•  Santé, se soigner

     Les Français économisent de plus en plus sur leur santé.

     Les inégalités dans l'accès aux soins se creusent. Alors que la santé est, après l'emploi et le pouvoir d'achat, la troisième préoccupation des Français, certains en sont réduits à devoir choisir entre aller chez le dentiste et payer la facture du chauffage.

    Car, le système de protection sociale français a beau être l'un des meilleurs du monde, il n'empêche plus les inégalités dans l'accès aux services de santé. En cause, la baisse des remboursements de médicaments et les dépassements d'honoraires, les franchises complémentaires santé auxquelles souscrivent 94% des Français.

    Le budget santé restant à la charge du citoyen est en moyenne de 570€ mais il cache de fortes disparités, de 295€ par an pour les foyers aux revenus les plus faibles à 843€ pour ceux aux revenus les plus aisés. Le pouvoir d'achat influence le renoncement aux soins.

    Les personnes, sans complémentaire, renoncent deux fois plus que les autres. 60% des français déclarent avoir déjà été contraints de décaler des consultations médicales ou des achats en lien avec la santé, voire d'y renoncer !

     

    A l'étranger, la situation est encore plus difficile.

     Le système de protection sociale dont bénéficient nos compatriotes de métropole n'est en effet pas appliqué, les lois étant territorialisées, c'est-à-dire n'ayant effet que sur le territoire de la République française.

    Actuellement, la protection santé des Français de l'étranger est laissée totalement à leur initiative, donc à leur charge. Ceux qui le peuvent prennent une assurance auprès d'une compagnie privée ou de la CFE (Caisse des Français de l'Etranger).

    Cette dernière offre une protection spécifique auprès des Français de l'étranger aux revenus modestes à partir d’une  catégorie dite « aidée ». L'État, par la loi, devait prendre en charge le tiers de la cotisation mais son désengagement de plus en plus prononcé, depuis deux ans, oblige la CFE à pallier sur ces fonds propres les manques de l’État.

     

    Ce qui va-même jusqu’à interroger quant à la survie de cette catégorie aidée pourtant nécessaire à nos compatriotes les plus défavorisés car la CFE seule ne pourra continuer à subvenir à la part aidée.

    Même si ces derniers peuvent avoir accès aux CMS (Centre Médico-sociaux) des Consulats, lorsque ceux-ci n'ont pas été fermés, la catégorie aidée de la CFE  laisse, cependant, hors des soins de santé, la majorité des Français de l'Etranger pour qui, même avec ce dispositif, cette assurance sociale reste financièrement inaccessible. Ils sont alors pris en charge par les services sociaux des Consulats, quand ceux-ci existent et quand les moyens le permettent…

     Pour 2012, le gouvernement a, en effet, amputé  de 10% l’enveloppe 2011 du budget d’action sociale, ce malgré une population expatriée toujours en pleine croissance (+3% encore cette année). Cela ne représente plus que 7,45€ par an et par Français résidant à l’étranger.

     Dans le classement mondial, notons, pour notre circonscription, que Madagascar présente le plus grand nombre d’allocataires (plus de 500) et que  le Liban arrive en 5ème position avec 310 bénéficiaires. Ces positions sont inversées, si on regarde le montant des allocations versées, puisque Madagascar  pointe en 5ème position avec 780 719€ versés et le Liban avec 1 776 807€ à la 2éme derrière le Maroc.

     

    Mes propositions pour que ça change:

     Le sujet de la santé des Français de l'étranger n'a donc pas été véritablement traité jusqu'à ce jour.  Très disparate et inégalitaire, il laisse sur le bord du chemin la majorité de nos compatriotes. Élu député, je proposerai plusieurs mesures d'urgence :

     

     Réformer la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) pour la rendre accesible à tous nos compatriotes

    24°) Utilisation des réserves excédentaires de la CFE pour répondre à l’impératif de justice sociale à l’égard de nos compatriotes pour qui l’adhésion reste une dépense prohibitive.

    25°) Garantir l’aide de l’Etat au financement de la 3ème catégorie solidaire de la CFE.

    26°) Permettre aux couples dont les revenus mensuels ne dépassent pas la moitié du plafond de la sécurité sociale de ne verser qu’une seule cotisation à la CFE.

    27°) Permettre aux retraités pensionnés de bénéficier de l’assurance maladie, maternité et invalidité avec un seul trimestre de cotisation à l’assurance vieillesse, comme c’est le cas en France et abrogation de la mesure injuste qui interdit depuis 2003 aux travailleurs salariés d’adhérer à l’assurance volontaire vieillesse lorsqu’ils exercent une activité à l’étranger depuis plus de deux ans.

    28°) Ouverture de la 4ième catégorie, actuellement réservée aux seules personnes de moins de 22 ans, aux salariés dont les revenus sont inférieurs au quart du plafond de la sécurité sociale (629€/mois).

    Chaque année, la CFE négocie avec certains hôpitaux étrangers des conventions de tiers payant. Seule une petite trentaine de conventions ont été passées, essentiellement avec des hôpitaux situés dans les capitales.

