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Commentaire d’un adhérent de Français du Monde-ADFE Varsovie.
Cette mesure expérimentale proposée par le gouvernement à trois lycées pilotes de l’académie de Créteil est tout simplement hallucinante. En effet, afin de limiter l’absentéisme et les résultats scolaires, le Haut commissaire à la jeunesse propose de financer des « cagnottes » en Fonction de l’assiduité et de la discipline des élèves en classes.
Pour avoir exercé dans un collège de la banlieue du Val de Marne, et pour m’intéresser aux Problématiques éducatives, j’ai failli m’étrangler en lisant cet article du journal libé.
L’absentéisme en classe est un phénomène complexe : il relève d’une structure scolaire mal adaptée à la diversité du public, une école dotée de rythmes scolaires parfois peu respectueux des équilibres des enfants et adolescents ; notre modèle éducatif ayant été pensé pour une élite scolaire et ne s’étant pas suffisamment adapté à la massification et la diversification du public scolaire débutée dans les années 70-80.
L’absentéisme prospère aussi sur la démission des familles les plus démunies socialement pour gérer les enjeux scolaires de leurs enfants. L’absentéisme est enfin un problème individuel pour des élèves en « décrochage scolaire » et que l’école n’arrive plus à retenir dans ses murs… Lier rémunération-rétribution des élèves, fusse t il par le financement de projets collectifs, et lutte contre l’absentéisme, est bien une logique libérale qui ferait de
l’enfant ou de l’adolescent un « homo économicus » en miniature, intére ssé uniquement par l’appât du gain et guidé par la logique de ses seuls intérêts. L’école n’est ni une banque ni une entreprise mais devrait être une fabrique à citoyens et un creuset pour le mélange des diversités.
Aujourd’hui j’ai (très) mal quand je vois ce qu’on veut faire de l’école de la République.
Publié par adfe-madagascar à 19:41:36 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Les administrateurs prennent des vacances, le blog ne sera pas administré à partir de demain et jusqu'au 14 septembre. Prenez le temps de découvrir les centaines de documents déposés dans les différentes rubriques depuis l'ouverture du blog, soit depuis 14 mois.
Jean-Daniel Chaoui, Conseiller élu représentant les Français de l'Océan Indien et Président de Français du Monde-ADFE-Madagascar.
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Vos conseillers travaillent ; Daphna Ponanski pose la question ci-dessous au Ministère des Affaires étrangères, au nom du groupe Français du Monde-ADFE.
Daphna POZNANSKI Conseiller pour Israël
---------
Tel-Aviv, le 12 Août 2009
Question orale : Les Consulats à gestion simplifiée et les services de proximité aux Français de l'Etranger
Vu la création de Consulats à gestion simplifiée ces dernières années dans un souci de rationaliser la carte consulaire et l'objectif néanmoins réaffirmé par les pouvoirs publics de continuer à dispenser des services de proximité aux Français de l'Etranger, il serait utile de clarifier l'application sur le terrain de ces deux missions quelque peu contradictoires. Ainsi, pourriez-vous, aux bonnes fins d'information, nous transmettre les données suivantes :
- les pays dans lesquels ont été créés des Consulats à gestion simplifiée
- le nombre de Consulats à gestion simplifiée
Puis, pays par pays,
- le nombre d'agents détachés et leurs fonctions
- le nombre d'agents recrutés locaux et leurs fonctions.
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Présentation de l’école privée « Peter Pan » à Tananarive, homologuée par l’AEFE.
Nichée près de l’église catholique Saint-Antoine juste en face du stade de Mahamasina ; passé un grand portail bleu marine, le visiteur accède à une cour de récréation bien ombragée sorte de havre de paix en plein milieu urbain où de jeunes enfants très polis et disciplinés m’indiquent en cœur le bureau de Mme la Directrice.
Bien connue des Tananariviens, l’école « PETER PAN» est située dans le quartier fortement scolarisé de Mahamasina. L’établissement accueille chaque année une moyenne de 700 élèves répartis en deux sites distincts : un bâtiment pour le niveau préélémentaire et un groupe de trois bâtiments accueille l’école élémentaire, le collège et le lycée.
Homologué depuis septembre 2003 pour ce qui est du premier degré et depuis janvier 2005 pour le second degré ; Peter Pan (affectueusement nommé ainsi par les élèves) compte une population scolaire majoritairement constituée de nationaux, pour environ 6% d’élèves français boursiers et moins de 1% d’élèves étrangers tiers.
