• Une mauvaise politique ne peut produire que de mauvais effets

     

     

     

     

    Écrit par Richard Yung   

    Vendredi, 29 Juillet 2011

     

    Cette fin de semaine, de mois et d’année scolaire nous apporte malheureusement deux mauvaises nouvelles. La première, c’est la hausse du niveau du chômage en juin : + 33600 portant à 4,1 millions le nombre de chômeurs, soit presque 10% de la population active. C’est plus qu’une douche froide, c’est la marque patente de l’échec de la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon : l’objectif, pourtant bien modeste était de ramener le taux de chômage sous les 9% en fin d’année.

    Ce ne sera pas le cas et, sans vouloir jouer les Cassandre, il faut craindre au contraire que le ralentissement de la croissance, sinon son arrêt, n’ait pour effet d’accroître le chômage. La CFDT demande, à juste titre, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires qui freine l’embauche mais, pour Sarkozy cette mesure est la dernière qui reste de sa fameuse politique TEPA (« travailler plus pour gagner plus »), donc intouchable (avec le cadeau de 3 milliards d’euros pour les bistrotiers). Le fond du problème, je le répète à longueur de blog, c’est qu’il faut cesser avec cette obsession du déficit à 3 % et donner des marges de croissance à l’économie française et européenne. C’est la croissance qui permettra de résorber les déficits mais le contraire n’est pas vrai.

    Autre mauvaise nouvelle : l’ineffable M. Guéant repart de plus belle sur sa politique visant à réduire l’immigration même légale. Cette fois-ci, il réduit de moitié la liste des métiers ouverts aux étrangers, en particulier dans le BTP et l’informatique. Encore un gage donné à l’extrême-droite car, les professionnels le disent, cela ne changera pas grand-chose à la situation : les 10000 visas de travail supprimés ne seront –malheureusement– pas remplacés par des travailleurs français. Mais l’effet d’affichage lui sera là et cela compliquera encore plus la vie des travailleurs immigrés ! Ajoutons encore la contradiction qu’il y a à donner comme instruction au ministre de l’immigration de l’époque (M. Hortefeux) de rééquilibrer l’immigration du travail en la portant à 50% de l’ensemble (soit 50000) et, deux ans après, à réduire précisément celle-ci. Au secours, ils ne savent plus ce qu’ils font !

    8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     COMMUNIQUÉ


    Monique CERISIER-ben GUIGA, Claudine LEPAGE et Richard YUNG, sénateurs socialistes représentant les Français établis hors de France, s’insurgent contre la nomination de David DOUILLET au poste de secrétaire d’État chargé des Français de l'étranger.

    Le culte des vedettes est mis au service d’une campagne électorale qui s’annonce difficile pour la majorité. En nommant au Gouvernement un champion de judo populaire, le Président de la République espère une forte présence à tous les meetings organisés à l’étranger dans le cadre de sa campagne et de celle des candidats UMP à la législative. Tous les moyens sont bons pour capter les voix des citoyens français résidant à l’étranger.

    Quelles sont les compétences de l’ancien « monsieur pièces jaunes » sur les problèmes spécifiques liés à l’expatriation ? Depuis qu’il siège à l’Assemblée Nationale, il s’est surtout distingué par ses propos misogynes et homophobes.

    Au mieux sera-t-il capable de créer un écran de fumée afin de faire oublier le débat sur la remise en cause de la pluri-nationalité et la proposition de sur-taxation des habitations des Français résidant à l’étranger – proposition qui a certes été retoquée par le Sénat, mais dont François BAROIN continue de dire qu’elle était « pertinente».

    La création d’un demi-maroquin ne suffira pas à masquer la casse du service public consulaire, la fragilisation du système d’enseignement français à l’étranger, la stigmatisation des couples binationaux, la baisse des aides sociales versées aux expatriés en difficulté, etc.

    Les Français établis hors de France ne sont pas dupes. Ils méritent mieux qu’un secrétariat d’Etat d’affichage. Ils ressentent la nomination de cet agent électoral de l’UMP comme un véritable affront.

    Les Français de l’étranger ne sont pas des citoyens de seconde zone. Ils aspirent à la mise en œuvre d’une politique ambitieuse et juste, dont seule la gauche est porteuse.


    Monique CERISIER-ben GUIGA, Claudine LEPAGE et Richard YUNG
    Sénateurs représentant les Français établis hors de France
    Palais du Luxembourg - 75291 PARIS Cedex 06

    http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/


    votre commentaire
  • Français du Monde-ADFE et le Conseiller Jean-Daniel Chaoui vous présente leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année 2011.

    Santé, bonheur, prospérité, solidarité.


    88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Elections Législatives 2012

    J’ai le plaisir de vous informer que j’aurai la responsabilité de représenter le parti socialiste et plus globalement les forces de gauche pour l’élection du futur député de notre circonscription (10ème circonscription des Français de l’étranger) et ainsi de me présenter à vos suffrages en 2012. Ainsi en a décidé le Bureau National du PS réuni lors de la Convention « égalité réelle » à Paris, le 11 décembre dernier.

    Jean-Daniel Chaoui, Conseiller AFE Océan Indien, candidat du Parti Socialiste pour les élections législatives 2012 dans la 10ème circonscription.

     

    888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Thème spécial politique

     

     

     

     Bureau de l'Assemblée des Français de l'étranger des 17 et 18 décembre 2010

     

    Intervention de M. Hervé Fabre Aubrespy, conseiller pour la législation électorale au cabinet du Premier Ministre, relative à l'élection des députés des Français de l'étranger en 2012.

     

    Monsieur Fabre Aubrespy a indiqué que la marche vers la mise en place de l'élection des députés des Français établis hors de France arrivait presque à son terme. Depuis la révision constitutionnelle de l'été 2008, plusieurs étapes ont été franchies :

     

    Délimitation des circonscriptions

     

    Monsieur Fabre Aubrespy a rappelé que l'ordonnance du 29 juillet 2009 établissant les 11 circonscriptions pour les députés des Français de l'étranger a été ratifiée par le Parlement et validée par le Conseil Constitutionnel.

     

    Adaptation de l'élection

     

    Un décret d'application qui est en préparation, prendra en compte toutes les dispositions législatives. Le débat à l'Assemblée nationale devrait se dérouler les 20, 21 et 22 décembre et la lecture au Sénat devrait avoir lieu au mois de février. Monsieur Fabre Aubrespy insiste sur le fait que les navettes entre les deux Chambres ne devront pas durer trop longtemps, l'ensemble du dispositif devant être prêt un an avant l'élection, c'est-à-dire au plus tard le 1er juin 2011. L'adoption du texte par le Parlement devrait donc être effective au 30 avril au plus tard.

     

    Questions et commentaires

     

     La question du lieu du vote a été largement évoquée. Monsieur Fabre Aubrespy a expliqué que ce qui était prévu était de donner le choix aux électeurs (alors que le droit commun prévoit la possibilité de voter uniquement sur son lieu de résidence), mais ce choix sera valable pour les législatives ainsi que pour les élections présidentielles. Le choix présumé est le rattachement à l'étranger. Le sénateur Cantegrit a signalé que beaucoup de compatriotes vivant dans les pays limitrophes souhaitaient revenir voter en France.

    Richard Yung a souligné la nécessité absolue d'avancer plus vite sur ce dossier. Le sénateur précise que la date limite du 30 avril relative à l'adoption du texte est une date théorique, mais que dans la pratique, il serait bon que le décret soit adopté plus tôt. Il faudrait davantage de consultations sur l'avant-projet de décret, qui n'a pas encore été communiqué.

     Christian Cointat (groupe majorité présidentielle) a également insisté sur l'importance de cette élection pour les Français de l'étranger qui ne doit pas être bâclée. Il ne faut pas avoir de querelles partisanes sur ce sujet qui relève vraiment de l'intérêt général. Le retard pris n'est pas le fait du gouvernement mais s'explique par l'ordre du jour chargé de l'Assemblée nationale.

     Hervé Fabre Aubrespy note que ce qui comptera pour les législatives de 2012 (du point de vue de la légitimité et de la représentativité des élus), sera le nombre de votants en valeur absolue, davantage que le taux de participation, car les circonscriptions sont assez inégales. Celles-ci ont en effet été déterminées sur une base démographique, mais connaissent des disparités indéniables : certaines comptent 60 000 électeurs, d'autres 140 000.

     La commission des lois a adopté une formulation relative à la question du droit de se porter candidat : « ne peuvent être candidats les chefs de mission diplomatique, les chefs de missions consulaires... ainsi que leurs adjoints ». Monsieur Fabre Aubrespy remarque que le droit à être candidat à une élection est une liberté fondamentale et donc que toute interdiction doit en conséquence être justifiée. Seules les candidatures émanant de candidats qui pourraient user de leurs fonctions à des fins électorales font l'objet d'interdiction.

     

    88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

    PS cherche primaires sans impairs

    Pour organiser la consultation ouverte aux sympathisants de gauche, le parti va devoir dans l’urgence créer un système inédit plein de contraintes.

    Par DAVID REVAULT D'ALLONNES

    Un défi politique, mais aussi un gigantesque casse-tête technique. Avec l’organisation, à l’automne 2011, de leurs primaires, pour la première fois ouvertes aux sympathisants de gauche, les socialistes sautent dans l’inconnu. «On doit passer de l’épicerie artisanale à l’ère industrielle», théorise Christophe Borgel, secrétaire national aux élections. Le tout en moins d’un an. Tour d’horizon des gros chantiers en suspens.

