• Communiqué de la CCIFM, Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Malgache :

    La chambre de commerce des Seychelles organise à Mahé du 19 au 22 octobre 2010 le 6ème Forum Economique des Iles de l'Océan Indien (6° FEIOI). Comme chaque année, ce forum comprendra :

    -des ateliers thématiques ;

    - des rencontres B to B.

    Les inscriptions et réservations d'hotel se font directement auprès de Masoustravel.com et seront cloturées le 15 septembre 2010.

    Plus d’infos et programme,  voir album Seychelles de ce blog et consulter

    CCIFM - Chambre de Commerce et d'Industrie France Madagascar

    Immeuble TANA 2000 - Ankorondrano

    101 Antananarivo

    Tel : +261 20 22 696 49 ou 363 34

    Fax : +261 20 22 633 12

    Mèl : ccifm@ccifm.mg

     

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    Réactions au sommet France-Afrique de Nice

     

    Paris, le 01 juin 2010

    Communiqué
    Amirshahi Pouria, Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme.


    Sommet France-Afrique de Nice, un bilan tout sauf convaincant.


    Le lien singulier de la France avec l'Afrique a besoin d'une refondation, qui ne saurait se résumer à cette simple relation "décomplexée" que le président Sarkozy appelle de ses vœux. Pourtant, plus trois ans après l’élection de Nicolas Sarkozy, il est légitime de se demander en quoi il a jusqu’ici œuvré pour le renouveau ou la croissance économique. Au plan démocratique, la « Françafrique » n’a pas reculé et, bien au contraire, semble chaque jour reprendre de la vigueur. On ajoutera que la défense des valeurs de la France, pays des Lumières et des droits humains, n’est pas compatible de manière manifeste avec le discours plein de condescendance prononcé à Dakar en 2007 et jamais démenti depuis.

     
    Le changement concret doit être celui d'un  soutien au développement du continent, et si la sécurité en est une dimension importante, la promotion d'une réforme du conseil de sécurité qui garantirait un siège permanent à l'Afrique ne peut tenir lieu à lui seul de nouvelle politique de coopération française à l'égard de l'Afrique.
     
    La refondation de notre coopération passe en particulier par :

    -          un renforcement des moyens de l'aide bilatérale en faveur de l'éducation, de la formation et de la construction des systèmes éducatifs du primaire au supérieur:
     -  un renforcement de la francophonie, une référence étrangement absente de l'allocution du président Sarkozy comme si le partage d'une langue commune avec les presque 100 millions de francophones africains ne comptait pas. C'est la promotion des cultures francophones qui permettra d'affermir cette solidarité de l'esprit dont parlait le président Senghor quand il évoquait le rôle et l'objectif de l'Organisation internationale de la francophonie et qui sera la base d'une relation égalitaire entre partenaires adultes.

    -          - un soutien aux financements français auprès d'investisseurs africains par une réorientation de l'activité de l 'AFD au profit des PME pour une solidarité concrète, locale et productive

    -          - une Aide publique au développement refondée dans ses bases et son ambition : les objectifs du Millénaire, bientôt révisés, comme feuille de route permanente, l’accès aux médicaments, le développement de la souveraineté alimentaire et, surtout, une remise en cause de la politique systématique de prêts au profit d’une politique de dons, d’échanges et de coopérations basés sur des objectifs contra-cycliques.

    -          Entre l’Afrique et la France, il est temps de passer à une coopération, basée sur l'égalité, la confiance, et la solidarité. Il est grand temps d’ouvrir la voie à une indépendance véritable entre la France et l’Afrique, fondée non plus sur le pillage des ressources naturelles du continent, mais sur l’ambition commune du développement économique, social et démocratique de l’Afrique. Sur ce terrain, le bilan du président de la république est tout sauf convaincant.


    Opinion : "Afrique - France" l'inversion des termes dans la présentation officielle de ce 25eme sommet avec le continent africain n'est que le rideau de fumée rhétorique d'une "France Afrique" d'un nouveau genre qui se prépare à Nice.

     

    Après les liaisons dangereuses avec papa Bongo, le temps des valises de billets, " de Libreville sur Seine", des interventions militaires pour maintenir en place nos meilleurs amis dictateurs (Cf intervention au Tchad...), "voici venu le temps des rires et des chants", le temps d'une relation "décomplexée avec l'Afrique" comme le tonne le discours inaugural du Président de la République en ouverture du sommet de Nice...