    29°) Affiliation de la CFE à un réseau mondial d’assurance santé afin d’élargir le réseau actuel d’hôpitaux (30 seulement à ce jour) avec lesquels ont été passées des convention de tiers payant qui permettent aux Français de l’étranger d’avancer un minimum de frais.

     

    Renforcer l’action sociale consulaire

    Entre 2002 et 2010, les aides sociales versées par les comités consulaires pour la protection et l'action sociale (CCPAS) ont diminué de 11% alors que dans le même temps le nombre de Français immatriculés a crû de 27%. La plupart des postes d’assistants sociaux consulaires ont été supprimés. La droite a réduit considérablement les secours occasionnels, renvoyant les demandes des Français en difficulté vers les sociétés de bienfaisance locales, dont la vocation n’est pas l’action sociale, mais la charité.

    Face à cette situation dégradée, je défendrai les mesures suivantes :

    30°) Remplacement des allocations à durée déterminée par une Allocation Locale d'Insertion Sociale (ALIS). Ce « RSA consulaire » comprendra un revenu de substitution et un volet insertion, et sera utilisable pour financer une formation professionnelle et Création d’un revenu local de substitution (RLS) pour les personnes démunies de plus de 50 ans.

    31°) Augmentation du nombre de centres médico-sociaux (CMS) afin de couvrir les villes où la communauté française croît rapidement et où les infrastructures de santé restent insuffisantes, avec un droit d’accès aux CMS pour les Français ne pouvant pas s’affilier à la CFE. Etude de la possibilité d’ouverture des CMS aux ressortissants européens et d’une collaboration avec les dispensaires des Nations Unies dans certains pays.

    Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller AFE Madagascar Ocan Indien

    Candidat élection législatives 2012, 10ème circonscription des Français de l’étranger,  Parti Socialiste

     

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    Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger


    Chers parents,

    • La Commission nationale des bourses scolaires aura lieu les 20 et 21 juin prochain.   Merci de nous renvoyer le questionnaire en pièce jointe en listant les sujets d'ordre général, tout comme les cas particuliers, que nous pourrons porter pour vous.

     

    • Par ailleurs, nous vous rappelons notre Enquête en ligne anonyme, facile et utile qui donne la parole à tous les parents  pour que les sujets et les attentes des familles soient pris en compte! Nous vous remercions de faire circuler le lien ci-dessous (l’enquête ne prend pas plus de 5mn !) à tous les parents :

    <http://freeonlinesurveys.com/rendersurvey.asp?sid=avq7sgrxgb1tpty1023891

    • L’Assemblée Générale de la FAPEE se tiendra le samedi 7 juillet au Palais du Luxembourg (Sénat) et sera précédée la veille d’un forum thématique sur l’enseignement et d’un échange avec la directrice de l’AEFE, Madame Anne-Marie Descôtes.


    Bien cordialement,

     le bureau
    FAPÉE – 101, boulevard Raspail – 75006 PARIS
    Tél : (33) 1 45 44 08 49  Fax : (33) 1 42 84 30 03
    Courriel : info@fapee.com  Nom Skype : lafapee

    Pour mieux nous connaître : <http://fapee.com>


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  • La citation du jour

    «Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.»  Gandhi

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    Santé, se soigner

    Les Français économisent de plus en plus sur leur santé.

    Les inégalités dans l'accès aux soins se creusent. Alors que la santé est, après l'emploi et le pouvoir d'achat, la troisième préoccupation des Français, certains en sont réduits à devoir choisir entre aller chez le dentiste et payer la facture du chauffage.
    Car, le système de protection sociale français a beau être l'un des meilleurs du monde, il n'empêche plus les inégalités dans l'accès aux services de santé. En cause, la baisse des remboursements de médicaments et les dépassements d'honoraires, les franchises complémentaires santé auxquelles souscrivent 94% des Français.
    Le budget santé restant à la charge du citoyen est en moyenne de 570€ mais il cache de fortes disparités, de 295€ par an pour les foyers aux revenus les plus faibles à 843€ pour ceux aux revenus les plus aisés. Le pouvoir d'achat influence le renoncement aux soins.
     Les personnes, sans complémentaire, renoncent deux fois plus que les autres. 60% des français déclarent avoir déjà été contraints de décaler des consultations médicales ou des achats en lien avec la santé, voire d'y renoncer !

    A l'étranger, la situation est encore plus difficile.

     Le système de protection sociale dont bénéficient nos compatriotes de métropole n'est en effet pas appliqué, les lois étant territorialisées, c'est-à-dire n'ayant effet que sur le territoire de la République française.
     Actuellement, la protection santé des Français de l'étranger est laissée totalement à leur initiative, donc à leur charge. Ceux qui le peuvent prennent une assurance auprès d'une compagnie privée ou de la CFE (Caisse des Français de l'Etranger).
    Cette dernière offre une protection spécifique auprès des Français de l'étranger aux revenus modestes à partir d’une  catégorie dite « aidée ». L'État, par la loi, devait prendre en charge le tiers de la cotisation mais son désengagement de plus en plus prononcé, depuis deux ans, oblige la CFE à pallier sur ces fonds propres les manques de l’État. Ce qui va-même jusqu’à interroger quant à la survie de cette catégorie aidée pourtant nécessaire à nos compatriotes les plus défavorisés car la CFE seule ne pourra continuer à subvenir à la part aidée.
    Même si ces derniers peuvent avoir accès aux CMS (Centre Médico-sociaux) des Consulats, lorsque ceux-ci n'ont pas été fermés, la catégorie aidée de la CFE  laisse, cependant, hors des soins de santé, la majorité des Français de l'Etranger pour qui, même avec ce dispositif, cette assurance sociale reste financièrement inaccessible. Ils sont alors pris en charge par les services sociaux des Consulats, quand ceux-ci existent et quand les moyens le permettent…