    Les listes électorales

    Premier écueil : la constitution d’un fichier national. «On va constituer un système électoral qui n’existe pas», résume Christophe Borgel. Les préfectures transmettront bien leurs fichiers au PS. Mais ceux-ci, selon les départements, se présentent sous des formats informatiques différents. Voire sous format papier… «Ils ont mis plusieurs mois à réaliser que les listes électorales n’étaient pas disponibles partout en version électronique, glisse un cadre du parti. On va donc récupérer dans certains départements plusieurs dizaines de milliers de pages, ce qui est inexploitable…» Le PS, qui a même envisagé un temps d’utiliser le fichier de l’Insee, a finalement investi dans un logiciel pour constituer cette base de données. Un travail de titan. D’autant que les socialistes devront attendre mars pour récupérer les listes auprès des préfectures, après leurs révisions annuelles. Ce qui ne leur laissera que neuf mois d’ici au scrutin…

    Les bureaux de vote

    Le calcul est simple : plus il y aura de bureaux de vote, plus il y aura d’électeurs. Le PS espère donc disposer de «10 ou 15 000 bureaux de vote», espère Christophe Borgel. Pour mesurer le débit électoral, une expérience vient d’être réalisée dans le XVIIIe arrondissement de Paris, avec une cinquantaine de militants cobayes. Mais les zones où la gauche et le PS sont faiblement implantés se révéleront plus problématiques. «L’idée, c’est au minimum un bureau de vote par canton», explique François Lamy, qui en convient : «Il y a aura une différence entre une ville socialiste, avec beaucoup d’adhérents, et d’autres endroits plus compliqués où il faudra envoyer des militants.» Le PS devra également s’assurer que la commune accepte de prêter pour la journée les locaux habituellement dévolus au vote, ainsi que le matériel (bureaux, urnes). «Dans le cas contraire, il faudra mettre en place des dispositifs extérieurs», poursuit François Lamy : par exemple, des tentes dressées en face des mairies.

    La mobilisation

    Combien de votants ? L’enjeu est décisif. D’où un vaste «travail d’information, à mener jusqu’à l’automne» dit Christophe Borgel. La rue de Solférino va organiser des ateliers pour former des «mobilisateurs», qui formeront, localement, des «ambassadeurs des primaires». A charge pour ces derniers de faire connaître le processus aux citoyens de gauche par les moyens classiques : porte à porte, réunions d’appartements, pieds d’immeuble… Un document rédigé par Axel Cavaleri, le «Monsieur primaires» récemment embauché par le PS, tablait sur plus de 3 millions de participants. Mais la direction, prudente, a fait retirer ce chiffre. «S’il y a un million de votants, c’est un succès, tempère Laurence Girard, secrétaire générale du parti. Au delà, c’est un triomphe.»

    La règle du jeu

    «Qu’est-ce qui structurera la campagne ? Des débats télévisés ? Des meetings régionaux ?», s’interroge Laurence Girard. Vaste question. Pour l’heure, rien n’est tranché. D’autant que le contenu de la compétition dépend du nerf de la primaire : l’argent. «Le budget va déterminer le type de campagne, explique François Lamy. Donne-t-on aux candidats un budget avec un plafond maximum remboursable ? Rembourse-t-on la moitié de ce plafond ?» Seule certitude : «Il y aura la même enveloppe pour tout le monde», dit Laurence Girard. Pour l’heure, le «budget prévisionnel», hors «dotation des candidats», a été fixé à 1,5 million d’euros. Ce qui semble dérisoire. Bref, sur ce point, c’est un peu le brouillard. D’autant que le calendrier définitif ne sera fixé qu’en janvier par le bureau national : celui du vote, mais aussi la date limite de dépôt des candidatures, qui pourrait être repoussée au mois de septembre. «Tout est ouvert», lâche Jean-Marc Germain, directeur de cabinet d’Aubry. D’ici là, la réservation des salles est donc bloquée. La direction s’interroge par ailleurs sérieusement sur l’opportunité de maintenir l’université d’été de La Rochelle, qui pourrait vite devenir irrespirable…

    Le code de bonne conduite

    Le Comité national d’organisation des primaires (Cnop) se penchera sur la charte éthique «qui régira les relations entre candidats», selon François Lamy. Qui résume : «En principe, ceux-ci font des propositions et n’attaquent pas leurs concurrents. Et ils s’engagent à se mettre au service du vainqueur.» Et en cas d’écart ? «Pas de sanctions précises, mais un rappel à l’ordre public», dit Lamy. Souvenir ému de la primaire de 2006… et du congrès de Reims de 2008, avec son concours de tricheries : en plus de la transmission des résultats, par chaque président de bureau de vote, aux instances fédérales, les chiffres seront également envoyés au parti via «un système de SMS sécurisé, pour ne pas être modifiés ou interceptés». La confiance règne. Restera ensuite à organiser la convention d’investiture en forme de cérémonie de réconciliation, sur le modèle du jamboree démocrate. «Après, ce sera de la politique», rappelle François Lamy. Autant dire que les primaires, c’est pas gagné.

    88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

      Point de vue

     Rétrospective et prospective

    C’est une analyse qui me semble lucide sur une société compartimentée, inégalitaire, où le monde des campagnes et le monde des villes, tout en s’éloignant l’un de l’autre, sont frappés par les mêmes syndromes de désagrégation sociale.

     Il est étrange d’ailleurs que  « la communauté de malheurs » ne débouche pas davantage sur une solidarité de lutte, propitiatoire à la création d’une « communauté de destin », de celle qui depuis Renan forgent l’âme et l’unité d’une nation comme la notre :

     Je voudrais revenir sur le livre de Stéphane Hessel, dont on parle beaucoup et qu’Emmanuel évoque,  et essayer d’en tirer quelques enseignements pour aujourd’hui :  non pas sur le contenu du livre, qui me semble relativement basique dans son message de révolte, mais plutôt sur l’histoire du redressement du pays incarné par la génération de Stéphane Hessel au sortir de la guerre :

     La  génération de Stéphane Hessel a œuvré dans des temps de grandes souffrances, pendant et après la guerre, pour redresser le pays et réinventer son organisation sociale, le programme du Conseil national de la résistance fournissant un cap politique général, un projet de réforme sociale et politique du pays et de nos institutions, qui sera mis en œuvre par les partis politiques issus de la guerre (les mouvements de résistance s’effacèrent assez rapidement devant les partis.

     Cette « unité nationale » ne dura donc pas longtemps puisque le tripartisme en vigueur au sortir de la guerre (SFIO, PC, MRP) se fera sans les gaullistes, démissionnaires à partir de janvier 1946, puis sans le PC à partir de l’exclusion en 1947 des communistes du gouvernement, la 4eme république gouvernant alors dans l’instabilité des coalitions.

     Un pays dès lors gouverné médiocrement, a néanmoins été un pays qui a pu connaitre un redressement économique et social durable, grâce notamment au rattrapage économique bien identifié par un économiste comme Daniel Cohen (qui s’exprimait hier sur les ondes de France 2 dans une remarquable émission sur la crise), d’une économie de croissance continue et durable rattrapant son retard sur les Etats Unis.

     Le rôle des syndicats, puissants à cette époque, l’organisation des entreprises et de l’économie en France, autour d’un patronat paternaliste agissant dans un capitalisme de production, permettait le partage « des fruits de la croissance», par le biais d’un classique rapport de force (la véritable indignation serait donc sociale !) mais aussi par l’intérêt bien compris de certains patrons ayant bien deviné l’intérêt d’augmenter les salaires : selon Daniel Cohen, en 10 ou 15 ans, les salaires et le pouvoir d’achat furent ainsi doublé en France, et ces augmentations nourrirent à leur tour la consommation dans une économie n’oubliant pas d’investir pour remodeler son tissu productif en le modernisant (aéronautique, pétrochimie, nucléaire seront dès lors les mamelles industrielles de la France)…

     les trente glorieuses furent donc cette période où, malgré une 4eme république bringuebalante, malgré une situation de fin de colonisation douloureuse en Algérie et en Afrique Noire, malgré une classe politique finalement enferrée dans le « régime des partis » et les recompositions incessantes des  gouvernements dans un système parlementariste un peu échevelé, la force du développement économique et social s’imposera en France. Certainement grâce aux corps intermédiaires, à leur force d’indignation sociale, et aussi par l’organisation même du capitalisme d’alors, plus équilibré finalement que celui d’aujourd’hui, « plus réformable » au sein duquel les syndicats jouaient un rôle d’aiguillon social plus marqué.

     La conclusion et l’enseignement que je tire de cette rapide analyse est qu’il  appartient surement aux forces politiques de gauche en 2011 d’aider à la revitalisation d’une conscience collective, en situant les origines de la crise actuelle, qui est tout autant une crise économique et financière, qu’une crise plus globale de civilisation, et en proposant un projet global pour la France et l’Europe afin de retrouver un élan positif pour les peuples de cette partie du monde qui se fasse en bonne compréhension et en bonne intelligence avec les peuples du reste du monde et permettent à nos économies de trouver un nouveau souffle.

     Mais cependant, dans un monde complexe, où l’on ne parle plus de gouvernement du monde mais de « gouvernance », pour bien marquer la nouvelle complexité du fait de diriger et de décider ensemble, que ce soit une entreprise, une administration, un pays ou une région du monde, il appartient aussi aux « politiques » en général de faire preuve d’une forme d’humilité en agissant plus globalement avec toutes les autres forces de transformation sociales en œuvre dans notre société et notre vaste monde globalisé :

     -La réforme sociale de notre société, proposée ou dessinée par les politiques, ne pourra se faire sans les autres corps intermédiaires qui devront trouver un nouvel élan, je pense notamment ici aux syndicats qui devront tirer partie de la nouvelle loi sur la représentativité syndicale pour se recomposer, pour relancer leurs effectifs et redonner sens à leur projet de transformation sociale, alors que le syndicalisme en France est frappé par une double crise d’ effectifs et de raison d’être.