     

    Après le discours de Dakar, pierre angulaire de la politique africaine de Nicolas Sarkozy, le sommet de Nice...la cohorte de chefs d'entreprises comme paravent économique aux appels du pieds de l'Etat français aux géants politiques Nigérian ou Sud Africain...

     

    Une référence significativement absente à la francophonie dans le discours du Président, autre manière d'affirmer que désormais on fera du business en anglais, de façon parfaitement "décomplexée"...

     

    Car c''est bien connu, l'argent n'a pas d'odeur ni de couleur...et le faire fructifier entre initiés de la France Afrique, sans complexe, doit être une nouvelle forme de coopération avec l'Afrique, ce "nouvel eldorado" qui laisse pourtant la majeure partie des peuples africains sur le bord de la route du développement...

     

    "Ces rencontres servent surtout aux banquiers, et aux délégations qui sortent du cash d’Afrique, peste un haut diplomate français. La dernière fois c’était, Cannes, maintenant c’est Nice. Autant faire le sommet directement à Monaco !"(http://www.bakchich.info/L-Afrique-en-promenade-a-Nice,10958.html)

     Boris

     

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          Jean Daniel CHAOUI

    CONSEILLER ELU

    (Madagascar-Comores-Maurice-Seychelles)

     

       

     

     

     

     

         ASSEMBLEE DES FRANÇAIS DE L’ETRANGER

             

    www.afe.org                                                                           

    Tananarive, le 30 mai 2010

    A Monsieur l’Ambassadeur de France à Madagascar

     

                                       Monsieur l’Ambassadeur,

     

                Le Conseil constitutionnel vient, ces derniers jours, de prendre une mesure dite de "décristallisation" des  pensions des anciens combattants anciens ressortissants des colonies.

                   

    En effet, les pensions d'invalidité ou de retraite versées aux militaires des territoires anciennement sous souveraineté française ont été gelées suite à leur indépendance. La valeur du point, l'indice et les règles juridiques permettant de calculer le montant d'une pension ont ainsi été figés. Cette cristallisation a conduit à une différence de traitement entre les Français et les ressortissants des territoires devenus indépendants. 

     

    En 2002 et en 2007, différentes réformes ont été mises en place, qui devaient conduire à une égalité de traitement entre tous les militaires ayant combattu pour la France. Or, le rapport de la Cour des comptes de février 2010 pointe du doigt l'existence persistante d'un régime dérogatoire au droit commun. Il y a ainsi toujours une inégalité de traitement entre les différents anciens combattants : l'alignement et la revalorisation des pensions cristallisées n'ont été que partiels pour 18 000 pensionnés d'invalidité et 32 000 pensionnés militaires de retraite. La Cour des comptes recommandait d'abroger définitivement tous les textes de cristallisation, et de les remplacer par un texte unique clarifiant les situations juridiques en cours. Une réintégration intégrale des pensions cristallisées dans le droit commun est clairement nécessaire. Le Conseil Constitutionnel vient de recommander la même mesure.

     

    Merci de bien vouloir m’indiquer quelle est la situation des anciens combattants malgaches par rapport à la problématique abordée. (Nombre de pensionnés actuels et de pensions de réversion, montants versés, incidence de la mise en place de la mesure indiquée par le Conseil Constitutionnel pour les anciens combattants malgaches…). Je suis disponible pour rencontrer le responsable de ce dossier à la mission militaire de l’Ambassade de France.

     

    Je profite de ce courrier pour vous indiquer que plusieurs lettres adressées à votre autorité sont restées sans réponse :

    ·         Lettre du 18 avril concernant le positionnement du CMS

    ·         Lettre du 13 mai concernant les problèmes de sécurité à Tuléar

    ·         Lette du 27 mai concernant la participation des Conseillers AFE « aux rassemblements » des enseignants du réseau AEFE.

     

    Je vous présente, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de mes très respectueuses salutations

     

    Un courrier identique a été envoyé aux Ambassadeurs de France à Maurice, aux Comores et aux Seychelles.

     

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    L’or bleu : une chance pour l’océan Indien


    GÉOPOLITIQUE Mers et océans seront l’Eldorado du XXIe siècle. Une bonne nouvelle pour la France, deuxième domaine maritime mondial avec plus de 11 millions de km2 de ZEE, et pour Maurice qui dispose de près de 2 millions de km2.