    Pour 2012, le gouvernement a, en effet, amputé  de 10% l’enveloppe 2011 du budget d’action sociale, ce malgré une population expatriée toujours en pleine croissance ( +3% encore cette année). Cela ne représente plus que 7,45€ par an et par Français résidant à l’étranger.

    Dans le classement mondial, notons, pour notre circonscription, que Madagascar présente le plus grand nombre d’allocataires (plus de 500) et que  le Liban arrive en 5ème position avec 310 bénéficiaires. Ces positions sont inversées, si on regarde le montant des allocations versées, puisque Madagascar  pointe en 5ème position avec 780 719€ versés et le Liban avec 1 776 807€ à la 2éme derrière le Maroc.

    Le sujet de la santé des Français de l'étranger n'a donc pas été véritablement traité jusqu'à ce jour.  Très disparate et inégalitaire, il laisse sur le bord du chemin la majorité de nos compatriotes. Élu député, je proposerai plusieurs mesures d'urgence :
    * L'élargissement de la troisième catégorie aidée à la CFE avec l'objectif d'en doubler le nombre de bénéficiaires alors que ceux-ci sont en baisse continue pour les raisons expliquées plus haut (-310 soit -8,2% pour 2010).
    * Le renforcement du réseau des CMS là ou résident les populations françaises les plus vulnérables.
    * La mise à l'étude d'une CMU (Couverture Maladie Universelle) pour les  Français de l'étranger.

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    le 24 février 2012 :
    Communiqué des sénateurs des Français du monde


     Les sénateurs socialistes des Français de l’étranger craignent que le taux de participation aux premières élections législatives concernant les Français de l’étranger ne soit singulièrement réduit par les difficultés d’organisation.
    Afin de pallier les distances, parfois très grandes (jusqu’à des milliers de kilomètres entre le lieu de vie et le lieu de vote de l’électeur), un vote par correspondance ou électronique avait été prévu par le législateur.
    Le test grandeur nature du vote par internet organisé par le Ministère des Affaires étrangères portant sur 15 000 Français volontaires inscrits sur les listes électorales consulaires n’a permis qu’à 30% seulement d’entre eux de pouvoir exprimer un choix. Ce test a démontré que le dispositif était trop contraignant quant au type d’équipement et de configuration nécessaire, ce qui laisse présager une efficacité très moyenne du dispositif. Plus de la moitié des tentatives de vote s’est soldée par un échec.
    L’obligation de s’inscrire avant le 1er mars pour pouvoir ensuite voter par correspondance va largement limiter l’effet de cette possibilité de vote. D’ailleurs même ceux qui seront inscrits risquent de ne pas pouvoir voter au second tour dans la plupart des circonscriptions, très vastes, où la Poste ne sera pas en mesure de transmettre et d’assurer le retour du matériel de vote. Nous avions anticipé ce risque et avions suggéré un mode de scrutin à un seul tour, par scrutin proportionnel afin de rendre le vote possible pour l’ensemble des Français de l’étranger, et pas seulement pour ceux résidant dans des pays où la Poste fonctionne correctement.
    Notre inquiétude est grande aujourd’hui quant aux taux de participation à ces élections. Devant ces difficultés, nous demandons que la date limite d’inscription au vote par correspondance soit reportée au 1er mai.
    Jean-Yves Leconte, Hélène Conway-Mouret, Claudine Lepage, Richard Yung, Sénateurs des Français établis hors de France


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  • Communiqué de l’Ambassade de France à Tananarive : fête du 14 juillet 2011.

     

    Invitation pour tous les Français qui souhaitent se rendre à la résidence de France à Ivandry pour le 14 juillet, de 19h à 23h.

    L’Ambassadeur

     

    N° 1280/AMBR/mcp                   Tananarive, le 24 juin 2011

     

     

     

    Monsieur le Président, Cher ami,

     

    Cette année encore, je souhaite faire de la Fête Nationale française un moment festif qui se déroulera en deux moments distincts et complémentaires, ceci afin notamment de permettre l’association de notre communauté française à Madagascar.

     

    Avant la réception que je donnerai en journée à la Résidence de France le jeudi 14 juillet, je souhaite organiser à la Résidence de France à Ivandry une grande soirée populaire le mercredi 13 juillet pour nos compatriotes.

     

    Ce Bal populaire, à l’image de ce qui a lieu en métropole, accueillera gratuitement les Français autour d’une animation musicale musette et variétés, puis d’un DJ, et sera couronné par un feu d’artifice.