     -La montée en puissance des mouvements sociaux européens, le renforcement des liens entre syndicats dans le cadre des confédérations européennes, la coordination des luttes, devrait permettre de lier ensemble  les divers combats sociaux européens, de créer des solidarités de fait entre les travailleurs des diverses parties de l’Europe à 27, de faire pression pour que nos gouvernements cessent d’organiser eux-mêmes le dumping social interne entre les économies de notre communauté.

     -L’Europe est l’échelon d’action incontournable, et c’est sa réforme que nous devons avoir en ligne de mire pour lutter contre les populismes européens par la mise en place d’institutions européennes plus démocratiques, plus protectrices pour les peuples, avec un projet européen plus régulateur et moins libéral qu’aujourd’hui (ce qui est un profond défi étant donné le logiciel très libéral qui forme le soubassement du (non) projet actuel en Europe)

     -La réforme sociale de notre société ne pourra se faire sans tenir compte du reste du monde et de sa propre évolution : si l’on s’inquiète à raison des effets des délocalisations, de la désindustrialisation accélérée dans notre pays, il faut aussi trouver la voie entre le juste niveau de protection de notre tissu industriel, au niveau français et européen, et le juste niveau de co-développement mis en œuvre pour aider et accélérer le développement des autres nations du monde : plus la Chine et l’Inde introduiront dans leurs économies de développement social, plus la pression à la baisse des salaires en Europe se desserrera…le concept de « juste échange » est surement ici le plus novateur politiquement qu’on ait pu créer ensemble lors de nos débats conventionnels en 2010 au PS.

     Le capitalisme financier, dérégulé que nous connaissons depuis 30 ans (depuis Reagan et Thatcher et les mouvements de dérégulation économiques globaux) doit être réformé profondément, et ce sont surement les « BRIC », ces nouveaux émergents que l’on devrait plutôt appeler les « nouveaux puissants de ce monde », qui doivent être convaincus de l’intérêt de modèles de développements durables pour nos économies confrontées à la crise environnementale globale, qui permettent l’enrichissement et l’épanouissement collectifs des peuples et le relèvement des pays les moins avancés par le partage des fruits de la croissance mondiale.

     En conclusion, si je crois, comme Emmanuel, au rôle de proximité des élus politiques, je crois aussi à la nécessité des corps intermédiaires dans un pays où l’Etat ne peut pas tout tout seul (c’est l’héritage de la deuxième gauche qui parle ici), je crois de plus en plus à la nécessité, internationaliste, d’agir ensemble au niveau global pour tirer partie, à l’échelon national, des bénéfices d’un monde qui serait régulé et d’un capitalisme qui serait transformé, pour le plus grand bénéfice des peuples.

     La lutte est donc globale ; « La tête et les jambes », pensant et se mobilisant ensemble, au niveau européen et mondial. Et au dessus de la tête, une « âme globale », la conscience collective de naviguer sur le même bateau dans l’océan du développement économique mondial.

     Amitiés socialistes

    Boris-Varsovie

    888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

    Flash-Info

    RMC BFM, 8h35 (17/01/2011)

    Invitée : Marine Le Pen

    « Il est clair que je suis candidate aux élections présidentielles de 2012. Je l’avais exprimé pendant la campagne interne du FN. » « Sur la Tunisie, le gouvernement a fait preuve de deux incompétences majeures. Il n’a pas mesuré l’impopularité de Monsieur ben Ali et a tenté de minimiser ce qui se passait au point d’offrir les services de la France pour apprendre à mater la foule. Le choix de Nicolas Sarkozy d’accueillir ou de ne pas accueillir a été pris devant l’inquiétude de Nicolas Sarkozy de voir une partie de la communauté tunisienne française semer des troubles sur le territoire français. » « Je trouve très grave qu’un ministre de la République française (Frédéric Mitterrand) à qui l’on demande s’il a la double nationalité se permette de tout répondre. Ca démontre tout le mal que je pense de la double nationalité. On a une seule identité et une seule nationalité, ce qui n’empêche pas d’aimer son pays d’origine. » « Je suis du côté de la liberté et de la démocratie mais j’appelle à être prudent pour la suite, je ne voudrais pas que l’on se retrouve avec une montée des islamistes intégristes. » « Je suis très méfiante à l’égard des tribunaux internationaux. Ils n’ont pas de totale indépendance à l’égard des grands de ce monde. »

    « Ma popularité tient aussi au fait que le PS comme l’UMP n’ont plus rien à offrir. Il n’y a plus de projet, de vision. Le FN apporte un programme cohérent. Nous sommes les seuls à lutter contre une injustice qui s’est généralisée. » « L’Euro va imploser. Nous devons l’anticiper plutôt que de le subir. Le gouvernement refuse de le prendre en compte. » « L’euro a été l’un des éléments de l’appauvrissement de la France. »
    « Si nous arrivons au rétablissement du Franc, la parité sera 1 euro, 1 franc. »
    « Revenir sur la loi de 1973 qui a obligé la France à aller emprunter sur les marchés internationaux. » « Je veux être clair, c’est ou l’euro ou la politique sociale. »
    « Pour relancer l’emploi, il faut arrêter les délocalisations de masse et la mise en concurrence de nos entreprises, de nos salariés avec des produits massivement importés. De pays qui n’ont pas de droit social, qui ne respecte aucune norme. Cela provoque l’effondrement de notre industrie. » « Il faut mettre en place un protectionnisme économique et social, à nos frontières, les outils de régulation. Le retour à la monnaie nationale est un élément d’oxygénation et de revitalisation de notre industrie.» « La nation est la structure la plus performante pour assurer notre prospérité, notre sécurité et notre identité.» « L’Etat doit redevenir protecteur et stratège. » « Il faut arrêter d’aider les entreprises du CAC 40 et de casser les PMI PME qui créent le plus d’emplois avec une véritable révolution fiscale. »



    votre commentaire
  • Français du Monde-ADFE et le Conseiller Jean-Daniel Chaoui vous présente leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année 2011.

    Santé, bonheur, prospérité, solidarité.


    88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Elections Législatives 2012

    J’ai le plaisir de vous informer que j’aurai la responsabilité de représenter le parti socialiste et plus globalement les forces de gauche pour l’élection du futur député de notre circonscription (10ème circonscription des Français de l’étranger) et ainsi de me présenter à vos suffrages en 2012. Ainsi en a décidé le Bureau National du PS réuni lors de la Convention « égalité réelle » à Paris, le 11 décembre dernier.

    Jean-Daniel Chaoui, Conseiller AFE Océan Indien, candidat du Parti Socialiste pour les élections législatives 2012 dans la 10ème circonscription.


    8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888


    Spécial Points de vue

     

     

     

    Point de vue

    Nicolas Sarkozy et la philosophie des Lumières

    Sans doute à cause des maelstroms politico-médiatiques autour des vraies-fausses affaires ou du vrai-faux remaniement, les éditorialistes se sont peu attardés sur une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), décision qui va pourtant être lourde de conséquence pour notre système pénal et que certains juristes qualifient d’historique.

    Cela s’est passé le 23 novembre dernier. La CEDH a condamné la France dans l’affaire « Moulin », du nom de l’avocate poursuivie dans une affaire de trafic de stupéfiants. Elle a estimé en effet que le « le procureur, en France, n’est pas une autorité judiciaire indépendante », celui-ci ne pouvant être qualifié « de juge ou autre magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires ».

    La France a demandé le renvoi de cette décision devant la grande Chambre mais il y a peu de chances que celle-ci revienne sur l’avis de la CEDH. Si le gouvernement a fait cet appel c’est parce que la réforme de la procédure pénale, préparée sous l’autorité de l’ancienne garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, donne une place centrale au procureur dans les enquêtes, gardes à vue comprises.

    Or censurée par le Conseil constitutionnel puis par la Cour de Cassation pour non-conformité avec la convention européenne des droits de l’homme, c’est bien la procédure française de garde à vue quand elle est ordonnée par un procureur dépendant du pouvoir qui a été, entre autres, condamnée par la CEDH.

    Enfin ! Car depuis des années les pouvoirs du ministère public, procureurs, avocats généraux, substituts ont été renforcés jusqu’à en arriver récemment à envisager, sur l’ordre du chef de l’Etat, la disparition pure et simple du juge d’instruction. Or, par exemple, que serait aujourd’hui l’instruction sur « l’affaire Karachi » si elle était menée par un procureur dépendant du pouvoir politique et non par un juge indépendant ?

    A cette philosophie d’une justice d’Etat visant à rendre le parquet progressivement souverain la CEDH oppose, comme l’a dit Serge July, « la philosophie des Lumières, celle de Montesquieu et de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ». Décidément après les circulaires sur les Roms, maintenant la procédure de la garde à vue, Nicolas Sarkozy n’en finit pas de se voir rappeler par l’Europe les valeurs du pays dont il est le président …

    Alors la réforme pénale prévue, poubelle ? Sans doute en l’état actuel. Une chose est sûre : cet arrêt invalide toute future évolution qui ne rende le parquet indépendant du pouvoir si les juges d’instruction disparaissaient, ou qui ne renforce l’indépendance des juges d’instruction si ceux-ci étaient maintenus.

    Le 15 décembre, le parlement commencera à examiner la réforme de la garde à vue. Sûr que nous aurons alors tous à l’esprit l’arrêt de la CEDH.

    Claudine Lepage, Sénatrice représentant les Français de l’étranger, groupe FdM-adfe à l’AFE.