    « L’Outre-mer français n’est pas une charge, mais une chance. » Xavier Louy, consultant, ancien dirigeant du Tour de France, auquel il a donné une dimension internationale, a co-signé avec le député centriste Philippe Folliot un petit livre de 215 pages qui, sans grand tapage médiatique, commence à faire parler de lui. « France-sur-Mer, un empire oublié » (Éditions du Rocher) en est à son deuxième tirage. Cet ouvrage a comme premier avantage de nous donner une leçon de géographie, matière qui se situe à la base de la géopolitique. Avec quel pays la France partage-t-elle la plus longue frontière ? L’Espagne, l’Allemagne ? Vous n’y êtes pas ! Il s’agit du Brésil, séparé de la Guyane française par une frontière de 743 km. L’Espagne, avec 669 km, est première pour l’Hexagone seulement. Et c’est bien là que le bât blesse. Les petits Français apprennent dès l’école primaire que leur pays s’étend sur une superficie de 550 000 km2, sans qu’on leur parle de l’Outre-mer. Et pourtant, celui-ci pèse lourd. Pas tant en km2 de terres - un total de 125 000 km2 si l’on exclut les 432 000 km2 de Terre Adélie  - qu’en terme de domaine maritime. « Si l’on ne prend en compte que la surface maritime sous sa juridiction, la France passe en haut du classement mondial avec 11 millions de km2, juste derrière les Etats-Unis pour seulement 300 000 km2, écrivent Philippe Folliot et Xavier Louy. La France-sur-Mer, c’est dix-huit fois et demie la surface du territoire national métropolitain. » (Voir notre tableau). Une façon pas plus bête de classer les pays que par PIB ou nombre d’habitants. Car mers et océan représentent une fabuleuse richesse. En poissons, en algues, en pétrole et autres richesses comme le méthane et l’hydrogène, en sources d’énergie et en eau tout simplement. Une eau qu’on peut dessaler comme le font déjà des pays du Moyen Orient et d’autres, y compris Maurice où plusieurs hôtels ont choisi cette solution pour ne pas dépendre de l’approvisionnement public.


    Un grand projet pour les cinquante prochaines années


    « Même en nous adressant aux organismes officiels, nous avons eu beaucoup de mal à obtenir des informations. Nous avons dû reconstituer des bases de données qui sont maintenant reprises en haut lieu », explique Xavier Louy que nous avons rencontré dans son bureau parisien. Ce dernier est convaincu que « la mer est aussi importante que la terre ». Ce qui l’a conduit, avec Philippe Folliot, à situer par une date - 2058 - le grand destin que pourrait vivre la France, celui qui la conduirait sur le podium des premières puissances mondiales. Une date symbolique pour les deux auteurs à la fibre gaullienne. Le général de Gaulle est revenu au pouvoir en 1958 et il a fallu à la France cinquante ans pour développer une politique spatiale et une politique nucléaire qui lui ont permis de peser encore sur la carte du monde. Seul bémol, De Gaulle n’a pas engagé de grande politique maritime alors qu’il avait montré sa sensibilisation à la question. Il est temps de rattraper le temps perdu. « La France est le seul pays au monde où ne se couche jamais le soleil, le seul à posséder des territoires sur les différents continents et les trois océans. C’est pourquoi nous avons parlé d’empire oublié même si ce terme a parfois une connotation négative. C’est une réalité ! » t l’Outre-mer français prend toute son importance dans la mise en œuvre d’une grande politique maritime. Dans l’océan Indien, avec La Réunion, Mayotte, les îles éparses et les terres australes et antarctiques, la France dispose d’un ZEE (Zone économique exclusive) de plus de 2,8 millions de km2, sensiblement plus que l’île Maurice qui s’en tient à 1,9 million de km2. Mais attention, souligne Xavier Louy, il ne suffit pas de pousser un « cocorico » en citant des chiffres. Un domaine maritime, cela s’entretient et se protège. Et, malheureusement, la Marine nationale manque cruellement de moyens. « Quand une île est submergée, on en perd la ZEE. C’est le risque que courent notamment Clipperton (une île du Pacifique, au large du Mexique - Ndlr) et les îles éparses. » Dans parler du piratage contre lequel, dans l’océan Indien, lutte la France en concertation avec l’Australie. On ignore trop souvent que ce pays-continent partage avec la France une longue frontière sur terre Adélie. Et que la Nouvelle-Calédonie, territoire français, reste son plus proche voisin. Malheureusement, les dirigeants français ont trop tendance à se limiter non seulement à l’hémisphère nord, mais à l’Hexagone et ses voisins continentaux. Si Paris se tenait au bord de la mer, il en serait peut-être autrement. Il y a aussi la question de l’Europe, on l’a vu avec le projet français d’Union pour la Méditerranée, « nos partenaires ont toussé », commente Xavier Louy qui reconnaît qu’il faudra peut-être « tourner un peu le dos à l’Europe ». « Il faut refaire la France sans défaire l’Europe... Revoir notre diplomatie afin de prendre en compte notre réalité maritime. Nos premiers partenaires seraient alors l’Australie, le Brésil et le Canada. Même avec les Etats-Unis, on aurait une autre politique. » Et de suggérer un G10 ou G12 des puissances maritimes. « La France pourrait en prendre l’initiative. »


    Des opportunités pour les entreprises


    Deuxième avantage du livre de Xavier Louy et Philippe Folliot, il dresse un inventaire du savoir-faire français dans le maritime. Un savoir-faire souvent unique au monde. « Tout ce qui tourne autour de la géothermie, du SWAC (Sea Water Air Conditioning) qui permet le chauffage et la climatisation, de la recherche et de la culture sur les micro-algues qui peuvent donner des bio-carburants, mais concernent aussi la cosmétique, l’alimentation et la santé... » Et de citer, entre autres, l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) et le CEVA (Centre d’études et de valorisation des algues). « On peut parler de la découverte d’hydrogène - l’énergie du futur - à 4 000 mètres de profondeur dans l’Atlantique. Il n’y a que nous et les Américains capables d’aller à cette profondeur...

     


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  • Consultez les nouveautés dans les albums du Blog : cf album documents administratifs, cf nouveaux albums rubrique « représentation des Français de l’étranger » et rubrique « ONG-humanitaires » ; bonne lecture.

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     La circoncription, qui englobe Madagascar et l'Océan Indien pour l'élection du député qui nous représentera à l'Assemblée nationale française, est maintenant connue. La voici ci-dessous. Cette circonscription a été "confectionnée " sur la base d'une moyenne approchant, à l'égal des circoncriptions françaises hexagonales, les 120 000 électeurs. Le principal handicap qu'elle présente est une superficie démesurée et un nombre très important de pays. Une gageure à relever pour les futurs candidats.

    10e circonscription circonscription électorale (AFE) :

    Afrique du Sud, Bostwana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie, Zimbabwe ; Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles ; Egypte, Soudan; Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Somalie ; Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda, Tanzanie ; Bénin, Ghana, Nigéria, Togo ; Cameroun, République centrafricaine, Tchad ; Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe ; Angola, Congo, République démocratique du Congo ; Irak, Jordanie, Liban, Syrie ; Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar, Yémen.

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    Nous diffusons, depuis quelques jours, en plusieurs fois, une présentation de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) et de son fonctionnement, ainsi que du rôle des Conseillers élus dans cette instance. Voici le troisième document traitant de l’organisation de l’AFE.

    Du CSFE …à l’AFE

    III – Organisation

    Tous les membres de l’assemblée ont les mêmes droits et les mêmes devoirs excepté pour l’élection des sénateurs où seuls les Conseillers élus votent.

    Mais tous les membres de l’assemblée n’ont pas le même statut ni les mêmes responsabilités selon qu’ils sont désignés ou élus ou membres ou non du Bureau de l’assemblée (ex Bureau permanent), membres ou non d’un bureau de commission permanente. Ces différents statuts découlent des votes en plénière après chaque renouvellement, c’est-à-dire tous les trois ans.

     

    a)      Assemblée plénière

    Deux réunions par an. Tous les membres sont convoqués.

    Tous les trois ans, au cours de la plénière qui suit le renouvellement de la moitié de l’assemblée, différents scrutins (à la représentation proportionnelle) interviennent :

    -          élection des vice-présidents de l’Assemblée, au nombre de trois,

    -          élection des Bureaux des cinq commissions permanentes composés de : un président, un rapporteur général, deux vice-présidents un secrétaire,

    -          élection des Bureaux des commissions temporaires composés de : un président, un rapporteur.

     

    b)     Bureau de l’assemblée

    Le Bureau de l’assemblée est formé des trois vice-présidents de l’Assemblée et des membres des bureaux des cinq commissions permanentes. Il a la charge d’assurer la continuité des travaux. Au sein de ce Bureau, le Collège des trois vice-présidents assure la responsabilité de l’organisation et du fonctionnement de l’Assemblée.

     

    c)      Commissions

    Les membres sont répartis en commissions permanentes et/ou en commissions temporaires.

    Chaque membre ne peut être membre que d’une seule commission permanente, la participation à une commission temporaire étant libre.

    Tout membre de l‘ assemblée peut participer aux débats d’une commission dont il n’est pas membre sous réserve d’en faire la demande au président de cette commission.

     

    ·         Les commissions permanentes sont au nombre de cinq :

    -     affaires sociales,

    -          affaires culturelles et de l’enseignement,

    -          finances et affaires économiques,

    -          lois et règlements,

    -          Union européenne.

     

    ·         Les commissions temporaires sont actuellement au nombre de trois :

    -          anciens combattants (bien que commission temporaire, elle existe depuis 1991!),

    -          sécurité,

    -          participation électorale.

     

    Chaque commission permanente rédige un rapport qu’elle présente et soumet au vote de l’assemblée en séance plénière.

     

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    Politique africaine de la France : le clivage droite-gauche est-il pertinent ?

     

    Une politique étrangère peut-elle être « de droite » ou « de gauche » ? L’univers feutré de la diplomatie se prête a priori mal au clivage politique et, dans l’histoire récente, la différentiation entre conservateurs et progressistes n’est jusqu’ici que marginalement apparue en France, en tout cas aux yeux d’un public élargi.

     

    La politique africaine de la France n’échappe pas à cette règle et souffre d’une image troublée depuis la période des indépendances. Même à gauche, le discours de François Mitterrand prononcé  la Baule en 1990, plaidant pour la démocratisation du continent africain, n’a pas suffi à estomper l’image d’une certaine continuité entre la politique menée sous les Présidents de Gaulle, Pompidou et Giscard D’Estaing  et celle conduite après le tournant historique de mai 1981. Entre 1997 et 2002, la cohabitation a également rendu moins lisible les évolutions réelles apportées par le gouvernement de Lionel Jospin à la politique africaine de la France, qui restait alors partiellement sinon majoritairement incarnée par Jacques Chirac.

     

    La thèse défendue ici est que cette confusion n’a pas vocation à perdurer. Si la réforme du quinquennat rend la perspective d’une cohabitation moins probable, la raison principale en est que le Président Sarkozy assume une position volontairement plus caricaturale et droitière et que la gauche peut, en conséquence, espérer et entreprendre de proposer une alternative qui soit à la fois conforme à ses valeurs et clivante politiquement.

     

    I)                   Nicolas Sarkozy a-t-il opéré une rupture à droite ?

     

    Indépassable Françafrique…

     

    Pendant la campagne présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy promettait, dans son discours de Cotonou, de moderniser les relations entre la France et l’Afrique : plus de démocratie, plus de transparence, plus d’efficacité dans notre politique de coopération… Il fallait, alors, se débarrasser des relations consanguines avec les régimes du pré-carré et sortir du paternalisme passé pour dialoguer entre égaux.

     

    Nicolas Sarkozy n’avait alors de cesse de dénoncer les amitiés africaines parfois suspectes de Jacques Chirac. Comment alors ne pas être surpris de voir le Président Sarkozy entretenir aussi ostensiblement les réseaux qu’il critiquait, allant jusqu’à sanctionner son Secrétaire d’Etat à la coopération pour excès de sens critique à l’égard de la Françafrique ? Comment ne pas être surpris de la grande générosité que la France a manifestée dans la négociation de l’annulation de la dette gabonaise ou de l’aide publique à apporter au Congo? Comment ne pas être choqué par le soutien continu apporté au Président tchadien Idriss Déby, alors même que la responsabilité de son régime est largement engagée dans le scandale de la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh? L’Histoire semble tragiquement bégayer, et la présence conjointe de Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac aux obsèques d’Omar Bongo illustre ce passage de témoin effectué dans les règles de l’art du relais.

    La vraie rupture, c’est qu’à ces amitiés coupables s’est ajoutée une inimitié manifeste à l’égard du continent africain, inimitié largement réciproque depuis le funeste discours de Dakar. Puisque les mots du Président de la République parlent d’eux-mêmes, contentons-nous de le citer. « L'influence de l'Afrique a contribué à changer non seulement l'idée de la beauté, non seulement le sens du rythme, de la musique, de la danse, mais même dit Senghor, la manière de marcher ou de rire du monde du XXème siècle. (…) Je suis venu vous dire que l'homme moderne qui éprouve le besoin de se réconcilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l'homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires.  (…) Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance. Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin. Le problème de l'Afrique et permettez à un ami de l'Afrique de le dire, il est là. » Le débat qui a suivi ce discours a essentiellement porté sur l’entrée ou non de l’Afrique dans l’Histoire, éclipsant quelque peu une tonalité généralement condescendante et essentialiste.

    Nicolas Sarkozy se trompe. Le problème de l’Afrique n’est pas de refuser de s’élancer vers l’avenir. Avant la crise, l’Afrique connaissait une croissance économique qui s’accélérait, pour approcher les 5% annuellement. Mais l’Afrique est surtout diverse, plurielle. Elle résiste à la tentation de la généralisation abusive. Certains pays ont amorcé un décollage économique, d’autres stagnent, quelques uns régressent. Il ne faut chercher là d’explications culturalistes. Les pays africains qui ne décollent pas peuvent souffrir de diverses maux : mauvaise gouvernance, services publics (d’éducation, de santé) insuffisants pour répondre à la croissance démographique, programme sauvages de démantèlement des politiques publiques imposés dans les années 1980 et 1990, manque d’investissement privé, faiblesse des systèmes judiciaires, faiblesse structurelle des cours de certaines matières premières agricoles non-vivrières (coton par exemple), surévaluation de leur monnaie, crises politiques ou militaires, pandémies... L’explication des difficultés du continent par la faiblesse psychologique supposée de l’homme africain témoigne donc non seulement du mépris racialiste de son auteur pour le continent africain mais aussi de sa grande méconnaissance de sa réalité.

    Pour aider le continent africain à sortir de sa supposée situation arriérée, le gouvernement et la majorité présidentielle ont néanmoins conçu d’improbables solutions : baisse du budget de la coopération française (de 0.47% du PIB en 2006 à 0.39% en 2008, rendant inaccessible l’objectif européen des 0.56% en 2010), immigration choisie et tests ADN, réorientation du budget de la solidarité internationale vers la promotion de l’exportation (« l’aide doit rapporter », selon le nouveau secrétaire d’Etat à la coopération, Alain Joyandet)… Rien qui laisse présager un avenir radieux ! Ajoutons à cela la conditionnalisation progressive de l’aide aux pays africains les plus pauvres à la signature d’accords de gestion concertée des migrations (comprenez « aide contre charters »), et nous obtenons la vision d’une double régression : régression intellectuelle dans la compréhension du continent et régression, conséquence logique, dans le niveau réel d’engagement de la France en Afrique. En quelques sortes, nous assistons à la transition du « qui trop embrasse mal étreint » chiraquien à l’indifférente condescendance sarkoziste.

    Enfin, la démocratie et la protection des droits humains sont les grandes absentes de la politique du gouvernement. La France reste discrète, quant elle n’est pas muette, devant la recrudescence des coups de force ou des coups d’Etat militaires : Mauritanie en août 2008, Guinée en décembre 2008, Guinée-Bissau en mars 2009, Madagascar (coup larvé février-mars 2009), Niger (projet de modification de la constitution en mai-juin 2009), autant d’exemples et de situations lors desquelles la France a fait preuve d’une certaine complaisance. Du côté français, le rôle du parlement dans le contrôle de la politique africaine de la France n’effectue quasiment aucun progrès, et la société civile française n’est guère plus associée à la définition de cette politique, d’un point de vue politique comme opérationnelle. Jacques Chirac avait appelé il y a bientôt cinq ans à doubler la part de l’aide française transitant par les ONG (de 1 à 2%). Nous en sommes toujours à 1% et l’objectif de 2% vient d’être réaffirmé…

     

    Autrement dit, Nicolas Sarkozy mène en Afrique une politique conservatrice, peu engagée en faveur des droits humains et de la démocratie, faiblement solidaire et peu transparente. La priorité accordée aux retours d’Africains dans leur pays d’origine perturbe les processus de coopération économique, et la faute morale du discours de Dakar continue de peser sur la capacité d’influence politique ou culturelle de la France. Le Parti socialiste doit et peut facilement faire mieux.

     

     

    II)                 Un champ libre pour la gauche.

    Que faire ?

    Il paraît indispensable d’éviter trois écueils : le paternalisme d’hier, le cynisme d’aujourd’hui, et la tentation toujours vivace du retrait. La relation de coopération doit reposer sur quelques idées et valeurs simples, citons à titre d’exemple :

    - la défense de l’idée d’une solidarité internationale et de transferts des plus riches vers les moins favorisés, dépassant la logique d’une solidarité contenue aux frontières nationales ou régionales. Les émeutes de la faim, qui sont apparues dans les villes de nombreux pays en développement, ne font que rendre plus visible une misère qui frappait déjà les campagnes depuis de longues années. Dans les pays en développement, même les plus dynamiques, la pauvreté reste endémique. Il n’y a rien de naïf à vouloir s’en préoccuper et à y consacrer des moyens décents. La croissance des inégalités au niveau mondial impose au contraire de consacrer davantage de ressources à la solidarité.

    - la mise en avant de l’intérêt mutuel à coopérer ; le concept d’aide au développement renvoie pour la nouvelle génération d’Africains à une conception caritative qui nourrit une forme de paternalisme, antinomique avec le partenariat. Par ailleurs, l’éradication complète des pandémies, la protection de la biodiversité, la lutte contre le changement climatique… imposent d’agir au-delà du cadre national ou européen. Rien ne sert d’éradiquer une maladie en France si elle subsiste sur un continent aussi proche que l’Afrique. Le caractère global de la propagation des pandémies suppose une action globale, faute de quoi toute action serait profondément insuffisante.

    - la nécessité de changer de ton et d’arrêter de se poser en donneurs de leçons. Accepter le principe selon lequel on ne peut contraindre une société à suivre un projet d’avenir qui n’est pas le sien.

     

    - l’utilité qu’il y a à accompagner les acteurs du changement plutôt que ceux de la conservation, en tenant compte du changement de générations. S’appuyer sur les responsables politiques progressistes, les universitaires, les responsables d’ONG, les journalistes, les artistes…

    - sortir du fantasme selon lequel l’aide au développement serait une réponse préventive de court terme au phénomène des migrations internationales. Les migrations se nourrissent d’abord et surtout des différences de niveau de revenu. Le développement s’inscrit dans un temps très long qui n’est pas celui de la gestion politique de l’immigration. Il paraît plus sage et plus honnête de déconnecter migrations et développement dans le cadre des politiques publiques.

    Un changement de méthode politique s’impose pour y parvenir.

    Pour mettre en œuvre des principes, il serait bon de mettre en œuvre une gestion plus collective et plus transparente des politiques de coopération internationale. La « politique africaine » de la France a, plus que d’autres politiques, souffert du présidentialisme exagéré de la Vème République et du régime d’exception dans lequel elle a été maintenue.

    A titre d’exemple, les termes de nos accords de défense et de coopération militaire avec plusieurs pays africains devraient être clarifiés et si besoin renégociés. Nicolas Sarkozy avait ouvert cette possibilité dans son discours du Cap, mais cette bonne intention semble avoir disparu du champ du débat public. Souhaitons qu’elle y revienne. Les accords de coopération de la France, et notamment nos accords de défense et de coopération militaire pourraient être  examinés par le Parlement et un débat à l'Assemblée nationale devrait être obligatoire en cas d'intervention armée dans un conflit sur le continent africain. Il faudra aller au-delà et mettre en place une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales, avec une loi de programmation budgétaire, permettant d’atteindre les objectifs budgétaires européens. Cette délégation permettra non seulement de mettre en débat les grandes orientations de la politique de coopération, elle devra aussi contribuer à clarifier le rôle des différents acteurs engagés dans la coopération : services publics, collectivités locales, entreprises et ONG.

    Pour des socialistes, le respect des droits de l'homme et l'existence d'un Etat de droit sont des conditions préalables à toute intervention en faveur d’un Etat. Il est trop facile de se fourvoyer dans une relation avec des régimes non démocratiques et/ou corrompus. Pourtant, on peut difficilement accepter de ne se pencher que sur le sort des Etats les plus vertueux, sans condamner les populations des autres Etats à l'assistance humanitaire. Dans les pays à faible gouvernance, il est légitime de faire transiter autant que possible les fonds de coopération au développement par les organisations de la société civile ou des collectivités locales lorsqu’elles sont légitimes. L’aide française transite extrêmement peu par les ONG du Nord et du Sud (environ 1%). Cette part pourrait être portée progressivement au niveau de celle observée dans les autres pays européens, soit 5%. Enfin, là où la probabilité d'évolution dans le bon sens existe et là où notre influence peut être décisive, ne faut-il pas tenter d'aider à la mise en place des bonnes politiques et d'accompagner les processus démocratiques ? Il semble ainsi nécessaire d’accompagner fortement les pays dans les mois décisifs qui entourent les élections, surtout lorsqu’il s’agit de premières, comme ce fut le cas récemment en Mauritanie ou en République Démocratique du Congo. En cas d’évolution inverse, il semblerait nécessaire de faire preuve de plus de réactivité dans la critique dès lors que la situation politique se dégrade.

     

    Quels axes pour la coopération française ?

    Quelques axes peuvent orienter la réflexion sur les priorités de notre coopération au développement.

     

    Le renforcement de l'exercice de la citoyenneté dans des institutions fondées sur l'Etat de droit et l'expression de la démocratie est tout d’abord une priorité à laquelle le PS ne saurait renoncer. L’Union européenne prend un rôle croissant dans le suivi de l’évolution politique des pays africains, mais conserve une vision encore trop restreinte de ce que doit être une démocratie. L’encouragement à l’amélioration des systèmes judiciaires, à la liberté de la presse, à la constitution d’Etats civils modernes, sont autant de pistes pour améliorer substantiellement la qualité des processus politiques à l’œuvre en Afrique.

     

    L’européanisation de l’accompagnement des processus électoraux et des opérations de maintien de la paix est également incontournable pour des fédéralistes et des internationalistes. La période récente a démontré le caractère contre-productif des opérations conduites en solitaire par la France dans ses anciennes colonies, selon des procédés qui ne sont légitimement plus acceptés par les populations des pays concernés. La recherche de partenaires sentimentalement moins liés aux pays qui connaissent des transitions politiques ou des soubresauts sécuritaires ne peut que contribuer à apaiser les tensions inhérentes aux interventions extérieures.

     

    La lutte contre les inégalités, internationales et intra-nationales, par l'accompagnement des systèmes éducatifs et la modernisation des systèmes de protection sociale est également au cœur d’un projet de développement partagé. L’alphabétisation progresse en Afrique, mais la qualité de l’enseignement reste faible et les jeunes africains souffrent de taux de chômage élevés en ville. Cela plaide pour des investissements significatifs dans l’éducation et sa qualité. L’abandon des secteurs sociaux par les bailleurs de fond dans les années 1990 fut une regrettable erreur, dans laquelle s’enferme l’actuel gouvernement français en réduisant drastiquement les enveloppes budgétaires en subvention destinées en particulier aux pays africains. On ne répétera jamais assez le rôle fondamental de l’éducation dans les processus de développement, son rôle dans l’émancipation des femmes, la maîtrise de la fécondité, l’amélioration de la santé de la population et, bien évidemment, sa contribution à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté. Une politique de coopération internationale, nécessairement limitée par ses moyens, doit se concentrer sur les secteurs susceptibles d’avoir des effets démultiplicateurs, faute de quoi elle ne serait qu’une goutte d’eau dans un océan d’obstacles au développement.

     

    La gestion des biens communs de l’humanité (environnement, santé…) est apparue de manière plus récente comme un objectif prioritaire.  Il est logique, pour des socialistes et des internationalistes, de consacrer une attention importante aux biens publics, surtout lorsqu’ils sont mondiaux et que leur rareté frappe plus durement les pays les plus pauvres.

     

    Enfin, la promotion des échanges culturels reste un objectif philosophique. Les échanges culturels Nord-Sud constituent une richesse inestimable. La politique restrictive et étriquée de délivrance de visas pour des artistes africains ou les étudiants est non seulement un scandale, mais surtout un gâchis absurde et court-termiste qui privera, à terme, la France d’une part significative de son influence auprès de ses partenaires francophones.

     

    Sur la méthode, la coopération au développement est une activité qui doit relever du débat public. En raison de son caractère trop confidentiel, l'aide française, qu’elle soit apportée par l’Etat ou des collectivités territoriales, est souvent soupçonnée tant en France que dans les pays récipiendaires de servir des projets opaques ou d'être mal gérée. L’accusation est le plus souvent fausse mais l’absence de débat public, qu’il soit médiatique ou parlementaire, ne permet pas de plaider efficacement pour développer les politiques de solidarité internationale. Si nous voulons pouvoir mobiliser les Français autour de cette idée, il importe de faire un effort d’information et de transparence à destination des opinions de sorte que l'aide retrouve légitimité et crédibilité.

    Dans ce débat, la droite devra assumer une politique africaine décomplexée et conservatrice. La gauche devra, de son côté, illustrer ce clivage et défendre la vision qui est la sienne. Gageons que nous n’avons pas grand-chose à y perdre.

    Le 1er août 09, Thomas Mélonio, Délégué national à l’Afrique au Parti Socialiste.

     


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