     

    Je vous prie de bien vouloir informer vos adhérents que ce Bal sera accessible aux Français immatriculés. Les cartons d’invitation pourront être retirés auprès du Consulat Général de France à Tananarive du lundi au vendredi, de 10 h 30 à 11 h 30, à partir du lundi 27 juin 2011 et jusqu’au mardi 12 juillet 2011.

     

    En vous remerciant par avance, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Cher ami, l’assurance de ma considération distinguée.

     

     

     

                                                                              Jean-Marc CHATAIGNER

     

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    Questions-réponses

     

    CFE 3ème catégorie aidée

     

    1)      Qui est réellement responsable de la procédure de demande de classement dans la 3ème catégorie aidée (consulat ou conseiller)?

    2)      Où trouver le formulaire de demande ?

     

    Le plafond est de 17 310 € et le montant de la cotisation trimestrielle « aidée » est de 177 €.

     

    Réponse :

     

    C’est le consulat de rattachement qui traite les dossiers par la CCPAS et non les conseillers qui ne font que siéger à la commission consulaire CFE.

    Le formulaire est disponible au service social du consulat.

     

    Un Conseiller constate l’absence des mises à jour des informations lors d’un tour des sites des lycées de sa circonscription.

    Un Conseiller précise que le site de la CFE et celui du consulat de Tunisie ne donnent pas la liste des documents, ni le formulaire, contrairement à celui de Mexico.

     

    Un Conseiller témoigne que le Consulat de Togo a envoyé directement les demandes d’accès à la 3ème catégorie aidée à la CFE mais non à la CCPAS. Le consul ne donnait pas le formulaire sous prétexte que le nombre de dossier n’est pas suffisant.

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    Communiqué de Thierry Consigny, Conseiller AFE élu au Japon.

     

    ACCIDENT DE FUKUSHIMA : ÉTAT DES LIEUX ET CONSÉQUENCES

     
    A l'occasion de la venue au Japon d'une équipe de l'Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) pour une mission de routine quatre mois après l'accident nucléaire de Fukushima, l'Ambassade de France au Japon organise le jeudi 7 juillet, de 14h 00 à 15h 30, à l'attention des Français du Japon, une conférence intitulée : « Accident de Fukushima : état des lieux et conséquences de l’accident sur l’environnement et les populations »        Les conséquences sur l’environnement terrestre, en particulier sur les productions agricoles, ainsi que sur le milieu marin, seront abordées durant cette conférence.


    En ce qui concerne l’impact sur les populations, après un rappel des voies d’exposition à la radioactivité émise lors de l’accident et déposée ensuite dans l’environnement, un point sera fait sur les recommandations et les bonnes pratiques à adopter dans la vie quotidienne ainsi que l’évolution attendue de la situation. Cette conférence sera animée par M. Olivier Isnard (IRSN) et M. Bruno Cessac, responsable du bureau des situations post-accidentelles (IRSN), qui ménageront une large plage de temps pour répondre à vos questions. Cette conférence aura lieu au rez-de-chaussée de l'Ambassade de France au Japon.


    ACCIDENT DE FUKUSHIMA : RISQUES POUR LES ENFANTS


    D'autre part, dans le cadre de cette visite de l'IRSN, une réunion d'information spécifique, consacrée aux risques pour les enfants (cour de récréation, chaîne alimentaire, précautions particulières …) sera organisée par le Lycée franco-japonais de Tokyo (LFJT) à destination des représentants des différentes composantes de notre communauté scolaire.

    LA RÉDUCTION DE LA RADIOACTIVITÉ AMBIANTE À FUKUSHIMA


    La mise en route de l’installation destinée à traiter les eaux contaminées, qui fait appel à des technologies américaines et françaises (AREVA et VEOLIA), s’est faite progressivement ces derniers jours, mais a été émaillée d'incidents, fuites et arrêts non programmés, phénomènes normaux lors d'une période de rodage. Ceci d’autant plus que l'installation du système a été effectuée en 10 semaines, au lieu d'une durée habituelle d'un an ou plus pour un tel projet, et que la période de tests a été extrêmement courte. Même si TEPCO a le plus souvent communiqué sur les incidents plutôt que sur la montée en puissance de l’installation, celle-ci a déjà traité plus de 6 000 tonnes d’eau, avec un taux de décontamination satisfaisant. Le recyclage de cette eau traitée pour refroidir les réacteurs, testé hier 27 juin 2011, permet pour la première fois d’espérer une stabilisation puis une diminution du volume d’eau contaminé (plus de 100 000 tonnes à ce jour) qui empêche la progression des travaux dans les bâtiments, réacteurs et turbines. Celle-ci ouvrira la voie à des interventions sur site moins délicates, permettant une stabilisation définitive qui, je vous le rappelle, est encore loin d'être acquise.

    LES ENFANTS DE FUKUSHIMA



    Je suis extrêmement sensible aux efforts de la société civile à Fukushima pour réduire à 1 millisivert/an, au lieu de 20 millisivert/an, le niveau légal d’exposition. Un débat a actuellement lieu à la Diète (le parlement japonais) et je salue toutes les initiatives venant des associations françaises - CRIIRAD (Projet 47) et ACRO (Laboratoire indépendant de mesure
    de la radioactivité) en particulier - pour aider des associations locales à mettre en place des systèmes de mesures indépendants.