    8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Point de vue

     

    APD, dénonçons la politique d’affichage du gouvernement

     

    Les crédits de la mission Aide publique au développement ont été examinés ce vendredi 3 décembre par le Sénat. Je disposais, lors de cette discussion, de 2 petites minutes et j'ai choisi d'appeler l'attention sur  la politique de faux-semblant orchestrée par le gouvernement. (Le texte de mon intervention est consultable ci-dessous.)

    Une profonde  disparité  existe entre les chiffres de l'APD versée officiellement par la France et ceux de l'APD que l'on peut réellement considérer comme favorisant le développement.

    En effet, non seulement, la France ne sera pas en mesure de tenir l'engagement pris au sommet de Gleneagles en 2005, de parvenir à un taux d'effort d'aide publique au développement de 0,7% du revenu national brut en 2015. Mais en plus, 18% de l'APD déclarée concernent des dépenses sans lien direct avec l'aide au développement. De la même façon, il importe de prendre en compte différemment les annulations de dette.


    L'Agence Française de développement joue, en outre, de plus en plus fréquemment le rôle d'un banquier en accordant des prêts bonifiés, dont les remboursements doivent encore venir en soustraction des dépenses d'APD déclarées et qui, de surcroit tendent à favoriser les pays les plus solvables, dévoyant par la même la philosophie de l'APD.


    Il importe donc de dénoncer cette politique d'affichage du gouvernement. Et je me félicite, à cet égard, de la  prise de conscience du Sénat qui a adopté à l'unanimité et contre l'avis du gouvernement un amendement présenté, par les co-rapporteurs pour avis, visant, dans un souci de transparence et de lisibilité, à améliorer l'information du Parlement lors de la discussion des crédits consacrés à l'Aide publique au développement .


    Claudine Lepage, Sénatrice représentant les Français établis hors de France.

     

    MISSION AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT

    Discussion générale 3 décembre 2010

    Monsieur le Président, Messieurs les Ministres d’Etat, chers collègues,

    Le Comité d’Aide au Développement de l’OCDE (CAD) définit précisément l’aide publique au développement : les ressources comptabilisées doivent avoir «pour but essentiel de favoriser le développement économique et l’amélioration du niveau de vie des pays bénéficiaires de l’aide ». Notre pays se flatte d’être, en volume, le plus important contributeur européen  à l’aide publique. La réalité est pourtant beaucoup plus nuancée.
    En effet, 18% de l’APD française ont un rapport pour le moins ténu avec l’aide au développement…

    Comment considérer que des dépenses telles que les écolages, c'est-à-dire le coût imputé aux étudiants étrangers en France (qui ont d’ailleurs dus être revus à la baisse suite aux recommandations émises par les pairs du CAD) soient comptabilisées au titre de l’aide au développement ? De la même façon, comment considérer que l’accueil et l’hébergement des demandeurs d’asile, qui assurément relèvent bien davantage de la gestion propre à la France des réfugiés sur son territoire,  se rapportent à l’aide au développement ? Je pense qu’il n’est même pas la peine d’insister  sur l’aide à Mayotte et  aux territoires d’outre-mer.

    Par ailleurs, que dire des allègements de dettes, qui viennent aussi gonfler artificiellement notre contribution ? Je ne dispose malheureusement que de deux minutes. Mais, je souhaite conclure en disant que même si la France ne fait hélas pas figure d’exception en Europe, que même si sa part d’APD réelle au sein de son APD officielle tend à augmenter, ces simulations génèrent un budget insincère, tant à l’égard des pays bénéficiaires que de nos partenaires. Et tout cela revient, une fois de plus, à jeter de la poudre aux yeux de nos concitoyens.

    Claudine Lepage, Sénatrice des  Français établis hors de France.

    Sénat -  15, rue de Vaugirard 75291 Paris cedex 06
    Téléphone +33 (0)1 42 34 29 06 - Fax +33 (0)1 42 34 42 34
    http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/claudine-lepage/
    http://claudinelepage.eu
    /

     

    888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Point de vue

     

    La fièvre de l’élection présidentielle

     

      L’élection présidentielle rend-elle stupide ? C’est un peu ce que suggérait Vincent Peillon il n’y a pas si longtemps en disant que l’élection présidentielle empêchait les gens de réfléchir Et pour cette raison il n’avait invité ni François Bayrou, ni Ségolène Royal à un colloque sur l’éducation qu’il organisait. Cela avait fait beaucoup de bruit, je pense que vous vous en souvenez. Dans un autre registre, François Léotard a déclaré il y a quelques années: « l’élection présidentielle française rend fous les candidats et ivres les électeurs ». J’avoue que je fais volontiers mienne cette dernière formule.

    Mais aujourd’hui, le « mur du çon » vient d’être franchi allègrement par Michel Sapin : c’est une grossièreté, dit-il, que de proposer à Dominique Strauss Kahn de devenir Premier Ministre et de gouverner la France.

    Je sais, je sais. Tout ce que dit Ségolène Royal est destiné à être l’objet de la moquerie et de la raillerie universelle. Quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse d’ailleurs. C’est très « tendance » actuellement. On ne peut rien contre ça.

    Je passe sur le fond de la question : évidemment, Michel Sapin sait bien que beaucoup de gens se sentiraient très honorés qu’on leur propose le poste de Premier Ministre. Lui le premier d’ailleurs, je n’ai aucun doute à ce sujet.

    Non, ce qui est grossier pour Michel Sapin c’est que Ségolène Royal propose le poste de premier Ministre à Dominique Strauss Kahn.

    Pourquoi grossier ? On se le demande. Ségolène Royal a fait cette déclaration à une émission de télévision où elle se déclare candidate pour la Primaire présidentielle. Et si elle se déclare candidate,  je suppose que ce n’est pas pour rire, ou pour amuser la galerie : c’est parce qu’elle pense qu’elle est la meilleure et c’est pour gagner. C’est le moindre respect qu’elle doit aux électeurs de gauche dont elle sollicite les suffrages. Et si elle gagne la primaire, puis la présidentielle, il faudra bien qu’elle choisisse un Premier Ministre. Et pourquoi pas Dominique Strauss Kahn dans ce cas ?

    A moins que Michel Sapin pense sincèrement qu’un poste de Premier Ministre n’est pas digne d’un Directeur Général du FMI : ce n’est pas assez important. Président de la République à la rigueur, mais premier Ministre vous n’y songez pas, quand même… C’est très flatteur pour le FMI, et particulièrement dégradant pour notre pays. Mais justement, je pense que c’est précisément une bonne raison pour ne pas le clamer sous tous les toits.

    Je n’aurais pas fait tout ce développement sur ce que je considère, vous l’avez compris, comme des propos imbéciles s’il ne s’agissait pas de Michel Sapin. Cet homme est connu pour être quelqu’un de fin, intelligent, cultivé, ancien normalien, énarque, ancien ministre.

    René, Washington DC

     

    888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Sapin raille Royal et sa grossièreté envers DSK

     Le député PS n'a pas apprécié que Ségolène Royal parle du directeur du FMI comme d'un potentiel chef de gouvernement, et dénonce une instrumentalisation.

    Dominique Strauss-Kahn, "meilleur chef de gouvernement que la France pourrait avoir" ? Ce "compliment'" exprimé par Ségolène Royal n'est pas du goût de Michel Sapin. Le député socialiste, proche de François Hollande, y voit au contraire une "grossièreté".

    "Je pense qu'il faut éviter dans la vie politique de dire des choses qui paraissent gentilles mais qui sont en fait des grossièretés", commente-t-il dimanche 5 décembre sur Radio J.

     "C'est une grossièreté que de parler ainsi de Dominique Strauss-Kahn. Il est aujourd'hui directeur général du FMI. Personne n'a à instrumentaliser son rôle, quelles que soient par ailleurs ses qualités", a-t-il ajouté.

    DSK "se décidera lui-même, cette décision lui appartient. Je souhaite pour ma part que cette décision soit connue, je ne dirais pas le plus rapidement possible, mais suffisamment à l'avance pour que le processus de choix des candidats puisse se faire", a souligné le député de l'Indre.

    "Mais n'essayons pas d'instrumentaliser les uns et les autres, surtout de cette manière. On aurait pu aussi attendre de Ségolène Royal qu'elle donne un portefeuille à l'une ou à l'autre : pourquoi pas la Culture à Martine Aubry, la Famille à François Hollande... J'arrête là", a encore ironisé l'ancien ministre socialiste.

    (Nouvelobs.com) 6 décembre 2010



    votre commentaire
  • Spécial DSK

    Biographie

    Dominique Strauss-Kahn (dit DSK), né Dominique Gaston André Strauss-Kahn, le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine, est un économiste et un homme politique français.

    Professeur d'économie, élu député socialiste de Haute-Savoie en 1986 puis constamment réélu dans le 8e circonscription du Val-d'Oise, il préside la commission des finances de l'Assemblée nationale de 1988 à 1991. Dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy, il est ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur.

    Maire de Sarcelles de 1995 à 1997, il contribue à la victoire de la majorité plurielle et devient ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il est contraint à la démission et retrouve son siège de député deux ans plus tard.

    Candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal. Soutenu par Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn devient directeur général du Fonds monétaire international (FMI) le 1er novembre 2007.

    Il est le fils de Gilbert Strauss-Kahn, conseiller juridique et fiscal, et de Jacqueline Fellus d'origine Russe et Tunisienne. Issu d'une famille juive qui s'installe au Maroc en 1955, il grandit à Agadir. Il quitte définitivement le Maroc à la suite du tremblement de terre d'Agadir de 1960, pour Monaco, puis Paris, où il entre au lycée Carnot.

