• Santé, se soigner / Les Français économisent de plus en plus sur leur santé. / Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger

     Santé, se soigner

     Les Français économisent de plus en plus sur leur santé.

     Les inégalités dans l'accès aux soins se creusent. Alors que la santé est, après l'emploi et le pouvoir d'achat, la troisième préoccupation des Français, certains en sont réduits à devoir choisir entre aller chez le dentiste et payer la facture du chauffage.

    Car, le système de protection sociale français a beau être l'un des meilleurs du monde, il n'empêche plus les inégalités dans l'accès aux services de santé. En cause, la baisse des remboursements de médicaments et les dépassements d'honoraires, les franchises complémentaires santé auxquelles souscrivent 94% des Français.

    Le budget santé restant à la charge du citoyen est en moyenne de 570€ mais il cache de fortes disparités, de 295€ par an pour les foyers aux revenus les plus faibles à 843€ pour ceux aux revenus les plus aisés. Le pouvoir d'achat influence le renoncement aux soins.

    Les personnes, sans complémentaire, renoncent deux fois plus que les autres. 60% des français déclarent avoir déjà été contraints de décaler des consultations médicales ou des achats en lien avec la santé, voire d'y renoncer !

     

    A l'étranger, la situation est encore plus difficile.

     Le système de protection sociale dont bénéficient nos compatriotes de métropole n'est en effet pas appliqué, les lois étant territorialisées, c'est-à-dire n'ayant effet que sur le territoire de la République française.

    Actuellement, la protection santé des Français de l'étranger est laissée totalement à leur initiative, donc à leur charge. Ceux qui le peuvent prennent une assurance auprès d'une compagnie privée ou de la CFE (Caisse des Français de l'Etranger).

    Cette dernière offre une protection spécifique auprès des Français de l'étranger aux revenus modestes à partir d’une  catégorie dite « aidée ». L'État, par la loi, devait prendre en charge le tiers de la cotisation mais son désengagement de plus en plus prononcé, depuis deux ans, oblige la CFE à pallier sur ces fonds propres les manques de l’État.

     

    Ce qui va-même jusqu’à interroger quant à la survie de cette catégorie aidée pourtant nécessaire à nos compatriotes les plus défavorisés car la CFE seule ne pourra continuer à subvenir à la part aidée.

    Même si ces derniers peuvent avoir accès aux CMS (Centre Médico-sociaux) des Consulats, lorsque ceux-ci n'ont pas été fermés, la catégorie aidée de la CFE  laisse, cependant, hors des soins de santé, la majorité des Français de l'Etranger pour qui, même avec ce dispositif, cette assurance sociale reste financièrement inaccessible. Ils sont alors pris en charge par les services sociaux des Consulats, quand ceux-ci existent et quand les moyens le permettent…

     Pour 2012, le gouvernement a, en effet, amputé  de 10% l’enveloppe 2011 du budget d’action sociale, ce malgré une population expatriée toujours en pleine croissance (+3% encore cette année). Cela ne représente plus que 7,45€ par an et par Français résidant à l’étranger.

     Dans le classement mondial, notons, pour notre circonscription, que Madagascar présente le plus grand nombre d’allocataires (plus de 500) et que  le Liban arrive en 5ème position avec 310 bénéficiaires. Ces positions sont inversées, si on regarde le montant des allocations versées, puisque Madagascar  pointe en 5ème position avec 780 719€ versés et le Liban avec 1 776 807€ à la 2éme derrière le Maroc.

     

    Mes propositions pour que ça change:

     Le sujet de la santé des Français de l'étranger n'a donc pas été véritablement traité jusqu'à ce jour.  Très disparate et inégalitaire, il laisse sur le bord du chemin la majorité de nos compatriotes. Élu député, je proposerai plusieurs mesures d'urgence :

     

     Réformer la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) pour la rendre accesible à tous nos compatriotes

    24°) Utilisation des réserves excédentaires de la CFE pour répondre à l’impératif de justice sociale à l’égard de nos compatriotes pour qui l’adhésion reste une dépense prohibitive.

    25°) Garantir l’aide de l’Etat au financement de la 3ème catégorie solidaire de la CFE.

