• Infos pratiques

    La citation du jour

    «La République c'est le droit de tout homme, quelle que soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté.» Jean Jaurès

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    www.admission-postbac.fr

    www.admission-postbac.fr est le site officiel pour les lauréats ou futurs lauréats du baccalauréat français qui souhaitent s’inscrire en 1ère année d’études supérieures en France. A partir de cette adresse, vous pouvez aussi : obtenir de l’information sur les formations dans la procédure ; rechercher les formations qui vous intéressent ; vous renseigner sur les établissements (liens avec leur site) ; émettre des voeux de poursuite d’études ; suivre votre dossier.

    Qui est concerné par ce site ?

    Si vous êtes scolarisé en Terminale, si vous êtes titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et que vous souhaitez intégrer une première année, de toutes formations relevant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, du ministère de l’agriculture et de la pêche pour les brevets de technicien supérieur agricole (BTSA) ou du ministère de la culture pour les Ecoles nationales supérieures d’architecture, vous entrez dans la procédure Admission Post-Bac.

    Et notamment pour les formations suivantes :
    - Les BTS (Brevet de Technicien Supérieur)
    - Les BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole)
    - Les CPES (Classe Préparatoire aux Etudes Supérieures)
    - Les CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles)
    - Les DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion)
    - Les DEUST (Diplôme d’Études Universitaires Scientifiques et Techniques)
    - Les DMA (Diplôme des Métiers d’Art)
    - Les DUT (Diplôme universitaire de technologie) des IUT (instituts universitaires de technologie)
    - Les Ecoles Nationales Supérieures d’Architecture
    - Les Ecoles Supérieures d’Art dont la liste est disponible via le module « Recherche de formations »
    - Les Formations d’Ingénieurs
    - Les Ecoles de Commerce dont la liste est disponible via le module « Recherche de formations »
    - Les Licences (1 ère année en université)
    - Les PACES (Premières Années Commune de Santé), 4 filières : médecine, pharmacie, odontologie et sage-femme
    - Les prépas des professions paramédicales et sociales
    - Les MAN (Mise A Niveau Hôtellerie)
    - Les MAN AA (Mise A Niveau Arts Appliqués).

    Le calendrier 2012 :

    - Inscription, vœux et liste ordonnée de voeux :
    du 20 janvier au 20 mars 2012 pour toutes les formations.

    - Date limite d’envoi des dossiers-papier de candidatures : le 2 avril 2012

    - Consultation, par les candidats, de la réception par les établissements destinataires de leur(s) dossier(s) de candidature : du 08 mai au 10 mai 2012

    - Possibilité de modifier son classement hiérarchisé de voeux :
    du 21 janvier au 31 mai 2012

    - Phases d’admission : consultation et réponses des candidats :
    1ère phase : le 7 juin à partir de 14h / consultation et réponse jusqu’au mardi 12 juin 14h
    2ème phase : le 21 juin à partir de 14h/ consultation et réponse jusqu’au mardi 26 juin 14h
    3ème phase : le 12 juillet à partir de 14h / consultation et réponse jusqu’au mardi 17 juillet 14h

    www.admission-postbac.fr

    www.etudiant.gouv.fr
    www.education.gouv.fr

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     Les jeunes Français à l’étranger et le service civique

    Le Service Civique permet à tous ceux qui le souhaitent de s’engager pour une durée de 6 à 12 mois dans une mission au service de la collectivité. Les jeunes Français qui résident à l’étranger peuvent en bénéficier.

    Aucune démarche particulière n’est à effectuer par les jeunes établis à l’étranger. Toutefois les frais de transport et d’hébergement ne sont pas obligatoirement pris en charge par les structures, ce qui peut constituer un écueil pour les missions en France. En revanche, pour des missions à l’étranger, les structures pourraient être davantage enclines à favoriser des candidats déjà établis dans une région ou un pays donné.

    • Tous les jeunes Français de 16 à 25 ans, qu’ils résident en France ou soient établis à l’étranger, sont éligibles au service civique.
    • Pour postuler à une mission les candidats doivent se connecter sur le site www.service-civique.gouv.fr et y ouvrir un « compte volontaire » pour accéder aux missions proposées tant sur le territoire national qu’à l’étranger. Il n’existe pas de liste des missions ouvertes, celles-ci étant continuellement renouvelées.
    • Les candidatures doivent être adressées directement, via le site, aux structures  qui proposent les missions et qui retiennent les candidats suivant des critères qui leur appartiennent.

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  • Jeunes et xénophobie ! Attention danger !

     Claude Guéant sombre dans une politique xénophobe,

     Claude Guéant poursuit sa course effrénée derrière le Front National dans le but de récupérer son électorat ou du moins une partie de celui-ci et d’affaiblir Marine Le Pen. Démagogie xénophobe qui a pour conséquence principale la banalisation des thèses frontistes et l’accélération des comportements racistes et des situations d’exclusion.

     Après les enfants d’immigrés qui font baisser le niveau scolaire dans les écoles, les arrestations aux portes des établissements scolaires …voici les étudiants étrangers que l’on revoie dès leurs études terminées et les « mesures spécifiques » contre la délinquance étrangère évidemment présentée comme très supérieure à la moyenne.

     Cette phraséologie anti-étrangère permanente de la part du Ministre de l’intérieur donne de la France une image déplorable. Imaginons ce que nous ressentirions si nous entendions les dirigeants des pays où nous résidons tenir à notre égard en permanence des propos agressifs et dépréciatifs. Tout cela est lamentable.

     Vivement avril 2012  que l’on puisse tourner cette page de plus en plus insupportable.

     Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller AFE Océan Indien

    Candidat législatives 2012

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    L’abrogation de la "circulaire Guéant" visant les diplômés étrangers est urgente

    jeudi 22 décembre 2011, par POURIA AMIRSHAHI

    L’abrogation de la "circulaire Guéant" visant les diplômés étrangers est urgente

    Un appel intitulé "L’université est universelle, notre matière grise est de toutes les couleurs !" a été lancé il y a quelques jours pour réclamer l´abrogation de la circulaire Guéant du 31 mai 2011. Il a déjà réuni plus de 10 000 signatures.

    M. Sarkozy et le gouvernement ne peuvent plus continuer à faire l’autruche et à évoquer un règlement "au cas par cas" des difficultés massives auxquelles sont confrontés les diplômés étrangers actuellement.

    Le Parti Socialiste s´associe aux signataires de l´appel pour exiger un acte clair du gouvernement, qui ne peut être que l´abrogation de la circulaire. Les sénateurs socialistes proposeront une résolution allant dans ce sens au mois de janvier 2012.

