• La citation du jour

    "Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants."
    Antoine de Saint-Exupery

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    Ma vision et mes propositions pour la francophonie en Amérique du Nord
    Par Corinne Narassiguin
    Candidate du Parti Socialiste élection législative 1ère circonscription Amérique du Nord


    Grandie à La Réunion, formée en métropole et Française à l’étranger depuis 1999, je vis la francophonie comme une chance, une fierté, une source de diversité et une occasion de nous réunir, Français et francophones de toutes origines, autour de valeurs communes et de cultures partagées. À l’occasion du 20 mars, journée internationale de la Francophonie, je souhaitais vous livrer la vision et les engagements que je porte pour la francophonie, en particulier dans notre circonscription.
    La Francophonie dans le monde
    La langue française, tout d’abord, doit être plus que jamais promue. Nous devons mettre en valeur les différents canaux de l’Organisation internationale de la Francophonie pour véhiculer notre langue, que ce soit TV5Monde, l’agence parlementaire de la Francophonie (APF) ou encore des forums internationaux d’échange novateurs tel que le prochain Forum mondial de la langue française, qui aura lieu à Québec en juillet prochain. La voix des francophones dans le monde doit compter et promouvoir l’usage du français dans les instances internationales est primordial, pour y faire comprendre notre vision du monde et y faire entendre notre diplomatie. M. Yves Alavo, soutien de ma campagne, présente ces enjeux avec brio dans un texte que je vous invite à lire.
    Première valeur de la Francophonie, la promotion de la langue française et de la diversité culturelle serait sans sens si elle n’était pas accompagnée de la défense de la démocratie et de l’Etat de Droit, de la promotion d’une éducation de qualité notamment en fonction des revenus de chacun, et de l’engagement à coopérer en faveur de développement durable. Je veux bâtir avec vous un dialogue autour de ces valeurs. Nous devons plus que jamais contribuer à en faire une réalité, et j’ai une pensée particulière pour les peuples de certains États membres de l’OIF qui ont subi d’importants changements politiques au cours des derniers mois, l’Egypte ou la Tunisie pour ne citer qu’eux.
    Avec 220 millions de personnes parlant notre langue, la Francophonie est un réservoir de ressources et un atout incomparable. En sus, près de 116 millions de personnes apprennent actuellement notre langue, et d’importants moyens devraient être déployés pour en encourager l’apprentissage partout dans le monde. Ceci étant dit, ma vision de notre langue ne s’inscrit pas dans une logique colonialiste : il ne s’agit pas d’imposer nos valeurs; il s’agit de les proposer, de les enrichir et de les adapter. Le français ne doit pas être isolé. Nous devons élaborer une politique du français en contact avec les autres langues, notamment dans les secteurs économiques où l’anglais tend à primer, en adaptant notre langue aux défis contemporains.


    Pour une francophonie de proximité
    C’est pourquoi, à l’échelle de notre circonscription, et particulièrement en milieu anglophone, les programmes de consolidation du français comme langue maternelle (FLAM) sont plus que jamais un atout pour transmettre notre langue à nos enfants, partager notre culture, préserver notre héritage et l’ouvrir à la diversité francophone. S’adressant aussi bien à des familles installées depuis longtemps, voire binationales, qu’à des personnels détachés pour une expatriation temporaire, les FLAM permettent de favoriser la pratique de la langue française et partant sa valorisation.
    Dans la même optique, je souhaite encourager la mise en place de programmes éducatifs bilingues dans notre circonscription. J’ai déjà exprimé le souhait de réallouer vers ces programmes une partie des fonds consacrés à la Prise En Charge (PEC), fausse gratuité des années lycées, injuste socialement. Voici une nouvelle chance pour développer notre francophonie, une francophonie de proximité.
    La présence du Québec et de communautés francophones canadiennes dans notre circonscription m’a tout particulièrement sensibilisée à l’effort collectif à mener pour vivre en français. Le Québec ne compte pas moins de 6,5 millions de francophones, soit 82% de sa population, qui revendiquent leur héritage linguistique et culturel face à la langue de Shakespeare. Dans le reste du Canada, plusieurs communautés francophones regroupent plus d’un million de personnes, pour qui vivre en français requiert une volonté de fer et un soutien institutionnel fort.
    Ces francophones d’Amérique du Nord représentent pour moi un exemple de la résistance, de l’endurance et de la vivacité de la culture francophone. Leur défense de l’héritage francophone est exemplaire et le Centre de la francophonie dans les Amériques le modèle d’une communauté en mouvement.
    Je souhaite faire de la francophonie de proximité un enjeu collectif pour la communauté des Français de l’Etranger, et non plus un enjeu particulier. Les initiatives individuelles doivent être plus que jamais soutenues, par exemple dans le domaine de l’accueil de la petite enfance, mais elles doivent aussi être encouragées aussi à s’ouvrir à l’ensemble de la communauté francophone et à ses cultures. Dans la richesse de l’échange se trouve aussi le gage de la vitalité de telles structures! Je souhaite que cette coordination entre communautés francophones soit soutenue par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), les services culturels des Ambassades et des autorités consulaires.
    Parmi mes objectifs en tant que candidate du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie – Les Verts à cette élection législative des Français de l’Etranger, ceux reliés à cette journée du 20 mars sont cruciaux : il s’agit de rassembler, débattre et tisser des liens autour de notre communauté francophone, dans tous ses accents!
    Cette élection législative des Français de l’étranger est une opportunité de se rappeler que la France est auprès de chacun d’entre nous et que la Francophonie est un précieux héritage à transmettre à nos enfants et à faire rayonner.
    Vous représenter ici, en Amérique du Nord, c’est porter les valeurs de la francophonie dans le monde. Vous représenter à l’Assemblée nationale, c’est apporter la voix de notre francophonie de proximité au coeur de la Nation.


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  • Jeux de la francophonie, ouverture officielle le 27 septembre 2009

     

     

    §       Abdou Diouf arrive le vendredi 25 septembre à Beyrouth

     

    À quelques heures de l’ouverture des VIes Jeux de la Francophonie à Beyrouth, Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie a adressé un message de solidarité aux Libanais dans un entretien publié le 25 septembre par le quotidien L’Orient le jour. « Les Libanais peuvent être certains que nous demeurerons à leurs côtés pour un Liban stable, pacifié et radieux, pour un Liban indépendant et souverain, pour un Liban dynamique et créatif, multilingue et pluriel », a-t-il notamment déclaré. Abdou Diouf arrive à Beyrouth le vendredi 25 septembre. Il assistera, le 27 septembre, aux côtés du Président de la République libanaise, Michel Sleiman, à la cérémonie d’ouverture des Jeux au cours de laquelle se produiront la soprano libanaise Magida El-Roumi et le chanteur sénégalais Youssou N’Dour.

     

    §       « Amélioration de la performance sportive », un colloque de la Conféjes,

          en marge des Jeux de la Francophonie

     

    La Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (Confejes) organise un colloque international sur le thème Amélioration de la performance sportive. Placé sous le haut patronage de Rama Yade, Secrétaire d’État chargée des Sports de la France et organisé en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie et l’ambassade de France au Liban, ce colloque réunira les 25 et 26 septembre à l’Université Antonine du Liban à Hadath des universitaires et chercheurs spécialistes du sport ainsi que des champions internationaux de diverses disciplines.

     

     

    >> Les Jeux, sur les écrans et sur les ondes

     

    §       La cérémonie d’ouverture en direct sur TV5Monde

     

    Dimanche 27 septembre à 18h (heure de Paris), la cérémonie d’ouverture est retransmise sur TV5MONDE commentée par Philippe Dessaint en direct de la Cité sportive de Beyrouth, qui attend 60 000 spectateurs pour l’occasion. Au cours de cette cérémonie qui mobilise 200 musiciens, 100 danseurs, 60 chanteurs, 200 figurants, 60 techniciens, 700 scouts et 500 bénévoles, rendra hommage au Liban, à son histoire et à sa culture (durée : 52’).

     

    La rédaction se déplace au Liban pour couvrir les Jeux pendant toute leur durée. Les résumés des temps forts tournés sur place alimenteront les journaux télévisés et le site Internet www.tv5monde.com.

     

    Pour revivre les meilleurs moments des Jeux, en clôture, TV5MONDE propose une émission spéciale tout en images (durée : 52’).

    L’Invité, présentée par Patrick Simonin, se délocalise à Beyrouth pour recevoir chaque jour une personnalité qui fait l’actualité sur place, (durée : 8’).

    Tous les jours, du 28 septembre au 2 octobre, à 18h20 (heure de Paris).

     

    Une spéciale de « Kiosque » de Philippe Dessaint réunit le 27 septembre les journalistes de la presse libanaise et internationale pour débattre de l’actualité sur place à Beyrouth (durée : 52’).

     

    §       Sur les ondes d’AFRICA N°1, 2 heures de direct tous les jours

     

    Africa n°1, la radio africaine diffusée sur tout le continent et en France, donne rendez-vous à ses auditeurs en direct de Beyrouth. Chaque jour du lundi 28 septembre (19h10 – 21h00 TU) au vendredi 2 octobre, l’émission « Africasong », animée par Robert Brazza accueillera les sportifs et les artistes des délégations africaines. Africa n°1 tendra également ses micros aux artistes et sportifs libanais et internationaux associés à l’événement et se fera l’écho de la cérémonie.

     

    §       Les radios jeunes publiques francophones « Francosonik » en direct de Beyrouth sur le Net

     

    Du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre, de 20h à 22h, les 4 stations jeunes francophones regroupées sous le label « Francosonik » se retrouveront au cœur de la capitale libanaise pour réaliser ensemble une émission spéciale quotidienne, en direct du campus de l’Université de Beyrouth. Les quatre animateurs de « Francosonik » aborderont tous les sujets de société, la musique sera au cœur de cet échange culturel.

    À l’antenne : Émilie Mazoyer (Le Mouv’, Radio France), Sylvestre Defontaine (Pure FM, Belgique, RTBF), Stéphane Laurenceau (Couleur 3, Suisse, RSR) et Alexandre Courteau (Bande à Part.FM, Radio-Canada).

    « Francosonik » nourrit tout au long de l’année une Web Radio accessible sur les sites internet respectifs des 4 stations. Sa mission principale est de faire découvrir la scène francophone du monde entier.

     

     

    Toute l’actualité des Jeux, y compris en images : www.jeux.francophonie.org

     

     

     

     

    13, quai André-Citroën, 75015 Paris (France)
    Téléphone (33) 1 44 37 33 00 – Télécopie : (33) 1 44 37 14 98

     

    www. francophonie.org

     

     

     

     

     

     

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          Jean Daniel CHAOUI

    CONSEILLER ELU

    (Madagascar-Comores-Maurice-Seychelles)

     

     

     

     

     

         ASSEMBLEE DES FRANÇAIS DE L’ETRANGER

             

    www.afe.org                                                                            Tananarive, le 24 septembre 2009

     

     

     

     

     

                               Monsieur le Consul général,

     

     

     

                               J’ai bien reçu votre courrier informant les Conseillers de l’agrément des candidatures de Madame JOLIS et de Monsieur PONCET pour les postes de Consul honoraire à Nosy Be et à Fianarantsoa. Je vous en remercie.

     

     

                               S’agissant de la procédure qui entoure ces nominations, bien qu’elle soit certainement réglementaire, elle ne reçoit pas mon assentiment en l’état. Ce n’est que fortuitement que j’avais connaissance d’un renouvellement du poste de Consul honoraire à Fianarantsoa et j’ignorai totalement celui de Nosy Be. Cette situation ne tient pas compte de l’existence des élus qui ne sont pas consultés et qui ne sont informés qu’à postériori. Cela me semble regrettable pour l’exercice d’une saine démocratie au sein de la communauté des Français de l’étranger. Je souhaitais vous faire part de ces réflexions.

     

     

                               Je vous présente, Monsieur le Consul général, l’expression de mes respectueuses salutations.

     

     

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    CHRONIQUE DE VANF

    (L’Express de Madagascar)

     

    La stabilité n'a pas de prix

    Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja


     

    Madagascar est toujours en crise parce que, simplement, la situation n'est pas apaisée. Dans un pays « normal », une société privée de type Tiko ne verrait pas son stock de riz pillé par des officiels qui n'ont reçu aucun mandat. Dans un pays « normal », un groupe de militaires en armes ne ferait pas irruption dans le « VIP Lounge » d'un aéroport international pour intimider un Manandafy Rakotonirina.
    Le cas de Madagascar va faire jurisprudence parce que, je crois, la communauté internationale a décidé de faire un exemple. Il n'est plus question, que ce soit au Honduras, en Mauritanie ou à Madagascar, d'avaliser un coup d'État. Au même titre que la lèpre, la poliomyélite ou la tuberculose, un putsch est une maladie d'un autre âge.


    La vie politique se conjugue désormais à tous les modes de la démocratie : démocratie presque parfaite de l'Occident, démocratie dirigiste à la réussite économique remarquable des dragons d'Asie, démocratie paternaliste et féodale d'Afrique ou d'Arabie. La communauté internationale préfère une dictature stable à un pluralisme incertain parce qu'avec la caricature somalienne, tout le monde sait qu'un vide étatique interne a des répercussions dramatiques sur la paix internationale. Les investisseurs économiques auraient traité beaucoup plus volontiers avec un interlocuteur comme Mouammar Kadhafi - s'ils avaient su en 1969 que le colonel resterait 40 ans au pouvoir – plutôt qu'avec un gouvernement de la quatrième République en France, dont les ministres valsaient tous les deux mois.


    Le « plus jamais ça » concerne d'abord le ras-le-bol des changements de pouvoir par Place du 13-Mai interposée. Il existe des procédures moins inquiétantes, moins incertaines, moins catastrophiques, que le « Rotaka » pour accéder au pouvoir. La communauté internationale et les investisseurs économiques se raidissent instinctivement dès que la rue trouble l'ordre public et court-circuite les procédures. Les investisseurs économiques plient leurs biens et aiguillent ailleurs leurs capitaux dès que les commerces doivent baisser leurs grilles face à la meute des pillards, appoints opportunistes, mais jamais opportuns, de la horde révolutionnaire.


    Mais, le « plus jamais ça » vise également à des changements en amont : le refus du verrouillage politique, la fin des monopoles économiques, le respect des droits de l'Homme, le principe de l'alternance au pouvoir, la culture de transparence dans la gestion des affaires publiques, l'exigence de redevabilité par et devant l'opinion publique. Ordre constitutionnel, stabilité politique, harmonie sociale, attractivité économique, discipline militaire, sont à ce prix.
     

    Date : 12-09-2009

     

     


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  • Le mot est aujourd'hui entendu dans deux sens :<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />1. <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="La Francophonie" w:st="on">La Francophonie</st1:PersonName> institutionnelle, de création récente (1970), incarnée par l'Organisation internationale de <st1:PersonName ProductID="La Francophonie" w:st="on">la Francophonie</st1:PersonName> (OIF) qui regroupe 53 états et gouvernements membres de plein droit, 2 membres associés et 13 observateurs répartis sur les cinq continents. 2. L'ensemble virtuel de tous ceux qui parlent français à un moment donné, hors de tout contexte politique. Quelques chiffres :-Le français est langue maternelle de 80 millions de locuteurs (11e rang dans le monde)-Il est langue seconde pour 100 millions de locuteurs.-Plus de 250 millions de personnes sont "capables d'utiliser occasionnellement le français".-82,5 millions de jeunes apprennent le français ou étudient en français à l'étranger,

    -900 000 enseignants assurent cet enseignement.

     A quoi sert la francophonie ?1. La francophonie institutionnelle Elle permet l'expression de solidarités nouvelles. Non sans succès : elle enregistre de nombreuses demandes d'adhésions nouvelles, alors que certains pays déjà membres ne comptent qu'1% de francophones !. Elle mène une action politique en faveur de la paix, de la démocratie et des droits de l'Homme. Elle met en œuvre des actions de coopération multilatérale, conformément aux grandes missions tracées par chaque Sommet de <st1:PersonName ProductID="la Francophonie." w:st="on">la Francophonie.</st1:PersonName> Cependant elle a des limites : elle ne dispose pas de moyens financiers significatifs et ses membres ne constituent pas un ensemble économique géographique ou organisationnel (à la différence du Commonwealth, qui réunit chaque année tous ses ministres des Finances).2. La francophonie-langue françaiseAvec le développement des moyens de communication et l'apparition d'une société mondiale de l'information, la préservation de la diversité linguistique devient un enjeu capital de la diversité culturelle. Le français est bien placé pour incarner l'ambition de la diversité.- Contrairement à ce qu'affirment certains libéraux anglo-saxons, il est de moins en moins sûr que l'on puisse faire confiance au marché pour assurer la diversité culturelle et linguistique, car il existe, sur le fond, un conflit entre efficience et diversité. Livré à lui-même, le marché conduit en général à la standardisation de la production. Or la culture, plus que toute autre « marchandise », a une dimension symbolique, rappelée récemment par la majorité des pays siégeant à l'Unesco, qui dépasse largement la valeur d'usage des biens et le poids des productions culturelles dans le PIB.

    - Une langue universelle quasi obligatoire crée une infériorité de fait, dans les débats intellectuels et scientifiques, chez tous ceux dont ce n'est pas la langue native, ce qui peut conduire à une forme pernicieuse de stérilisation de la recherche. Un monoculturalisme serait préjudiciable à la longue aux capacités d'innovation des hommes et de surcroît rendrait la vie si triste et monotone qu'elle ne vaudrait plus guère la peine d'être vécue...

     - On assiste donc dans le monde à un double mouvement paradoxal: le besoin d'une langue commune pour assurer une communication universelle rapide et permettre des économies de traduction, et le besoin d'identité exacerbé par les angoisses de la mondialisation et les phénomènes d'acculturation vers un modèle unique. Ce que Claude Hagège, en termes imagés, désigne comme la tension entre « la nostalgie de fusion » et « l'ivresse d'altérité ». Le français est sans doute à la confluence de ces deux élans contraires.

     

    Quels sont les atouts du français ?Le français cherchait sa place depuis une vingtaine d'années, après avoir enfin fait le deuil de sa prééminence culturelle et diplomatique ; il est en train de la trouver, en incarnant une alternative culturelle et politique, un mouvement d'idées, une certaine idée de la qualité de vie, une approche de l'environnement.-Dans certains secteurs essentiels pour l'avenir de l'humanité, il est fortement présent: médecine, océanographie, agriculture, mathématique, démographie, humanités, histoire...-Au 9ème rang des secondes langues parlées dans le monde, il demeure une des grandes langues de travail au sein des organisations internationales.-Des valeurs perçues comme particulièrement portées par le français « font retour », dans un monde menacé par la dérégulation et la force: droits de l'homme, contrat social, laïcité, dialogue interculturel, respect du droit international, diversité, solidarité sans domination, etc. La culture française apparaît comme un recours contre les extrémismes et les fondamentalismes, fussent-ils occidentaux ;

    -Des 2 langues qui ont la diffusion internationale la plus large, le français est celle qui n'a plus de vocation impériale : il ne fait pas peur. Ce n'est pas non plus une langue de contrainte : on y vient par goût ou par besoin spécifique.

     

    Que faut-il faire ?Nous devons cesser de parler de « défense » du français, ce qui confère à notre langue un aspect débile et exténué, et la range dans la classe des objets écologiques en voie de disparition, image désastreuse. Il faut être offensif, non défensif, affirmatif, non revendicatif. Le français doit apparaître comme l'alternative à l'anglais, dans une bonne relation avec lui. Nous devrions y être aidés par les anglophones eux-mêmes, pour lesquels le français reste la première langue vivante étrangère, et aussi parce que marcher de pair avec le français, leur permettrait de prévenir l'accusation d'impérialisme, de rouleau compresseur monolinguistiqueNous devons tenter de construire un véritable espace économique francophone, mais aussi, en France, offrir des formations commerciales systématiquement bilingues aux étudiants étrangers.

    Nous devons nous affirmer comme l'autre grande langue internationale, avec cette nuance valorisante qu'elle est plus orientée vers la culture, les valeurs universelles, l'art de vivre, la réflexion sur l'environnement. C'est ce que beaucoup de gens sur la planète attendent de nous. Loin de toute arrogance, une affirmation heureuse et confiante.

      Hélène Conway, Conseillère à l'AFE, membre de FdM-ADFE Irlande.  www.helene-conway.com<o:p> </o:p>

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