• Communiqué de la CCIFM                 

     La Direction de la Promotion des Echanges Extérieurs du Ministère du Commerce a l’honneur de vous informer que la Chine organisera la 15ème Foire Internationale sur l’investissement et le Commerce du 08 au 11 septembre 2011 à Xiamen, Chine.

     Cette manifestation en est à sa 15ème édition et constitue une opportunité pour les opérateurs malgaches désirant investir en Chine ou attirer les investisseurs chinois à nouer des relations de partenariat économique ou commercial avec Madagascar.

    La date limite d’inscription est fixée au 30 Août 2011.

     Pour de plus amples informations, vous pouvez visiter le site web de la CIFIT : http://www.cifit.cn  et/ou www.chinafair.org.cn

     Vous en souhaitant bonne réception,

    Nos salutations les meilleures.

     

     

    Haritiana JOHASY

    Responsable Communication et Marketing

    Chambre de Commerce et d'Industrie d' Antananarivo

    20, rue Henry RAZANATSEHENO - Antaninarenina

    t.      +261 20 22 202 11/12

    m.    +261 34 47 101 10

    e.     haritianajohasy.tnr@cci.mg

    w.    www.cci.mg

     

     

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    Premier Conseil d’administration du nouvel « Institut français » \ Communication du sénateur Louis DUVERNOIS

    29 juin 2011 – 15:59

    Par Louis DUVERNOIS, représentant le sénat au sein du Conseil d’administration de l’Institut français

    Le conseil d’administration de l’Institut français, créé aux termes de la loi sur l’Action extérieure de l’Etat du 27 juillet 2010, s’est tenu à Paris, le 17 juin, sous la présidence de Xavier Darcos, ancien ministre. Ce premier conseil d’administration a été essentiellement consacré à la présentation générale de la mise en place et de l’actualité de l’établissement public ; la présentation du budget modifié 2011; la présentation de l’organigramme et l’état des effectifs et la création et l’expérimentation en cours de bureaux de l’Institut français.
    Le budget modifié 2011 est en équilibre et s’élève à 52 642 262, 99 euros. Il est en hausse de 10 097 408,49 millions d’ euros en produits par rapport au budget primitif. Les charges de structures, personnel et fonctionnement, s’élèvent à 14 690 000 euros. L’organigramme de l’Institut français s’articule autour de huit départements: Ressources humaines et Réseau ; Affaires administratives et financières; Communication et nouveaux médias; Echanges et Coopérations artistiques; Développement et Partenariats ; Langue française ; Livre et Promotion des savoirs ; Cinéma. Treize pays ont été retenus en février dernier dans le cadre de « l’expérimentation de rattachement du réseau culturel à l’Institut français » : Cambodge, Chili, Danemark, Emirats Arabes Unis, Géorgie, Ghana, Inde, Koweït, Royaume-Uni, Sénégal, Serbie, Singapour et Syrie. Après le rapatriement des VIE/VIA de Syrie, l’Institut français s’interroge sur la légitimité du maintien de la Syrie en raison de sa situation politique actuelle.
    Le périmètre d’emplois dans les pays expérimentateurs est d’environ 200 personnes, statut d’expatriés et recrutés locaux et le périmètre maximal prévu à terme pour le réseau Institut français est de 8 000 personnes. Sur les treize pays retenus, neuf disposent d’un établissement à autonomie financière qui évoluera naturellement vers un bureau de représentation de l’Institut français, quatre en revanche ne disposent pas de ce type d’établissement et la création ex nihilo d’un bureau de l’Institut français est prévue.
    Ce bureau local est dirigé par un directeur « qui a par ailleurs un rôle de conseiller de l’ambassadeur ». Durant la période d’expérimentation, le COCAC cumulera sa fonction avec celle de directeur du « bureau » de l’Institut français. La mise en place de ces bureaux se révèle assez complexe pour ce qui est de la définition d’un statut juridique en fonction des contraintes locales et des éventuelles conventions bilatérales conclues en matière de coopération culturelle et de statuts des établissements déjà existants. Un premier rapport d’évaluation prospective des résultats administratifs de l’expérimentation a été présenté au CA. Un vaste chantier se met en place pour atteindre les objectifs fixés par la loi constitutive. D’ores et déjà, nonobstant la convention de partenariat entre la Fondation de l’Alliance française et de l’Institut français, des incompréhensions et autres tensions opérationnelles se font jour. La tutelle des Affaires étrangères et européennes en est consciente et s’emploie à rechercher des synergies nécessaires. Le deuxième CA se tiendra à l’automne 2011, après la tenue du premier conseil d’orientation stratégique co-présidé par Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes et Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication. Le COS, selon le président exécutif de l’Institut français, Xavier Darcos, « alimentera la réflexion et sera un lieu où l’impulsion ministérielle pourra s’exprimer. »

    Source : Lettre d’information des Conseillers indépendants à l’AFE


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  • Communiqué de la CCIFM

    Chambre de Commerce et d’Industrie France Madagascar

     

    Votre réseau en chiffres

     

    La CCIFM est membre de l’UCCIFE (Union des Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’Etranger) qui compte :

    -         107 CCIFE (Chambre de Commerce et d’Industrie Française à l’Etranger) dans 80 pays

    -         149 implantations (plusieurs antennes dans certains pays)

    et emploie près de 900 collaborateurs, regroupe plus de 28000 entreprises dont 50 % étrangères.

     

    Votre réseau : « Partenaire des Entreprises à l’International »

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    Politique scolaire à l’étranger

    Accès à la bourse pour enfants de contribuables en France ?

    Suite à la question d’un Conseiller, un débat demandant l'accès à la bourse pour les enfants nés en France (droit du sol) revenus au pays mais ayant au moins un des parents en activité et contribuable en France a été initié par le groupe Français du Monde-ADFE.

    Au Maroc, par commission sociale et dans la confidentialité, certaines familles ont pu être exonérées des frais de scolarisations.

    Rappelons que les bourses sont réservées aux enfants de nationalité française inscrits au registre des Français à l’étranger et que le fait que les parents ou un d’entre eux en activité et soient contribuables en France, n’ouvre pas le droit aux bourses scolaires à l’étranger.

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    Lors de la cession de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) du mois de septembre 2010, Xavier Darcos, ancien Ministre et nouveau Directeur de l’Agence Culturelle qui vient d’être créée sous le nom « d’Institut Français », est intervenu en pléinière de l’AFE. Pour le groupe Français du Monde-ADFE, Hélène Conway, Conseillère d’Irlande lui a répondu par le discours ci-dessous :

     

    Monsieur le Ministre,

     

    Vos propos ont le mérite de la clarté mais il subsiste cependant quelques zones d’ombre dans mon esprit, suffisamment opaques pour qu’elles suscitent quelques interrogations.

     

    En préambule à mes questions, je voudrais rappeler quelques éléments tant il est vrai que « quand le passé n’éclaire plus l’avenir, on marche vers l’obscurité »

     

    On parle depuis quelques années des problèmes et du malaise du réseau culturel français qu’on présente en déclin, dispersé et peu lisible.

     

    En fait les problèmes sont les conséquences de trois facteurs conjugués :

     

    • Premièrement, mais j’enfonce là une porte ouverte, un effondrement des moyens sans précédent qui fait, qu’en quelques années, le réseau aura perdu la moitié de ses crédits d’intervention. Ceci a été rappelé récemment dans la presse par deux anciens ministres des Affaires étrangères et déploré par plusieurs anciens Secrétaires généraux du Quai d’Orsay.

    Nous avons aussi assisté à des fermetures massives d’établissements culturels en Europe Occidentale (passés de 52 à 33 en 8 ans) ainsi qu’en Europe Orientale et Centrale où la Francophonie est encore vivante et se trouve ainsi menacée dans sa cohérence.

     

    • Deuxième facteur, un déficit de professionnalisation des agents responsables, phénomène aggravé par, d’une part, la réduction de la durée des missions des détachés et les contraintes pesant sur le nombre des contrats et, d’autre part, la diminution du nombre de postes ;

     

    • Enfin, troisième facteur, l’absence de persévérance dans les stratégies et les actions menées, résultant d’une rotation trop rapide des principaux cadres en poste et de la succession d’annonces non suivies d’effet.

     

    Monsieur le Ministre, pour avoir vécu et beaucoup voyagé à l’étranger, l’expérience m’a convaincue qu’au moment des arbitrages politiques et des engagements internationaux, tels la signature de contrats industriels et commerciaux, l’image d’un pays, l’attachement culturel, intellectuel ou sensuel qu’on éprouve à son égard pèsent dans les décisions. Chateaubriand disait déjà que : « tout arrive par les idées ».

     

    Aujourd’hui la France est une puissance moyenne mais riche d’un héritage culturel d’une grande puissance et, sans doute, la seule culture à prétention universelle qui n’ait plus de vocation impériale. La culture française apparaît ainsi dans beaucoup d’endroits comme un recours contre les extrémismes et fondamentalismes de tous bords, fussent-ils occidentaux.

     

    J’en viens à mes questions et à l’opacité qui entoure les deux points suivants :

     

    1. Il me semble que la réforme qui a aboutit à la création de l’Institut Français souffre de l’absence de réflexion globale, en particulier sur la façon d’articuler l’Institut Français et l’Alliance Française  qui représente tout de même les deux tiers de notre réseau d’établissements à l’étranger avec le risque  de création de doublons, évités jusqu’à présent.

     Vous avez fait référence à la signature d’une convention mais je souhaiterais que vous clarifiez la mission de l’Institut en ce qui concerne l’enseignement du français par rapport aux grands opérateurs ainsi que la question cruciale de la gestion des postes.

     

    1. Il semblerait qu’avant même qu’on ne connaisse le contenu précis des compétences et des missions qui seront attribuées à l’Institut , on recrute déjà les personnes chargées d’en assurer la mise en œuvre (N°2 et N°3 commencent à être nommés et on recherche des directeurs). Je souhaiterais que vous précisiez sur quels critères s’opèrent ces recrutements.

     

    En conclusion, je dirais que, contrairement à ce qu’affirment certains libéraux anglo-saxon, il est certain que l’on ne peut pas faire confiance au marché pour assurer la diversité culturelle et linguistique car il existe sur le fond un conflit entre efficience et diversité.

    Nous attendons de l’Institut Français qu’il soit l’un des fers de lance de la diversité culturelle défendue par la France, et, tout en tenant compte des contraintes économiques, qu’il ne soit en rien un marchand de culture.

     

    Je terminerai avec cette phrase d’André Malraux qui en parlant de culture, pointait « la gratuité d’un ensemble dont la grandeur était d’assumer l’unité des hommes »

    Je vous remercie.

     

    Hélène Conway


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    Spécial réseau culturel

    Les porte-drapeaux de l’influence française

    Avec ses 161 services de coopération culturelle, ses 144 espaces CampusFrance et ses 1 000 Alliances françaises, le réseau culturel français est en pleine réorganisation. Objectif : faire aussi bien, voire mieux, que nos voisins anglais ou allemands. Principal obstacle : les moyens. À peine 100 millions d’euros seront consacrés cette année à l’action culturelle et à l’animation du réseau.

    Par Xavier Sidaner

    L’Institut français

    Promouvoir la langue française, accompagner les savoirs et favoriser le dialogue entre les cultures, donner plus de place aux intellectuels et scientifiques français, telles sont quelques-unes des missions prioritaires pour le nouvel Institut français à Paris, relayé à l’étranger par quelque 143 instituts. Créé sous forme d’établissement commercial au lendemain du vote de la loi du 27 juillet 2010, l’Institut français vient remplacer, tout en reprenant l’essentiel de ses missions, l’association CulturesFrance.

    Ainsi constitué, l’Institut français sera présidé par l’ex-ministre de l’Éducation Xavier Darcos. Celui-ci mène actuellement une phase de préfiguration, au sein même du Quai d’Orsay, où l’a rejoint sa garde rapprochée. Mais l’Institut n’a pas encore d’adresse et les 150 agents ne savent toujours pas où ils travailleront. Les organes de gouvernance de l’Institut – conseil de surveillance et conseil d’orientation stratégique où siégeront des personnes qualifiées et des parlementaires notamment – ne sont pas non plus constitués. Seule certitude : cet établissement sera sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères. Le ministère de la Culture y conservera toutefois une place de choix en assurant la vice-présidence du conseil stratégique. Si tout se passe comme convenu, l’Institut devrait prendre corps au 1er janvier prochain. Il devrait par ailleurs être doté d’une enveloppe de 14 millions d’euros tirés de la rallonge budgétaire de 20 millions prévue pour l’animation du réseau culturel.

    Mégaréseau

    À l’avenir, le statut d’établissement public devrait permettre à l’Institut français de faire appel à des fonds de nature variée. La loi en a dressé l’inventaire : subventions ou dotations de l’État et des collectivités, recettes issues du mécénat, dons et legs, emprunts, pour ne citer que les principaux. Addition faite, le financement public représente aujourd’hui près de 60 % du fonctionnement de CulturesFrance. Une part appelée à baisser dans les prochaines années compte tenu des contractions sur le budget de l’État. Les sources de financement alternatives seront donc cruciales pour que l’Institut parvienne à faire vivre son “mégaréseau”, constitué des centres et instituts actuellement gérés par le Quai d’Orsay.

    Statut : établissement à autonomie financière
    Effectif : 150 agents à Paris
    Réseau : 143 instituts à l’étranger

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    Les Alliances françaises

    Après avoir retouché par la loi le dispositif public de l’action culturelle, symbolisé par la création de l’Institut français, ne restait plus qu’à revoir le partenariat avec les Alliances françaises. Celles-ci ont peu apprécié d’être écartées des discussions au moment du vote de la loi du 27 juillet sur l’action culturelle. Un oubli d’autant plus fâcheux que les Alliances sont devenues, en cent vingt ans d’existence, de précieuses partenaires pour le Quai d’Orsay et ont contribué ainsi au rayonnement de la France à l’étranger. Sur près de 1 000 Alliances à travers le monde, 450 reçoivent déjà l’aide du ministère des Affaires étrangères, soit sous la forme d’une subvention, soit via la mise à disposition d’agents expatriés ou de volontaires internationaux.

    C’est pour tenir compte de ce lien si particulier et réaffirmer leurs engagements communs en faveur de la culture que les deux parties se sont retrouvées le 1er octobre lors de la signature d’une convention entre Bernard Kouchner et Jean-Pierre Launoit, le président de la Fondation Alliance française. Dans le détail, la convention doit permettre de développer des actions communes avec les instituts français dans le domaine de l’activité artistique, de la formation des personnels ou de la communication. Visuellement, ce rapprochement devrait se traduire par un logo commun aux instituts et aux Alliances, en jouant sur le “f” de français. La signature de la convention devrait aussi permettre d’améliorer la complémentarité entre les Alliances et les centres culturels, pour éviter toute concurrence.

    Statut “souple et moderne”

    Le secrétaire général de la Fondation, Jean-Claude Jacq, a promis de “travailler en harmonie avec les instituts”, tout en surveillant du coin de l’œil l’évolution globale du réseau de l’État. Les Alliances françaises souhaitent conserver coûte que coûte leur statut associatif décrit comme “souple et moderne” par Jean-Claude Jacq, lequel se méfie de toute mainmise des instituts, y compris sur la gestion des personnels. Les Alliances souhaitent conserver la main sur le choix de leurs directeurs. Là-dessus, comme sur les moyens, la convention reste muette.

    Statut : association privée de droit local
    Réseau : 1 016 Alliances françaises
    Subvention du ministère des Affaires étrangères : 7, 2 millions d’euros

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    CampusFrance

    CampusFrance est mort, vive CampusFrance ! Créé en même temps que l’Institut français, ce nouvel établissement public est le nouveau “guichet unique” en matière d’accueil des étudiants étrangers en France. Né de la transformation de l’actuel groupement d’intérêt public, l’établissement répond à une nécessité impérieuse : mettre fin, ainsi que le préconisait Hervé Gaymard dans son rapport pour avis sur le projet de loi sur l’action extérieure de l’État le 12 mai dernier, à la “grande dispersion des intervenants” : Agence française pour les investissements internationaux, Agence universitaire de la francophonie, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, etc.

    Sans aller jusqu’à une fusion totale de tous les opérateurs intervenant sur le secteur, le choix a été fait de fusionner CampusFrance avec deux acteurs primordiaux. Premier sur la liste : Egide. Cette association forte de 200 agents fonctionne comme une sorte d’agence de voyage et offre un service “tout compris” aux candidats à l’expatriation, de l’accueil à l’aéroport à l’hébergement, en passant par les assurances et les formalités administratives. Le troisième acteur à composer ce trio sera la sous-direction des affaires internationales du Centre des œuvres universitaires (Cnous), chargée prioritairement de la gestion et de l’accueil des boursiers étrangers et du développement des activités internationales au sein de chacun des Crous. L’ensemble des activités de l’établissement, ses liens avec la conférence des présidents d’université et la Conférence des grandes écoles devraient être clairement définis et les transferts d’agents bouclés d’ici fin décembre 2011.

    Attirer les meilleurs

    Avec près de 246 000 étudiants accueillis en 2009, l’enjeu n’est pas d’attirer plus d’étudiants venus des quatre coins du monde, tant les frais de gestion d’un étudiant étranger pèsent sur le budget de l’État. Entre 2,5 et 3 milliards d’euros sont ainsi versés aux étudiants, sous forme de bourses ou d’aide au logement notamment. L’objectif du législateur est ailleurs : attirer, dans la compétition mondiale “féroce”, les meilleurs étudiants “avant qu’ils n’aillent aux États-Unis ou en Chine”, lâche Gérard Binder, l’actuel président de CampusFrance.

    Malgré la fusion de ce trio d’acteurs, CampusFrance, avec ses 6,9 millions d’euros de budget perçus en 2009, est loin d’arriver à la cheville du DAAD allemand ou du British Council. Et ce même en y additionnant les 88 millions de budget d’Egide. Pas étonnant que la France attire deux fois moins d’étudiants européens que l’Allemagne et trois fois moins que le Royaume-Uni. La partie s’annonce serrée pour remonter la pente.

    Statut : établissement public industriel et commercial
    Effectifs (CampusFrance + Egide) : 465 agents, dont 250 répartis dans le monde
    Budget 2010 (Campus France) : 8 millions d’euros dont 6,2 millions de subvention publique

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    Point de vue

     

    Communiqué du Snuipp-Madagascar, Syndicat des enseignants de l’école primaire des écoles françaises

     

    Quel avenir pour le réseau des écoles françaises à Madagascar ?

     

    Vous êtes de plus en plus nombreux à nous poser des questions à ce sujet, à vous inquiéter pour l’école dans laquelle vous travaillez ou au sujet du poste que vous occupez. Pour l’instant, aucune mesure de carte scolaire n’est à noter. Les fermetures de poste concernent des collègues qui partent à la retraite ou qui demandent leur réintégration.

    Mais à Anthala, la directrice expatriée termine sa mission en fin d’année scolaire et la transformation en poste de direction/résident n’est pas envisagée par l’AEFE ! (écho du CTP du 2 décembre). On se souvient de l’épisode de Tuléar qui est resté un an sans directeur avec un collègue qui avait accepté de faire fonction. Il a été proposé, par le bureau de l’IEN, à la seule collègue résidente qui resterait à Antalaha, de prendre la direction comme faisant fonction… sans quoi elle serait prioritaire sur un poste vacant dans un autre établissement pour l’année prochaine !! En bref, tu prends la direction ou tu t’en vas… Ceci n’est pas admissible et le SNUipp en a fait part au poste diplomatique ainsi qu’au secteur Hors de France qui va interroger l’AEFE sur ces pratiques et le réel devenir des petites écoles. Les responsables de l’Ambassade nous assurent qu’ils ont soutenu, et soutiennent cette structure qui présente des effectifs stables. La bataille n’est donc pas finie et nous ferons, de notre côté, le maximum pour convaincre l’AEFE de l’importance capitale de garder un poste de direction à Antalaha ainsi que dans les petites écoles conventionnées de province.

     

    Monsieur l’Ambassadeur a également insisté auprès des responsables de l’AEFE sur la nécessité de ne pas précipiter les décisions en ce qui concerne l’enseignement français à Madagascar.

     

    Par ailleurs, nous avons découvert que certains établissements cherchaient à recruter des personnels titulaires sur des emplois d’enseignants en contrat local. Ces pratiques sont bien sur très inquiétantes et représentent une réelle menace pour la pérennité des postes de titulaires. Cerise sur le gâteau, les nouvelles priorités de l’AEFE concernant le recrutement feraient passer les TNR (titulaires non résidents sur un emploi de recruté local) en priorité 1 avant même les mesures de carte scolaire ! En bref, un(e) collègue victime de carte scolaire passerait après un(e) collègue qui pourrait avoir été recruté un an avant, hors CCPL, par un établissement, et risquerait de ne pas avoir de poste du tout. Si cette mesure peut convenir à certains pays où le cas de trop nombreux TNR demeure, elle est tout à fait inadaptée à Madagascar qui voit son nombre de poste de titulaires fondre comme neige au soleil. Le SNUipp suit également ce dossier et a demandé une réunion spécifique sur ce sujet.

     

    Rien n’est officiel mais nous craignons pour le devenir des petites structures qui pourraient  bien être proposées au déconventionne ment au « profit » de ces fameux « labellisés » dont on entend parler depuis un certain temps. Des établissements homologués avec un personnel enseignant titulaire en détachement direct faisant office de directeur/animateur/formateur… Nous devons donc rester vigilants, que cela soit en ce qui concerne les petites écoles ou les moyennes structures à Madagascar. Nous savons notre secteur menacé et considéré comme peu rentable par rapport à d’autres, en expansion et bien plus lucratifs…

     

    Monsieur Igout, responsable AEFE du secteur dont dépend Madagascar nous disait lors de sa dernière visite « de ne pas insulter l’avenir » et « de rester optimiste », laissant entendre que nous dramatisions la situation. Ce que nous demandons, c’est un réel dialogue sur le réel devenir du réseau Madagascar. Trop d’interrogations demeurent (alors que nous savons pertinemment que la réflexion est bien plus avancée qu’on nous le dit) et l’avenir de trop d’élèves et de collègues est en jeu.

     

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    EGD Tananarive  Mode d’emploi

     

    Le groupement comptable mobilise à temps plein outre l’agent comptable et son adjoint, 2 agents au service des recettes, 2 agents au service de la dépense et 1 agent au service de rémunération. Parmi ces agents, seul deux agents sont titulaires de la fonction publique française. Par ailleurs, les services financiers ont recours à temps partiel au service informatique chargé de la mise en œuvre de l’ensemble des opérations automatisées et de la maintenance des applications.

     

    Cette équipe œuvre pour prendre en charge :

    1. Un lycée et un collège qui scolarisent de 1617 élèves;

    2. Le projet d’extension immobilier ;

    3. Un internat de 109 lits et une annexe externalisée à l’hôtel Grégoire qui accueille 33 internes, ouverts tous les jours de la semaine (sauf pendant les petites vacances et les vacances d’été) et un service de restauration qui peut distribuer l’équivalent de 4000 repas par semaine;

    4. Quatre écoles qui accueillent 1271 élèves;

    5. La gestion de services mutualisés avec en particulier:

    La formation continue (700 nuitées, 244 voyages stagiaires et formateurs).

    Les congés administratifs, fins de mission des personnels expatriés et déplacements des agents de l’AEFE (228 déplacements).

    La gestion du centre d’examen avec en 2009, 2264 candidats.

    La gestion du bureau de l’IEN.

    Le bureau du coordonnateur du Réseau des Etablissements Français à Madagascar Enfin, les services financiers concourent à des actions de formation et d’informations au profit des personnels et des membres de la communauté scolaire du réseau des établissements français de Madagascar.

     

    Le Budget :

    Le compte de résultat définitif 2009 est arrêté pour un montant global en recette et

    en dépense de 29,889 milliards d’ariary contre 22.317 milliards d’ariary en 2008 (+ 34%), 19,275 milliards d’ariary en 2007 (+18,28%), 16,295 milliards d’ariary en 2006 (+40,82%) et 11,572 milliards d’ariary en 2005, soit une progression de 31,5%.

     

    Frais de scolarité (50,60% des recettes):

     

    Subvention AEFE (32,34% des recettes budgétaires, contre 25,40% en 2008)

     

    En 2009 le nombre d’élèves boursiers est de l’ordre de 855 élèves qui se répartissent entre 380 au 1er degré et 475 en collège lycée. Ce qui représente un pourcentage de boursiers de 41% des élèves français. Les allocations versées visent à prendre en charge les frais de scolarité, l’internat, les frais de transport et les fournitures scolaires.

     

    142 internes hébergés en 2009 contre 121 internes en 2008, 114 internes en 2007, 96 en 2006, 2005 et 88 élèves en 2004. A la rentrée de septembre 2006 l’internat accueillait 109 élèves, 122 en 2007 et 126 en 2008.

     

    A la demi-pension le restaurant scolaire accueille en moyenne 600 élèves dont 140 internes du mois de janvier au mois de juin. Le service de restauration scolaire sert en moyenne plus de 100 000 repas par an et plus de 30.000 petits déjeuners.


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    Spécial Action Culturelle

     

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    QUESTION ORALE

     

    Auteur : Mme  Hélène CONWAY, membre élu de la circonscription électorale de Dublin

     

    Objet : L’institut Victor Hugo

     

    L’annonce de la création d’une nouvelle agence par le ministre en 2009 donnera peut-être naissance à l’institut Victor Hugo à l’automne prochain si le parlement en décide ainsi. Certaines questions de fond se posent néanmoins.

    En trois ans le réseau a perdu près de la moitié de ses moyens.

    1. Où trouvera-t-on les « crédits additionnels pour relancer l’action culturelle ? »

    2. Afin de lever des fonds les instituts Victor Hugo ne seront-ils pas forcés de concentrer leur attention sur la partie école de langue au dépend des activités culturelles moins lucratives ? N’y a-t-il pas danger de concurrence avec l’Alliance française si elle existe ?

    3. Quelle sera la visibilité locale si les grandes entreprises subventionnent l’agence à Paris ? Vont-elles aussi continuer à aider les instituts localement ?

     

    En dehors des questions budgétaires centrales à la réforme, un autre point doit être clarifié.

    Qui couvrira le champ de la coopération universitaire et scientifique et de la recherche ? A l’heure actuelle le SCAC représente le champ complet des activités de coopérations éducatives, universitaires, scientifiques, techniques (santé publique, environnement, …), administrative, juridique, formation et développement. Au lieu du regroupement annoncé allons-nous voir apparaître un éclatement des services ?

     

    ORIGINE DE LA RÉPONSE :

    DGM

     

    Réponse

     

    1.      Quels crédits additionnels pour la relance de l’action culturelle ?

    Le ministère des Affaires étrangères et européennes doit prendre toute sa part à l’effort de redressement des finances publiques. Combiné au poids croissant de certains dispositifs multilatéraux et de certains opérateurs (Fonds européen de développement, Fonds mondial sida, Agence pour l’enseignement français à l’étranger notamment) dans son budget, cet effort a entraîné une baisse sévère des crédits de coopération et d’action culturelle depuis 2006.

    C’est pourquoi le Ministre a obtenu du Premier Ministre un abondement exceptionnel de 20 millions d’euros par an en 2009 et 2010 afin d’accompagner la réforme de l’action culturelle extérieure, menée avec le soutien du Président de la République. La stabilisation des crédits d’intervention des services et instituts culturels a ainsi permis de mettre en œuvre des projets ambitieux, notamment la modernisation du réseau grâce aux nouvelles technologies, attirant ainsi des nouveaux publics, mais aussi le soutien aux industries culturelles françaises et la formation des agents travaillant au service de notre diplomatie culturelle. De même, cet abondement a permis de doter la future Agence culturelle des moyens nécessaires à sa création dès le 1er janvier 2011.

    Il apparaît naturellement souhaitable que cet effort soit poursuivi par un rebasage des crédits annuels de 20 Millions dans la période suivante (triennum 2011-2013).

    En outre, la priorité accordée aux bourses par le Ministre dans les budgets 2008 et 2009 a permis de limiter très nettement la baisse des crédits d’intervention dans le secteur de la coopération universitaire et scientifique. Le ministère des Affaires étrangères et européennes a ainsi délivré près de 20 000 bourses en 2009. Dans le même temps, le nombre d’étudiants étrangers en France a augmenté de 2,2%. Et parmi ces étudiants, la proportion de ceux qui viennent des pays émergents est en progression constante.

     

    2.      La nécessité de s’autofinancer ne conduira-t-elle pas les instituts français à renoncer à une partie des activités culturelles, plus dépensières ?

    Le financement public, comme indiqué au point 1, reste nécessaire à cet égard mais le réseau culturel français a développé une longue date des projets ambitieux fondé sur l’autofinancement, en particulier grâce aux partenariats avec des institutions françaises et locales, notamment autours de grandes opérations culturelles comme les « printemps français », qui parviennent de manière pérenne à mobiliser les concours d’acteurs privés ou de grandes fondations. Le mérite n’en est pas uniquement la capacité de financement, mais aussi la mobilisation d’énergies diverses, souvent d’origine locale, autour d’activités répondant aux besoins perçus localement.

    n      Il y a-t-il un risque de voir les différents réseaux français entrer en concurrence ?

    A travers une dénomination commune « Institut français ou Instituts Victor Hugo », une charte graphique déclinée, une uniformité de structure, l’action culturelle extérieure de l’Etat gagnera, d’un pays à l’autre, à se présenter sous une même référence, label de qualité et garantie de soutien de la puissance publique soit directement, soit à travers ses deux opérateurs, l’agence culturelle extérieure et l’agence mobilité-attractivité.

    De ce fait, le positionnement du réseau Institut français ou Victor Hugo aux côtés, en partenariat, et toujours en complémentarité, avec le réseau des Alliances Françaises s’en trouvera renforcé : zones où existe des formes de partages géographiques historiques mais néanmoins non exclusifs (Amérique latine pour le réseau Alliance et Moyen-Orient pour le réseau EAF), coexistence géographique affirmée entre une tête de pont institutionnelle en capitale et un réseau Alliance plus souple en région pour valoriser le tissus associatif (Europe), une complémentarité des missions enseignantes et culturelles là où existent les deux réseaux dans une même ville.

    Il en sera de même avec le réseau AEFE des établissements scolaires français au cœur de notre diplomatie de rayonnement et d’influence éducative.

     

    3.      La centralisation du mécénat sur l’agence culturelle n’entraînera-t-elle pas une perte de visibilité des instituts et des difficultés à trouver des partenaires localement ?

    Dans la réalité, les actions de mécénat au niveau central comme au niveau décentralisé sont complémentaires. Les grands groupes sont davantage incités à mobiliser leurs actions de communication sur de grosses opérations à forte visibilité, comme les années croisées, alors que leurs filiales locales sont prêtes à mettre en œuvre leurs budgets sur des projets négociés avec le réseau.

    La future agence sera mieux à même de démarcher plus systématiquement les sièges centraux des entreprises sans que pour autant les capacités de financement locales soient diminuées. Elle aura également une capacité renforcée de partenariat avec les collectivités territoriales françaises.

     

    1.      Qui couvrira la coopération universitaire et scientifique ?

    Le projet de loi relatif à la création de l’agence culturelle ne modifie pas l’existant en matière de coopération dans l’enseignement supérieur et la recherche, qui demeure de la compétence de la direction générale de la mondialisation, et des services de coopération et d’action culturelle.

    2.      Le regroupement annoncé des SCAC et des instituts ne risque-t-il pas de buter sur la question du périmètre des compétences et in fine de conduire à un éclatement des services ?

    La fusion entre les services de coopération et d’action culturelle (SCAC) et nos centres culturels et instituts français (EAF) à l’étranger vise à donner à notre réseau une plus grande cohérence en termes d’action et de visibilité. Débutée en 2009, elle a été élargie, à l’automne dernier, dans le cadre de la réforme de l’action extérieure de l’Etat portant création de deux agences au 1er janvier 2011, à une vingtaine de pays en 2010 pour s’étendre, à partir de 2011, à l’ensemble du réseau culturel. Les nouveaux établissements qui résulteront de ce rapprochement auront l’autonomie financière et un périmètre de compétences identique à celui des deux agences (EPIC) d’influence (culturelle, linguistique et de promotion des savoirs) et d’attractivité-mobilité-expertise. Les Instituts Français suivront donc les questions universitaires, de recherche et de coopération scientifique à l’exception des 9 pays (Chine, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada…) où existent des services séparés, qui du fait déjà de leur autonomie de programmation, resteront rattachés à la chancellerie, aux côtés des SCAC.

    La fusion SCAC-EAF est réalisable dans 94 pays où en plus du SCAC nous avons un EAF (centre/institut culturel/CEF). La condition initiale est l’existence d’une autonomie financière.

    Parmi ces 94 pays, il convient de distinguer des stades d’avancement très divers dans la réforme : la fusion SCAC-EAF est réalisée en totalité dans 6 pays (Bulgarie, Costa Rica, Egypte, Grèce, Slovénie, Tunisie) ; très avancée dans 12 pays (Allemagne, Chili, Chine, Hongrie, Mali, Mexique, Pays-Bas, RDC, Sénégal, Slovaquie, Turquie, Vietnam) ; bien engagée dans 2 pays (Autriche, Italie) ; amorcée dans 34 pays (Afghanistan, Azerbaïdjan, Birmanie, Bosnie, Chypre, Corée, Danemark, Djibouti, Estonie, Etats-Unis, Géorgie, Inde, Irak, Iran, Jordanie, Lettonie, Liban, Libye, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Monténégro, Ouzbékistan, Pologne, Portugal, Qatar, Roumanie, République Tchèque, Royaume-Uni, Russie, Serbie, Suède, Turkménistan, Taïwan). La fusion SCAC-EAF est à réaliser dans tous ses aspects dans les 40 pays restants.

     

    3.      Est-ce que les instituts seront dirigés par des expatriés formés au management culturel ou par des diplomates ?

    Ces instituts seront dirigés par des agents choisis pour leurs compétences managériales, en montage de projet et en analyse politique pour l’élaboration d’une stratégie de coopération culturelle. Ils pourront comme c’est le cas actuellement être des diplomates rompus au métier de la coopération ou des agents sous contrat avec le MAEE. Un programme de formation ambitieux a été mis en place à divers niveaux pour les aider dans leur mission ; la création de l’institut diplomatique prend en compte cette dimension. Une mission vient d’être confiée à un diplomate, expert des M. Lummaux sur la mise en place d’un programme ambitieux de formation porté par la nouvelle agence.

    Les programmes de formation qui ont été engagés, grâce aux crédits additionnels de 40 Millions d’euro obtenus en 2009-2010, portent sur l’ingénierie de projets culturels et les tendances actuelles, le français langue étrangère, les industries et produits culturels, la professionnalisation dans les domaines du livre, du cinéma et de l’audiovisuel, le management, l’attractivité universitaire et de recherche.

     

    4.      Comment et sur quels critères s’effectueront les recrutements ?

    La professionnalisation du recrutement est un souci du MAEE depuis longtemps. Des commissions ont été mises en place au cours des dernières années pour rendre la procédure plus collégiale et y associer des experts extérieurs plus au fait des nouveaux métiers de la coopération culturelle. A l’avenir, les appels d’offres seront élargis et mieux diffusés (sites internet spécialisés) pour atteindre toutes les cibles (administrateurs de la culture, gestionnaires, entrepreneurs de l’audiovisuel etc.)

    Pour le mouvement 2011, ces mesures seront renforcées par l’association de la nouvelle agence au processus de recrutement, pouvant aller jusqu’au transfert à celle-ci des tâches de définition des profils et de présélection des candidats. Dans l’hypothèse du rattachement du réseau à l’agence, la totalité de la procédure, de la sélection des candidats jusqu’à la signature des contrats et à la mise en route des agents incomberait à l’EPIC.

     

    5.      Est-ce que le nouveau directeur de l’institut sera le représentant de l’AEFE localement ?

    Le directeur de l’institut français sera également conseiller de l’ambassadeur sur les questions de coopération culturelle. Il conservera donc la casquette de COCAC auprès de l’ambassadeur et donc le suivi des établissements scolaires. C’est donc à ce titre qu’il restera le représentant de l’AEFE et non en sa qualité de directeur de l’institut français, lequel ne traitera pas de questions relatives à l’enseignement français à l’étranger.

     


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  • Citation

     

    Chacun a ses propres instants de bonheur : il s'agit simplement d'en multiplier la conscience et les occasions. [Albert Memmi]

     

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    Communiqué de la FCPE : pour une vraie formation des enseignants

     

    Déclaration de la FCPE au CSE du 12 mai 2010

     

    Depuis des mois, la FCPE se bat aux côtés de nombreux autres acteurs du système éducatif pour dénoncer ce qu’elle juge comme la réforme la plus désastreuse de ces dernières années pour l’avenir de l’Ecole, de nos enfants, de notre pays. La FCPE refuse une formation des enseignants au rabais qui ne pourra que mettre en péril l’éducation de plusieurs générations de jeunes de notre pays et pèsera négativement sur toute tentative de réforme pédagogique du système éducatif pour de très longues années.

     

    Il n’est pas acceptable que le gouvernement continue à mentir aux parents d’élèves et aux citoyens de ce pays en affirmant que la formation des futurs enseignants est améliorée alors que c’est bel et bien le contraire que l’on est en train de faire.

     

    La réforme de la formation des enseignants dite « de masterisation » n’est pour nous pas une réforme mais une suppression de la formation des enseignants. Ceux-ci auraient besoin d’une formation accrue sur les aspects professionnels propres au métier d’enseignant. Ce qui est prévu aujourd’hui ne peut correspondre aux défis de l’Ecole pour la réussite de tous. La crise sociale et économique impose d’autres choix pour l’Ecole et pour le métier d’enseignant.

     

    La FCPE est convaincue qu’une formation professionnelle au métier d’enseignant comprenant une période par alternance est un élément déterminant dans la réussite des élèves. Pour nous, il est indispensable que, où qu’elle soit dispensée, la formation préalable des futurs enseignants intègre un nombre significatif d’heures obligatoires et évaluées consacrées à :

    -          la connaissance et le renouvellement des pratiques pédagogiques ;

    -          la psychologie de l’enfant et de l’adolescent ;

    -          la gestion de classe ;

    -          l’enseignement en classes hétérogènes ;

    -          l’évaluation positive des élèves ;

    -          la relation avec les parents ;

    -          l’utilisation de ressources, matériels et contenus numériques ;

    -          le travail en équipe ;

    -          la connaissance du système éducatif…

     

    Cette nécessité d’une meilleure formation professionnelle et pas seulement académique est affirmée également dans de très nombreux rapports et analyses, en particulier émanant de la représentation parlementaire. On peut citer en exemple le rapport de la mission Fourgous sur l’Ecole numérique, celui de la mission d’information sénatoriale en Finlande ou le rapport de la mission Grosperrin sur la mise en œuvre du socle commun.

     

    La FCPE est consternée par la suppression pure et simple du cahier des charges national de formation des enseignants que prévoit le projet d’arrêté soumis aujourd’hui aux membres du CSE. La simple mention des dix compétences requises pour exercer le métier d’enseignant ne peut suffire à garantir une formation et des recrutements de qualité et la réduction à la portion congrue de la formation continue ne laisse présager d’aucun rattrapage possible.

     

    Or, la circulaire de cadrage présentée aujourd’hui au CSE, qui ne fait que reprendre celle publiée par la ministre de l’Enseignement supérieur fin décembre et qui viendra après l’abrogation du cahier des charges, n’impose plus rien aux universités en matière de formation professionnelle dans la construction des masters conduisant aux concours de recrutement des enseignants. Il n’est pas possible que la formation des enseignants dont notre pays a besoin soit à la merci de la bonne volonté d’un président d’université.

     

    Enfin, l’arrivée devant les élèves dès la rentrée prochaine d’enseignants non formés et non accompagnés laisse présager bien des déconvenues, voire des drames humains.

     

    La FCPE demande le retrait de tous les textes publiés jusqu’ici et une remise à plat complète de la formation des enseignants. Elle juge indispensable que le débat soit ouvert à l’Assemblée nationale et au Sénat, afin que l’opinion publique s’en saisisse.

     

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    Royaume Uni : est-ce le début d’une période d’instabilité ?


    Pour la troisième fois de leur histoire – et seulement la troisième fois – les Britanniques n’ont pas donné la majorité absolue à un des deux grands partis de gouvernement. Ce résultat reflète à la fois la lassitude à l’égard d’un Labour usé et sans imagination, et le manque de crédibilité des conservateurs.

    Les résultats

    Conservateurs : 306 sièges (+97) : 36% des suffrages (+ 4 points)

    Labour : 258 sièges (-91) : 29% des suffrages (- 6 points)

    Lib Dem : 57 sièges (-5) : 22% des suffrages

    Le Labour a perdu des sièges dans certains de ses bastions tra­ditionnels (Bristol, Brighton, Cardiff, Blackpool…) et a quasi dis­paru du sud du pays (-sauf quelques sièges londoniens-) où les conservateurs retrouvent une hégémonie proche de celle de l’ère Thatcher. Ces derniers, en revanche, sont toujours aussi absents de l’extrême nord de l’Angleterre, de l’Ecosse (aucun siège) et du Pays de Galles. La coupure politique Nord-Sud du pays, bien connue, se renforce.

    Si le Labour n’a pas connu la déroute annoncée, il y a quelques mois, et s’en sort mieux que les conservateurs en 1997, les résul­tats n’en sont pas moins mauvais. Le système électoral leur est, en effet, très favorable et masque en partie une perte significative en voix.

    Arithmétiquement, deux alliances sont possibles pour atteindre la majorité absolue de 326 sièges:

    conservateurs + Lib Dem = 363 sièges

    Labour + Lid Dem + SLDP (sociaux démocrates irlandais) + Scot­tish national Party + nationalistes gallois : 327

    Analyse des résultats

    Du côté du Labour, l’usure du pouvoir et la personnalité de Gordon Brown ont pesé dans un sens négatif. Les travaillistes n’avaient rien d’enthousiasmant à promettre dans un contexte économique très difficile, et l’absence de charisme de Gordon Brown ne lui a pas permis d’apparaître comme l’homme qui dirige le pays dans la tempête. L’accent mis, dans la campagne, sur « l’expérience » des travaillistes a surtout fait ressortir leur ancienneté aux affaires.

    Du côté des conservateurs, c’est le manque de crédibilité de l’équipe qui explique le résultat décevant : le « shadow chan­celier de l’Echiquier » est notamment apparu comme bien fra­gile pour la période. En outre, leur campagne a été peu lisible : mélange d’austérité annoncée et de « responsabilisation » des individus (l’entraide plutôt que les services publics).

    L’échec des Lib Dem, en dépit de la performance individuelle de Nick Clegg, a plusieurs raisons possibles : le refus de l’aventure dans une situation jugée difficile (la forte participation a désavan­tagé les Lib Dem, élus par une frange politisée) ; la faible accep­tation par l’électorat britannique des thèmes chers à la gauche européenne (croissance verte, europhilie, attitude ouverte face à l’immigration…). Le « bobo » britannique reste cantonné aux universités et aux lecteurs du Guardian (qui avait appelé à voter Lib Dem).

    Nouvelles internationales, Parti socialiste

     

     

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    Les échanges culturels mondiaux sont en transformation rapide. Dans un contexte encore dominé par les exportations américaines, le basculement numérique et la mondialisation rebattent les cartes, faisant apparaître de nouveaux acteurs. Selon Frédéric Martel, qui publie aujourd'hui "Mainstream" (Flammarion), l'Europe rate le coche de la montée en puissance de l'entertainment global : elle doit se doter d'outils de compréhension et des capacités de peser dans cette "guerre des contenus". Le débat parlementaire qui s'ouvre sur la création d'une grande agence culturelle doit permettre cette prise de conscience.

      

     

     Frédéric Martel

     

    Culture : pourquoi la France va perdre la bataille du "soft power"  

     

    _________________

     

    Le Parlement est saisi de la création d’une grande agence culturelle, projet porté par le Quai d’Orsay. Le contexte dans lequel ce projet est organisé est particulièrement difficile et les choix qui se dessinent actuellement seront lourds de conséquences.

     

    En effet, dans les flux de contenus internationaux, un géant exporte massivement partout ses contenus : les Etats-Unis avec environ 50 % des exportations mondiales. Si on ajoute le Canada et le Mexique, l’Amérique du Nord domine ces échanges sans concurrent sérieux (avec près de 60 % des exportations mondiales). Derrière, se trouve un concurrent potentiel, mais possiblement en déclin : l’Union européenne à vingt-sept, avec un tiers des exportations. Une petite dizaine de pays suivent ce peloton de tête, à bonne distance, sans pour l’instant arriver à peser massivement dans les échanges mondiaux de contenus : le Japon, leader des challengers, la Chine et notamment Hong Kong, la Corée du Sud, la Russie et l’Australie. Pour l’heure, le Brésil, l’Inde, l’Egypte, l’Afrique du Sud, les pays du Golfe n’apparaissent pas de manière significative comme pays exportateurs de contenus, bien qu’ils accroissent fortement leurs importations.

     

    De manière générale, les pays qui exportent des biens et des services culturels, et de l’information, sont à peu près les mêmes que ceux qui importent ces contenus. A une différence notable : les Etats-Unis ont une balance commerciale largement positive (ils sont le premier exportateur, et seulement le cinquième importateur). A l’inverse, l’Union européenne est le premier importateur et seulement le second exportateur. Dans une large mesure, à l’exception des Etats-Unis, la plupart des pays exportent et importent des contenus au sein de leur région. Par exemple, dans l’Union européenne, les exportations et les importations intra-européennes sont supérieures à celles qui sont extra-européennes. La mondialisation n’a pas seulement accéléré l’américanisation de la culture et l’émergence de nouveaux pays, elle a aussi promu des flux d’information et de culture intra-régionaux, non pas seulement globaux, mais aussi transnationaux.

     

    Ces statistiques sur les flux de contenus internationaux sous-estiment pourtant les évolutions en cours. Piraterie, différence de taux de change, poids des devises, dématérialisation de la culture : pour toutes ces raisons, la mondialisation des contenus est un phénomène peu mesuré et insuffisamment analysé.

     

    La cartographie des échanges culturels se transforme. Nous assistons à la montée en puissance d’un entertainment mainstream global, largement américain, et la constitution de blocs régionaux. En outre, les cultures nationales se renforcent partout, même si l’« autre » référent, l’« autre » culture, est de plus en plus celle des Etats-Unis. Enfin, tout s’accélère et tout s’entremêle : l’entertainment américain est souvent produit par des multinationales européennes, japonaises ou désormais indiennes, alors même que les cultures locales sont de plus en plus souvent co-produites par Hollywood. Quant aux pays émergents, ils entendent exister dans ces échanges et concurrencer l’« empire ». Cette guerre culturelle met donc en jeu de nombreux acteurs. La mondialisation et Internet réorganisent tous les échanges et transforment les forces en présence. En fait, ils rebattent toutes les cartes.

     

    Dans cette nouvelle cartographie, l'Europe a bien du mal à se positionner et la France est en train de perdre la bataille du soft-power. Il est par suite urgent de réagir, d’abord en se dotant d’outils, tels qu’un centre d’analyse et de prévision spécialisé, pour comprendre les phénomènes en cours, par nature très mouvants ; ensuite pour agir. Une réforme des structures administratives en charge de l’action culturelle française est indispensable : la création de bureaux des industries culturelles dans les grandes capitales des médias et des industries créatives, la refondation de la direction générale de la mondialisation du ministère des affaires étrangères, la mise en place d’un portail culturel et de débat d’idées indépendant de l’administration pourraient contribuer à donner à la France des chances de ne pas tout perdre.

     

    _________________

     Pour plus d'informations, vous pouvez nous contacter par email à contact@tnova.fr, par téléphone au 01 58 36 15 20 et consulter notre site internet www.tnova.fr.

     


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