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    Primaires du Parti socialiste

    Pour choisir son candidat ou sa candidate à la présidentielle, le PS organise les premières primaires citoyennes ouvertes. C'est vous qui décidez, c'est à vous que nous proposons de donner un nom au changement en votant.

    Les Français résidant à l'étranger pourront participer à ce scrutin inédit.



    1 Des bureaux de votes seront organisés dans des dizaines de villes dans le monde, les 9 et 16 octobre sur les zones Océanie, Asie, Afrique, Europe et les 8 et 15 octobre pour la zone Amérique. Vérifiez s'il existe un bureau de vote dans votre ville

    2 Si vous ne pouvez vous y rendre ou si vous vivez dans un pays où nous n'organisons pas de bureau de vote : un vote par correspondance est organisé avec envoi du matériel électoral, uniquement à l'adresse figurant sur la liste électorale consulaire. Pour pouvoir recevoir chez vous ce matériel de vote, vous devez obligatoirement vous inscrire avant le 13 juillet.
    >> Inscrivez-vous avant le 13 juillet

    En savoir plus sur les primaires citoyennes du PS
    Les primaires citoyennes du PS sont un processus légal, validé par les autorités de référence et respectueux des données personnelles (en savoir plus).


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  • Comment les réformes ruinent la vocation enseignante

    Astrid Gouzik- Marianne | Vendredi 24 Juin 2011 à 15:01

     

     

    Alors que les inscriptions au concours pour la session 2012 du Capes se clôtureront le 12 juillet, les candidats au fameux sésame du professorat sont de moins en moins nombreux. De quoi faire craindre qu'il y ait moins de candidats que de postes disponibles pour les sessions prochaines...



     

    Laura et Julien sont beaux, Laura et Julien sont jeunes… L’un a trouvé le poste de ses rêves, l’autre a trouvé le poste à la hauteur de ses ambitions ! Ça sonne comme la bande-annonce d’une série pour TF1 ! Rien de tout cela en fait. Laura et Julien sont les visages de la nouvelle campagne de pub de l’éducation nationale qui «  recrute 17000 personnes ». L’éducation nationale tente de séduire, car les chiffres sont éloquents : entre 2010 et 2011, 9 500 candidats de moins se sont présentés aux épreuves du Capes externe, toutes disciplines confondues. Pourquoi le job de professeur ne fait-il plus rêver ?

     

    Moins de candidats que de postes en 2013 ?

     

    Graphique 1

     

    Beaucoup l'ont entendue cette phrase, lorsque se cherchant une orientation, hésitant entre avocat et médecin, un proche suggérait : « Mais tu veux pas faire prof ? T’as toutes les vacances, c’est tranquille » !  Il faut croire que le métier ne fait plus autant rêver puisque les étudiants se détournent peu à peu du Capes. Des matières scientifiques notamment.  Pour la prochaine édition du concours de mathématiques, 1300 candidats se présenteront pour 950 postes à attribuer.  Pas vraiment rude comme sélection.

    Une étude des concours de recrutement du secondaire portant sur 40 ans fournit une explication à cette chute du nombre de candidats. Elle met en relief le fait que le nombre de candidats évolue parallèlement au nombre de postes offerts, avec un décalage de 4 ans. « L'explication de ce décalage est probablement que le concours est à bac+4 : ceux qui sont déjà engagés dans cette voie continue, même si le nombre de postes baisse, mais cette baisse dissuade les nouveau entrants », développe Pierre Arnoux, professeur de mathématiques à l'université d'Aix-Marseille 2 et président de la commission française pour l'enseignement des mathématiques. Donc lorsque le gouvernement supprime des postes, le nombre des prétendants au Capes diminue aussi, CQFD.

    Et cette situation inquiète les professeurs d’université qui forment les candidats, car les effectifs devraient continuer à baisser. A ce rythme-là, il se pourrait même qu’il y ait moins de candidats que de postes l’année prochaine.

    Pourtant un calcul est simple à effectuer. Il y a 900 000 professeurs en France et leur carrière dure entre 33 et 35 ans, en moyenne. Pour maintenir ces effectifs, il faudrait recruter chaque année 3% des professeurs (pour compenser les départs), soit 27 000 personnes. Or l’éducation nationale en recrute 16 000. Ce sont donc 11 000 professeurs qui manquent chaque année.
    «  Le gouvernement est en train de couper le robinet, explique Pierre Arnoux. Dans quelques années ; on manquera cruellement de nouveaux professeurs et il faudra en recruter 35 000 par an pour compenser. Résultat, on recrutera n’importe qui ». La situation s’est déjà présentée dans les années 60, et vers la fin des années 80, elle était donc prévisible.


    Et les très importantes fluctuations du nombre de postes offerts ne sont pas pour calmer les esprits :« On observe (graphique 1) des variations extrêmes, et très rapides, du nombre de postes offerts. Aucune autre profession ne voit les postes offerts être multipliés par 10 en 10 ans, et divisés par 2 en deux ans. Partout ailleurs, cela soulèverait des hurlements, d'autant que ces chiffres, qui couronnent des études de 4 ans, sont annoncés quelques mois avant les concours. C'est un désastre en matière de gestion des ressources humaines. », observe Pierre Arnoux. 


    A cela s’ajoutent des conditions de travail éprouvantes, et un salaire trop bas au vu des exigences de la profession,  pour dissuader peu à peu les candidats. La réalité de l'enseignement dans les établissements difficiles, dans lesquelles sont affectés les jeunes professeurs, a aussi de quoi les refroidir. Tout comme la violence de plus en plus présente dans les collèges et les lycées.

     

    La masterisation a-t-elle réussi à dégoûter les étudiants ?

    La baisse des prétendants semble aussi coïncider avec la réforme de la formation des professeurs. Depuis septembre 2010, le niveau de recrutement des enseignants a été élevé à master 2, alors qu’il suffisait auparavant d’avoir une licence pour pouvoir prétendre à la formation pratique de l’IUFM.
    Une aubaine pour les futurs élèves qui verront arriver des professeurs mieux formés et donc mieux armés, dira-t-on ! Mais la réalité est un peu différente. Cette réforme ne correspond pas à une année de formation en plus. Il s’agit de retarder le recrutement des professeurs. « Avant la masterisation, ils étaient recrutés à 24 ans, désormais ils le sont à 25. Ils perdent donc une année de salaire et de cotisations sociales. Les politiques ont réussi à dégoûter les étudiants avec cette réforme, car ils ont très vite compris à quelle sauce ils allaient être croqués », souligne Pierre Arnoux.


    Alors  à ce tarif-là, celui du très prisé bac+5, les étudiants préfèrent s’orienter vers des filières plus rémunératrices. Car dans une société de l'argent-roi, le rôle de l'enseignant est bien peu valorisé. Et sur les bancs de l'université, ils veulent aussi leur part du gâteau: un job qui paie bien!  En mathématiques par exemple , un étudiant titulaire d’un master 2 peut soit s’orienter vers une école d’ingénieur, soit décider d’entrer dans la vie active et trouvera facilement un travail dans le secteur de la banque notamment. Des chiffres récents confirment que les écoles d’ingénieur et de management ont la cote car elles permettent à leurs jeunes diplômés de trouver un poste immédiatement, avec un salaire alléchant !

    A voir les chiffres des candidats au Capes s’effondrer, on comprend mieux maintenant la campagne du gouvernement. Mais Laura et Julien suffiront-ils à effacer les erreurs qui ont poussé les jeunes à se détourner du « plus beau métier du monde » et les 16 000 postes de fonctionnaires de l'éducation nationale supprimés cette année ?

     

    http://www.marianne2.fr/Comment-les-reformes-ruinent-la-vocation-enseignante_a207662.html?preaction=nl&id=5919798&idnl=26373&

     

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     Santé

    L’OMS estime que l’usage du téléphone mobile peut être cancérigène

     

    Nouvelle étape dans le débat concernant l'impact du téléphone mobile sur la santé : des chercheurs de l'OMS viennent d'indiquer que l'utilisation du mobile était « peut-être » cancérigène.

     

    Changement de ton à l’Organisation mondiale de la santé (1) concernant le téléphone mobile. Par le biais de son Centre international de recherche sur le cancer (Circ), l'OMS vient de classer les champs de radiofréquences électromagnétiques comme « potentiellement cancérigènes ». On se rappelle pourtant qu’il y a un an, les résultats de l’étude Interphone, menée par ce même Circ, n’avaient pas « permis de mettre en évidence un risque accru de cancer cérébral ».

    Des centaines d'articles scientifiques étudiés

    Les 31 scientifiques réunis à Lyon depuis une semaine pour évoquer la question ont planché sur « des centaines d’articles scientifiques ». Et ils ont cette fois estimé que l’usage du téléphone mobile pouvait notamment favoriser l’apparition de gliomes, mais en faisant état d'un niveau de preuve « restreint ». Le docteur Jonathan Samet, qui a présidé ce groupe de travail, a indiqué que « les preuves, qui continuent d’être accumulées, sont suffisamment fortes pour déterminer une conclusion et une classification 2B [la liste des agents potentiellement cancérigènes selon une norme internationale, NDLR]. Cette conclusion signifie qu’il pourrait y avoir un risque, et de ce fait nous devons poursuivre l’observation attentive d’un lien entre téléphones portables et risque de cancer ».

     

    Le directeur du Circ, Christopher Wild, a insisté sur la nécessité de poursuivre les recherches et donne quelques conseils de bon sens pour limiter le risque : avant tout, il recommande d’éviter de porter le téléphone à l’oreille et d'utiliser un kit mains-libres. Le groupe de travail n’a en revanche pas trouvé de lien entre l’exposition « environnementale » aux ondes et le cancer.

    Les opérateurs réagissent

    La Fédération française des télécoms (FFT) n’a pas tardé à réagir à cette annonce. Le sujet est sensible, et on se rappelle que l’association, qui regroupe notamment les opérateurs mobiles, avait déjà durement critiqué le documentaire Mauvaises ondes, diffusé il y a deux semaines.

    La Fédération dit « prendre acte » de ce classement. Et indique que, en « choisissant 2B, catégorie qui concerne 266 autres agents dont le café et les légumes vinaigrés, le Circ indique que le lien entre cancer et ondes radio n’est pas démontré en l’état des données scientifiques acquises. Les ondes radio n’ont aujourd’hui pas la même classification que, par exemple, l’alcool, le tabac et l’amiante (catégorie 1 :  “cancérogène”), ni que, par exemple, le trichloréthylène et les fumées des moteurs Diesel (catégorie 2A :  “probablement cancérogène”) ».

     

    (1) L'Organisation mondiale de la santé dépend de l'ONU.

    http://www.01net.com/editorial/533796/l-oms-estime-que-l-usage-du-telephone-mobile-peut-etre-cancerigene/


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    Santé publique

     

    L’ALCOOL MERITE UNE ATTENTION TRES PARTICULIERE

     

    Les usages de l’alcool riment avec réticence, déni, tabou, Pourquoi ?

     

    Les réponses des Dr Alain Rigaud et Philippe Batel, psychiatres et alcoologues, membres de la commission nationale Addictions

     

    Valeurs mutualistes : l’alcool doit-il être considéré comme un produit de consommation banal, un produit à risque, un psychotrope, une drogue … ?

     

    Alain Rigaud : Aux yeux de la population, les boissons alcooliques apparaissent comme un produit de consommation banal. Toutefois, la molécule « alcool » qu’elles contiennent est psychoactive, ce qui signifie qu’elle modifie la conscience, les perceptions et le comportement. Elle a, de ce point de vue, un effet psychotrope et peut donc être considérée comme une drogue.

     

    Philippe Batel : L’alcool est, en effet, tout cela à la fois. Dans notre pays, non seulement sa consommation est banale, mais elle est banalisée et normalisée : il est le seul psychotrope à avoir un tel statut, assis et  valorisé. Aucun autre ne jouit d’une image aussi favorable !

     

    V.M. : Pourtant, il demeure très difficile d’aborder la question de la consommation d’alcool et de ses possibles dommages ? Pour quelles raisons ?

     

    A.R : C’est lié à l’exigence du « savoir boire » et du bien se tenir auprès des autres. Personne ne veut voir comment un buveur passe de la position supposée être celle de tout le monde, à savoir être maître de son comportement et consommer avec modération, au fait de dépasser les limites tolérées, d’être alors considéré comme buvant trop ou mal, et de se retrouver alcoolique avec des problèmes de santé voire une dépendance. C’est une logique binaire qui refuse de voir la zone grise intermédiaire. On refuse de voir que ces boissons, dont on attend du plaisir, puissent nous rendre malades et être destructrices, et que chacun puisse être exposé. Voilà ce qui enclenche de déni.

     

    P.B. : Exact. C’est un vrai déni de continuum existant entre une consommation usuelle, une consommation qui va peut être engendrée des risques et une consommation qui aboutira à d’authentiques dommages. Sortir de cette situation nécessite donc une politique de santé et de prévention ne s’intéressant pas à la seule dépendance mais aussi à l’émergence de ces dommages. Il faut informer largement et très clairement les utilisateurs  potentiels des risques encourus avec l’alcool, les aider à les repérer et à restituer ce repérage, car ils en ont une représentation erronée : ils pensent spontanément à la cirrhose, qui est en fait une complication relativement rare, là où l’hypertension artérielle, par exemple, est beaucoup plus fréquente ! Les modifications de l’humeur, l’irritabilité, l’insomnie, les troubles relationnels, bien que non spécifiques à une consommation excessive d’alcool, en constituent également des  symptômes fréquents.

     

    V.M. : Quels repères explicites, quels messages, peut on transmettre  la population ?

     

    A.R. : En matière de consommation, il existe des repères quantitatifs, des seuils de risque définis par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et au-delà desquels on commence à prendre des risques pour sa santé : 3 verres par jour maximum pour un homme, 2 pour une  femme et rapportés à une semaine pour ceux qui n’ont pas une consommation régulière, 21 verres pour un homme et 14 pour une femme.

    Connaître ces seuils est fondamental, mais ne suffit pas. Ul faut aussi donner les moyens aux gens d’arriver à auto évaluer leur consommation en comptant le nombre de verres bus. Pour cela, il faudrait inscrire sur chaque contenant de boissons alcooliques combien celui-ci content de gramme d’ alcool pur, et non pas seulement son degré alcoolique comme aujourd’hui car cela laisse penser à tort qu’il existe des alcools « forts » et des bières ou des vins « doux ».Les jeunes pourraient ainsi savoir que lorsqu’ils prennent une bière forte à 7,9 ° en contenance de 50cl , ils consomment trois fois plus d’alcool qu’avec une canette de 25 cl à 5°.

    Ensuite, des actions de prévention de proximité doivent relayer ces informations basiques et incontournables auprès des divers publics afin qu’ils se les approprient,  en s’appuyant par exemple sur des exercices ludiques (simulateurs d’alcoolémie, lunettes qui brouillent le regard, etc…) et pas uniquement pédago-scientifiques.

     

    Par ailleurs, des informations plus spécifiques adaptées à certains publics (milieux professionnels, universitaires, jeunes, femme en âge de se procréer…) sont à apporter.

     

    P.R. : Les repères actuels m’apparaissent assez opérationnels, davantage ceux portant sur la consommation hebdomadaire et s’ils sont assortis de recommandations particulières pour les personnes qui prennent de médicaments par exemple, ou encore les femmes enceintes. Une autre donnée importante est à faire connaître : sur 10 sujets qui vont consommer de l’alcool, ce qui représente 80%  de la population adulte française, 15%  vont avoir des ennuis avec leur consommation à un moment ou à un autre de leur existence. Et sur ces 15 %, probablement la moitié, en tout cas chez les hommes, vont devenir dépendants. Autrement dit, 7 à 10 % des utilisateurs deviennent dépendants. Un produit qui pose ainsi des problèmes à un consommateur sur cinq au cours de la vie, dont l’utilisation peut de surcroit entraîner 23 à 45 000 morts par an et qui touche globalement 5 millions d’individus, mérite tout de mêle une attention très particulière ! Cela vaut tut de même le coup d’expliquer qu’il ne s’agit pas d’un produit banal ! Non ?  Surtout en ces temps où l’on se montre très sensible à la potion de sécurité  sanitaire…

     

    V.M. : Dans un rapport récent, la Cour des comptes a qualifié « d’inefficace » la politique sanitaire actuelle. Qu’en pensez-vous ?

     

    A.R : Je souscris sans réserve, hélas, aux constats de la Cour des comptes. On peut néanmoins mettre au crédit de l’Etat qu’il y aura enfin un message sanitaire de prévention concernant l’alcoolisation prénatale, bien qu’il ait été arraché de haute lutte contre les lobbies des producteurs, ainsi que les Etats généraux de l’alcool et le Plan 2007-2012  de prise en charge et de prévention des  addictions. Ce sont autant d’éléments susceptibles de permettre au prochain gouvernement de relancer une véritable politique de prévention et de lutte contre l’alcoolisme. Le fera-t-il ?...

     

    P.B. : Les initiatives gouvernementales  existent, sont coordonnées. Mais on demeure dans le croisement d’intérêts rigoureusement contradictoires, l’arbitrage, ce qui donne des décisions politiques souvent incomplètes, assez peu relayées sur le plan local car le sujet reste encore éminemment tabou. C’est parce qu’elle marche ainsi dans une ambivalence majeure et à contresens que la politique sanitaire actuelle est inadaptée. La mise en place d’un Conseil de modération et de prévention l’illustre :c’est la quintessence du compromis à la française qui amène à l’absurde ! Comment voulez vous tirer loyalement des renseignements pour mener une politique publique en matière de lutte contre l’alcoolisme, en mettant autour d’une même table des tenants de la santé publique et des viticulteurs avec leurs représentants parlementaires ?

     

    Propos recueillis par Séverine Bounhol

     

     

     

    Les enjeux de santé publique en chiffres

     

         L’alcool coute la vie à 45 000 Français par an : 16 000  sont dus à  des cancers, 8 200 à des affections digestives, 7 600  à des maladies cardiovasculaires, 7 700 à des accidents et traumatismes. Cela en  fait la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac

         16 % des décès masculins et 3 % des décès féminins sont dus à une consommation excessive d’alcool.

         9,4 % des 12-75 ans (13,8 % des hommes et 5%  des femmes) présenteraient une consommation à risque

         Comparée à la moyenne européenne la surmortalité masculine liée à l’alcool est supérieur de 30% en France.

         La France se situe au 11è rang mondial en termes de consommation d’alcool.

         La loi de santé publique du 9 août 2004 fixe l’objectif d’une baisse de 20 % de la consommation d’alcool par habitant d’ici 2008

    En direction des mutualistes

     

    C’est une des premières concrétisations du parcours de santé mutualiste : la Mutualité frandçaise et l’ANPAA ont conclu un accord pour améliorer la prévention et la prise en charge des addictions (risques liés à la consommation d’alcool, mais aussi de tabac, de cannabis et de médicaments psychotropes).

     

    EN SAVOIR PLUS

     

    www.anpaa.asso.fr

    www.ccomptes.fr

    www.inserm.fr

    www.etatgenerauxalcool.fr

    www.drogues.gouv.fr

    www.inpes.sante.fr

     

    *Alain Rigaud est aussi président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA)

    Cette association constitue le principal dispositif de lutte et de prévention en alcoologie et addictologie  en France. Elle est repartie en 90 comités départementaux et 11 délégations régionales, qui gèrent de nombreux centres de soins spécialisés.

    Pour l’alcoologie, son offre représente 50% de l’offre nationale.

    Philippe Batel, président de l’association pour la recherche des maladies alcooliques (ARMA) , est également l’auteur de Pour en finir avec l’alcoolisme. Réalités scientifiques contre idées reçues (éditions La Découverte)

    ** Instauré par décret le 5 octobre, sa création était attendue par le secteur viti-vinicole. Composé de 33 membres, cet organe consultatif a pour mission d’assister les pouvoirs  publics dans l’élaboration et la mise en place des politiques de prévention.


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