• Note concernant le programme FLAM

     PROGRAMME FRANÇAIS LANGUE MATERNELLE (FLAM)

    Intervention de Josette LE COQ, chef du service pédagogique AEFE

      I- DESCRIPTIF ET FONCTIONNEMENT DU PROGRAMME

     Le programme FLAM, créé par le Ministère des affaires étrangères en 2001-2002, s'adresse spécifiquement aux communautés françaises expatriées. Son objet est d'apporter un soutien à des initiatives extrascolaires visant à favoriser la pratique de la langue française et le contact avec leur culture chez des enfants ressortissants français scolarisés localement dans une autre langue que le français.

     Suite aux recommandations 5 et 6 adoptées par les états généraux de l'enseignement français à l'étranger, il a été décidé que dans le cadre de la réorganisation du ministère des affaires étrangères et européennes et de la création de la direction générale de la mondialisation, le programme FLAM serait désormais géré par l'agence pour l'enseignement français à l'étranger, à laquelle ont été versés les crédits afférents votés par le parlement.

     

    1- Des objectifs fondamentaux confirmés

     L'objectif premier du programme FLAM est de permettre à des enfants français (y compris binationaux) dont les parents sont établis dans un pays étranger non francophone et qui sont scolarisés dans des établissements locaux, de conserver la pratique de la langue française et le contact avec notre culture, en suivant, dans un contexte extrascolaire ou parascolaire, des programmes spécifiques. Le programme peut répondre aussi bien aux besoins de familles binationales dont l'établissement dans un pays donné est souvent de longue durée, qu'à ceux de familles expatriées pour des périodes moins longues qui ne profitent pas pour des raisons diverses de la présence d'établissements d'enseignement français à l'étranger homologués.

     Ces programmes de cours et activités, inities et pilotes par une association dûment constituée et habilitée à demander, recevoir et gérer des subventions, doivent être organisés pour un effectif minimum de 10 élèves français (dont binationaux le cas échéant) auxquels peuvent se joindre des élèves d'une autre nationalité.

     Les organismes éligibles au programme FLAM sont des structures associatives sans but lucratif, indifféremment régies par le droit français (loi de 1901) ou la législation locale.

    L'organisme, émanant des parents des élèves concernés, doit en principe être distinct de toute association de français de l'étranger à vocation générale, affiliée ou non à une fédération reconnue d'utilité publique comme l'ADFE-FDM ou l'UFE, lesquelles peuvent bien sûr aider à la mise en place d'une telle structure. en cas d'exception dûment justifiée et approuvée par le poste en raison de spécificités locales, une comptabilité spécifique au projet, bien séparée, doit obligatoirement être tenue, de même si l'organisme offre des activités destinées à d'autres élèves (étrangers) ou des relais CNED, qui restent extérieurs au périmètre du programme. Le concours financier sur fonds publics vise avant tout à aider ces associations à ''se construire''.

     Ainsi, le soutien financier apporté aux bénéficiaires est réduit progressivement au fur et à mesure de la pérennisation du programme, sans aller, en principe, au-delà d'une cinquième année. Ce principe est maintenu, mais des exceptions continueront à être consenties dans des cas particuliers, notamment dans des pays situés dans la zone de solidarité prioritaire. Par ailleurs, un ''label FLAM'' sera attribué sur leur demande aux associations ne bénéficiant plus de l'attribution d'une subvention, mais souhaitant rester dans le cadre général du programme, les autorisant ainsi à se prévaloir du soutien du ministère des affaires étrangères et européennes et à bénéficier d'autres formes d'aides attribuées par le département ou par l'AEFE (mutualisation de ressources, programme de formation des intervenants, etc.).

     Les instituts français, centres culturels français et alliances françaises peuvent être des opérateurs, des points d'appui ou des établissements d'accueil d'une opération FLAM, étant entendu que la totalité de l'action reste obligatoirement placée sous la responsabilité de l'association qui assure le pilotage et le financement du projet pour lequel elle a sollicité une subvention.

     Les enseignements de langue et culture françaises s'adressent à tous les niveaux de l'enseignement scolaire de l'âge de grande section de maternelle (année du 5ème anniversaire) aux classes du secondaire (fin de l'enseignement obligatoire en France : année du 16ème anniversaire). Ils peuvent être dispensés dans un établissement scolaire (en dehors des horaires de classes) ou tout autre local adéquat.