    Il étudie ensuite à l'École des hautes études commerciales de Paris, dont il est diplômé en 1971, à l'Institut d'études politiques de Paris, dont il est diplômé en 1972 (section service public), et à l'Institut de statistique de l'université Paris-VI. Il obtient également, en 1972, la licence en droit public et en 1975 le doctorat ès sciences économiques à l'université Paris X (essai d'analyse en économie de la famille : étude de l'accumulation et de la transmission des patrimoines des ménages).

    Assistant puis maître-assistant à l'université Paris-X, après son échec au concours d'entrée de l'Ecole nationale d'administration, il est reçu au concours d'agrégation de l'enseignement supérieur en sciences économiques en 1977 et est nommé maître de conférences, puis professeur des universités, à l'université Nancy-II avant sa mutation à l'Université Paris X en 1981. En 1982, il rejoint les services du Commissariat au Plan comme chef de service du financement puis comme commissaire général adjoint jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale en 1986. Il cesse ses enseignements durant cette période. Il cesse également ses enseignements en 1991 lors de sa nomination comme ministre. Après sa défaite aux élections législatives de 1993 il crée le cabinet DSK Consultants et devient avocat d'affaires. Après sa démission du gouvernement Jospin il reprend ses fonctions universitaires et est muté en 2000 à l'Institut d'études politiques de Paris où il enseigne la microéconomie et la macroéconomie jusqu'à sa nomination au FMI.

    Il a également enseigné à l'École nationale d'administration, à HEC et à l'université Stanford aux États-Unis où il a été professeur invité.

    Il a travaillé au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lia d’amitié avec Denis Kessler (futur vice-président du MEDEF et à l'époque membre de l'extrême gauche). Ce dernier devient son assistant à Nanterre et ils écrivent ensemble, en 1982, L’Épargne et la retraite.

    Débuts politiques

    Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement au milieu des années 1970, il se rapproche de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS, qu'il conseille à partir de 1981.

    En 1986, il est élu pour la première fois député de Haute-Savoie et réélu en 1988, mais dans le Val-d'Oise cette fois-ci. Il devient alors président de la Commission des finances. C'est à cette époque qu'il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991). Il est secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (1986-1988), puis de l'économie et des finances (1988-1989).

    En 1991, François Mitterrand le nomme ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d'Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu'aux élections législatives de 1993.

    Les élections d'avril 1993 sont une grave défaite pour le Parti Socialiste, il perd son mandat de député, obtenant 48,78 % des voix obtenus au second tour contre Pierre Lellouche (51,21 %), dans la circonscription de Sarcelles et Garges-les-Gonesse.

    En 1993, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence.

    À la différence de nombre de députés désormais privés de mandat mais issus de la fonction publique (et pouvant y retourner), l'ancien ministre socialiste crée alors le cabinet DSK Consultants et exercera quelques temps le métier d'avocat d'affaires.

    Il participe également à la création du « Cercle de l’Industrie », créé en 1994, par Raymond Lévy, alors PDG de Renault. Il s'agit d'un cercle spécialisé dans la défense de l'industrie française à Bruxelles, dont il devient le vice-président et où il côtoie notamment des industriels comme Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius et futur PDG de Renault, Vincent Bolloré, Alain Lamassoure (ancien député UDF passé à l'UMP), Benoît Potier (PDG d'Air Liquide) et Maurice Lévy (PDG de Publicis). Une trentaine de dirigeants de grandes entreprises françaises sont membres du Cercle de l'industrie.

    Élu maire de Sarcelles en juin 1995, il crée des emplois jeunes ou les zones franches, en vue de permettre un développement de l'emploi. C'est à partir de cette expérience, qu'il nourrira notamment le programme économique du Parti socialiste de Lionel Jospin, en remettant aussi au goût du jour l'idée portée par les syndicats CFDT et CGT de la réduction de la durée légale du travail à 35 heures sans baisse de salaire.

    Père de 4 enfants et deux fois divorcé, il épouse en troisièmes noces Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentant l'émission politique dominicale Sept sur sept, et divorcée du journaliste Ivan Levaï. Elle renonce à son magazine hebdomadaire lorsque Dominique Strauss-Kahn est nommé ministre de l'Économie et des Finances, suite à la victoire de la gauche aux élections législatives de 1997. Il cède son mandat de maire à François Pupponi.

     

    1997 - 1999 : ministre de l'Économie et des Finances

    En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et Dominique Strauss-Kahn devient une pièce maîtresse du gouvernement. Les bons résultats de l'économie française, le retour de la croissance (forte en France à la fin du XXe siècle) et la baisse du chômage (avec environ 300 000 créations d’emplois dans le secteur marchand, l'année 1998 a été la meilleure pour l’emploi depuis 1969), font que Dominique Strauss-Kahn devient un poids lourd du gouvernement et du parti socialiste.

    Cette position centrale au sein du gouvernement lui vaut d'être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Île-de-France, que la gauche remporte. Il joue alors un rôle de « locomotive politique ». Cependant, au cours de la campagne, affirmant ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l'exécutif régional, c'est Jean-Paul Huchon qui est mis en avant et qui devient président du conseil régional.

    Alors qu'il était à l'origine du programme économique du PS qui prévoyait la mise en place des 35 heures et des emplois jeunes, c'est à sa collègue, Martine Aubry, que Lionel Jospin confiera la mise en route de ce dispositif auquel elle était initialement hostile. Il exprimera toutefois quelques réserves sur la méthode de mise en place des 35 heures.

    Dominique Strauss-Kahn réussit à imposer une baisse de la TVA sur les travaux de rénovation dans le bâtiment, ramenée à 5,5 %, afin de relancer l'activité du secteur ; la conjoncture favorable en Europe permet un redressement partiel des comptes budgétaires (déficit au-delà de 3% sous le gouvernement Alain Juppé) et permet à la France de rejoindre la zone euro.

    Bien que le programme économique du Parti Socialiste dont il avait la charge y fût opposé, la France a dû, au tournant des années 1990-2000, se mettre en conformité avec les règlements adoptés par la Commission, le Conseil et le Parlement européens en matière de concurrence. Au cœur de cette période, au titre du Ministère des Finance et de l'industrie, Dominique Strauss-Kahn, comme tous ses prédécesseurs et ses successeurs à la tête de son ministère a eu à superviser des ouvertures du capital engagées de longue date comme celle de France Telecom, ou certaines privatisations d'entreprises publiques qui n'avaient selon lui plus vocation à rester dans le giron de l'État, après que celui-ci les avait remises sur pied au cours des seize années passées, depuis la vague de nationalisation de 1982. Ses détracteurs, dans la gauche antilibérale et dans son propre parti, lui reprocheront la responsabilités de « privatisations massives ». Il abroge la loi Thomas sur les fonds de pension et pose les fondements du Conseil d'orientation des retraites (COR), lequel verra le jour en 2000 alors qu'il aura quitté le gouvernement.

    Dominique Strauss-Kahn tente d'organiser son influence au sein de son parti, mais s'il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d'un courant politique dénommé Socialisme et démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l'attraction qu'il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.

    En 1999, Dominique Strauss-Kahn fait l'objet d'une campagne médiatique visant à mettre en cause son rôle en tant que consultant, à une époque où il n'exerçait aucun mandat exécutif ni parlementaire national, dans des affaires judiciaires liées à l'exercice de la profession d'avocat (affaire de la Générale des Eaux, affaire de la MNEF, affaire de la cassette Méry et affaire Elf) entre 1993 et 1995.

    Pour pouvoir se défendre et ne pas porter atteinte au gouvernement Jospin, il choisit de démissionner de son poste ministériel le 2 novembre 1999. Au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, il est remplacé par Christian Sautter.

    Après deux ans d'instruction, la justice prononce un non-lieu à l'égard de Dominique Strauss-Kahn en novembre 2001. Il se représente lors d'une élection législative partielle, et est réélu dans sa circonscription du Val-d'Oise.

     

    2002 - 2007 : dans l'opposition socialiste

    Alors que Jacques Chirac remporte l'élection présidentielle et que l'UMP dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, pour la législature (2002-2007), dans la 8e circonscription du Val-d'Oise.

    Il est secrétaire national du PS (2002-2003), membre du bureau national du PS (2003-2005) ; secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005-juin 2007). À la fin de l'année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour 2007.

    En parallèle, il cofonde le club de réflexion À gauche, en Europe avec Michel Rocard. Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis le courant Socialisme et démocratie au sein du Parti socialiste.

    Dominique Strauss-Kahn anime un des premiers blogs d'homme politique national ; il fait figure de référence (et l'un des plus visités) en la matière dans le monde politique, avec celui d'Alain Juppé.

    En mai 2005, il sort un DVD en faveur du « oui » au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe. Dominique Strauss-Kahn s'investit de manière soutenue pour imposer le « oui de gauche ». À l'issue d'une campagne particulièrement animée, le « non » l'emporte en France avec 54,67 %.

     

    Primaires à l'élection présidentielle de 2007

    Dominique Strauss-Kahn au meeting socialiste organisé au Zénith, le 29 mai 2007.En 2006, le Parti socialiste organise une primaire pour choisir un candidat à l'élection présidentielle de 2007. Dominique Strauss-Kahn se présente contre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Incarnant la sensibilité sociale-démocrate, il compte sur le soutien d'une équipe regroupant Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis, Michel Destot, Catherine Trautmann, Alain Richard, Claude Évin, Jean-Paul Huchon, etc. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard et de Robert Badinter, ainsi que du mouvement Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente mais minoritaire (15 à 20 %) au sein du Mouvement des jeunes socialistes. Le 16 novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,83 % des voix, contre 60,60 % pour Ségolène Royal.

     

    Élections législatives de 2007

    Suite à la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du PS, vers une voie sociale-démocrate, à l'image du tournant pris par beaucoup de partis socialistes européens.