    Il est urgent de mettre fin à ce mauvais scénario qui empoisonne la vie de centaines de diplômés, pourtant prêts à exercer leurs talents et leurs compétences dans notre pays, et qui dégrade l´image de la France dans le monde.

    Communiqué de Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’immigration et de
    Bertrand Monthubert, Secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche

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    Etudiants étrangers : Guéant prêt à revoir sa circulaire

    LEMONDE.FR avec AFP | 22.12.11 | 20h22   •  Mis à jour le 22.12.11 | 20h31

    Le ministre de l'intérieur Claude Guéant a affirmé, jeudi 22 décembre sur Europe 1, qu'il comptait clarifier l'application de sa circulaire controversée sur la maîtrise de l'immigration professionnelle, se disant "résolu" à "faire une circulaire spécifique sur le travail des étudiants étrangers".

    A la suite de cette circulaire, de nombreux diplômés étrangers, dont certains très qualifiés, qui avaient été recrutés dans des entreprises françaises, n'ont pas pu obtenir un changement de statut (d'étudiant à salarié).

    "Clairement, je note qu'il y a des malentendus, des interrogations, a reconnu M. Guéant, et je suis résolu à avoir une concertation approfondie avec les parties prenantes […] afin que les cas de figure soient examinés et que les choses soient plus claires dans l'application." Selon lui, le gouvernement a accordé 6 500 autorisations de séjour pour des étudiants étrangers devenus salariés en 2011. Pour Hajer Gorgi, porte-parole du Collectif du 31 mai, qui a organisé une manifestation à Paris samedi, seuls 250 cas ont été réglés sur 900 recensés depuis l'entrée en vigueur de cette circulaire.

    Une centaine de personnalités, dont le Prix Nobel de physique Albert Fert, ont lancé une pétition demandant "le retrait" de la circulaire du 31 mai. Elle recueillait jeudi plus de 12 500 signatures. Plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la culture Frédéric Mitterrand et celui de l'enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, ont critiqué cette circulaire.

    "MESURES SPÉCIFIQUES" CONTRE LA "DÉLINQUANCE ÉTRANGÈRE"

    M. Guéant a également annoncé son intention de "prendre des mesures spécifiques" pour lutter contre la "délinquance étrangère", notamment par l'élaboration d'un texte établissant la possibilité d'accompagner d'une interdiction de séjour toute condamnation pénale pour des étrangers installés en France "depuis peu de temps" et sans "attache familiale". "Ce n'est pas du tout le retour de la double peine, mais je fais un constat : c'est que la délinquance étrangère […] est supérieure à la moyenne enregistrée dans notre pays", a déclaré le ministre.

    Il a expliqué qu'une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales allait "bientôt" permettre de "quantifier" le phénomène. "Il n'est pas question d'appliquer ce régime à des personnes qui disposeraient d'une carte de séjour en France, qui auraient une famille, des enfants, etc.", a dit le ministre. Elle pourrait en revanche s'appliquer à "quelqu'un qui est en France depuis peu de temps, qui n'a pas d'attache familiale".

    Pour tout individu dans ce cas qui se rendrait coupable de faits de délinquance, "il est normal qu'il soit privé de l'autorisation qui lui a été donnée de séjourner dans notre pays pour quelque temps au moins en fonction de la gravité des faits commis", selon Claude Guéant, qui "espère bien faire adopter" ce texte.

    Claude Guéant a également confirmé son intention d'étendre l'application des peines plancher aux réitérants et non plus seulement aux récidivistes, c'est-à-dire aux personnes condamnées pour d'autres types de délits que ceux pour lesquels elles sont de nouveau jugées.

    ls sont étrangers, sont venus étudier en France, souvent avec talent, allaient créer leur entreprise, participer à la recherche française ou avaient une promesse d’embauche dans une entreprise française … et ne peuvent plus le faire. Ils rentreront chez eux, et il est peu probable que l’envie les reprenne un jour de venir voir en France s’il y fait bon vivre. La raison de ce divorce ? Une circulaire, publiée en mai dernier par notre ministre de l’Intérieur, Claude Guéant pour mettre en oeuvre la politique anti-immigration de Nicolas Sarkozy.

    La circulaire du 31 mai 2011 rappelle explicitement que « le nombre d’étrangers entrant en France pour motif professionnel (…) doit diminuer ». Pour cela, il ne doit plus être accordé « aucune facilité particulière dans l’examen de la procédure de délivrance d’une autorisation de travail » aux étudiants étrangers. Il est donc plus difficile pour les étrangers ayant étudié en France d’obtenir après leurs études une autorisation de travail. Il sera aussi plus difficile de venir étudier en France, et déjà des doctorants se voient refuser le renouvellement de leurs titres de séjour. Le message de la circulaire est clair : étranger, ne viens pas étudier chez nous, et n’espère pas trouver un emploi au terme de tes études. Employeur français, tu n’embaucheras pas d’étranger. Peuple de France, tes dirigeants veillent sur tes emplois ! Préférence nationale ! La France aux Français !

    Nous protestons de toutes nos forces, avec le Collectif du 31 mai, pour le retrait de cette circulaire. Il est temps de rappeler que l’idée qu’elle véhicule est aussi mensongère que dangereuse. Dire que l’embauche d’un étranger prend l’emploi d’un citoyen français, c’est faux ! C’est un mensonge éhonté ! Un diplômé étranger travaillant en France, c’est quelqu’un qui paye ses impôts en France, qui consomme en France, qui achète en France, qui soutient l’emploi et la consommation en France. S’il devient chef d’entreprise, c’est quelqu’un qui embauche en France. S’il retourne dans son pays, c’est quelqu’un qui sait que la France est ouverte sur le monde et développe avec la France les échanges, le commerce. La France gagne à recevoir des étudiants étrangers. Les étudiants étrangers ne sont pas une menace pour la France, ils sont une chance. Les universités le savent très bien : la France doit recevoir plus d’étudiants étrangers. C’est aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et maintenant même en Chine, que les étudiants étrangers apportent leur créativité, leur savoir-faire, leur énergie, leurs découvertes et leurs dépôts de brevets.

    Nous demandons l’abrogation de la circulaire Guéant, moralement méprisable, économiquement suicidaire. Nous appelons les chefs d’entreprise comme les universitaires à soutenir publiquement cette demande. Nous prenons l’engagement de soutenir les actions du collectif du 31 mai dans son combat contre des mesures dont l’absurdité le dispute à l’indignité, et de parrainer les diplômés étrangers en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures, à les protéger, à faire tout ce qui est en notre possibilité pour qu’ils puissent rester dans notre pays et lui apporter leur richesse, car la matière grise est de toutes les couleurs.

    Signer l’appel

    Parmi les premiers signataires :

    Philippe Aghion, professeur d’économie à Harvard
    Christian Baudelot, sociologue
    Stéphane Beaud, sociologue
    Vincent Berger, président de l’université Denis-Diderot
    Jerome Bourdon, professeur en sociologie des medias, université de Tel Aviv
    William Bourdon, avocat
    Frédérique Bredin, présidente de société de production audiovisuelle
    Geneviève Brisac, écrivain
    Michel Broué, mathématicien, Institut Universitaire de France
    Patrice Brun, président de l’université Bordeaux 3
    Edouard Brézin, physicien
    Christophe Charle, historien, président de l’ARESER
    Catherine Clément, philosophe et romancière
    Nathalie Duhamel,ancienne secrétaire générale de la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS)
    Roger Establet, sociologue
    Bernard Faivre d’Arcier, ancien président du Festival d’Avignon
    Albert Fert, prix Nobel de Physique
    Muriel Flis-Treves, psychiatre, psychanalyste
    Marc Fontecave, chimiste, professeur au Collège de France
    Lea Forestier, avocate
    Caroline Fourest, rédactrice en chef de la revue Prochoix
    René Frydman, professeur de médecine
    Romain Goupil, cinéaste
    André Grimaldi, professeur de médecine
    Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite de psychopathologie
    Tiennot Grumbach, avocat, ancien bâtonnier
    Guillaume Hannezo, associé gérant Rotschild
    Françoise Héritier, anthropologue, professeure au Collège de France
    Laurent Heynemann, réalisateur
    Caroline Huppert, réalisatrice
    Yves Jeuland, réalisateur
    Axel Kahn, président de l’université René Descartes
    Anne de Kervasdoué, gynécologue,auteur d’essais sur la santé des femmes
    Jean de Kervasdoué, professeur titulaire de chaire au CNAM,directeur de l’école Pasteur /CNAM de santé publique
    David Kessler, directeur général des InrocKuptibles
    Anne Lauvergeon,présidente du conseil de surveillance de Libération
    Edgar Morin, sociologue et philosophe
    Jean Jouzel, climatologue
    Michele Manceaux, écrivain, journaliste
    Tonie Marschall, productrice réalisatrice
    Marie Masmonteil, productrice
    Dominique Miller, psychanalyste
    Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste français
    Jean-Pierre Mignard, avocat
    Serge Moati, réalisateur, producteur
    Bertrand Monthubert, mathématicien, secrétaire national  du PS à l’enseignement supérieur et à la recherche
    Pap N’Diaye, historien, EHESS
    Mathilde Nobecourt, éditrice
    Olivier Pastré, économiste, professeur à Paris 8
    Christine Petit, biologiste, professeure au Collège de France
    Thomas Piketty, directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris
    Pierre Rosanvallon, professeur au College de France
    Jean Luc Romero, président d’ELCS, de l’ADMD et du CRIPS-ile de france
    Jean-Christophe Rufin, écrivain
    Marie Laure Sauty de Chalon, présidente directrice générale de aufeminin.com
    Fabienne Servan-Schreiber, productrice
    Jean Louis Servan-Schreiber, président France de Human Rights Watch
    Perla Servan-Schreiber, directrice du magazine « CLES »
    Alain Sussfeld, directeur général d’UGC
    Daniel Soulez-Lariviere, avocat
    Amanda Sthers, écrivain
    Irene Théry, directrice d’études à l’EHESS
    Makhi Xenakis, artiste plasticienne

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    Quel avenir pour les jeunes en Europe ?

    Point de vue | LEMONDE.FR | 21.12.11 | 09h22   •  Mis à jour le 21.12.11 | 09h23

    par Gilles Le Bail, délégué général de la Fédération française des Maisons des jeunes et de le culture

    Près de 100 millions d'Européens sont âgés de 15 à 29 ans, soit 20 % de la population totale de l'Union Européenne (UE). L'accès au marché du travail des jeunes est un des grands défis d'aujourd'hui. Les jeunes composent la génération plus diplômée que l'UE n'ait connue. D'après l'Organisation internationale du travail, 78 % des 20-24 ans ont atteint au moins un niveau d'éducation secondaire supérieur. En Grèce par exemple, les inscriptions universitaires depuis dix ans sont en hausse de 50 %.

    Pourtant les jeunes européens sont en fragilité et subissent de plein fouet les conséquences de la crise actuelle. Eurostat précise que, l'Union européenne compte environ 5 millions de jeunes chômeurs (15-24 ans) soit environ 21 % de la population active. Ce taux de chômage est très élevé avec toutefois des disparités comme aux Pays-Bas (7,6 %) ou Espagne (45 %). En France, le chômage des jeunes représente 25 % et 40% dans les quartiers populaires.

    L'UE a considéré les jeunes dans ses politiques tardivement. Les premières références furent introduites par le traité de Maastricht pour "favoriser le développement des échanges de jeunes et d'animateurs socio-éducatifs". Par des actions ciblées, l'UE fait la promotion de la conscience européenne et citoyenne. Les programmes d'échanges universitaires et scolaires sont l'élément essentiel de cette politique. Mais, les politiques européennes en direction des jeunes restent principalement du ressort des Etats membres.

    QUELLES PERSPECTIVES PROPOSER AUX JEUNES ?

    Comme nous le voyons encore aujourd'hui, la construction du projet européen a été le plus souvent déconnectée des populations. En France, peu d'entre nous font le lien entre ce que nous vivons en matière d'emploi, de santé, d'éducation et de logement et les apports d'une véritable politique européenne pour résoudre les difficultés de ce quotidien. Le citoyen européen est considéré comme un consommateur, un producteur ou une personne assistée. Alors qu'il est capable de réflexions, d'émancipation et de propositions sur le monde qu'il l'entoure. Cette mise à distance favorise l'incompréhension ou la peur. Le projet européen ne se construira pas sur des craintes et sur des doutes.

    La mauvaise volonté des Etats à mettre la question européenne au cœur d'un véritable débat public, doit obliger la société civile et particulièrement les associations de jeunesse et d'éducation populaire à engager la réflexion, à informer encore plus, à organiser de vastes confrontations sur les grands enjeux comme la constitution européenne, les politiques jeunesse, ou même l'identité et la citoyenneté européenne. Ces actions doivent permettre de lutter contre les populismes qui trouvent dans les institutions européennes le bouc émissaire de toutes les difficultés que connaissent les Etats, notamment pour proposer un projet de société plus juste s'appuyant sur la perspective d'un réel progrès social.

    INVESTIR LES DIFFÉRENTS PARTIS POLITIQUES

    Il s'agit de construire les fondations d'un vrai redémarrage et une source d'espoir. A terme, c'est renforcer le pouvoir politique de l'Europe en s'appuyant sur le parlement. Il faut engager la construction d'une véritable politique publique européenne en direction des jeunes ne reposant plus seulement sur la mobilité et l'éducation mais permettant à un jeune de se projeter dans un véritable projet de vie. Les politiques nationales doivent être coordonnées entre les différents pays.

    Dans un contexte de sous-emploi massif des jeunes européens, la crise financière peut être une occasion pour l'Union européenne de se rénover et de s'impliquer dans de nouvelles politiques. Aujourd'hui, le lieu de construction de l'Europe, c'est le Parlement. Pour se donner un avenir, la nouvelle génération d'européens doit investir les différents partis politiques et pousser à leur européanisation. L'Europe manque de substance avec un vrai pouvoir politique, économique et financier, aujourd'hui elle est trop floue pour que chacun en comprenne la nécessité et le projet.


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  • Chers blogueurs et amis,

    Je serai en déplacement jusqu'au 21 décembre et donc pas en mesure d'administrer ce blog durant cette période. Mais vous avez des milliers d'articles à découvrir.

    Très cordialement,

    Jean-Daniel Chaoui

     

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    Flash-info

    Noel Mamere sur France Info


    Invité de France Info ce matin, le député-maire de Bègles Noël Mamère (Verts) réagit à l’actualité politique. Sur le plan international, il estime notamment que l’élection en Côte d’Ivoire "n’est pas contestable" et que celui qui a été battu, à savoir Laurent Gbagbo, "doit partir". Concernant les dossiers nationaux, "la seule chose qui m’intéresse, c’est que nous soyons capables, ensemble, de travailler afin de construire un programme de gouvernement alternatif à Nicolas Sarkozy", a indiqué Noël Mamère en réponse à une question sur le calendrier des primaires socialistes. Pour Europe écologie-Les Verts,  le député Vert n’est pas de l’avis de l’eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit, qui a jugé hier soir sur I-Télé/France Inter/Le Monde qu’il fallait, "accélérer la désignation" du futur candidat d’EELV à l’élection présidentielle de 2012. Noël Mamère estime en effet qu’il faut au moins attendre la fin du congrès de la nouvelle formation (au printemps 2011). Il a cependant invité Nicolas Hulot a faire connaître ses intentions au plus vite afin de ne pas se retrouver dans une situation "comme en 2002 avec l’affaire Lipietz/Mamère", qu’il a qualifiée de "dévastatrice".




    Guillaume Soro  sur Europe1


    Le président sortant de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, doit "quitter le pouvoir", a déclaré lundi Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, qui revendique la victoire comme le sortant, jugeant inenvisageable une "partition" définitive du pays.
    "Nous avons demandé au médiateur envoyé par l'Union africaine (Thabo Mbeki) qu'il demande à Laurent Gbagbo de partir, de laisser le pouvoir et de faire une transmission pacifique à Alassane Dramane Ouattara. Il faut que l'alternance soit"
    "Le président Alassane Ouattara lui a fait des propositions (pour) travailler avec lui" et se déclare "prêt à lui conserver ses avantages d'ancien chef d'Etat s'il accepte de partir du pouvoir pacifiquement", a poursuivi Guillaume Soro.

    Interrogé pour savoir s'il était prêt à "déloger" Laurent Gbagbo s'il s'accrochait au pouvoir, Guillaume Soro a répondu : "S'il nous oblige, on n'aura pas d'autre choix", tout en plaidant avant tout pour une issue pacifique.

    "Il n'est pas question d'arriver à une partition de la Côte d'Ivoire" M. Soro était devenu Premier ministre de M. Gbagbo après avoir conclu en 2007 avec son ancien ennemi l'accord de paix de Ouagadougou.

    "Ce régime est fini. Il a été condamné. Son sort est scellé par le peuple souverain de Côte d'Ivoire", a martelé Guillaume Soro. Le Premier ministre d'Alassane Ouattara s'est par ailleurs engagé à tout mettre en oeuvre pour "protéger" les quelque 15.000 ressortissants français en Côte d'Ivoire, tout en estimant qu'ils n'étaient "pour l'heure pas en danger".


    N'Guessan sur RTL


    “Je pense qu'il faut sortir de la crise en se référant aux textes, à la loi et aux institutions qui sont chargés de gérer les élections....Ils disent que les résultats définitifs de l'élection présidentielle sont proclamés par le Conseil Constitutionnel, après examen des réclamations éventuelles formulées par les candidats.
    ...Il y a effectivement, des gens, des personnalités proches de monsieur Alassane Ouattara, qui sont certainement dans le complot, qui veulent coûte que coûte le voir président de la République de Côte d'Ivoire, contre la volonté du peuple de Côte d'Ivoire, qui peuvent effectivement prendre ce genre de position en niant les compétences, en niant les lois de la république de Côte d'Ivoire et donc ceux là, on peut comprendre qu'ils sont dans une logique politicienne et non dans une logique juridique, dans une logique de légalité.

    Question : Monsieur Ban Ki Moon, par exemple, dit : "C'est monsieur Ouattara qui a gagné." Monsieur Obama dit la même chose.

    Oui, je m'excuse, ces gens sont à des milliers de kilomètres et disent une chose sur la base de quoi ? Et pourquoi ne reconnaissent-ils pas les chiffres qui sont donnés par les institutions de la République de Côte d'Ivoire. C'est une ingérence inacceptable. Cette insistance montre bien qu'il y a quelque chose qui cloche. Mais nous, nous référons à la légalité ivoirienne, la constitution de Côte d'Ivoire. Nous avons été candidats, nous avons participé à des élections. Dans certaines régions du pays, les élections se sont mal passées, parce que manifestement les conditions de sécurité, les conditions de libertés de votes n'ont pas été assurées, parce qu'il y a des combattants armés, parce que l'Etat n'existe pas, parce qu'il n'y a pas d'Administration publique. Et tout cela a faussé l'élection, nous avons fait réclamation de cela, et en ce qui nous concerne, on nous a donnés raison en regard des documents, des pièces justificatives, des témoignages que nous avons fournis. 
    Gbagbo est reconnu par les institutions nationale, il vient de prêté serment devant le Conseil constitutionnel, il s'agit pour lui maintenant de former, 1°) son gouvernement et puis de gérer le pays et de régler tous les pays qui peuvent se dresser sur la voie du nouveau gouvernement.

    Question : Existe-t-il d'après vous, un risque de guerre civile aujourd'hui en Côte d'Ivoire ?

    Mais de toutes façons, le pays est occupé. Depuis le 19 septembre 2002, à la suite d'une tentative de coup d'état manqué, des combattants armés venus du Nord, occupent des zones entre le nord et l'ouest du pays. C'est cette réalité qu'il nous faut gérer. A l'heure où je vous parle, tous ceux qui ont voté pour le candidat Laurent Gbagbo, ces hommes font l'objet de persécutions, ils sont pourchassés, leurs maisons sont incendiées. Ils sont aujourd'hui tous déplacés, et sont en train de se réfugier en zone sud. Ce qui montre bien qu'il y a eu une violence inouïe qui a été exercée contre les uns et les autres dans ces zones, et que dans ces conditions, il était inimaginable que le Conseil constitutionnel valide des élections dans certains départements.
    Question : Mais le ressortissants français ne sont pas en danger aujourd'hui ?
    Ils ne sont pas en danger dans la mesure où ils ne sont pas partie prenante dans ce conflit. Ils n'ont rien à voir avec le plan et les ambitions de monsieur Ouattara, donc il n'y a pas de raison qu'un quelconque ressortissant français en Côte d'Ivoire soit l'objet de quelque exaction que ce soit. 



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    Les sénateurs PS dénoncent l'intégration du contrôleur des prisons dans le défenseur des droits

    PARIS, 2 décembre 2010 (AFP) - Les sénateurs socialistes dénoncent jeudi, dans un communiqué, l'adoption par la commission des lois de l'Assemblée nationale du texte créant le Défenseur des droit "dans une version qui en accentue l'incohérence" avec l'intégration du contrôleur général des prisons. Au nom du groupe socialiste du Sénat, Alain Anziani estime qu'"au prétexte fallacieux de renforcer la garantie des droits et libertés de nos concitoyens, il est proposé de supprimer les autorités administratives indépendantes les plus dérangeantes pour le Gouvernement". "Les missions du Défenseur des droits n’ont cessé d’enfler au cours de la navette parlementaire", déplore le sénateur. "La fusion de cette toute jeune institution est d’autant plus incompréhensible que, lors des débats au Sénat en juin dernier, le Garde des Sceaux avait considérée qu’elle n’était pas opportune", assure-t-il. "Chargé initialement de remplacer le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants et la CNDS (Commission nationale de la Déontologie de la Sécurité, NDLR), le Défenseur des droits s’est vu confier par la majorité sénatoriale les missions de la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité, NDLR)". Il condamne "cette logique de regroupement forcé, qui prétend supprimer des contre-pouvoirs pour mieux accroître la visibilité d’une instance dont le représentant sera désigné dans les faits par le président de la République".
    Pour lui, "doté de missions disparates, privé des nécessaires gages d’indépendance, le Défenseur des droits sera un monstre administratif privé de toute influence effective".

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    Plan de rigueur en vue pour RFI et France 24

    L'audiovisuel extérieur va devoir réduire ses effectifs et augmenter ses recettes pour pallier la baisse de la subvention de l'État.

    L'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui regroupe France 24, RFI, Monte Carlo Doualiya et TV5, va devoir se serrer la ceinture. La subvention reçue par l'État va diminuer de 33,7 millions d'euros en deux ans, soit une baisse de 10 %. Elle va ainsi passer de 327,7 à 294 millions d'euros entre 2011 et 2013. Une baisse contre laquelle les dirigeants de l'AEF ont bataillé depuis deux ans, essayant — en vain — de la réduire. Interrogé, le président de l'AEF, Alain de Pouzilhac confirme qu'il « aurait aimé avoir plus de moyens pour développer le réseau d'émetteurs FM de MCD, mais prend acte de l'arbitrage rendu mi-août par Jean-Paul Faugère », le directeur de cabinet de François Fillon.
     

    Synergies
    La direction de l'AEF compte compenser cette disette budgétaire via plusieurs leviers. D'abord, les synergies entre ses différentes antennes. Selon Alain de Pouzilhac, « ces synergies se sont déjà élevées à 5 millions d'euros en 2010. D'autres sont à venir avec la fusion de RFI, France 24, MCD et AEF fin 2011, et notamment de leurs fonctions supports. Quant à un rapprochement des rédactions, nous ne nous interdisons rien, et allons créer une task force pour l'étudier, mais rien ne dit que nous le ferons. » Autre levier : développer les ressources propres, c'est-à-dire la publicité. Selon la direction, elles devraient passer de 6,9 à 21,6 millions d'euros entre 2011 et 2013. Des prévisions revues à la baisse par rapport à celles de l'an dernier, où la direction tablait sur 50 millions en 2013. « Cette nouvelle trajectoire nous paraît beaucoup plus réaliste que la précédente, qui prévoyait un montant de près du double. Elle reste très ambitieuse, mais la base de départ est très modeste, puisqu'elle est proche de zéro. Cela reste des objectifs, et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, l'État pourra toujours prendre ses responsabilités », a déclaré lors d'une audition au Sénat Laurence Franceschini, directrice générale des médias au ministère de la culture.

     

    Nouveau plan de départs

    Le dernier levier est l'emploi. « Après la fusion, nous examinerons la question des 69 candidats au départ à RFI qui n'ont pu partir lors du premier plan, explique Alain de Pouzilhac. Si nous ouvrons alors un deuxième plan de départ volontaires, il devra être ouvert à tous les salariés du nouvel ensemble ». En clair, ce nouveau plan devrait comprendre un nombre de départs supérieur aux 69 volontaires recensés à RFI.


    Déménagement

    Mais ce n'est pas tout. Il faut aussi financer le déménagement de RFI de la Maison de la Radio à Issy-les-Moulineaux, dans un immeuble appartenant au Crédit Suisse
    et actuellement loué à Hewlett Packard. Coût du déménagement : 21,5 millions d'euros. Un chiffre jugé « inacceptable » par la sénatrice PS Catherine Tasca, et « atterrant » par son homologue UMP Joseph Kergueris. L'État en paiera la majeure partie, mais pas la totalité : Laurence Franceschini a déclaré qu'elle allait discuter avec l'AEF « de sa participation éventuelle grâce aux mutualisations et aux synergies ». Elle a ajouté que le coût aurait pu être encore plus élevé, car un déménagement de France 24 a aussi été envisagé, ce qui n'était pas forcément « pertinent » étant donné ses locaux flambants neufs.

     

    Vers une externalisation de la régie de France 24

    Par ailleurs, l'Etat vient de relancer le projet d'externalisation de la régie de France 24 auprès de France Télévisions. Alain de Pouzilhac, initialement réticent, semble être désormais rallié à ce projet. « Des négociations sont en cours actuellement, notamment avec la régie de France Télévisions », a déclaré Laurence Franceschini.

    Une première tentative d'externalisation avait avorté il y a un an. Cela avait pénalisé les recettes, mais France 24 rattrape son retard. « En mai 2010, nous avions réduit notre prévision sur la contribution nette de recettes publicitaires à 1,3 million d'euros pour 2010. Mais depuis, nous avons revu nos prévisions à la hausse. Aujourd'hui, nous pensons engranger en 2010 au minimum la même contribution nette que les 2,1 millions engrangés en 2009 », promet Alain de Pouzilhac. France 24 s'est mise à commercialiser des spots diffusés uniquement sur une partie de son réseau (Europe ou Afrique). Et elle vient d'engranger de nombreux contrats: Enel, Hertz, Volvo, Open Skies, Total, Egyptair, Emirates... Elle revendique comme clients exclusifs Martinet, Microsoft, Accor, SGBL ou GDF Suez

    La Tribune, 02/12/2010

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    Communiqué de la Sénatrice Claudine Lepage

    Je suis intervenue, hier soir au Sénat, sur le Service civique, dans la discussion des crédits relatifs à la Mission Sport, Jeunesse et Vie associative. Dans mon intervention, que vous pouvez lire ci-dessous, je me félicite de la montée en puissance financière du nouveau dispositif de service civique. Je mets cependant en garde contre le risque de "phagocytage" des crédits du programme "jeunesse et vie associative". Il me semble en effet très pernicieux, et assurément contre productif, de faire payer aux associations et aux services déconcentrés de l'Etat le développement de ce "bébé" du gouvernement qu'est le service civique (qui, rappelons-le toutefois, est issu d'une proposition de loi de Yvon Collin, sénateur de l'opposition!).

    MISSION SPORT, JEUNESSE ET VIE ASSOCIATIVE

    Discussion générale 1er décembre 2010

    Monsieur le Président, Madame le Ministre, chers collègues,

    Un concert de louanges a accompagné le vote à la quasi unanimité de la proposition de loi de notre collègue Yvon Collin instituant le service civique il y a quelques mois.

    Je ne m’étendrai pas sur les bienfaits de ce nouveau dispositif. Mais, encore ne faut-il pas galvauder le formidable enthousiasme qu'il a généré. Pour cela,  il importe de veiller à des conditions d’accueil et de prise en charge des jeunes volontaires satisfaisantes. Cette problématique se pose d’ailleurs avec une acuité particulière dans le cadre des services civiques effectués à l’étranger. Au cours d’un déplacement en Haïti en juillet dernier, j’ai discuté avec de jeunes volontaires qui ont rencontré des conditions d’intervention tout particulièrement difficiles.

    Madame le ministre, peut-on compter sur une session de formation et un accueil dignes de ce nom ?

    J’évoquerai avec satisfaction la récente signature de la convention avec l’AEFE ouvrant aux établissements français à l’étranger la possibilité d’accueillir des volontaires. Cette possibilité très opportune gagnerait pourtant à être rapidement étendue au-delà des établissements en gestion directe.  

    La montée en puissance financière de ce dispositif, avec la progression spectaculaire à + 143% des crédits dévolus à la sous-action –service civique est bienvenue.

    Mais, le service civique ne doit pas « cannibaliser » le budget du programme « jeunesse et vie associative ».

    En effet, à périmètre constant, ce programme subit une baisse de plus de 20%. En réalité, on déshabille le Pierre des services déconcentrés  et des associations de jeunesse et d’éducation populaire tant au niveau national qu’à l’échelon local, pour habiller le Paul du service civique.

    Pourtant, il est assurément contre-productif et même légèrement pervers de « faire payer » aux associations le développement du service civique. Alors que sa réussite même passe tout autrement par un renforcement de ce maillage.

    Nous ne pouvons accepter une politique de la jeunesse à deux vitesses : un service civique, excellente mesure, mais qui doit toucher cette année 15 000 jeunes et dont la sous-action dédiée absorbe autant de crédits que l’action 2 en faveur de la jeunesse et de l’éducation prioritaire, qui pourtant s’adresse à TOUS les jeunes de 3 à 30 ans !

    Le service civique est une très belle idée, manifestation de l’attachement de notre jeunesse à la communauté nationale, et aux valeurs qui la fondent. Mais pour germer, cette conscience doit bénéficier d’un terreau favorable. Sa pleine réussite passe ainsi par un accompagnement des 12-16 ans vers une ouverture culturelle et citoyenne qui leur donnera le goût de l’engagement collectif ou individuel.

    Le budget que nous examinons ce soir, ne portant pas cet investissement d’avenir est donc, j’ai le regret de le constater, parfaitement incohérent.

    Claudine Lepage , Sénatrice des  Français établis hors de France

    Sénat -  15, rue de Vaugirard 75291 Paris cedex 06, Téléphone +33 (0)1 42 34 29 06 - Fax +33 (0)1 42 34 42 34

    http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/claudine-lepage/
    http://claudinelepage.eu/


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  • Flash-Info : Pour 71% des Français, l’image de la France s’est considérablement dégradée ce dernier mois. Sondage I-Télé ce jour.

     

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    DOSSIER SPECIAL JEUNES

     

     

    UN STATUT POUR LES VOLONTAIRES EN ONG

    Mis  en place en 2005, le volontariat de solidarité internationale (VSI) offre un vrai statut aux volontaires.il a permis de mettre de l’ordre dans les pratiques des ONG et d’assurer aux  volontaires préparation, suivi, couverture sociale et aide au retour.

     

    Concrètement, le VSI s’effectue au sein d’associations agrées par le ministère des Affaires étrangères et européenne (une trentaine à l’heure actuelle), dans des pays hors UE et espace économique européen. Il se conçoit dans le cadre d’une mission d’urgence humanitaire, de reconstruction ou de développement et dure en général de 12 à 24 mois (cumulables jusqu’à 6 ans au cours de la vie)

     

    Les VSI sont cofinancés par l’ONG qui envoie le volontaire et le ministère des Affaires étrangères. Ainsi les volontaires ne sont certes pas salariés et leur démarche relève bien du don de leur temps ; mais ils bénéficient d’un certain nombre de garanties : une formation avant le départ, une indemnité et/ou des avantages en nature permettant de répondre à leurs besoins sur place, prise en charge des frais de voyage et de rapatriement, couverture sociale (y compris pour la retraite), des congés, un appui au retour et une indemnité de réinstallation (après 24 mois de mission).

     

    Le nombre de volontaires a beaucoup augmenté ces dernières années (2 121 en 2007, contre 1 540 en 1996), mais les candidats sont eux aussi plus nombreux : on estime qu’il y a environ 10 candidats pour un poste de volontaire. La concurrence s’est d’ailleurs accompagnée d’une augmentation du niveau d’études des volontaires, qui sont 48 % à avoir un bac + 5 ou plus. L’âge moyen des volontaires est lui aussi en augmentation, témoignant d’une plus grande professionnalisation des missions. Mais il concerne toujours essentiellement une population jeune, puisque la majorité des volontaires a entre 25 et 35 ans.

     

    Autre tendance, les lieux des missions se sont beaucoup diversifiés : 57 % des missions se faisaient en Afrique subsaharienne en 1996 contre 42% aujourd’hui. La part des missions asiatiques et au Proche  et Moyen Orient a beaucoup augmenté et des missions dans l’Océan Indien et le Pacifique sont apparues.

     

    Pour les nouvelles générations, qui ont une vision pragmatique de leurs passages à l’étranger (voir interview pares 4 et 5), le VSI offre une expérience humaine et professionnelle à valoriser. L’aide apportée aux populations locales n’est pas à sens unique :’les volontaires du Nord ne sont pas les vecteurs d’une aide unilatérale au bénéfice du Sud. En contrepartie de ce qu’ils apportent, ils reçoivent d’autres savoirs, d’autres visions culturelles, ils s’exercent à d’autres pratiques. Ils développent aussi, grâce à ceux qui les accueillent, de nouvelles aptitudes » , explique un rapport du CLONG

     

    Plus d’informations :

    Ø     Le CLONG volontariat (comité de liaison des ONG de volontariat) est le point de départ idéal pour comprendre le VSI, ses objectifs, ses réalités. Attention : le site ne propose aucune offre de volontariat, mais les liens sont nombreux vers les ONG concernées.

    www.clong-volontariat.org

     

    Ø     www.france-volontaires.org  , plate forme gouvernementale lancée en octobre dernier se veut un portail d’accès aux différentes formes de volontariat, dont le VS.

    Ø     Texte de référence : loi 2005 – 159 du 23 février 2005 relative au contrat de volontariat de solidarité internationale.

    VIA et VIE

    Le volontariat international administratif (VIA) et le volontariat international en entreprise (VIE) sont une autre forme de volontariat à l’étranger. Les VIA (au sein des ambassades, consulats, centres culturels, …) remplissent souvent les fonctions d’aide au développement, d’action culturelle. Dans tous les cas, une indemnité est versée au volontaire qui bénéficie aussi d’une couverture sociale (maladie, rapatriement, retraite). Pour plus de renseignements, voir notre article dans le numéro 156 (octobre 2009)

    Site de référence : www.civiweb.com

     

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    La liberté des visas vacances – travail

    Allier travail et plaisir en visitant des pays étrangers, c’est possible ! La France a conclu des accords concernant des programmes vacances-travail avec six pays : l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, le Japon, la Nouvelle Zélande et Singapour.  Ils permettent aux jeunes –en général entre 18 et 30 ans- de séjourner dans ces pays pendant une période maximale allant de six mois à un an tout en travaillant pour payer leurs vacances.

     

    Les jeunes Français ne se privent pas des possibilités offertes par les visas vacances-travail : ils étaient plus de 15 000 à partir en 2008, dont 9 000 en Australie et 4 000 au Canada. C’est une véritable tendance qui se dessine pour des jeunes dont les motivations varient : certains y voient une façon de mettre en valeur leur CV par une expérience à l’étranger et des compétences nouvelles en langues ; d’autres le moment ou jamais de vivre « sur la route », s’arrêtant pour des boulots dans des exploitations agricoles ou dans des bars ; quelques uns, enfin  en profitent pour se forger une expérience dans le pays de leurs rêves, préparant une expatriation future.

    Les démarchent sont variables, mais globalement, pour les plus grosses destinations, elles rapides et simples. Pour l’Australie et la Nouvelle Zélande, la demande et l’attribution d’un visa vacances travail peuvent se faire entièrement en ligne et donc depuis n’importe quel point du globe. Chaque système a ses particularités : il faut être étudiant ou jeune diplômé pour bénéficier du dispositif à Singapour, qui se veut »destination d’excellence ; impossible de travailler en boîte de nuit ou dans une salle de jeu au Japon car c’est jugé contraire à l’objectif d’échange et de découverte culturelle de l’accord franco-japonais ; le dispositif est valable jusqu’à 35 ans au Canada ; le séjour peut être allongé d’un an en Australie si on a travaillé plus de trois mois dans le secteur agricole.

     

    Parmi les exigences communes  :  une bonne santé et un casier judiciaire vierge, un billet retour ou les fonds suffisants pour en acheter un, une somme d’argent pour financer le début de son séjour (les montants varient) et la détention d’un  contrat d’assurance maladie.

    Les accords entre la France et ces pays sont réciproques (sauf pour Singapour) : les jeunes qui en sont originaires peuvent eux aussi bénéficier du même type de dispositif en France.

    Plus d’informations :

    *     Australie : www.immi.gov.au rubrique « Visas, immigrations and refugees », puis « Working holiday visa »

    *     Canada :

    www.international.gc.ca/canada-europa/france/jeunesse-youth/programme_mobilite-mobility_program-fr.asp

    *     Corée du Sud  (ambassade de France) : http://fra.mofat.go.kr/languages/eu/fra/main/index.jsp

    *     Japon : www.fr.emb-japan.go.jp/rubrique »Aller au Japon » puis « Formalités visas »

    *     Nouvelle Zélande :  http://www.immigration.govt.nz/rubrique « Apply and settle » puis « Working holiday »

    *     Singapour :  www.contactsingapore.sg/whpsingapore

     

    Les expériences uniques du service volontaire européen

    Développé dans le cadre du programme « Jeunesse en action » de l’Union européenne, le service volontaire européen offre « une expérience d’éducation informelle » dans un cadre transnational. Il permet aux jeunes de contribuer dans un cadre structuré aux idéaux de la démocratie, de la tolérance et de la solidarité.

     

    Qui ?  Le service volontaire européen s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans (avec des dérogations pour les 16-17ans) résidant dans un des nombreux pays concernés : »pays programme » (les 27 Etats membres, les pays candidats, les membres de l’espace économique européen), « partenaires voisins » (Europe du Sud est, Europe de l’Est,  et du Caucase,  partenaires méditerranéens) et « Autre pays partenaires dans  le reste du monde » (essentiellement les pays partenaires de l’UE dits « ACP » : Afrique, caraïbe, Pacifique). Il n’y a aucune condition de diplôme ou d’expérience. Une des originalités du programme est qu’il cherche à s’adresser aussi à des populations généralement peu concernées par le volontariat : priorité est donc donnée aux « jeunes avec moins d’opportunités »

    Où ?  En dehors du pays de résidence du jeune, dans l’un des pays listés, dans l’UE ou hors UE

    Quand ? Pendant 2 à 12 mois. Il faut compter 5 à 6 mois entre le début des démarches et le départ effectif.

    Comment ? Tous les volontaires sont encadrés par une structure d’envoi (dans le pays de résidence) et une structure d’accueil (dans le pays du volontariat), généralement des associations. Un cycle de formation est mis en place pour chacun, notamment avec une préparation avant le départ (cours de langue, formation à l’interculturel …)

    Tous les frais du volontariat (transport, hébergement, restauration, assurance maladie …) sont pris en charge. Les volontaires bénéficient en outre d’une petite indemnité mensuelle.

    Dans quels domaines ? Le projet de volontariat doit avoir une utilité pour la communauté d’accueil et permettre une vraie découverte pour le volontaire. Les secteurs sont très variés : protection civile, environnement, aide au développement, protection du patrimoine, arts et culture, lutte contre les discriminations et les exclusions, sport, animation pour les jeunes ou les personnes âgées…

    *     Pour plus d’informations et pour trouver une structure d’envoi en France : www.injep.fr  rubrique « Actions européennes », puis « Service volontaire européen »

    *     http://ec.europa.eu/youth/evs/aod : pour la liste des structures d’envoi dans les autres pays.

     

    Etudier à l’étranger : questions pratiques à ne pas oublier !

    Pour les étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en France, c’est de plus en plus un passage obligé : le programme européen Erasmus, qui permet notamment aux étudiants d’être aidés financièrement  pendant leur année d’échange à l’étranger y est pour beaucoup. Les universités  et les grandes écoles françaises ont aussi des partenariats avec de nombreux établissements hors Europe. Mais les étudiants sont aussi de plus en plus nombreux à partir en individuel : en Europe, en Asie, en Amérique … Ils étaient 54 000 à étudier à l’étranger hors Erasmus en 2007. C’est une façon de se  forger un CV original et parfois de se situer dans la perspective d’une vie passée à l’étranger, notamment pour les jeunes qui sont déjà « Français à l’étranger »

    Mais hors échanges universitaires, rien n’est simple : il faut s’armer de patience pour trouver les équivalences de ses diplômes, souvent les faire traduire, expliquer le système de notation français … sans oublier de déchiffrer soi-même un système universitaire totalement étranger ! Il ne faut pas non plus oublier de chercher à savoir dans quelle mesure on pourra travailler entant qu’étudiant dans les pays en question, d’autant que les frais de scolarité sont la plupart du temps largement plus élevés qu’en France. Autre problématique, la protection sociale : peu de pays ont une sécurité sociale étudiante institutionnalisée comme en France.

    Etudier seul à l’étranger est une formidable expérience mais qui demande d’élaborer un projet réfléchi et de prendre en compte, point par point, les questions pratiques qui ne manqueront pas de se poser.

    Pour plus d’informations, le site du ministère des Affaires étrangères comporte une riche rubrique « partir étudier à l’étranger » qui propose à traves la base de données Curie de fiches-pays permettant une première approche précise des systèmes d’enseignement supérieur étrangers. Un carnet d’adresse offre aussi des liens intéressants vers divers organismes touchant à la mobilité étudiante.

    www.diplomatie.gov.fr  rubrique « culture et science », puis « éducation, université et formation ».

     

    Assurance maladie : La CFE cible les jeunes

    Avec la multiplication des séjours à l’étranger de jeunes et la diversification de ces séjours, les jeunes Français à l’étranger sont de plus en plus nombreux à avoir besoin d’une protection sociale spécifique. La Caisse des Français à l’étranger a développé des produits ciblés sur ces populations.

    L’objectif est double : offrir aux jeunes Français une assurance santé « à la française » avec sécurité sociale + complémentaire et  fidéliser ces jeunes parmi lesquels se trouvent de nombreux futurs expatriés.

    Une première formule, lancée par la CFE en partenariat avec l’assureur April Mobilité, concerne les jeunes en visa vacances  travail.  Le « Pack spécial PVT » combine la sécurité sociale assurée par la CFE la complémentaire santé, une assurance bagages, une protection juridique et le soutien d’une cellule psychologique en cas de besoin. Contrairement à un certain nombre d’assurances entièrement privées, le « pack » exclut peu de dépenses de santé, mais certains frais comme ceux liés à l’optique ne sont remboursés qu’en cas d’accident, ce qui permet d’offrir des tarifs relativement compétitifs. En effet le produit est disponible à partir de 92 euros par mois.

    Pour les étudiants étrangers (hors échanges dans le cadre d’un cursus en France) la CFE a mis en place avec la LMDE (première mutuelle étudiante en France) le produit « EtudExpat ». Là encore, c’est une couverture complète qui est proposée. Le partenariat de la LMDE, qui fait partie de Mutualité Française, en est le gage, avec des « plus adaptés au public étudiant à l’étranger : forfaits contraception (pilules, préservatifs féminins et masculins…), forfait arrêt du tabac, tous vaccins et traitements antipaludéens… « EtudExpat » est disponible à partir de 243 euros par trimestre (soit 81 euros par mois.

    Dans les deux cas, un guichet unique est mis en place : nul besoin de faire des démarches séparées auprès de la CFE de la complémentaire, le dossier est traité en une seule fois. Les montants des remboursements sont calculés en fonction des pays, tenant ainsi compte du niveau de vie et des écarts de prix. Enfin, en restant affiliés à la sécurité sociale française, les jeunes qui  choisissent  la CFE facilitent leur retour en France, même s’il est tout à fait possible de se ré-affilier après un temps vécu à l’étranger.

    www.aprilmobilite.com rubrique « Nos solutions » puis « Pack spécial PVT »

    www.lmde.com rubrique « Protection à l’étranger »

     


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