• La citation du jour

    Rien n'est plus dangereux que d'être trop moderne; on risque de devenir soudain ultra démodé.
    Oscar Wilde

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    Information de la DFAE du MAEE

     

    • Aides sociales :
      • Prestation d’Assistance Consulaire : elle apparaît pour mitiger les effets de la suppression des CCPAS en Europe.
      • Sociétés de bienfaisance : plusieurs élus ont exprimé le besoin de transparence et de rigueur dans la délivrance des aides.
      • Concernant les subventions, le CEFR a vu son aide divisée par 2. Mme Soupison indique que cette baisse est factice car liée à la création du Centre de crise qui se charge des rapatriements des Français de passage (la CEFR reste en charge du rapatriement des indigents).

     

    • Passeports biométriques :
      • Le passeport ‘grand voyageur’ sera disponible à partir du mois de novembre (au même prix que le passeport ordinaire).
      • Le délai moyen de délivrance d’un passeport est de 11,4 jours au niveau mondial.
      • Le dispositif de recueil mobile pour les passeports est en phase d’adaptation. Sa diffusion est imminente. Les postes desservis en priorité seront ceux qui sont les plus étendus. Les consulats seront abondés budgétairement pour les frais de tournée.
      • La délivrance des passeports ne peut se faire par voie postale, mais les consuls honoraires ont été habilités à remettre les passeports.
      • La proximité des consuls honoraires pour la délivrance des passeports n’est pas toujours suffisante. Les élus déplorent que les consuls honoraires d’un pays voisin ne puissent délivrer des passeports dans un autre pays.

     

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     Nationalité

     

    Intervention de Manuel Valls au cours de la session AFE de septembre 2011-11-06

     

    La Loi sur l’immigration de 2010 a donné lieu à une mission parlementaire.

    Un amendement prétendait enlever le droit à la nationalité pour les enfants nés en France de parents étrangers.

    Les principes fondamentaux du droit ont été analysés:

    • Droit du sol
    • Plurinationalité

    Une trentaine d’experts furent auditionnés et plusieurs collectivités visitées.

     

    Le rapport final de de M. Goasguen a déclenché beaucoup de vagues. Plusieurs parlementaires sont restés sourds aux recommandations des juristes qui conseillaient de ne pas modifier la loi. Ce rapport établissait un droit inégal à la nationalité et remettait en cause le droit du sol :

    • Droit du sang ou double droit du sol : le jeunes nés en France de parents étrangers seraient obligés de manifester leur désir d’acquérir la nationalité française.
    • Les jeunes nés en France de parents en situation illégale en France ne pourraient acquérir la nationalité.
    • La loi préconise que la naturalisation forcerait le renoncement des autres nationalités.

     

    Ces propositions reposent sur des menaces injustifiées. Diviser les Français dans le but d’en réduire le nombre est signe de peur. La France doit être fière de ses citoyens quels que soient leurs origines, elle doit être ouverte au monde. S’attacher à l’unité ne peut consister à nier la diversité. Réaffirmer notre appartenance commune ne peut consister qu’en une cérémonie de manifestation de sa volonté d’être Français. Comment créer un sentiment d’appartenance ? Le rapport n’apporte aucune réponse.

     

    La maitrise du français est fondamentale, mais un grand nombre de jeunes Français échouent dans les évaluations de français lors de la journée d’Appel à la Défense.

    Le débat sur l’identité nationale a divisé les Français, mais la France n’est pas siégée, notre nation suit la marche dialectique de l’histoire. Elle s’éprouve dans la confrontation avec l’autre.

     

    Aujourd’hui, être Français, c’est pouvoir revendiquer une ou plusieurs des  cultures qui constituent notre identité. Etre Français c’est avoir fait un choix réfléchi. L’identité est un risque à courir, suppose confiance et courage, une chance d’enrichissement et un risque d’abâtardissement. Nous devons ouvrir nos valeurs au monde sans craindre qu’elles soient transformées.

    La double nationalité est une force, un enrichissement, qui sur le plan économique et sur le plan de la langue, nous rendra plus forts. Sur tous les continents la concurrence est rude. En étant sûrs de notre diversité et de nos valeurs, nous irons de l’avant.

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     Le service civique : présentation

     

    Intervention à l’AFE session de septembre 2011 de M. Martin Hirsch, président de l’Agence du Service Civique (SC)

     Cette Agence a été créée en 2009. Son objectif : atteindre 75 000 jeunes en 2014 (soit 1 jeune sur 10 dans une certaine tranche d’âge). Elle est inspirée des Peace Corps de Kennedy.