    Lors des élections législatives de 2007, il brigue un nouveau mandat, notamment face à Sylvie Noachovitch (UMP), Francis Parny (PCF) et Jean-Michel Cadiot (UDF-MoDem), dans la huitième circonscription du Val-d'Oise (Arnouville-lès-Gonesse, Bonneuil-en-France, Garges-lès-Gonesse, Sarcelles (canton Nord-Est), Villiers-le-Bel). Dominique Strauss-Kahn arrive deuxième au premier tour de l'élection législative, devancé de 90 voix par Sylvie Noachovitch (UMP). Il l'emporte au second tour, avec 55,47 % des voix.

     

    Depuis 2007 : directeur général du Fonds monétaire international


    Proposé par Jean-Claude Juncker et Romano Prodi, activement soutenu par Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn est durant l'été 2007, le candidat de la France puis de l'Union européenne, pour briguer la direction générale du Fonds monétaire international. Ce soutien européen provoque le renoncement de Marek Belka, candidat soutenu par la Pologne.

    Après une tournée mondiale des principales capitales, les États-Unis, la Chine et une importante majorité des pays d'Afrique lui donnent leur soutien, tandis que la Russie tente de contrer cette candidature en proposant Josef Tošovský, ancien Premier ministre tchèque, à ce poste. De même, les pays émergents, à travers une déclaration du G24, demandent à ce que soit revue la règle tacite de la nomination d'un Européen à la tête du FMI et le Financial Times dénonce vertement dans son éditorial du 28 août 2007.

    Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé à la tête de l'organisation mondiale. Il prend ses fonctions le 1er novembre 2007. Entre temps, il a démissionné de son poste de député du Val-d'Oise, le 19 octobre 2007. Selon le journal L'Express, la rémunération annuelle de Dominique Strauss-Kahn en tant que directeur général du Fonds monétaire international, à Washington, est de 420 930 $ (nets d'impôt), soit 267 400 € auxquels s'ajoute une allocation de frais de 75 350 $, soit 47 800 € (total : 315 200 €).

    Le Wall Street Journal révèle, le 18 octobre 2008, qu'une enquête interne a été ouverte au FMI pour savoir si Dominique Strauss-Kahn a fait preuve de favoritisme au sein de l'organisation. Le FMI suspecte dans cette affaire un éventuel abus de pouvoir de DSK en faveur de sa maîtresse, Piroška Nagy, ancienne responsable du département Afrique du Fonds. Dominique Strauss-Kahn a présenté publiquement ses excuses à son épouse Anne Sinclair, ainsi qu’au personnel du Fonds monétaire international (FMI) pour avoir fait « une erreur de jugement » en ayant une liaison avec une subordonnée, mais a nié tout abus de pouvoir. Le 21 octobre, le Wall Street Journal précise que le FMI s'interroge, de plus, sur l'influence qu'aurait pu avoir Dominique Strauss-Kahn lors du recrutement d'une stagiaire dans le département de recherche du fonds. Le même jour, le FMI dément tout favoritisme de Dominique Strauss-Kahn dans l'octroi d'un stage à une Française. Le 22 octobre, Dominique Strauss-Kahn a mandaté son avocat afin de poursuivre judiciairement ceux qui relaieraient des « rumeurs malveillantes » dont il fait l'objet. Le 25 octobre, le FMI publie un communiqué disculpant Dominique Strauss-Kahn à l'issue de l'enquête diligentée. Toutefois, le doyen du conseil d'administration souligne que DSK a commis des actes « regrettables et reflétant une grave erreur de jugement ».

    En juillet 2009, il est, pour la première fois, désigné « personnalité politique préférée des Français » (ex-æquo, toutefois, avec Jacques Chirac) par le baromètre IFOP de l'hebdomadaire Paris Match, avec 73% d'opinions positives. Sa fonction au FMI lui impose un devoir de réserve sur la politique française. Pourtant, depuis son entrée en fonction, il est régulièrement cité par la presse comme étant le meilleur « candidat de gauche » en vue de l'élection présidentielle de 2012.

    En mai 2010, Dominique Strauss-Kahn accorde au nom du FMI un prêt de 30 milliards d'euros à la Grèce, dans une situation économique désastreuse. Son action à la tête de l'institution internationale est alors contestée par plusieurs dirigeants de gauche, comme Jean-Luc Mélenchon ou Ségolène Royal, qui l'accusent de remettre en cause les acquis sociaux dans des pays en difficulté.

     

    Doctrine

    Doctrine économique et sociale.

    Pour Dominique Strauss-Kahn, la mondialisation n'est pas une malédiction. Elle est une chance. Seulement, il faut se donner les moyens de rester en tête en matière d'innovation et de créativité, pour permettre de garantir à tous les Français un niveau de vie élevé.

    Dominique Strauss-Kahn estime donc qu’il est nécessaire de refonder un nouveau « compromis social ». Pour cela, la gauche française doit « changer de logiciel », il prône ainsi une politique social-démocrate :

    • la redistribution de richesses ;
    • la régulation mesurée de l'économie ;
    • la lutte en faveur de l'égalité réelle.

    Dominique Strauss-Kahn assume le fait que la mise en place de telles actions suppose un certain niveau de fiscalité, ainsi qu’une économie en croissance. Pour lui, l’État doit donc mener une politique de relance à court terme, et l'investissement dans la haute valeur ajoutée à long terme.

    Pour expliquer les difficultés actuelles de l'économie française, il souligne qu'il s'agit en partie d'une crise de l'offre, notamment le fait que l'économie française est spécialisée sur des secteurs de moins en moins protégés de la concurrence des pays en développement. Le remède passe donc en particulier par un investissement massif dans les nouvelles technologies et l'éducation.

    DSK ne fait pas de la propriété publique de certaines entreprises un principe, bien au contraire. Ayant privatisé nombre d'entreprises lors de son passage au gouvernement Jospin, il a envisagé dans La Flamme et la cendre (2002) l'ouverture de capital d'EDF pour permettre des partenariats industriels. Il s'est depuis opposé à la privatisation d'EDF et de GDF en estimant qu'elles ne s'inséraient pas dans des schémas industriels, mais considère qu'en l'état des finances publiques, la renationalisation d'EDF ne doit pas constituer une priorité d'un futur gouvernement socialiste.

     

    Europe

    À l'image de sa pensée sur la mondialisation, Dominique Strauss-Kahn voit en l'Europe une chance, et non un handicap. Elle doit permettre de défendre les Européens et donc les Français. Il s'est prononcé en faveur du « oui » au traité établissant une constitution pour l'UE. Toutefois, il a tenu compte du choix des Français et entend leur proposer de nouvelles solutions.

    Dominique Strauss-Kahn estime que le pacte de stabilité doit être réformé afin de limiter les politiques budgétaires contracycliques. Le mandat de la Banque centrale européenne doit être élargi pour mieux prendre en compte les objectifs de croissance et d'emploi. Il s'agit de mettre en place un mélange de politiques (policy mix) budgétaire et monétaire plus efficace. Il souhaite l'augmentation du budget européen, pour conduire une véritable politique industrielle européenne et financer l'innovation. les règles communautaires en matière de concurrence devraient être repensées.

    Il pense par ailleurs que l’Europe doit aller jusqu’à inclure l’ensemble du bassin méditerranéen, notamment la Turquie, le Maghreb et Israël. C'est en facilitant le développement du bassin méditerranéen qu'il sera notamment possible d'apporter des solutions aux problèmes liés à l'immigration.

     

    Éducation

    Il s'est positionné en faveur d'une refonte profonde du système universitaire. Celle-ci doit s'accompagner d'une augmentation très significative des moyens consacrés à l'enseignement supérieur. Constatant que le pourcentage d'une classe d'âge diplômé du supérieur est de 30 % en France contre 80 % en Corée du Sud ou en Suède et de 50 % aux États-Unis, Dominique Strauss-Kahn insiste avec force sur l'ampleur des changements à entreprendre.

    Ainsi, le 17 septembre 2006, il déclare : « Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Il faut créer une concurrence entre les établissements et mettre fin à l'hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n'empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire. » Il ajoute : « Pour moi, il n'y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c'est bon pour son image. Mais ce n'est pas dans les mœurs. »

     

    Œuvres

    • Inflation et partage des surplus ; le cas des ménages, Éditions Cujas, 1975. (avec la coll. d'André Babeau, et André Masson).
    • Économie de la famille et accumulation patrimoniale, Éditions Cujas, 1977.
    • La Richesse des Français- Epargne, Plus-value/Héritage. (avec la coll. d'André Babeau). Paris: PUF, 1977. Collection « L'économiste » dirigée par Pierre Tabatoni. Enquête sur la fortune des Français.
    • Pierre Bérégovoy : une volonté de réforme au service de l'économie 1984-1993. Cheff, 2000. (avec la coll. de Christian Sautter)
    • La Flamme et la cendre, Grasset, 2002 :
    • Oui, lettre ouverte aux enfants d'Europe. Grasset et Fasquelle, 2004.
    • Pour l'égalité réelle. Éléments pour un réformisme radical, Note de la Fondation Jean-Jaurès, 2004
    • DVD pour le Oui à la constitution, 2005
    • 365 jours, journal contre le renoncement, Grasset 2006

     

    Mandats

    Ministre :

    • 17/05/1991 - 02/04/1992 : ministre délégué à l'Industrie et au commerce extérieur du gouvernement Édith Cresson
    • 03/04/1992 - 29/03/1993 : ministre de l'Industrie et du commerce extérieur du gouvernement Pierre Bérégovoy
    • 04/06/1997 - 02/11/1999 : ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie du gouvernement Lionel Jospin

    Député :

    • 02/04/1986 - 14/05/1988 : député
    • 13/06/1988 - 16/06/1991 : député
    • 01/06/1997 - 04/07/1997 : député
    • 02/04/2001 - 18/06/2002 : député
    • 18/06/2002 - 17/06/2007 : député du Val-d'Oise
    • 18/06/2007 - 19/10/2007 : député du Val-d'Oise (réélu avec 55,47% des voix le 17/06/2007)

    Conseiller régional :

    • 15/03/1998 - 02/04/2001 : conseiller régional d'Île-de-France.