Il est à noter, qu’une forme de solidarité inter-établissement existe puisque les élèves issus de L’Ecole de la Francophonie et de Sully sont accueillis chaque année, étant donné que les établissements cités ne dispensent pas d’enseignement secondaire.
Historique
Initialement créé par un groupe franco-malgache sous la forme d’une école maternelle (d’où le nom du personnage de Walt Disney) le 24 octobre 1971 ; l’école est dirigée à l’origine par une française : Mme Annie de COMARMOND qui dû quitter le pays lors des évènements de 1972. La direction est alors assurée par le Professeur RAMBELOSOA (agrégé en grammaire française) jusqu’à son décès. Depuis 1982, c’est la même équipe de direction (cf. organigramme ci-dessous) qui assure l’administration et la bonne marche de l’établissement en étroite collaboration avec l’Association des parents d’élèves qui participe au Conseil d’Ecole.
L’année 1993, marque un tournant dans l’histoire de l’école puisque sous l’impulsion du SCAC, un certains nombre d’établissements privés du système français de la capitale s’engage sur la voie de l’homologation AEFE à la faveur notamment d’une mission d’inspection générale de la vie scolaire et de l’édition d’un cahier des charges précis.
Un établissement axé sur l’avenir
Depuis, la démarche de qualité dans laquelle l’établissement s’est engagée se matérialise par de la formation continue à destination des enseignants, à travers l’appui de l’AEFE, et avec le Lycée Français de Tananarive comme organe coordinateur. Voici comment la sympathique Directrice de Peter Pan, Mme Bienvenue RANDRENJATOVO HARVEL et son équipe déclinent l’avenir : « des avancées sont acquises sur tous les plans. Toutefois, les difficultés sont loin d’être surmontées, eut égard à la démarche de qualité dans laquelle l’établissement s’est engagé. L’acquisition de matériel éducatif, pédagogique, et de mobilier scolaire, l’équipement idoine des laboratoires, demeurent des priorités majeures qu’il est toutefois impossible de réaliser simultanément. La maîtrise des coûts de scolarité constitue un axe de collaboration constante avec l’association des parents d’élèves. La formation continue est assurément un soutien considérable pour aider l’équipe pédagogique à assumer efficacement ses fonctions et pour labelliser l’enseignement dispensé dans l’établissement ».
Un projet d’établissement
Il est prévu d’ici cinq ans de faire l’acquisition d’un terrain pour transférer l’ensemble des infrastructures scolaires en un point unique. À court terme, la direction de Peter Pan envisage le renouvellement partiel des manuels scolaires, de compléter le matériel de laboratoire et d’informatique, ainsi que l’acquisition de matériel éducatif pour les classes maternelles.
L’Équipe de direction, un groupe solide en place depuis 1982 :
· Directrice : Bienvenue RANDRENJATOVO HARVEL (Docteur en Science politique, Maîtrise en Sciences sociales)
· Directrice Adjointe/Coordinatrice pédagogique : Violette RANDRENJATOVO (DEA en Science politique, Maîtrise en Sciences sociales)
· Gestion administrative et financière : HARVEL MARCELLIN, co-fondateur de l’école
· Personne ressource informatique : Marcel LARDIT, depuis l’an 2000
· Directrice administrative & financière : Lucette GOURNAY RANDRENJATOVO, depuis décembre 2006
ECOLE PETER PAN 1, avenue Gandhi –Mahamasina Nord- Antananarivo 101 Tél/fax : 20 22 215 98 Courriel : peterpan@malagasy.com
88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Peut-il y avoir une élection libre au Gabon pour choisir le successeur d'Omar Bongo, qui a régné sans partage sur ce pays pétrolier d'Afrique centrale pendant plus d'un quart de siècle ? Le résultat du scrutin sera-t-il accepté par les partisans des perdants ? La France et les réseaux de la « Françafrique » seront-ils neutres ?
Voici quelques unes des questions lourdes de conséquences qui se posent alors que s'est ouverte samedi la campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 30 août.
Répondant à une objection majeure de l'opposition, Ali Bongo, le fils du président défunt, candidat à une succession dynastique, a quitté samedi son poste de ministre de la Défense pour devenir un candidat presque comme les autres. Deux autres ministres avaient déjà quitté leur poste en annonçant leur candidature, mais Ali Bongo avait traîné des pieds.