    • Le Public qu’elle cible : les jeunes de moins de 25 ans, sans conditions d’accès ni de compétences techniques particulières.
    • Les indemnités : 450 Euros/mois + 100 Euros payés par l’organisme d’accueil (ou plus si le contexte l’exige, ex : à l’étranger) + 100 Euros pour cas sociaux. Le SC paye toutes les charges sociales.

     A l’étranger, l’organisme doit être public et de droit français. Son partenaire privilégié : France Volontaires. Les Français faisant le volontariat Européen sont considérés comme ayant fait le SC.

     Ses missions sont ciblées. Exemples : Haïti, ONGs en Tunisie (dans un esprit de réciprocité compte tenu du chômage existant dans le pays), prévention de santé en Afrique du Sud.

    Le SC permet l’accueil de jeunes volontaires dans les réseaux comme celui de l’AEFE : 30 postes à Londres, Berlin, Bruxelles, Nouakchott, Dakar (uniquement dans les EGDs), ainsi qu’à Madrid, pour 2 jeunes handicapés qui autrement ne pourraient être scolarisés. En général, il s’agit de cas sociaux.

     Les jeunes du SC sont sollicités par les Alliances Françaises mais il n’est pas possible de les agréer. Ils peuvent cependant être envoyés dans le cadre des activités conventionnées avec l’Institut Français.

    500 missions sont assurées à l’étranger dans une soixantaine de pays sur les 5 continents. Ces missions sont identifiées de différentes façons : une attitude proactive de l’Agence (Haïti, Afrique du Sud moyennant échanges), mais le plus souvent, ce sont les organismes la sollicitent et font des demandes de SC. Certaines missions sont refusées (car peu sérieuses). La demande est forte. L’intérêt: les partenariats, les montages avec des collectivités territoriales (accueil d’étrangers en France), la prise en charge partielle possible par les entreprises pour les charges que le SC ne peut payer (frais de déplacement, frais de logement, etc.).

     M. Hirsch se félicite du caractère volontaire du SC, car les jeunes qui s’y engagent se sentent fiers de le faire (ce qui ne serait peut-être pas le cas s’il était obligatoire). Le brassage social est une réalité : il y a une grande diversité de jeunes de tous milieux et de tous niveaux de formation. Cependant, le contexte du pays d’accueil ou de la mission peut exiger de compétences particulières (ex : Haïti). Par ailleurs, dans certains cas, c’est l’organisme d’accueil qui décide du candidat qu’il va retenir.

     Des enquêtes de satisfaction sont effectuées en fin de mission pour vérifier en particulier les dérives dans l’organisme d’accueil. Les critiques portent plutôt sur la gestion du SC que sur le déroulement de la mission en soi. Un bilan de 2011 sera fait début 2012.

     CR du Groupe Français du Monde à l’AFE


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  • Le Service civique à l’étranger \ Note d’information de Mme Joëlle Garriaud-Maylam

    29 juin 2011 – 12:19

    Par Mme Joëlle Garriaud-Maylam, Sénateur représentant les Français établis hors de France

    Le service civique, créé par la loi du 10 mars 2010, offre aux jeunes de 16 à 25 ans l’opportunité de s’engager au service de l’intérêt général, tout en acquérant de nouvelles compétences et une expérience professionnelle. En complément du Volontariat International en Entreprise (géré par Ubifrance) ou en Administration (qui relève du Ministère des Affaires étrangères), ce dispositif constitue une manière innovante de favoriser l’implication des jeunes à l’étranger.

    Service civique et actions à l’étranger

    Le volontariat de solidarité internationale (VSI) et le service volontaire européen (SVE) ont été intégrés au dispositif du service civique, tout en demeurant régis par des dispositions juridiques spécifiques. En 2010, sur les 10 141 jeunes engagés en service civique, 1 344 l’étaient au titre du service volontaire européen et 266 au titre du volontariat de solidarité internationale. En outre, environ 80 volontaires ont effectué un service civique à l’international en 2010, parmi lesquels 47 en Haïti dans le cadre de l’initiative présidentielle pour Haïti en liaison avec la Mission interministérielle pour la reconstruction d’Haïti (MIRH), 22 en Allemagne dans le cadre du volontariat franco-allemand, les autres se répartissant entre le Cambodge, le Cameroun, l’Espagne, l’Inde, l’Indonésie, l’Islande, la Moldavie, les Pays-Bas, le Pérou et le Tchad. Ils sont partis sous un statut d’engagement de service civique, pour des missions relevant principalement du domaine éducatif en Haïti, de l’environnement en Allemagne et du social et du culturel dans le reste du monde. Les projets déposés au cours des premiers mois de 2011 témoignent d’une montée en puissance des effectifs et d’une diversification des pays d’accueil.

    Source : Lettre d’information des Conseillers indépendants à l’AFE


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