    Maire :

    • 18/06/1995 - 03/06/1997 : maire de Sarcelles (Val-d'Oise)

    Conseiller municipal et adjoint au maire :

    • 20/03/1989 - 18/03/1990 : membre du conseil municipal de Sarcelles
    • 19/03/1990 - 17/06/1995 : membre du conseil municipal de Sarcelles
    • 18/06/1995 - 18/03/2001 : membre du conseil municipal de Sarcelles
    • 04/06/1997 - 18/03/2001 : adjoint au maire de Sarcelles
    • 18/03/2001 - 2007  : adjoint au maire de Sarcelles,
    • 2002 - 2007  : Président de la communauté d'agglomération Val de France

    Mandats en cours depuis 2007

    • Directeur général du FMI


    Décorations

    • En 2008, il a été décoré, lors de la fête du trône du Maroc, du grand cordon du Ouissam alaouite par le roi Mohammed VI.
    • En 2010, il a été élu docteur honoris causa de L'Université de Liège (Belgique).

     

    Biographie provenant de wikipedia

     

     


    votre commentaire
  • Spécial Politique Française 

    Nicolas Sarkozy et le FN : l’affrontement.

     

    De part ses déclarations excessives et son attitude autoritaire, de part son virage sécuritaire et ses propos de Grenoble frisant le racisme, Nicolas Sarkozy, en quête de résurgence dans les sondages, opère un virage à droite visant à rassembler très large sur les « terres » de l’extrême droite. Parallèlement, Marine Le Pen, plus habile et plus « moderne » que son père, s’efforce de gommer les aspérités trop fascisantes du FN pour apparaître dans l’habit d’une droite certes extrême, mais bientôt fréquentable. C’est sa stratégie et certains à l’UMP regardent avec intérêt le nouveau paysage politique qui se dessine, se disant que le FN de Marine Le Pen pourrait peut-être faire l’appoint pour une majorité qui sera plus difficile  à trouver à droite en 2012. C’est dans ce contexte qu’il faut lire le long article et interview de Marine Le Pen.


    Jean-Daniel CHAOUI, Conseiller AFE Madagascar Océan Indien

    Selon "Le Canard enchaîné", Sarkozy supervise l'espionnage de journalistes

    LEMONDE.FR | 02.11.10 | 18h58  •  Mis à jour le 02.11.10 | 19h10

    Nicolas Sarkozy, le 29 octobre à Bruxelles.REUTERS/YVES HERMAN

    L'accusation est de taille. Dans un article signé de son rédacteur en chef, Claude Angeli, Le Canard enchaîné à paraître mercredi 3 novembre affirme que Nicolas Sarkozy supervise personnellement la surveillance de certains journalistes.

    Citant des sources anonymes au sein de la Division centrale du renseignement intérieur (DCRI), l'hebdomadaire satirique explique que "depuis le début de l'année, au moins, dès qu'un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens, Sarkozy demande à Bernard Squarcini, [patron du renseignement français] de s'intéresser à cet effronté. En clair, de le mettre sous surveillance, de recenser ses relations et, surtout, ses informateurs."

    Selon le journal, la DCRI a même mis en place un groupe spécial chargé de traquer les sources de certains journalistes. La méthode, explique Le Canard enchaîné, passe d'abord par la consultation des factures téléphoniques détaillées des journalistes pour identifier leurs sources. "Les opérateurs sont d'une grande complicité avec nous", assure une source au sein de la DCRI.

    "CERTAINS NE FONT PAS MYSTÈRE DE CES MAUVAISES MANIÈRES"

    Le journal base ses affirmations sur plusieurs déclarations de membres de l'entourage présidentiel, affirmant que "certains ne font pas mystère de ces mauvaises manières". Il cite notamment Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, qui aurait expliqué devant des diplomates au printemps : "Les journalistes, on les cadre".

    Autre exemple cité par l'hebdomadaire, celui d'une plainte contre X déposée par Bernard Kouchner pour connaître les sources du Canard enchaîné. "Un bon nombre de membres du Quai d'Orsay ont alors été convoqués au siège de la DCRI", relate le journal, qui rappelle également les cas plus récents des journalistes du Monde ou de Mediapart dont les relevés téléphoniques ont été consultés dans des conditions illégales en marge de l'affaire Bettencourt.

    Revenant également sur les cambriolages dont ont été victimes des journalistes du Monde, de Mediapart et du Point travaillant sur l'affaire Bettencourt, le journal évoque des opérations qui "pourraient avoir été confiées à des officines et non – sous réserve d'inventaire – à la DCRI".

    Enfin, Le Canard enchaîné relève que lorsqu'il a été interrogé sur ces cambriolages, le 29 octobre dernier à Bruxelles, Nicolas Sarkozy s'est contenté d'affirmer : "Je ne vois pas en quoi cela me concerne". Sans condamner ces actions.

     

    8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Front National : attention danger !

     

    Accusations d’entrisme, menaces de scission : la campagne pour la succession de Jean-Marie Le Pen bat son plein dans une ambiance de plus en plus délétère. Candidate héréditaire, Marine Le Pen entend écrire une nouvelle page de l’histoire du Front, sans en trahir le propos…

    Depuis 2007, Marine Le Pen s’emploie à « dé-diaboliser »  le Front National. A l’instar de Bruno Mégret en son temps, son intention est de polir suffisamment l’image du Front pour capter un nouvel électorat. Face à cette stratégie de modernisation, son rival Bruno Gollnisch déclare quant à lui vouloir assumer « l’intégralité de l’héritage de Jean-Marie Le Pen », dérapages et groupuscules nationalistes compris.

    Créditée de 14% d’intentions de votes à deux ans des élections présidentielles – du jamais vu dans l’histoire du Front, Marine Le Pen est plutôt sereine, et se prend à rêver d’un 21 avril 2002 « à l’envers ». Son père avait assuré son pouvoir, elle entend l’exercer. Du moins, c’est ce qu’elle dit à ses troupes pour les mobiliser.

    Refusant la main tendue par la Droite Populaire, elle semble avoir hérité de la verve de son paternel. Au fond, rien n’a changé, ou presque : immigration – insécurité – Europe, le triptyque continue de fonctionner. Défendant une ligne certes plus sociale, Marine Le Pen souhaite surtout revoir la stratégie du Front. Comme elle le dit en substance dans cette interview, les nostalgiques de Vichy et autres néo-païens sont désormais persona non grata dans la famille nationale qu’elle entend rassembler….

    Vous avez parlé d’une « lepénisation des esprits » au sein de l’UMP. Est-ce que vous pensez qu’une partie de vos idées s’est propagée au sein de la base militante du parti majoritaire ?

    Je crois qu’au niveau de la base des électeurs de l’UMP, un très grand nombre avait déjà nos idées. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a fait campagne en 2007 en venant sur le terrain du Front National. Il savait que ce projet était capable de les fédérer. Son inquiétude aujourd’hui n’est plus de les retenir mais de les empêcher de partir vers le FN dans la mesure où il n’a respecté aucune des mesures qui étaient les siennes. A savoir que l’Europe protectrice n’existe pas, que la régulation de l’immigration n’existe pas, que l’insécurité n’a pas baissé, que le pouvoir d’achat est en chute libre, que l’économie ne s’est jamais aussi mal portée. Toutes ces promesses faites à un électorat qui réclamait un patriotisme économique, et qui n’a pas changé d’avis.

    N.Sarkozy a vendu un projet dans lequel l’économie française allait bénéficier au sein de l’Europe d’un avantage, puisque les frontières européennes protégeraient des importations extérieures. Il a fait cette promesse en sachant que que cela ne pouvait être mis en place, puisque l’ultra-libéralisme et le libre échange sont dans l’ADN de l’Union Européenne.


    A l’instar de Charles Millon en son temps, on voit apparaitre avec la création du club Droite Populaire, l’apparition d’une droite plus décomplexée dans son rapport avec le Front National. Pensez-vous qu’il y ait une part de sincérité dans cette démarche et comment réagissez-vous  devant la main tendue par Christian Vanneste ?

    Christian Vanneste a peur de ne pas obtenir l’investiture aux prochaines législatives (…) Il vous tend la main et en même temps il vous plante un couteau dans le dos (…) Je ne sonde pas les cœurs et les reins, je ne sais pas quelle est la part de sincérité, d’électoralisme ou de cynisme dans cette démarche. D’autant que je ne suis pas sûre que tous aient la même démarche au sein de la droite populaire. Ce que je pense c’est qu’ils tiennent la frange droitière de l’UMP. L’objectif étant toujours d’avoir des voix discordantes, afin que tout le monde puisse s’y retrouver.

    Je trouve qu’il y a une part d’insincérité dans la démarche, car soit on est député de l’UMP et lorsque l’on voit les choix économiques et politiques, on le quitte car on est en désaccord total; soit on est insincère, comme peuvent l’être les démarches d’Eric Ciotti, de Lionel Lucca ou de Thierry Mariani, et on demeure dans ce parti majoritaire.

    Selon Le Parisien, un conseiller de l’Elysée vous voit dans un gouvernement de droite dans dix ans. Pensez-vous que la digue érigée par Jacques Chirac entre UMP et FN puisse un jour être rompue ?

