• La citation du jour / Flash-back : Débat sur l’identité nationale (3ème partie) Assemblée nationale

     La citation du jour

     La république sera sociale ou ne sera pas" JAURES

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    Flash-back : Débat sur l’identité nationale (3ème partie)

    Assemblée nationale

     

    M. le président. La parole est à M. Jean-Marc Ayrault. (Plusieurs députés du groupe UMP quittent l’hémicycle, apostrophés par les députés du groupe SRC.)

    M. Roland Muzeau. Où est le débat si vous n’écoutez pas les autres!

    M. le président. Je vous en prie! Allez-y, monsieur Ayrault.

    M. Jean-Marc Ayrault. Monsieur le président, mes chers collègues, m’exprimant à cette tribune m’accompagnent les mots de l’historienne Esther Benbassa: « il n’y a pas de patriotisme français sans rêve français ». Oui, à bien des égards, la France s’est constituée sur un rêve d’elle-même: unir des hommes et des femmes de toutes conditions, de toutes origines, en une langue, une culture, un savoir-vivre; fonder une communauté de destin qui parle au monde et qui influe sa marche.

    C’est ce rêve qui a tissé notre histoire, des rois capétiens aux sans-culottes de Valmy. C’est ce rêve qui a engendré les idéaux de la République, de Gambetta à Jules Ferry, des enfants de Jean Jaurès aux héritiers du général de Gaulle. Nous ne sommes pas une race. Nous ne sommes pas une ethnie. Nous ne sommes pas une religion. Nous sommes un peuple multiple qui transcende ses différences dans une communauté de valeurs et d’ambitions. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

    M. Christian Eckert. Ce n’est pas du même niveau que le discours précédent!

    M. Jean-Marc Ayrault. Mes chers collègues, ce rêve, nous continuons d’y croire et de le réinventer. Il est notre raison d’être et notre voix dans le grand concert des nations.

    M. Jacques Alain Bénisti. Vous êtes toujours dans le rêve, nous, nous sommes dans la réalité!

    M. Jean-Marc Ayrault. Mais force est de constater aujourd’hui que beaucoup de nos compatriotes ne se retrouvent pas tout à fait dans ce miroir, les uns parce qu’ils se vivent en déclin, les autres parce qu’ils se vivent en marge. Ce postulat, nous pouvons le partager. Oui, la France doute d’elle-même et de sa cohésion. Oui, elle s’interroge sur sa faculté à relever les défis de la mondialisation et des vagues migratoires. Ce questionnement identitaire n’est aucunement un embarras. Il existe chez tous les peuples, et il est au cœur du pacte que nouent les Français lors de chaque élection présidentielle.

    Ce que je reproche au Président de la République, ce n’est pas d’avoir ouvert un débat, c’est d’en faire un instrument de division nationale. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.) C’est de vouloir décréter qui sont les bons et les mauvais Français (Protestations sur les bancs du groupe UMP) , comme si de telles catégories avaient le moindre sens.

    M. Jacques Alain Bénisti. C’est de la démagogie!

    M. Jean-Marc Ayrault. C’est de désigner l’immigré ou le musulman comme fauteur d’une « dénaturation » de l’identité française.

    M. Patrick Ollier. Scandaleux!

    M. Bruno Le Roux. Cela fait mal!

    M. Jean-Marc Ayrault. Dans son texte de rattrapage, qu’il publie aujourd’hui dans le journal Le Monde , …

    M. Jean-Pierre Door. Excellent article!

    M. Jean-Marc Ayrault. …apparaît toujours cette méfiance de l’autre, de l’étranger, du trouble qu’il introduirait dans nos traditions.

    M. Philippe Gosselin. Nous n’avons pas la même lecture!

    M. Jean-Marc Ayrault. Et dans votre questionnaire de préfecture « Qu’est-ce qu’être Français », onze questions sur les quinze ont trait à l’immigration. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

    Dans chacune de vos interventions, vous brandissez la burqa comme le nouveau chiffon noir de la République. Dans chacun de vos exemples des « fissures » – j’ai entendu ce mot tout à l’heure dans la bouche de Jean-François Copé – de l’identité nationale, vous pointez le cas de musulmans, vous alimentez les préjugés, vous semez les graines de la discorde – on ne peut que le regretter. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

    M. Patrick Ollier. C’est faux! C’est un procès d’intention!

    M. Jean-Marc Ayrault. Ce qui honore la France, mesdames, messieurs, ce n’est pas de faire la chasse aux « mariages gris », c’est d’être le pays d’Europe qui abrite le plus de mariages mixtes entre conjoints français et étranger. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.) À l’oublier, votre administration en vient à multiplier les tracasseries sur l’appartenance nationale de nos concitoyens.