     Les activités proposées aux autres niveaux du préélémentaire (enfants de moins de cinq ans) ne sont pas prises en compte pour l'attribution d'une subvention de ce programme, à laquelle elles ne permettent pas de postuler, non plus que celles qui se déroulent dans le cadre d'un établissement scolaire français homologué ou en soutien à des enseignements réglementaires français, que ces derniers soient assurés ou non en liaison avec le Centre national d'enseignement à distance (CNED). Ces activités seront néanmoins indiquées pour information dans les demandes et dans les comptes rendus annuels.

     

    2- Validation des compétences acquises

     La réglementation des diplômes d'études en langue française (DELF) a été modifiée en 2005 en harmonisant le dispositif avec les niveaux du Cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe (niveaux A1, A2, B1, B2). Le Centre international d'études pédagogiques (CIEP) a développé depuis quelques années une version junior (''préadolescent et adolescent'') adaptée aux candidats des l'âge de 11/12 ans. Une version ''prima'' adaptée à des enfants plus jeunes, de 7 à 11 ans, a été mise en place en 2009.

     Ces diplômes, précédemment réservés à des étrangers, sont désormais ouverts à des candidats de nationalité française résidant dans un pays non francophone, permettant ainsi à tous les élèves français bénéficiant du programme FLAM ou aux élèves étrangers inscrits aux mêmes activités de faire évaluer et valider leurs compétences linguistiques.

     Les ''enseignants FLAM'' pourront se reporter désormais aux référentiels requis pour l'obtention d'un DELF, en liaison avec les portfolios européens des langues. Les postes diplomatiques sont invités à instruire avec attention leurs candidatures à des stages et programmes de formation, comme le programme ''pro-FLE'' par exemple.

     

    II- BILAN FLAM 2009

     Ce programme a bénéficié en 2009 d’une enveloppe de 300 000 euros. Les dossiers ont été instruits par une commission mixte AEFE – DGM, présidée par la Directrice de l’Agence.

     Critères pris en compte :

    • · Enfants de plus de 5 ans
    • · Présence de plus de 10 enfants français
    • · Subvention demandée inférieure à 50% du budget
    • · Dégressivité
    • · Au-delà de la cinquième demande, étude au cas pas cas (notamment zone de solidarité prioritaire du programme 2009)

     En 2009, 23 pays ont été candidats au programme FLAM, 62 dossiers ont été traités, dont 46 étaient récurrents.

     La demande s’établit de la façon suivante :

    • · Amérique du Nord : 8 dossiers pour 1 pays, avec un montant global de 218 703 euros

    (7 dossiers en 2007)

    • · Europe : 32 dossiers pour 10 pays, avec un montant de 182 224 euros (38 en 2007)
    • · Asie-Pacifique : 8 dossiers pour 4 pays, avec un montant de 90 269 euros (9 en 2007)
    • · Afrique : 6 dossiers pour 3 pays, avec un montant de 63 000 euros dont 54 500 pour l’Algérie (6 en 2007)
    • · Moyen-Orient : 1 dossier pour 1 pays (l’Iran), avec un montant de 2 500 euros (1 en

    2007)

    • · Amérique du Sud : 7 dossiers pour 4 pays, avec un montant de 46 319 euros (2 en

    2007)

    50 demandes ont reçu une réponse positive : 14 subventions vont à des nouvelles demandes, 7 à des deuxièmes demandes, 11 à des troisièmes, 10 à des quatrièmes, 3 à des cinquièmes et 4 à des sixièmes, 1 à une septième demande.

    On rappellera que ce programme destiné à « aider de nouveaux projets » ne peut s’engager à assurer un soutien récurrent au-delà de cinq ans.

     

    Les associations subventionnées, pour 2009, étaient au nombre de :

    • · 9 en Amérique du Nord pour un montant total de 110 000 euros
    • · 22 en Europe pour un montant de 81 200 euros
    • · 6 en Asie-Pacifique pour un montant de 42 000 euros
    • · 5 en Afrique pour un montant de 28 500 euros
    • · 1 au Moyen-Orient pour un montant de 2 500 euros
    • · 7 en Amérique du Sud pour un montant de 35 600 euros

    Plus de 4500 enfants (2600 en 2007) dont 2300 français (y compris les binationaux) sont accueillis.

     

    III- CAMPAGNE

     En 2010, l’enveloppe prévue pour le programme FLAM se montait à 600 000 €.

    Les dossiers de candidature sont transmis à l'AEFE accompagnés d'un avis circonstancié des postes diplomatiques et consulaires concernés.

     Pour toute information, vous pouvez vous adresser à : Nadège BALDUCCI, adjointe au chef du service pédagogique de l’AEFE 01 53 6931 01, nadage.balducci@diplomatie.gouv.fr


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