Mais ce n'est qu'un obstacle levé sur la voie d'élections réellement transparentes. La précampagne a été entachée d'incidents, en particulier lors d'une manifestation de l'opposition durement réprimée par la police anti-émeutes le 7 août, et plusieurs candidats de l'opposition ont réclamé la semaine dernière le report du scrutin. Deux candidats ont également été empêchés de quitter le pays.
Principale objection des opposants, les listes électorales, qui ont gonflé jusqu'à 1,2 million d'électeurs, ce qui fait beaucoup dans un pays qui compte 1,5 million d'habitants. C'est le sujet sur lequel risque de se focaliser la contestation des résultats.
Un candidat issu de la société civile, Bruno Ben Moubamba, a même déclenché samedi une grève de la faim pour protester contre les conditions dans lesquelles se prépare le scrutin. Moubamba tente de susciter un mouvement autour de sa candidature, utilisant massivement, à la Obama, les réseaux sociaux sur Internet.
C'est là qu'intervient la France, qui pèse encore très lourd à Libreville, avec sa base militaire, Total, et de très nombreux liens tissés entre le clan Bongo et Paris au cours des trois dernières décennies [2]. Paris a-t-il « son » candidat ? Officiellement, non, bien sûr.
Tous les Gabonais ont en mémoire la « petite phrase » de Robert Bourgi, le digne successeur de Jacques Foccart [3] comme « Monsieur Françafrique », qui déclarait que la France n'avait pas de candidat, mais que lui, à titre personnel, soutenait Ali Bongo. C'était dans une interview à VoxAfrica.com en juin dernier (Voir la vidéo, à 1 mn pour le début de l'entretien avec Robert Bourgi).
Robert Bourgi n'est pas n'importe qui dans les relations franco-gabonaises, lui qui est devenu conseiller occulte de Nicolas Sarkozy sur les affaires africaines.
On se souviendra de cette extraordinaire séquence de Canal+ où il amène Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, ainsi que le nouveau secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet [4], à Canossa/Libreville pour calmer la colère du vieux « doyen » Omar Bongo. Ce dernier venait d'obtenir la tête du prédécesseur de Joyandet [5], Jean-Marie Bockel, qui s'était engagé à fermer le cercueil de la Françafrique…
Le retour de Bourgi dans le circuit élyséen était le signe sûr que la politique africaine de la France n'avait pas connu la « rupture » promise par Sarkozy. Une « rupture » déjà bien absente du discours de Dakar [6], qui entamait sur une fausse note les relations du nouveau président avec le continent.
C'est là que le test des élections gabonaises est important. Sur un continent devenu l'un des terrains privilégiés de la rivalité sino-américaine [7], la France peut-ele continuer à gérer son « pré carré » comme autrefois ?
Peut-elle être soupçonnée de « faire » l'élection, comme autrefois les successions africaines étaient décidées dans le bureau du 2, rue de l'Elysée, où siégeait Jacques Foccart ?
La France devrait afficher sa neutralité, le faire savoir et le montrer concrètement. Faute de quoi, elle risquera d'être entraînée dans les polémiques qui, inévitablement, accompagneront ce premier exercice électoral ouvert après quatre décennies de parti unique puis de démocratie de façade.
En attendant, Ali Bongo est évidemment le favori de ce scrutin, bénéficiant du soutien du parti démocratique gabonais, le bien nommé PDG, de l'armée qu'il a soignée en tant que ministre de la Défense, et d'un appareil d'Etat encore inféodé au clan familial. Et ce malgré une aspiration claire d'une bonne partie des Gabonais à tourner la page.
Parmi ses rivaux, des hommes du sérail qui se sont éloignés d'Ali Bongo à la mort du père, et notamment l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame, et l'ex-Premier ministre Jean Eyéghé Ndong. Et il y a des opposants de plus longue date, Pierre Mamboundou, Zacharie Myboto et Jules Artides Bourdes Ogouliguende. L'ancien opposant historique Paul Mba Abessole [8], qui avait rallié le pouvoir en 2002, est également dans la course.
Les deux prochaines semaines seront donc chaudes au Gabon. Elles seront un test de la capacité de ce pays à sortir par le haut d'une période de paternalisme autoritaire aussi longue. Mais il serait surprenant qu'il le fasse sans casse.
Publié par adfe-madagascar à 19:05:44 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires