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    La citation du jour

    "Ne craignez jamais de vous faire des ennemis. Si vous n'en avez pas, c'est que vous n'avez rien fait." Clémenceau

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     NOUVELLES TECHNOLOGIES, LIBERTE ET OPPRESSION

     Internet a été l’arme non violente grâce à laquelle les jeunesses iranienne puis arable ont défié, jusqu’à les abattre parfois, les dictatures les plus féroces.

    Pour nous, Français dispersés à l’étranger, il a été, plus modestement, un changement radical dans nos vies. Information sur notre pays d’origine, relation avec nos proches si éloignés, famille, amis, relations professionnelles : tous sont à portée d’un clic.

    Toutefois, nous savons conscience d’être des apprentis sorciers, prisonniers émerveillés et inconscients de la servitude volontaire dans laquelle l’usage imprudent d’Internet sous place.

    N’oublions jamais qu’Internet est l’une des pires menaces qui pèsent aujourd’hui sur nos droits personnels et sur les sociétés démocratiques. La lutte contre le terrorisme est ainsi l’alibi de la destruction, par pans entiers, des défenses des droits de l’Homme érigées depuis l’Habeas Corpus. Ainsi, avec le Patriot act, 234 043 personnes ont été espionnées aux Etats Unis en cinq ans. Les lois sécuritaires votées chaque année par le Parlement français donnent lieu à l’espionnage des journalistes et à un fichage généralisé. Notre esprit critique est engourdi par le fait que nous répugnons à imaginer que des démocraties puissent utiliser Internet à des fins de contrôle policier, qu’elles puissent régresser. Et pourtant…

    Alors, bien sur, usons des nouvelles technologies, mais sans jamais oublier que la confidentialité de nos échanges n’est pas assurée et que les écoutes téléphoniques des dictatures sont une aimable plaisanterie face au stockage et à l’exploitation des courriels conservés par les fournisseurs d’accès qui, dans certains pays, sont des officines policières. Le moindre de nos posts est gravé par l’éternité : pas de droit à l’oubli avec l’Internet. Pour un chasseur de têtes, un enquêteur, nous sommes déjà transparents avant le début du premier entretien.

    Oui, nous qui en sommes de grands bénéficiaires, gardons à l’esprit qu’Internet est à la fois un espace de liberté et un outil terrifiant d’oppression qui, un jour pourrait nous broyer.

     Monique Cerisier ben Guiga, Présidente de Fdm-ADFE Monde

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    COMPRENDRE LE PRINTEMPS ARABE

     Les Printemps arabes ont déjà fait couler beaucoup d’encre : on ne compte plus les articles, les publications, les analyses des uns et des autres sur la question. Dans ce flot de productions intellectuelles, un ouvrage a retenu notre attention. Co-écrit par deux journalistes correspondants au Caire depuis près de 15 ans, Claude Guibal et Tangui Salaün, ‘L’Egypte de Tahrir » n’est pas tout à fait « un récit de plus » des évènements. C’est un essai extrêmement vivant qui place le lecteur au cœur de la société égyptienne. Les témoignages et les rencontres sur lesquels il repose éclairent véritablement le sens de cette révolution qui a tenu le monde en haleine pendant dix huit jours. Les deux journalistes donnent la parole à tous les acteurs de la révolution : hommes, femmes, musulmans, chrétiens, démocrates, « Frères », en s’arrêtant en particulier sur de jeunes égyptiens sans emploi dont ils retracent le parcours. C’est leur histoire que nous racontent le deux journalistes dans cet ouvrage porteur d’espoir.

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    Rapport du Directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire

     Chaque automne, le Directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire publie un rapport dressant le bilan de l’activité annuelle de ses services.

    L’exercice est délicat : il s’agit pour l’administration de démontrer qu’elle réussit à maintenir un service de qualité à nos compatriotes vivant à l’étranger dont le nombre continue de croître (1,5 million d’inscrits au Registre des Français établis hors de France contre 900 000 il y a 25 ans) à l’heure où les tâches administratives se complexifient et alors même que le personnel consulaire et les moyens financiers sont devenus insuffisants.

    Les services rendus par l’administration des français à l’étranger (état civil, aide sociale et à la scolarité, formation professionnelle, information sur l’expatriation, protection des familles et des détenus, adoption internationale) sont indispensables à la vie de nos communautés.

    Comme le note le Directeur des Français à l’étranger, François Saint Paul, le métier consulaire est un métier  de terrain, au contact des usagers. Il doit donc s’appuyer sur un réseau de consulats dense et proche de nos concitoyens. Or l’ouverture de 16 postes consulaires, qui sont en réalité des antennes diplomatiques dans des régions du monde où très peu e Français résident, a contraint le ministère à fermer des dizaines de postes consulaires, principalement en Europe. De nombreux Français sont de plus en plus éloignés d’un consulat et la télé-administration est loin de tout résoudre.

    La citoyenneté européenne est le prétexte invoqué pour justifier ces fermetures, mais aussi la baisse des aides sociales. Tandis que les prestations administratives ou sociales ne seront pas harmonisées dans l’Union européenne, les français auront toujours besoin d’un consulat pour effectuer leurs démarches administratives.

    L’administration consulaire ne serait rien sans son personnel. Or, le rapport est muet sur la baisse du nombre d’agents consulaires et sur le non remplacement d’une partie des personnels partant à la retraite qui rend difficile le service aux Français dans de nombreux consulats. Les mesures de simplification administratives mises en place cette année (exemple : une seule comparution pour la délivrance des passeports) ne compensent pas les tâches induites par la biométrie, ais aussi par la culture de la suspicion sur les mariages et l’état civil à l’étranger.

    Dans ce rapport de 125 pages, il est difficile de localiser la partie relative à la politique des visas : elle n’occupe qu’un feuillet dépourvu d’éléments statistiques. C’est pourtant une tâche lourde pour les consulats et une de leurs trois missions essentielles. Les excès de la politique des visas pèsent sur la vie professionnelle et familiale des Français établis à l’étranger.

    Ce rapport démontre à quel point notre réseau consulaire est un outil administratif indispensable à la vie de nos communautés dans le monde. Celui-ci mérite donc d’être développé et accompagné dans sa modernisation. Son rôle protecteur envers nos concitoyens en situation de fragilité doit être conforté voire renforcé. C’est ce que nous attendons d’un Service public.

    Dominique Depriester

    Conseiller à l’AFE, circonscription de Rome

     Le rapport du Directeur est disponible sur le site de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE)

    www.assemblee-afe.fr  rubrique « Le rapport du Directeur »


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