    M. Philippe Gosselin. Vous caricaturez!

    M. Jean-Marc Ayrault. Jusqu’à refuser, personne ne l’a oublié ici, j’espère, un certificat de nationalité à un soldat français qui engage sa vie pour la France en Afghanistan. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

    M. Jacques Alain Bénisti. Ce discours n’a aucune hauteur!

    M. Jean-Marc Ayrault. De quel rêve français êtes-vous donc les porteurs? Dans votre démarche, je ne vois que son envers: la peur, le recroquevillement, l’exclusion.

    M. Lionnel Luca. Allez!

    M. Yves Censi. On dirait qu’il parle du parti socialiste!

    M. Jean-Marc Ayrault. Là où les Français recherchent l’alliage qui les unit, vous érigez un mur de suspicion entre eux. Là où ils aspirent à trouver un espoir qui les transcende, vous leur présentez des boucs émissaires. « La France, tu l’aimes ou tu la quittes. » Jamais je ne croyais pouvoir entendre une telle apostrophe dans la bouche d’un Président de la République! (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.) Si c’est ça votre vision de l’identité nationale, alors soyez sûrs qu’elle ne sera jamais aimée! L’amour d’une nation, c’est l’adhésion du cœur, pas un décret de la peur. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur quelques bancs du groupe GDR.)

    À cette conception craintive, nous opposons notre vision d’une fraternité nationale.

    M. Yves Censi. La « Ségolénitude!

    M. Jean-Marc Ayrault. Être Français, c’est d’abord assumer l’héritage d’une nation métissée qui se veut indivisible. C’est notre premier pilier.

    Je veux le dire avec force, contrairement aux affirmations affolées – je dis bien affolées –, notre système d’intégration continue de marcher. Nos compatriotes issus de l’immigration ne sont pas des Français à moitié. Dans toutes les enquêtes parues à l’occasion de ce débat, ils expriment très majoritairement leur reconnaissance à la France de leur avoir permis de vivre mieux que leurs parents.

    M. Olivier Carré. Absolument!

    M. Jean-Marc Ayrault. Ils partagent les valeurs de la République et ne demandent ni passe-droits, ni discrimination positive. Ce qu’ils veulent, c’est le droit à l’indifférence, c’est n’être plus des étrangers dans le regard des autres, c’est être considérés comme des citoyens ordinaires avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur quelques bancs du groupe GDR.)

    Plusieurs députés du groupe de l’Union pour un mouvement populaire . Et alors?

    M. Jacques Alain Bénisti. C’est complètement hors sujet!

    M. Jean-Marc Ayrault. Dire cela ne me fait pas sous-estimer les difficultés de ce creuset national: les multiples discriminations au nom et au faciès; la ghettoïsation des quartiers; les tentations communautaires ou intégristes. Votre politique concrète contribue à ces tensions. Mais le mal est plus profond. Il touche aux défaillances dans l’effort de remise à niveau des quartiers populaires, avec ces taux massifs de chômage, en particulier chez les jeunes, aux carences de nos règles en matière de mixité et de mobilité sociales, à l’érosion des liens civiques.

    M. Marc-Philippe Daubresse. Et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, c’était quoi?

    M. Jean-Marc Ayrault. Il ne faut jamais se lasser de le dire: la France a la passion de l’égalité et de l’unité. C’est son deuxième pilier.

    Oui, la nationalité est bien plus qu’un passeport pour ouvrir les frontières. Elle est un contrat de solidarité entre ses citoyens mais aussi avec ceux que le pays accueille. Et ce rappel doit valoir pour tout le monde: pour les expatriés de la fortune comme pour les jeunes des cités,…

    M. Henri Emmanuelli. Besson a oublié d’en parler des expatriés de la fortune!

    M. Jean-Marc Ayrault. …pour les dirigeants d’entreprise comme pour les responsables politiques. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

    Cette réappropriation de l’exigence civique et de l’exemplarité concerne toute la société, de ses élites, en premier lieu, aux plus modestes des citoyens. C’est dans c’est esprit que le groupe socialiste a toujours défendu l’idée d’un service civique.

    Mme Élisabeth Guigou. Exactement!

    M. Jean-Marc Ayrault. Nous partageons cette préoccupation avec Jean-François Copé, je l’ai entendu. Parce qu’une citoyenneté qui se réduit à la consommation n’est plus la citoyenneté. Nous avions déposé il y a quelques années une proposition de loi que vous aviez rejetée. Nous sommes prêts; faisons-le ensemble, ce service civique!

    Le troisième pilier de notre identité, que vous refusez de voir en face, c’est le modèle social. Il a été évoqué par le Président de la République à Versailles, à propos du Conseil national de la Résistance. Le modèle social français, c’est l’abolition des privilèges qui fait partie de notre patrimoine, au même titre que la langue, l’histoire ou la culture.

    M. Henri Emmanuelli. Et les expatriés fiscaux?

    M. Roland Muzeau. Le modèle français, ce n’est pas le bouclier fiscal!

    M. Jean-Marc Ayrault. Il n’y aura jamais de cohésion nationale sans cohésion sociale. La République s’est constituée sur l’idée de justice, de progrès commun, de répartition des efforts.

    C’est la grande faute de Nicolas Sarkozy. Le défenseur autoproclamé de « la France éternelle » est celui-là même qui sape son armature la plus solide: le modèle social français. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

    Tout ce qui relève de la solidarité entre les Français est jugé lourd, coûteux, archaïque, bureaucratique, inefficace.

    M. Jacques Alain Bénisti. Caricature!

    M. Jean-Marc Ayrault. Et le Président de la République est même allé jusqu’à effacer l’un des héritages les plus précieux de notre histoire chrétienne à laquelle vous faites si souvent référence et qui est devenue une conquête sociale: le repos dominical. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR. – Protestations sur les bancs du groupe UMP.)

    M. Jean-François Copé. Il ne reste plus qu’à évoquer le bouclier fiscal!

    M. Sébastien Huyghe. Est-ce qu’il va parler du homard?

    M. Jean-Marc Ayrault. Eh bien, le malaise français, il est d’abord là: dans le saccage de notre patrimoine social, dans le sentiment que l’effort et le mérite ne protègent plus du déclassement et que le principe héréditaire l’emporte sur le principe égalitaire – j’imagine que cela vous rappelle quelque chose. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)

    Où est notre identité quand le marché envahit toutes les sphères de la société, quand l’argent devient la seule valeur de référence, quand le monde du travail est relégué tout en bas de la hiérarchie des priorités? Que veut dire la fraternité quand les ouvriers et tous ceux qui vivent de leurs mains sont de plus en plus marginalisés et précarisés?

    Non, ce n’est pas la France qui est coupable d’égoïsme, ce n’est pas son peuple qui manque de générosité. C’est le modèle de société qu’on leur propose. Voilà la question centrale à laquelle vous ne répondez pas, bien sûr, puisque c’est le résultat de votre politique.

    Le quatrième pilier, je voudrais l’évoquer parce qu’il faut que les masques tombent dans ce débat. Quand vous dénoncez l’école comme une armée rouge sans cervelle, vous prenez la responsabilité d’ébranler ce quatrième pilier de notre identité nationale: qui sont, aujourd’hui encore, les premiers hussards du civisme? Les professeurs! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.) Qui sont, aujourd’hui encore, les premiers transmetteurs de notre histoire et de sa langue? Les professeurs!

    M. Lionnel Luca. Pas tous!

    M. Jean-Marc Ayrault. Et pour seule récompense, vous les privez de considération et de postes. Vous allez même plus loin puisque vous avez décidé de supprimer l’enseignement de l’histoire en terminale pour les classes scientifiques. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)

    Faut-il alors s’étonner que votre France soit muette? La grande affaire est au contraire de remettre l’école, l’école publique, au centre de la cité, de lui donner des moyens.

    M. Jacques Alain Bénisti. Nous sommes d’accord!

    M. Jean-Marc Ayrault. Les moyens de se transformer là où c’est nécessaire pour qu’elle retrouve pleinement sa mission de transmettre cette immense bibliothèque du savoir qu’a constituée au fil des générations notre pays. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

    M. Jacques Alain Bénisti. C’est ce qu’on fait et que vous n’avez pas fait!

    M. Jean-Marc Ayrault. De la même manière, n’était-il pas hasardeux que le Président de la République veuille réformer nos principes de laïcité, ce cinquième pilier de notre identité, qui apparaît, aux yeux mêmes de nombreux pays étrangers, comme l’une des réponses les plus adaptées à la résurgence des conflits religieux? La France laïque est mieux qu’une marque de fabrique: elle est aujourd’hui un produit d’exportation et un facteur de concorde. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)

    La France laïque doit, sans hésitation, dire non à la burqa, parce que cette prison de tissu qui enferme les femmes contredit notre conception des droits fondamentaux de la personne humaine. (Même mouvement.)

    Mais la France laïque doit avoir la même intransigeance pour reconnaître à l’islam le droit d’exercer son culte dans les mêmes conditions de dignité que les autres religions. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.) Quand le Président de la République justifie l’interdiction des minarets, il nie et défigure l’article 1 er de la loi de séparation des églises et de l’État, qui assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes. La liberté de conscience et la laïcité sont un même bloc. Elles ne se divisent pas, elles ne sont pas à géométrie variable selon que l’on est chrétien, juif, musulman ou athée. (Même mouvement.)

    Nos compatriotes musulmans sont les premières victimes de l’intégrisme. C’est avec eux et non contre eux que nous prouverons que l’islam, deuxième religion de France, peut être en harmonie avec la démocratie et la laïcité.

    Et c’est par quoi je veux conclure, mes chers collègues: « Ne laissons pas tomber l’identité nationale dans n’importe quelles mains », écrivait Fernand Braudel en conclusion de son fameux ouvrage, L’identité de la France.

    M. Henri Emmanuelli. Surtout pas entre les mains de Besson!

    M. Éric Besson, ministre de l’immigration. Surtout pas dans les vôtres!

    M. Jean-Marc Ayrault. Mes chers collègues, ces derniers jours nous encore ont fourni quelques exemples que nous avons tous en tête. Méfions-nous des emportements que nous ne saurions plus maîtriser. Les tragédies de l’histoire nous ont rapprochés ici, dans cet hémicycle. (M. Emmanuelli apostrophe le ministre. – Vives exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

    M. le président. Je vous en prie, un peu de calme!

    M. Henri Emmanuelli. Le ministre m’a interpellé! (Nouvelles exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

    M. le président. Monsieur Emmanuelli, je vous en prie!

    M. Jacques Alain Bénisti. C’est inadmissible! Nous ne pouvons accepter de telles manières!

    M. Patrick Ollier. Quelle preuve d’intolérance!

    M. Yves Censi. C’est l’illustration même de l’intolérance!

    M. le président. Monsieur Ayrault, veuillez poursuivre et vous acheminer vers votre conclusion.

    M. Jean-Marc Ayrault. Méfions-nous des emportements! Les tragédies de l’histoire nous ont rapprochés – en tout cas, je l’espère. Je sais que nous avons tous le souvenir et la même aversion pour ces hommes du passé qui, malheureusement à cette tribune, désignaient à la vindicte « les mauvais nationaux » en pointant du doigt un président du Conseil parce qu’il était juif. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

    M. Jean-François Copé. Emmanuelli, des excuses!

    M. Jean-Marc Ayrault. Ce que nous avons à transmettre, c’est un patriotisme fédérateur. Un patriotisme qui s’enracine dans les droits de l’homme autant que dans l’attachement à une terre. Un patriotisme qui s’ancre dans la fibre populaire autant que dans l’exemplarité de ses dirigeants. Un patriotisme qui sait s’ouvrir aux autres et se reconnaît pleinement dans l’Europe.

    Notre pays n’est pas un bloc à prendre ou à laisser. Il ne met pas un signe « égale » entre les croisades et l’édit de Nantes, entre la colonisation et la résistance, entre le despotisme de l’Ancien régime et la République démocratique! La grandeur d’un peuple, c’est de savoir regarder en face ses lumières et ses ombres, sans repentance, mais sans concessions. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

    Ce que nous devons, c’est transmettre une idée de la nation qui dépasse ses racines multiples et parfois opposées. C’est construire une mémoire partagée qui concilie la vérité et l’estime de soi. C’est offrir à tous les Français les mêmes droits et les mêmes devoirs, quelles que soient leurs origines sociales ou géographiques. Ce que nous voulons, c’est enraciner une adhésion du cœur dans laquelle chaque enfant de la République puisse se reconnaître. « Être Français », disait Renan, « c’est avoir fait de grandes choses ensemble et vouloir les faire encore ». Là est la France, là est son rêve! (Mmes et MM. les députés du groupe SRC se lèvent et applaudissent longuement. – Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

    Plusieurs députés du groupe de l’Union pour un mouvement populaire . Quel cinéma!


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