    26°) Permettre aux couples dont les revenus mensuels ne dépassent pas la moitié du plafond de la sécurité sociale de ne verser qu’une seule cotisation à la CFE.

    27°) Permettre aux retraités pensionnés de bénéficier de l’assurance maladie, maternité et invalidité avec un seul trimestre de cotisation à l’assurance vieillesse, comme c’est le cas en France et abrogation de la mesure injuste qui interdit depuis 2003 aux travailleurs salariés d’adhérer à l’assurance volontaire vieillesse lorsqu’ils exercent une activité à l’étranger depuis plus de deux ans.

    28°) Ouverture de la 4ième catégorie, actuellement réservée aux seules personnes de moins de 22 ans, aux salariés dont les revenus sont inférieurs au quart du plafond de la sécurité sociale (629€/mois).

    Chaque année, la CFE négocie avec certains hôpitaux étrangers des conventions de tiers payant. Seule une petite trentaine de conventions ont été passées, essentiellement avec des hôpitaux situés dans les capitales.

    29°) Affiliation de la CFE à un réseau mondial d’assurance santé afin d’élargir le réseau actuel d’hôpitaux (30 seulement à ce jour) avec lesquels ont été passées des convention de tiers payant qui permettent aux Français de l’étranger d’avancer un minimum de frais.

     

    Renforcer l’action sociale consulaire

    Entre 2002 et 2010, les aides sociales versées par les comités consulaires pour la protection et l'action sociale (CCPAS) ont diminué de 11% alors que dans le même temps le nombre de Français immatriculés a crû de 27%. La plupart des postes d’assistants sociaux consulaires ont été supprimés. La droite a réduit considérablement les secours occasionnels, renvoyant les demandes des Français en difficulté vers les sociétés de bienfaisance locales, dont la vocation n’est pas l’action sociale, mais la charité.

    Face à cette situation dégradée, je défendrai les mesures suivantes :

    30°) Remplacement des allocations à durée déterminée par une Allocation Locale d'Insertion Sociale (ALIS). Ce « RSA consulaire » comprendra un revenu de substitution et un volet insertion, et sera utilisable pour financer une formation professionnelle et Création d’un revenu local de substitution (RLS) pour les personnes démunies de plus de 50 ans.

    31°) Augmentation du nombre de centres médico-sociaux (CMS) afin de couvrir les villes où la communauté française croît rapidement et où les infrastructures de santé restent insuffisantes, avec un droit d’accès aux CMS pour les Français ne pouvant pas s’affilier à la CFE. Etude de la possibilité d’ouverture des CMS aux ressortissants européens et d’une collaboration avec les dispensaires des Nations Unies dans certains pays.

    Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller AFE Madagascar Ocan Indien

    Candidat élection législatives 2012, 10ème circonscription des Français de l’étranger,  Parti Socialiste

     

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    Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger


    Chers parents,

    • La Commission nationale des bourses scolaires aura lieu les 20 et 21 juin prochain.   Merci de nous renvoyer le questionnaire en pièce jointe en listant les sujets d'ordre général, tout comme les cas particuliers, que nous pourrons porter pour vous.

     

    • Par ailleurs, nous vous rappelons notre Enquête en ligne anonyme, facile et utile qui donne la parole à tous les parents  pour que les sujets et les attentes des familles soient pris en compte! Nous vous remercions de faire circuler le lien ci-dessous (l’enquête ne prend pas plus de 5mn !) à tous les parents :

    <http://freeonlinesurveys.com/rendersurvey.asp?sid=avq7sgrxgb1tpty1023891

    • L’Assemblée Générale de la FAPEE se tiendra le samedi 7 juillet au Palais du Luxembourg (Sénat) et sera précédée la veille d’un forum thématique sur l’enseignement et d’un échange avec la directrice de l’AEFE, Madame Anne-Marie Descôtes.


    Bien cordialement,

     le bureau
    FAPÉE – 101, boulevard Raspail – 75006 PARIS
    Tél : (33) 1 45 44 08 49  Fax : (33) 1 42 84 30 03
    Courriel : info@fapee.com  Nom Skype : lafapee

    Pour mieux nous connaître : <http://fapee.com>


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