    Ces gens là sont dans une démarche politicienne. Ils pensent à des accords de parti pour sauver leurs postes, leurs places et leurs mandats. Nous ne sommes pas dans cette démarche là. Si la digue cède, elle se fera parce que les électeurs de l’UMP rejoindront le Front National. En réalité, il est le seul projet véritablement alternatif dans la classe politique française.

    L’UMP et le PS ont beaucoup plus de points communs qu’en a l’UMP et le FN, dans les faits et dans les votes. Je le remarque quasiment quotidiennement à Strasbourg et à Bruxelles. Il y a eu une perméabilité en 2007 entre l’électorat du Front National et celui de l’UMP au bénéfice de N. Sarkozy. Leur crainte c’est qu’en 2012, ce soit la situation inverse qui se réalise.

    On voit quand même, pour la première fois, un Président de la République, entouré d’anciens membres du club de l’Horloge et de penseurs d’extrême-droite comme Patrick  Buisson ou Maxime Tandonnet. Une partie des idées de l’extrême-droite semblent partagées par une partie des cercles au pouvoir, même si vous continuez de penser qu’elles ne sont pas mises en pratique.

    Je crois que M. Buisson a donné à Nicolas Sarkozy les clés du coffre en lui disant « Voilà de quoi il faut parler pour être entendu par les électeurs de J.M Le Pen ». Ces conseillers sont là pour lui faire tenir un discours qui est censé être un discours attractif pour l’électorat national.

    Nicolas Sarkozy, dans un papier dans le Monde au moment du débat sur l’identité nationale, nous a fait un grand discours contre les signes ostensibles religieux, mettre fin au tribalisme, au communautarisme. Dans les faits, tout cela a continué avec l’aval du gouvernement. Lorsqu’il dit qu’immigration et insécurité sont liés, reprenant ainsi l’analyse que fait le FN depuis 30 ans, on attendait une conclusion politique. Il n’y a rien eu, l’immigration continue de rentrer dans notre pays, malgré nos 5 millions de chômeurs. Dans l’affaire des Roms, il les a renvoyés sous l’oeil des caméras, devant une frontière qui n’existe pas. Il a parlé haut et fort en expliquant que nous n’étions pas les valets de Mme Redding. Mais qu’a fait la France il y a quelques jours ?  Elle a accepté de se soumettre à la directive européenne sur la libre circulation des Roms. Il y a le discours d’un coté mais aucune application politique sur le terrain de l’autre.

    Dans quelques mois, les militants du FN seront invités à se prononcer pour élire leur président. Quels sont les éléments de différence entre vous et Bruno Gollnisch (l’autre candidat déclaré) ?

    Nous avons un programme commun puisque nous sommes vice-présidents du FN, mais nous avons surtout des différences stratégiques (…) Je m’aperçois qu’un certain nombre de ses soutiens, notamment au travers de la presse nationale, aimerait bien faire du FN un parti confessionnel. Je ne le souhaite pas, je veux que le Front National reste un parti laïc et un parti non confessionnel. Chaque français doit pouvoir s’y retrouver.

    Bruno Gollnisch est pour l’ouverture du FN a un certain nombre de militants qui sont aujourd’hui en procès avec lui et un certain nombre de groupuscules qui sont caricaturaux et anachroniques (…) Ces gens ne sont plus au FN et veulent y rentrer.

    Dans le cas où vous seriez élus, ils resteront donc au bord de la famille nationale que vous voulez rassembler ?

    Oui, ils seront au bord car ils n’ont pas le même projet que nous. Pierre Vial et Robert Spieler non plus (…) Par conséquent qu’ils soient dans des partis extérieurs n’a donc rien de choquant. Ce sont des groupuscules qui, s’ils rentraient au FN, y sèmeraient la perturbation et rendrait le programme du FN incompréhensible.

    Carl Lang a partagé vos idées…

    Oui, bien sûr, sauf que Carl Lang est dans un combat contre le Front. Il est actuellement en procès, lui et ses amis ont fait saisir la subvention publique du FN le jetant dans une situation financière dramatique.

    Il n’y a donc pas de possibilité de pardons pour les anciens cadres ?

    Il peut y avoir du pardon pour ceux qui se sont trompés. Moi j’ai une vision fraternelle du combat militant mais pas pour ceux qui sont en procès contre vous actuellement. Il y a deux semaines encore, ils ont fait des listes avec l’objectif d’empêcher le FN d’avoir des élus. Ils se comportent de fait comme des ennemis du Front National.

    La scission qui a eu lieu en 1998 avec Bruno Mégret aurait très bien précipiter la fin du Front National, pourtant vous accueillez aujourd’hui des anciens de ce mouvement (MNR) ?

    Oui, car la démarche est une démarche individuelle. Ça fait quand même douze ans la scission avec Bruno Mégret, il y aussi des moments où il y a prescription, surtout qu’aujourd’hui ces personnes reconnaissent qu’elles se sont trompées. Ceux-là je les ai accueillis, y compris des personnes comme Nicolas Bay quand ils avaient eu à mon égard des propos très durs. Ce qui prouve que ce n’est pas tant ma petite personne qui m’intéresse dans cette affaire mais le comportement individuel de ces gens par rapport au Front.

    En 2001, Jean-Marie Le Pen affirmait que « Bruno Gollnisch était l’homme pour lequel il avait le plus d’estime et de considération » et que s’il lui arrivait « un malheur, tout naturellement il serait amené à le remplacer et il s’en féliciterait de l’au-delà ». Aujourd’hui, votre père parle d’un « choc très grave s’il venait à être élu en Janvier ».

    Jean-Marie Le Pen a dit durant de nombreuses années « si je devais disparaitre, Bruno Gollnisch devrait me remplacer » pour organiser le congrès et le vote des adhérents. Bruno Gollnisch n’a pas moins de qualités aujourd’hui qu’hier, mais à un moment donné, il y des gens qui sont mieux placés que d’autres. J.M Le Pen a une vision tout à fait politique de la situation que le futur président du Front devrait être un candidat à la présidentielle afin d’élargir la base électorale du Front National.

    Quand il parle de « choc très grave » ce n’est pas l’arrivée de Bruno Gollnisch à la tête du FN. C’est le retour annoncé par Bruno Gollnisch, des dissidents actuels. La crainte de J.M Le Pen quand il l’exprime ainsi, c’est que si on fait revenir des gens qui sont en procès avec le FN, ça pourrait entrainer le départ d’autres personnes.

    Et s’il venait à l’emporter régulièrement ?

    Eh bien il l’emportera. Tout les éléments objectifs me permettent de dire que si le FN veut gagner en 2012, il faut qu’il vote Marine Le Pen. Si il n’a pas envie de gagner, je n’ai pas envie de le diriger, donc ça tombe bien. En politique quand on avance pas, on recule. Si on a pas le courage d’appliquer nos idées et d’être en responsabilité, moi ça ne m’intéresse pas d’être à la tête d’un mouvement de témoignage.

    Comment expliquez-vous que la presse d’extrême-droite vous soit unanimement hostile, que ce soit Présent, Rivarol ou bien encore Minute ?

    Un grand nombre d’éditorialistes et de journalistes de cette presse veulent faire du Front un parti confessionnel où l’avortement serait le sujet principal. Je dis que l’avortement n’est pas un sujet prioritaire pour nos compatriotes aujourd’hui. Je ne parlerai pas de M. Bourbon car il a d’autres obsessions que je suis évidemment loin de partager, c’est la raison pour laquelle il me mène une telle guerre.

    Ils me reprochent de sortir des tranchées de la mouvance nationale traditionnelle et de vouloir élargir le discours pour essayer d’attirer l’attention d’un électorat qui est déçu de la gauche, et qui a toute les raisons de nous rejoindre compte tenu de leur opposition à la mondialisation. Ils ont une crainte de sortir des habitudes qui consistent à être entre nous. Si on veut arriver au pouvoir, il faut s’élargir et recruter. Je comprends que ça inquiète certains mais c’est une démarche incontournable.

    Sur le net, le blog Fdesouche s’impose comme le navire amiral de la blogosphère nationaliste et identitaire. Vous l’aviez un jour comparé à un « Rue89 de droite », est-ce que pour vous ça peut devenir à terme une plateforme capable de concurrencer les autres sites d’informations ?

    C’est déjà un média à part entière et l’avoir fait avec des bénévoles, avec autant de sérieux et de persévérance, c’est une belle réussite. Vous savez, lancer une blog c’est une chose, mais le faire durer c’est beaucoup plus difficile, c’est comme un parti politique.

    Quels autres blogs consultez-vous ?

    Je suis très éclectique dans mes choix car je pense que l’infirmation doit se trouver partout.  Il y a parfois des choses que je trouve affligeantes comme Le Post, cette espèce de sous site où n’importe qui peut déverser n’importe quoi sans aucune surveillance ni sérieux. Je lis beaucoup Marianne 2, je lis régulièrement Le Monde, le tract de l’UMP : Le Figaro, le Parisien car je pense que c’est une autre manière de voir l’info. Je regarde Rue89, Mediapart et bien sûr les sites de chez nous : Nations Presse Infos, Fdesouche. J’essaye d’avoir une vision très large de mon information.

    En vue de la campagne des présidentielles en 2012, avez-vous commencé à réfléchir à votre stratégie sur le net ?

    Nous sommes en train de commencer à réfléchir à ces questions. Nous sommes un parti pauvre et tout moyen de communication qui coute très peu d’argent est évidemment pour nous extraordinaire. Quand on voit l’exemple de Fdesouche ou de Nations Presse Infos, on se dit que ces sites peuvent participer à une dynamique commune avec d’autres qui peuvent être créés (…) Ça sera une partie intégrante de notre campagne de communication en 2012, on a pas d’autres choix que celui-là d’ailleurs.

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique