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    Spécial Education Fianarantsoa

     

     

    Lettre du Collectif éducation Madagascar

    Le 15/03/2011

     

    Monsieur l’Ambassadeur,

     

    Nous, responsables d’associations de parents d’élèves, de syndicats enseignants, d’associations de Français de l’étranger, Conseillers élus à l’AFE, réunis dans un Collectif Enseignement de Madagascar, avons décidé avec regret de venir manifester devant l’ambassade faute d’avoir pu nous faire entendre à ce jour de la Direction de l’AEFE et des responsables politiques en charge de l’enseignement français à l’étranger.

    Par cette action que nous renouvellerons éventuellement si nous ne sommes pas entendus, nous entendons protester résolument contre des décisions prises par la direction de l’AEFE qui aboutissent à démanteler littéralement le réseau des établissements d’enseignement français de Madagascar :

     

    -    Fermeture des lycées de Fianarantsoa et, tout récemment annoncé, de Diego ;

    -    Rupture des conventions passées avec les écoles primaires françaises d’Antalaha et de Manakara ;

    -    Rupture probable des conventions passées avec d’autres écoles primaires françaises ;

    -     

    Alors que nous étions habitués à être consultés sur l’évolution de notre réseau, ces dernières décisions ont été prises brutalement, sans concertation et de surcroît sous un faux prétexte, la nécessité de réaliser des économies budgétaires. Or, dans la réalité, il s’agit de récupérer quelques postes d’enseignant pour les redéployer dans d’autres pays jugés plus « intéressants » que Madagascar.

    Car, s’il s’agissait d’économies budgétaires, nous nous faisons fort d’en proposer de conséquentes et en tous cas beaucoup plus importantes que celles réalisées avec la fermeture du lycée de Fianarantsoa dont le bilan, sur ce plan budgétaire est ridicule, surtout si on le compare aux dégâts de toutes natures ainsi occasionnés : pédagogiques, sociaux, diplomatiques…

    Monsieur l’Ambassadeur, nous, membres de ce Collectif, nous œuvrons ensemble et de manière exemplaire, en citoyens et depuis des années, pour faire vivre rationnellement ce réseau. Aujourd’hui, par quelques décisions bureaucratiques, on prétend le saccager sans le moindre respect pour les élèves, notamment malgaches, que l’on force ainsi dans les faits à quitter l’enseignement français après la troisième, violant ainsi à leur égard l’engagement moral de la France de les conduire jusqu’au baccalauréat.

    Sans respect également pour la communauté éducative, parents et enseignants.

    Sans respect non plus pour les associations de français, les élus et leurs mandants.

    Sans respect enfin pour les responsables des organisations nationales et pour les élus qui ont signifié à la directrice de l’AEFE leur désapprobation concernant ses décisions et sa manière de les prendre : le Président national de la FCPE Jean-Jacques Hazan, le président de la FAPEE François Denis, les responsables nationaux des syndicats d’enseignants SNUipp, SNES, SGEN-CFDT, SE-UNSA, les sénateurs Claudine Lepage, Richard Yung, Monique Cerisier Ben Guiga, Christophe André Frassa, Robert Del Picchia, Louis Duvernois…

    Alors que depuis des semaines nous demandons qu’aucune décision concernant notre réseau ne soit prise sans une concertation préalable, alors que le ministre de la Coopération, M. Henri de Raincourt que nous avons rencontré le 19 février avait lui-même stigmatisé devant nous l’absence de concertation s’agissant de décisions aussi graves, alors que l’AEFE prétend accueillir au lycée de Tananarive les collégiens de Fianarantsoa qui entreront en seconde en septembre 2011, mais que l’agrandissement de l’internat sera achevé – si tout va bien – en septembre 2012 !

     

     

     

    Monsieur l’Ambassadeur nous sommes révoltés par ces “mauvaises manières” et en colère, mais pas désespérés et c’est pourquoi nous sommes ici. Nous espérons en effet que vous pourrez vous faire notre interprète auprès des plus hautes autorités de l’Etat, et notamment auprès de M. le Ministre des Affaires Etrangères, pour obtenir que soient rapportées les décisions rappelées ci-dessus, et ouverte une période de concertation qui, nous en sommes persuadés pour y avoir déjà travaillé, permettra de faire évoluer le réseau de manière rationnelle, respectueuse des personnes, et qui réponde aux impératifs budgétaires du moment.

    Dans cet espoir, nous vous prions d’agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de notre haute considération.

     

     

     

    Erick ANDRIANJAFITRIMO

    SGEN-CFDT

     

    Jean-Daniel CHAOUI

    Conseiller AFE

    Maurice COCAUD

    Président EFM

    Xavier DESPLANQUES

    Conseiller AFE

     

    Patrick DUPONT

    Secrétaire SNES-FSU

    Pascal FARINES

    Président FDM-ADFE

    Xavier GONON

    Vice-président de la FAPEE

     

    Olivier PASCAL

    Secrétaire SNUipp-FSU

    Yves PEYRE

    Président ALEFAp-FCPE

    Jean José COUTAR

    Secrétaire SE-UNSA

     

    François TURLAN

    Secrétaire SNUipp-FSU

    Xavier DESPLANQUES

    UFE-Tananarive

     

     

     

    Dernière minute

     

    A la veille de la manifestation prévue sur les marches de l'ambassade, l'Ambassadeur a demandé au collectif Enseignement Madagascar de bien vouloir se rendre à une réunion qu'il organisait. C'était hier après-midi, mardi 15 MARS; Il nous a alors informé de la décision de l'AEFE de reporter d'une année la fermeture du lycée de Fianarantsoa et d'ouvrir  la négociation avec le collectif sur l'évolution du réseau des établissements français dans la grande île.. C'est une victoire de l'engagement militant dans l'union, toutes sensibilités confondues.

     

    Nous avons bien précisé en audience, que l'ouverture de négociation indiquait pour nous la suspension de toutes décisions et la possibilité de revisiter le statut des écoles de Manakara et Antalaha. Ceci a été réaffirmée durant le Conseil d'établissement du Lycée de Tananarive par les membres du Collectif présents cet après-midi, mercredi 16 mars.. 

     

    Nous engagerons donc très bientôt, dès le retour de l'Ambassadeur qui se rend en fin de semaine à Paris, une nouvelle séquence, celle de la concertation enfin acceptée par l'AEFE. Nulle doute que celle-ci sera difficile tend les contraintes qui pèsent sur l'Agence sont fortes. Nulle doute aussi que la mobilisation que nous avons réussi et que nous maintiendrons et amplifierons dans les semaines qui viennent en structurant le mouvement sur le plan national, pèsera dans les débats.

     

    Merci à tous ceux qui ont œuvré pour cette réussite et particulièrement à nos trois sénateurs, Monique Cerisier Ben Guiga, Claudine Lepage et Richard Yung.

     

    Vendredi je participerai à la commission concernant l'avenir du réseau consulaire, un autre combat tout aussi difficile, mais qui relève des mêmes causes, celles d'une politique de réduction des moyens du service public à l'étranger.

     

    A suivre

     

    Ci-dessous le communiqué du Collectif

     

    Cordialement

     

     Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller  AFE

     

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    Sent: Wednesday, March 16, 2011 12:44 AM

    Subject: Avenir du réseau d'é tablissements d'enseignement français à Madagascar

     


    Compte rendu de la réunion du Collectif Enseignement Madagascar avec  l’Ambassadeur de France le 15 mars 2011

    Dans sa substance, la réunion commencée à 16h30 fut brève : Monsieur l’Ambassadeur nous a annoncé qu’il avait reçu à 16h12 un télégramme l’informant que la fermeture du lycée de Fianarantsoa qui devait commencer par la classe de seconde à la rentrée 2011 était reportée à la rentrée 2012.

    En conséquence et très logiquement, nous avons décidé :

    le report de la manifestation prévue pour le 16 mars 2011 devant l’Ambassade de France à Tananarive.


    Mais nous poursuivrons notre action pour obtenir que soit ouverte sans tarder une concertation sur l’avenir du réseau d’enseignement français à Madagascar.

    Nous ne nous satisfaisons pas du simple report de la fermeture du lycée de Fianarantsoa et du projet de fermeture du lycée de Diego. Nous sommes déterminés à mettre à profit l’année qui nous est donnée pour émettre, dans le cadre de la concertation attendue, des propositions permettant de conserver ces deux lycées.

    Nous ne nous satisfaisons pas non plus de la rupture des conventions entre l’AEFE et les écoles primaires françaises de Manakara et d’Antalaha. En ce qui concerne cette dernière, nous avons contacté l’association de gestion qui d’une part nous a confirmé, comme nous l’a indiqué M. Georgeais, Conseiller de coopération et d’action culturelle, qu’elle prenait ses dispositions pour faire face à la situation qui s’imposait a elle, mais qui d’autre part nous a fait savoir qu’elle ne se satisfaisait pas du déconventionnement qui lui est imposé par l’AEFE.

    Nous ne nous satisfaisons pas enfin des nombreux projets de déconventionnement d’autres écoles primaires du réseau.

    Certes, partiellement satisfaits du report de la fermeture du lycée de Fianarantsoa, nous restons plus que jamais mobilisés, en liaison avec les Collectifs Education en cours de création dans les différentes provinces, pour que, dans le cadre de la concertation qui devrait s’ouvrir, nous soyons en mesure de faire accepter par l’AEFE des propositions pédagogiquement et budgétairement équilibrées qui permettent d’assurer la pérennité du réseau de l’AEFE à Madagascar.

    Nous remercions tous ceux qui se sont déjà manifestés pour la défense de ce réseau et leur demandons de rester mobilisés afin de mener à bonne fin un projet de réseau respectueux des élèves français, malgaches et tiers et de leur famille, attentif aux équilibres budgétaires, et qui ne soit pas en régression concernant l’offre pédagogique et la qualité de l’enseignement.

    Cordialement.

    Pour le Collectif Enseignement, Yves Peyre, Président d’ALEFAp FCPE
      


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  • Spécial

    Démantèlement du réseau des établissements scolaires français à Madagascar

     

    Communiqué du SE-UNSA, syndicat des enseignements français

     

    Le SE-Unsa Madagascar appelle tous les personnels titulaires français à  protester contre le projet de démantèlement du réseau des établissements français à Madagascar, projet annoncé lors de notre rencontre avec la délégation AEFE le mardi 01 février, pour soutenir tous les collègues en poste dans les établissements menacés et pour protester contre les méthodes employées avec les personnels et les APE.

    Les 01 et 06 février, lors de rencontres avec les représentants des personnels au Scac, la délégation AEFE a annoncé des mesures qui toucheraient nombre d’établissements du réseau, certaines dès cette rentrée 2011 :

    Fianarantsoa : fermeture classe de seconde dès la rentrée 2011, fermetures des classes de 1ère et Terminale en 2012.

    Antalaha : déconventionnement de l’école dès 2011, mise en place d’un partenariat, poste de résident supprimé (quid de la collègue résidente en poste ?)

    Manakara : déconventionnement de l’école dès 2011, mise en place d’un partenariat, fin de mission anticipée pour la directrice expatriée (quid de son avenir ?)

    Diégo Suarez : projet de fermeture classe de seconde en 2012 ou 2013, fermetures des classes de 1ère et Terminale en 2013 ou 2014.

    Fort Dauphin : projet de déconventionner l’école dès 2013, mise en place d’un partenariat « adapté ».

    Nosy Be : projet de déconventionner l’école dès 2013, mise en place d’un partenariat.

    Majunga : grosses inquiétudes sur l’établissement et sa situation. Les relations tendues pourraient compromettre l’avenir de cet établissement (plus gros collège du réseau).

    Antsirabe, Tulear : pas d’annonces, …………..  pour l’instant, pour cette année. 

    Retour avant 1990 ???? L’AEFE avance des possibles accords de partenariat avec tous ces établissements et la possibilité de détachement direct pour les enseignants titulaires en poste. Elle se désengage de la sorte de sa mission d’   «  opérateur public ».

    Rappelons qu’un accord de partenariat entraîne soit le paiement par l’établissement à l’AEFE de 2% des écolages et recettes perçus, soit le règlement au coup par coup des « prestations de service » effectuées par l’AEFE (facturation par l’AEFE à l’établissement des inspections, missions, formation etc.). Toutes les dépenses sont alors à charge de l’établissement, donc … des parents d’élèves !

    Pour les enseignants détachés « directs », même si leur carrière n’est pas interrompue, chaque établissement doit leur payer intégralement leur rémunération, les contrats sont à négocier entre APE et enseignants (salaires, indemnités, avantages, couverture sociale) sans oublier les  charges, cotisations qui finissent souvent à charge de l’enseignant.

    Vu la situation financière de ces établissements, leur taille, le public concerné, des conditions d’emploi décentes ne pourront jamais être offertes aux enseignants titulaires et nous en reviendrons à la situation que beaucoup d’enseignants trouvait avant la création de l’AEFE. La qualité pédagogique ne sera  plus assurée. Quel recul !

    Le SE-Unsa Madagascar se prononce

    • Pour le maintien des postes d’enseignants titulaires résidents et expatriés dans le réseau.
    • Pour la défense des intérêts de toutes les catégories de personnel.
    • Pour le maintien et le renforcement de la qualité pédagogique.
    • Pour la réussite et la garantie de la pérennité du cursus scolaire de chacun de nos élèves dans nos établissements, sans distinction de fortune voire ….. d’origine.
    • Pour la prise en compte des réalités humaines et éducatives.
    • Pour la reconnaissance de tous les partenaires et de vraies concertations  (APE, direction, enseignants, syndicats, association des français de l’étranger).

     

    • Contre le démantèlement du réseau historique REFM.
    • Contre l’absence de concertation préalable avant toutes ces décisions. (on ne devait PAS toucher au réseau en 2011). 
    • Contre le recul qu’entraîneraient dans les faits de telles mesures (on reviendrait pour les personnels et les élèves aux situations existantes avant 1990, avant la création de l’Agence).
    • Contre ces mesures précipitées  qui semblent répondre plus à des intérêts économiques à court terme qu’à des intérêts éducatifs à long terme. Contre cette politique et ces choix budgétaires.
    • Contre un enseignement français à l’étranger à plusieurs vitesses, suivant les possibilités financières des familles.

    Pour toutes ces raisons, nous appelons tous les enseignants titulaires français en poste à Madagascar à se mettre en grève ce mardi 08 février 2011. Les recrutés locaux, concernés directement par de telles mesures, peuvent rejoindre ce mouvement après avoir négocié un accord avec leur APE ou peuvent soutenir ce mouvement par d’autres formes d’actions.

    Et continuons à soutenir nos collègues en envoyant nos messages à : gardons.notre.lycee.rene.cassin@gmail.com

    SE-Unsa Madagascar

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    Communiqué de la FCPE parents d’élèves

     


    A.L.E.F.A.p                                                                                                             
    ACTIONS ET LIAISONS DANS LES ÉCOLES FRANÇAISES  D'ANTANANARIVO ET PROVINCES
    Association réputée étrangère agréée par arrêté  N° 2812/99 du 23 Mars 1999 du Ministre de l'Intérieur

     
    Pour une école laïque, plus juste, plus équitable et plus démocratique


    A l’attention des parents d’élèves



    Bonjour,

    Ce courriel fait suite à celui que nous vous avons adressé le 4 février 2011.


    Le Collectif enseignement (les associations de parents d’élèves ALEFAp FCPE et   FAPEE, MM. Chaoui et Desplanques conseillers élus à l’assemblée des français de l’étranger AFE, Français du Monde ADFE, Les syndicats d’enseignants SNUipp, SNES, SE-UNSA, SGEN ont  été, sur leur demande adressée à M. l’Ambassadeur, reçus hier 6 févier 2011 à la résidence de France afin prendre connaissance des résultats de la mission AEFE.


    Comme nous le redoutions, ont malheureusement été confirmées les annonces dont nous vous faisions part dans notre précédent courriel : les écoles de Manakara et Antalaha seront déconventionnées avec les difficultés que cela entraînera pour les associations gestionnaires et les risques concernant la qualité de l’enseignement.

    Il nous a d’autre part été confirmé que la section  lycée de l’établissement de Fianarantsoa ferait l’objet d’une proposition de fermeture en deux ans, avec fermeture de la classe de seconde dès la rentrée prochaine. Cette proposition sera soumise par la Direction de l’AEFE au prochain conseil d’administration de l’Agence le 24 avril 2011.


    Devant la brutalité et la soudaineté de ces décisions, et malgré l’annonce de mesures d’accompagnement budgétaires pour les familles et l’établissement lui-même, le Collectif enseignement unanime a demandé à MM. Igout et Barbier de faire remonter à la Direction de l’AEFE une demande de moratoire afin de nous donner le temps d’étudier des solutions alternatives à la fermeture du lycée et budgétairement équivalentes.

    Quoi qu’il en soit, la menace de fermeture se précisant, les syndicats SNUipp, SNES, SE-UNSA, SGEN qui avaient déposé un préavis de grève pour le mardi 8 février prochain ont appelé effectivement à la grève ce jour-là.


    Dans ces circonstances, vous comprendrez qu’il y aurait incohérence à se taire. Nous apportons donc non seulement notre pleine approbation et notre soutien aux enseignants qui ont toujours été et sont une fois de plus mobilisés pour défendre le réseau d’enseignement français à Madagascar et la qualité de cet enseignement, mais nous leur adressons également pour cela tous nos remerciements.


    Yves Peyre, Président


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    Communiqué de l’APELFT-FAPEE, association

    de parents d’élèves.

     

    Chers parents


    Les syndicats enseignants dans leur ensemble, suivis par les représentants des contrats locaux, ont déposé un mot d'ordre de grève pour ce mardi 8 février. Ce mouvement couvre tous les établissements de province et l'EGD de Tananarive. Il n'est pas dans l'habitude de APELFT de relayer les mots d'ordre de grève des enseignants ou de les commenter, mais dans le cas présent, il est de notre devoir de vous informer sur ce mouvement car il est motivé par des décisions qui nous concernent tous.

    L'AEFE a annoncé sa décision de fermer la section lycée de Fianarantsoa à compter de la rentrée prochaine en commençant par la classe de 2de. L'AEFE a également confirmer le déconventionnement des écoles de Manakara et d'Antalaha dès la rentrée prochaine, et la fermeture progressive du lycée de Diego, un an plus tard.


    L'ensemble des représentants de la communauté scolaire avait alerté l'agence sur le fait que de telles décisions ne pouvaient pas être prises à si brève échéance et sans concertation ; car elles avaient des conséquences sociales (pour les familles obligées de revoir le plan de scolarisation de leurs enfants); pédagogiques (pour les élèves restant scolarisés dans les écoles déconventionnées) et logistiques (la capacité d'accueil de l'internat est saturé).


    Cette décision est présentée comme une conséquence de la contrainte imposée à l'AEFE en matière de nombre de postes ; les ministères de tutelle exigeant de l'agence qu'elle supprime des postes dans certains pays pour les redéployer dans les pays où la demande est forte. A ce jeu là, Madagascar n'a pas beaucoup d'atouts. Pourtant, près de 20 000 français résident à Madagascar ; mais nous ne sommes pas géo-stratégiquement intéressants. Sur l'aspect purement budgétaire, nous sommes persuadés que l'on peut faire mieux avec les mêmes moyens, et que les mesures présentées risquent de coûter plus cher. En effet, il faudra agrandir l'internat du LFT, augmenter le budget des bourses pour financer les écolages et l'hébergement des élèves des lycèes de province. Tous ces impacts n'ont pas été chiffrés.


    Ces inquiétudes partagées par toute la communauté scolaire sont le moteur déclencheur du mouvement de grève des enseignants, auxquelles s'ajoutent des revendications en terme de préservation d'emploi.


    Au sein du Collectif Enseignement qui réunit les syndicats enseignants, l'UFE, l'ADFE, la FAPEE et Alefap-FCPE, APELFT participe à la réflexion sur l'avenir du réseau à Madagascar et s'associe aux mouvements de contestation.

    La demande qui est faite à l'AEFE par l'ensemble de la communauté scolaire de Madagascar est de reporter la décision de fermeture pour permettre une réflexion commune sur la stratégie d'évolution du réseau à Madagascar. Il ne s'agit pas de revendiquer un immobilisme mais d'exiger que toutes les parties prenantes soient impliquées dans la décision et s'engagent pour un avenir commun.


    Les enseignants ont initié le mouvement, nous vous ferons part ultérieurement des propositions d'action par les parents.


    Cordialement
    xavier Gonon, Président

     

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    Le Sénateur Christophe-André FRASSA a adressé une lettre  à Mme Michèle Alliot-Marie, concernant le devenir des classes de 2nd cycle du Lycée Français Reéné Cassin de Fianarantsoa à Madagascar.

    Voici le texte de sa lettre 

     

     

    Madame le Ministre d'Etat,

     

    Depuis plusieurs semaines -sinon plusieurs mois- la suppression envisagée des classes de second cycle du lycée français René-Cassin de Fianarantsoa fait l'objet d'une émotion particulière de la part de notre

    communauté française du centre et du sud-est de Madagascar. Cette décision fait suite à la volonté de l'Agence pour l'Enseignement Français à l'Etranger (AEFE) de concentrer ses efforts pour les classes de second cycle sur les établissements les plus importants du réseau.

     

    Même s'il ne semble pas avéré que le lycée en lui-même soit définitivement fermé (c'est en tout cas en ces termes que l'Ambassadeur de France à Madagascar s'est exprimé par courrier en date du 11 janvier dernier à l'adresse des membres de l'association des parents d'élèves), il apparaît néanmoins que ce dossier n'ait pas fait l'objet de la concertation préalable nécessaire pour expliquer les tenants et les aboutissants des dispositifs envisagés par l'AEFE.

     

    Au début de ce mois, une mission -conduite par Monsieur Jean Paul BARBIER, chargé de mission administratif et financier à l'AEFE et Michel IGOUT, chef du secteur géographique Afrique subsaharienne / Madagascar-Comores- s'est rendue sur place pour faire un point complet sur ce dossier .
    Face aux inquiétudes et aux incompréhensions, il me serait agréable de disposer des conclusions de cette mission qui, je l'espère, répondront au diverses pétitions et soutiens des associations de parents dlèves, de syndicats enseignants et des élus à l'Assemblée des Français de l'étranger, par ailleurs réunis aujourd'hui en un « collectif enseignement ». Je soutiens d'ailleurs l'initiative dudit collectif afin qu'un moratoire permette rapidement l'ouverture d'une concertation apaisée sur l'avenir du réseau d'enseignement français à Madagascar. Le Sénateur Robert DEL PIC CHIA, membre du conseil d'administration de l'AEFE, a d'ores et déjà demandé à ce que ce point soit inscrit à l'ordre du jour du prochain conseil d'administration de l'AEFE le 28 avril prochain.

     

    Je m'associe évidement à cette initiative non sans vous rappeler l'urgence à trouver d'ici à cette date des solutions alternatives, ou tout le moins avoir expliqué clairement la démarche de l'AEFE, afin de satisfaire au mieux les besoins des uns et les autres.

     

    Je vous remercie par avance des éléments que vous pourrez m'apporter et, dans cette attente, je vous prie de croire, Madame le Ministre d'Etat, à l'assurance de mes respectueux hommages.

     

    Christophe André FRASSA

    Sénateur représentant les Français établis hors de France

    Membre de la Commission des Lois constitutionnelles, de Législation, du Suffrage universel, du Règlement et d’Administration générale

    Sénat - Palais du Luxembourg

    15, rue de Vaugirard - F-75291 Paris cedex 06

    Téléphone : +33 (0)1 42 34 46 57

    Télécopie : +33 (0)1 42 34 47 74

    c.frassa@senat.fr
    www.facebook.com/cfrassa


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  • Je rentre d'une mission  qui m'a conduit en Ouganda, Rwanda et Burundi, en compagnie de la Sénatrice Claudine Lepage, dans le cadre de la préparation des élections législatives  de 2012 pour lesquelles je suis candidat au nom du Parti socialiste. Je n'ai pas eu  l'opportunité d'en informer les lecteurs de ce blog avant de partir pour des raisons de difficultés internet. Je m'en excuse.

    Jean-Daniel Chaoui, administrateur du blog.

     

     

     

     

     

    Qu’est-ce que le programme FLAM ?

    De plus en plus de parents s’organisent à l’étranger pour apporter à leurs enfants, en dehors de l’école, un soutien extrascolaire ou des activités ludiques en français afin de leur apporter un environnement culturel et linguistique complémentaire, notamment pour les enfants de couples bi-nationaux. Ces initiatives prennent souvent la forme d’associations afin de structurer leur fonctionnement et de pérenniser les activités. Ces communautés de parents très dynamiques font un travail remarquable, le plus souvent bénévolement, pour le plus grand bénéfice des enfants. Elles peuvent être aidées financièrement dans leur développement par le programme FLAM (Français Langue Maternelle) du Ministère des affaires étrangères. Le programme FLAM , créé en 2001-2002 par le ministère français des Affaires étrangères à l’initiative de membres de l’Assemblée des Français de l’étranger et de sénateurs représentants les Français établis hors de France, est géré par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Il permet de soutenir financièrement la mise en place d’initiatives extrascolaires (cours de langue et autres activités culturelles organisés pour des groupes de dix élèves au minimum, à partir de la grande section de maternelle) visant à favoriser la pratique de la langue française chez des enfants français (qui peuvent avoir également une autre nationalité) scolarisés localement, le plus souvent dans une autre langue.


    Pour plus d’informations: http://www.programme-flam.fr/

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    Chez vous en France

    Cet ouvrage, alerte et vivant, fourmille de renseignements pratiques et d’informations sur la vie en France : emploi, logement, langue et culture... De l’essentiel à l’accessoire, chaque thème offre informations, références et confidences. Chez vous en France intéressera les étrangers dont le chemin, les études, la carrière passent par la France mais également les Français. C’est un véritable kaléïdoscope de notre pays. En exergue de l’ouvrage, dix personnalités des cinq continents y croisent leurs plumes dans une préface originale. Cartes, dates, focus statistiques, index donnent au lecteur les dernières clés d’approche du pays dans toutes les composantes de sa diversité. Ouvrage aux éditions La Documentation française. Cet ouvrage trouve son complément sur Internet avec le site www.asapfrance.info , véritable mine d’informations à portée des jeunes internautes curieux de l’Hexagone.

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    Point de vue

     

    Projet de fermetures d’établissements scolaires français à Madagascar

     

    A.L.E.F.A.p                                                                                                             
    ACTIONS ET LIAISONS DANS LES ÉCOLES FRANÇAISES  D'ANTANANARIVO ET PROVINCES
    Association réputée étrangère agréée par arrêté  N° 2812/99 du 23 Mars 1999 du Ministre de l'Intérieur

     Pour une école laïque, plus juste, plus équitable et plus démocratique


    Cher Jean-Daniel,


    Tu sais que nous sommes en tous points d’accord avec ta position concernant la façon dont est traitée la question de l’évolution du réseau AEFE à Madagascar. Je te le confirme par écrit afin que tu puisses commodément en faire usage. Que vois-t-on?


    D’une part une concertation est mise en place par l’administration locale, notamment sous ton impulsion, et grâce à la compréhension de l’Ambassade, sur les problématiques du terrain en matière d’évolution du réseau AEFE à Madagascar


    D’autre part, l’administration centrale de l’AEFE vient  sur place régler la question à la hussarde en se réfugiant derrière les exigences, vraies mais peut-être en partie instrumentalisées, du ministère des finances. Je rappelle que M. Boasson, directeur-adjoint de l’AEFE nous a dit hier que si une classe au moins du lycée de Fianarantsoa n’était pas fermée à la rentrée 2011, il se pourrait que Bercy imposât la fermeture immédiate du lycée sans mesure d’accompagnement, c’est à dire en laissant sur le carreau une soixantaine d’élèves.

    Devant les citoyens, devant leurs élus, on trouve l’Administration qui impose un diktat accompagné d’un chantage sans que la question – éminemment politique - puisse être aborder politiquement devant des responsables politiques. C’est la démocratie cul par dessus tête.


    Si notre revendication raisonnable – reporter toute décision de fermeture d’un an – n’était pas entendue, pas retenue, nous sommes prêts pour une mobilisation et des actions extraordinaires dont, comme je l’ai dit à M. Boasson, “on entendra parler jusqu’à l’Elysée”. Ce jour-là on nous demandera d’être raisonnable, on nous parlera de l’image de la France à l’étranger. Et bien, seraient responsables de l’image dégradée de la France ceux qui imposeraient la fermeture du lycée de Fianarantsoa en prétendant nous faire marcher au canon. Car dans cette affaire sont concernés non seulement des familles françaises mais également des familles malgaches.


    Amicalement.

    Yves Peyre, Président

     

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     Point de vue

     

    Assistanat, quelle société ?

    Bien des militants et encore plus d'électeurs de gauche , souhaitent éviter l'assistanat , c'est à dire donner une réponse aux problèmes des plus démunis par une forme de charité

    Je suis fermement en faveur d'une aide responsable passagère à ceux qui dans un moment difficile ont besoin d'être soutenus et aidés à sortir de leur difficulté en joignant l'aide reçue à des efforts personnels. Etre "assisté " est à mon sens contraire à la dignité humaine. L'assistanat avilit ceux qui en sont les bénéficiaires dés lors qu'il est érige en système pérenne. Et je crois que nos responsables socialistes doivent trouver les moyens, dans le cadre de l'économie moderne, d'incorporer ou de réincorporer dans le système de production des richesses tous les citoyens.

    Ceci plutôt que de les mener par découragement et facilité progressivement à la dépendance de la société et qui ..la nature humaine étant hélas ce qu'elle est ..s'y habituent ...En me gardant évidemment des généralisations hâtives .. car c'est très loin d'être la majorité des cas ... qui ne connait  dans certaines régions ou Marine fait ses choux gras, des générations de familles ou l'on est devenu chômeur de père en fils . de ces élèves à qui l'instituteur demandait " que veux tu faire plus tard ?" ..." je ferai comme papa avec telles et telles indemnités ... pas besoin de travailler .."

    Je suis né au temps des leçons de morale inscrites sur le tableau noir puis dans nos mémoires . Nous les trouvions en belles cursives les conseils renouvelés qu'inscrivait  chaque matin notre instituteur , ce "hussard de la République" , ...  Je garde à l'esprit que la citoyenneté c'est essentiellement fait de participation responsable a la vie de la société et chaque citoyen est tenu d'apporter sa part a l'effort commun ( y compris donner sa vie pour la Patrie !) et a le droit d'exiger en retour la juste rétribution de ses efforts

    Dans ce cadre évidemment tout socialiste doit être prêt à participer à l'aide temporaire dont ont besoin ceux qui pour des raisons diverses sont dans des difficultés par suite d'un mauvais sort , d'une conjoncture défavorable , de malchance , voire qui ont besoin d'une deuxième chance après avoir gaspillé la première. Mais il faut que cette aide pour qu'elle soit efficace soit forte ( pas du saupoudrage ) et qu'elle implique aussi une volonté et des efforts de ses bénéficiaires Ils doivent savoir  qu'il ne s'agit pas de charité mais d'un coup de main  pour que , rapidement ils soient en mesure de reprendre leur place de citoyen et être prêts à  leur tour a aider les autres quand ils auront retrouvé leur place dans la société .

    Pour celà , nous , socialistes , sociaux démocrates nous devons susciter une société ou l'économie fonctionne bien , qui crée les emplois nécessaires , ou le jeu du marché ne soit plus envenimé par les lobbies , les multinationales qui faussent toute concurrence loyale en trichant avec les paradis fiscaux , les informations faussées , une société ou l'équilibre entre forces du travail et celles du capital soit restauré , une société ou l'objectif essentiel doit être l'égalité des chances , dans la responsabilité . Une société ou le budget bien équilibré prend en compte la nécessité de services publics efficaces et bien gérés sous le contrôle du peuple. Une société ou il sera possible à chaque citoyen de mener sa vie selon ses objectifs personnels et qui assume les conséquences  de ses choix, mais toujours dans le cadre de la solidarité nationale et d'une justice réelle. Une société ou les responsables élus ne font plus de la politique un "métier" rentable dans  le désir d'assurer sa continuité mène à faire  passer l'intérêt personnel devant l'intérêt collectif : il nous faut des politiques charismatiques vraiment désintéressés, conscients qu'ils n'ont droit qu'à un ou deux mandats renouvelables au maximum deux fois. Enfin une société ou l'on en finisse avec cet ennemi du peuple qu'est la démagogie

    René, Brésil

     

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    Madagascar :

     

    GROSSES REDEVANCES MINIERES EN 2011

     

    Le projet ilménite de Qit Madagascar Minerals augmentera sa vitesse de croisière. La réflexion doit être orientée vers les redevances.

     

    L’année 2011 sera encore marquée par les grands investissements miniers. Le ministère des Mines et des hydrocarbures se prépare déjà à de gros travaux et mobilise son personnel, en conséquence. Le message a été passé lors de la petite cérémonie, organisée jeudi par ce département, à Ampandrianomby, pour célébrer Noël avec les employés.

     

    L’augmentation de l’apport des redevances et des ristournes dans les caisses de l’Etat et celles des collectivités décentralisées sera de plus en plus palpable. Le projet ilménite de Qit Madagascar Minerals (QMM) à Tolagnaro, par exemple, prévoit d’exporter, dès cette année, 350 000 tonnes. Ce qui devrait équivaloir à 1,373 milliard d’ariary de ristournes pour les régions et les communes concernées, et près de 588 millions d’ariary pour le pouvoir central.

     

    « Il faut maintenant se préparer à gérer une telle ressource en terme de capacité de gestion et aussi l’identification de l’utilisation. L’approche participative dans l’élaboration du budget est primordiale », déclare un haut responsable au sein du ministère des Mines et des hydrocarbures.

    Bonne répartition

     

    La réalisation de QMM, au mois de septembre de cette année, laisse déjà prévoir la possibilité d’atteindre l’objectif fixé. Depuis le mois de février jusqu’au mois de septembre, 216 000 tonnes d’ilménite et 13 000 tonnes de zirsil ont été exportées. Ce qui équivaut à 744 millions d’ariary de ristournes et 318 millions d’ariary de redevances. QMM prévoit  d’exporter 750 000 tonnes d’ilménite chaque année, lorsque la vitesse de croisière du projet sera atteinte. En tout cas après deux ans d’exploitation, ces chiffres devront augmenter de façon significative en 2011.

     

    La part de la redevance s’élève à 0,6 % de la valeur totale de la marchandise exportée, tandis que la ristourne s’élève à 1,4 %. Pour la redevance, 10% reviennent au bureau du cadastre minier, 15% à l’agence de l’or, 10 %  au comité national des mines et 65 % au budget général de l’Etat. Pour les ristournes, 10 % reviennent aux provinces autonomes, 30% aux régions et 60 % aux communes.

     

    En tout cas, si des grands chantiers attendent pour l’an prochain, 2010 a été une année bien remplie pour le ministère des Mines et des hydrocarbures, qui n’a pas oublié de remercier son  personnel à l’occasion des fêtes. Au lieu des paniers garnis habituels, chacun a reçu un bon d’achat de 40 000 ariary et chaque enfant de moins de 18 ans a bénéficié d’un bon de 15 000 ariary pour ouvrir un compte à la caisse d’épargne.

     

    Mahefa Rakotomalala

    L’Express de Madagascar

    Jeudi 30 décembre 2010


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  • Communiqué  : Nouveau blog : http://ps10-circons2012.blogg.org , blog des législatives 2012, candidat du Parti socialiste.

     

    Je rentre d'une mission  qui m'a conduit en Ouganda, Rwanda et Burundi, en compagnie de la Sénatrice Claudine Lepage, dans le cadre de la préparation des élections législatives  de 2012 pour lesquelles je suis candidat au nom du Parti socialiste. Je n'ai pas eu  l'opportunité d'en informer les lecteurs de ce blog avant de partir pour des raisons de difficultés internet. Je m'en excuse.

    Jean-Daniel Chaoui, administrateur du blog.

     

    SPECIAL FERMETURE DU LYCEE DE FIANARANTSOA ET AEFE

     

     

     

    Communiqué du Snuipp, syndicat des enseignants du primaire dans les écoles du réseau AEFE

     

    ALERTE : raz de marée programmé sur le réseau des établissements conventionnés de Madagascar

     

    Compte rendu des entretiens avec M. Boasson, directeur adjoint de l’AEFE, M. Igout, responsable zone Afrique sub saharienne, M. Barbier, responsable financier zone Afrique sub saharienne.

    Depuis deux ans, l’AEFE a effecué de nombreuses visites à Madagascar. Trois responsables de l’Agence reviennent en ce début d’année, dont M. Boasson, directeur adjoint de l’AEFE. Le SNUipp les a rencontrés à deux reprises le lundi 31 janvier et le mardi 1 février avec les autres syndicats représentatifs.

    Vous avez tous entendu parler du sort qui est réservé à Fianarantsoa : Fermeture du Lycée sous trois ans. Suppression pure et simple de la seconde dès septembre 2011. L’annonce a été faite le 17 janvier, suscitant auprès des membres de la communauté scolaire, stupeur et colère.

    Mais cela ne s’arrête pas là !

    Les mesures annoncées par l’Agence sont les suivantes :

    - Fermeture du lycée de Fianarantsoa

    - Déconventionnement de l’école de Manakara et d’Antalaha en septembre 2011

    - Centralisation de toutes les sections lycée sur Tananarive et Tamatave

    - Déconventionnement des petites écoles de province à venir.

    - Propositions à rendre au ministère des finances pour 2013 quant aux autres établissements…

     

    Ces mesures sont toutes présentées comme inéluctables et clairement affichées comme imposées par le ministère des finances (Bercy).

     

    - Fianarantsoa

    L’annonce a brutalement été faite aux collègues et parents d’élèves le 17 janvier dernier, sans aucune concertation préalable. Le SNUipp s’est immédiatement indigné

    de cette décision arbitraire avec l’ensemble de la communauté scolaire:

    · Absence de considération pour les efforts effectués par l’établissement pour maintenir ses effectifs et redynamiser l’établissement (effectifs stables)

    · Absence de considération pour les enseignants (mesures de carte scolaire), les familles et les élèves (obligation de continuer la scolarité dès la seconde à Tana).

    · Impossibilité de recevoir les élèves à Tananarive dans de bonnes conditions pour la rentrée 2011. Nous rappelons qu’à l’heure actuelle, certains internes sont logés dans un hôtel faute de place à l’internat de la capitale ! La construction du nouvel internat est lancée dans l’urgence sur le terrain même du Lycée Français de Tana. Ce bâtiment evrait être opérationnel pour la rentrée 2012…

    · Incohérence du discours de l’Agence qui rassurait encore les collègues de Fianarantsoa lors de sa récente visite en novembre 2010 !

    · Incohérence et irresponsabilité de l’Agence qui conseillait encore très récemment des investissements immobiliers au Lycée de Fianarantsoa (achat récent d’un terrain).

    · Conséquences désastreuses pour la région de Fianarantsoa. Monsieur le Chef de Région et des membres de plusieurs communautés ont écrit à l’Ambassadeur de France pour alerter et protester sur les difficultés de scolarisation et le risque de désertion de la région par les opérateurs économiques.

    · Instauration d’un système d’éducation à deux vitesses. Certaines familles n’auront pas les moyens d’assumer les frais liés à l’éloignement (frais d’écolages et

    d’internat très élevés à Tananarive).

    · Abandon de la poilitique d’éducation de proximité.

    Cette décision est purement scandaleuse, prématurée et irréfléchie, entrainant des conséquences dramatiques pour tous. Les représentants de l’Agence se justifient en affirmant que Bercy (Ministère des finances) refusera toute mesure d’accompagnement si la fermeture ne se fait pas dès 2011 !!

    Les enjeux fianciers dépassent les considérations humaines et éducatives. Nous ne pouvons l’accepter !

     

    - Manakara et Antalaha

    Les fermetures dès septembre 2011 ont été annoncées la semaine dernière ! Le poste de direction est supprimé. La seule collègue résidente restante à Antalaha a été informée par téléphone lundi soir dernier que son poste serait supprimé à la prochaine rentrée ! Même chose pour Manakara. Le projet pour ces petites écoles, qui passeraient des accords de partenariat avec l’AEFE, est la nomination de titulaires en détachement direct. Les titulaires détachés directs sont des personnels rémunérés par les associations de parents d’élèves qui deviennent leur employeur ! Nous vous laissons imaginer les conséquences … Un titulaire par école chargé de la direction, l’animation et la coordination pédagogique, la formation des collègues recrutés locaux, les activités péri éducatives etc. Cela représente un recul considérable. De vraies écoles privées, gérées par des associations parentales, rompues aux strictes règles de bonne gestions d’entreprises et souvent peu compétentes en matière d’éducation et de pédagogie.

    Pour le SNUipp, une école n’est pas une entreprise comme les autres !

    Là aussi, le SNUipp a réagit pour protester contre :

    · L’absence de dialogue et de considération pour les membres la communauté scolaire.

    · L’absence de considération pour les collègues victimes de carte scolaire et prévenus au dernier moment.

    · L’absence de considération pour le devenir des élèves des petites écoles et de la dégradation inévitable de la qualité pédagogique dans les établissements.

    · L’abandon de la politique d’éducation de proximité.

    · L’inégalité des chances de réussites des élèves.

     

    - Majunga, Diégo Suarez

    Nous savons que des entretiens particuliers ont été menés avec tous les chefs d’établissements de toutes les structures.

    A Majunga, on entend qu’il a été évoqué la possibilité de supprimer le poste de principal, laissant la direction à la charge de la collègue directrice nouvellement nommée ! Faut il rappeler que Majunga est la plus grosse structure collège de province !

    Diégo est également dans la tourmente ; la volonté reste de centraliser le secondaire sur Tana et Tamatave.

     

    - Les autres établissements

    Comme nous vous le disions plus haut, le sort du reste des écoles est à l’étude et les

    conclusions devraient être rendues en 2013 (voir bien avant, au vu des décisions radicales prises unilatéralement en seulement trois mois, entre novembre 2010 et janvier 2011, alors que rien ne le présageait). Autant dire demain.

    Le collectif (Syndicats, Associations de parents d’élèves, Associations de Français à l’étranger) s’est réuni à Tananarive et a rédigé un courrier à l’Ambassadeur afin de rencontrer, ensembles, les responsables de l’Agence à l’issue de leur mission à Madagasdar. Nous serons donc reçus dimanche 6 février à 17 h 30. Nous ne manquerons pas de vous faire part des conclusions de cette mission dès lundi.

    Lors des entretiens que nous avons pu avoir, nous avons demandé un moratoire d’au moins un an afin de proposer des solutions pour le réseau des écoles à Madagascar. Dans tous les cas, et malgré les difficultés que peuvent rencontrer certains établissements en cette période de crise politique et économique, il est inenvisageable et inacceptable que des mesures aussi violentes et brutales soient imposées de cette manière.

     

    Pour le SNUipp Madagascar

    François TURLAN Olivier PASCAL Christophe DISSON

    032 02 077 18 032 04 688 11 032 02 792 19

    fturlan@netcourrier.com olascap@hotmail.com cdisson@gmail.com

     

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    Communiqué d’Alefap-FCPE / affaire du Lycée Français de Fianarantsoa


    A.L.E.F.A.p                                                                                                             
    ACTIONS ET LIAISONS DANS LES ÉCOLES FRANÇAISES  D'ANTANANARIVO ET PROVINCES
    Association réputée étrangère agréée par arrêté  N° 2812/99 du 23 Mars 1999 du Ministre de l'Intérieur

     Pour une école laïque, plus juste, plus équitable et plus démocratique


    A l’attention des parents d’élèves du lycée et des écoles primaires françaises  

    Nous vous adressons ci-dessous une information concernant de profondes modifications récemment décidées par l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) concernant son réseau d’établissements à Madagascar

    Les faits

    Trois responsables de l’AEFE, M. Boasson, directeur adjoint, M. Igout, responsable pour la zone Afrique sub-saharienne, et M. Barbier, responsable financier pour la même zone se sont rendus à Madagascar pour une mission actuellement en cours entre le 31 janvier et le 6 février 2011.

    Quelle est l’objet de cette mission ? M. Boasson a brutalement annoncé que, pour des raisons essentiellement budgétaires, la section lycée de l’établissement français de Fianarantsoa qui comporte également une section collège, serait fermée en deux ans avec fermeture de la classe de seconde dès la rentrée scolaire de septembre prochain. Cette annonce a été faite dans l’après-midi du 2 février 2011, lors de trois réunions qui se sont tenues dans les locaux du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France à Tananarive, successivement aux représentants des parents d’élèves, aux syndicats d’enseignants, aux élus à l’assemblée des français de l’étranger (AFE) et aux associations de français de l’étranger.

    Puis M. Boasson est reparti pour Paris laissant à ses deux collègues le soin de se rendre à Fianarantsoa pour annoncer officiellement la nouvelle à la communauté éducative du lycée français de cette ville.

    Selon les informations dont nous disposons de source enseignante (les responsables de l’AEFE ne nous en ont rien dit précisément), cette mesure brutale visant le lycée de Fianarantsoa est seulement le prélude à une réorganisation plus profonde de l’ensemble du réseau scolaire de l’AEFE à Madagascar qui ressemble fort à un début de démantèlement :

    • A Diego la fermeture du lycée serait également programmée, l’objectif de l’AEFE étant de ne conserver à Madagascar que deux lycées, celui de Tananarive et celui de Tamatave.
    • A Antalaha le poste de direction de l’école primaire est supprimé de même que le dernier poste d’enseignant titulaire résidant. L’enseignante concernée en a été informée par téléphone le 31 janvier 2011. Idem à Manakara. Pour ces écoles le projet de l’AEFE est de d’affecter des enseignants titulaires de l’éducation nationale en « détachement direct » dans le cadre d’accords de partenariat. Ce qui signifie très concrètement que les enseignants seraient employés directement par les associations gestionnaires qui en seraient les employeurs…si toutefois elle parviennent à en recruter dans ces conditions!
    • A Majunga, le poste de principal du collège serait supprimé et la fonction serait désormais assumée par le directeur de l’école primaire française.
    • Enfin, des entretiens particuliers ont été menés par l’AEFE avec tous les chefs d’établissements (Ecoles et Collèges) de l’ensemble du réseau. L’avenir des écoles dans leur ensemble est à l’étude et les conclusions de l’AEFE le concernant devraient être rendues en 2013, voire bien avant. On ne peut en principe pas préjuger de ce que seront ces conclusions, sauf que nous savons que la raison des ces études est de proposer des économies budgétaires et nous sommes désormais instruits de ce que cela signifie…


    Notre point de vue

    Comme l’ensemble de la communauté éducative nous sommes révoltés de la brutalité avec laquelle est traitée par l’AEFE la question de l’évolution de son réseau à Madagascar, révoltés également par la violence faites aux familles dont les enfants suivent un enseignement français à Fianarantsoa.

    Il semblait que depuis plusieurs année un certain esprit de concertation présidait aux relations entre l’AEFE et la communauté éducative des établissements de son réseau à Madagascar. C’est ainsi notamment que la directrice de l’AEFE avait entériné pour une bonne part en 2007 le plan pour l’enseignement français à Madagascar élaboré par cette communauté grâce à un travail très approfondi effectué fin 2006 sous l’impulsion de Francis Carrie, alors coordonnateur de l’AEFE (poste qui, incidemment, a de fait été supprimé cette année).

    C’est ainsi encore que tout récemment, début janvier 2011, une concertation a été mise en place localement par le SCAC afin de réfléchir à l’évolution du réseau AEFE à Madagascar. Cette concertation, faisait suite à la visite à Madagascar de M. Igout, en novembre 2010, au cours de laquelle ce dernier avait suggéré une réflexion sur l’avenir des lycée de Fianarantsoa et de Diego en raison de leur effectif d’élève jugé trop faible. Assurance nous avait alors été donnée qu’aucune menace ne planait sur ces lycée à brève échéance et en tous cas pas à la rentrée 2011.

    Et voilà que soudainement l’AEFE dépêche son directeur-adjoint qui vient sur place régler la question à la hussarde en se réfugiant derrière les exigences budgétaires ministère des finances, réelles mais peut-être aussi plus ou moins instrumentalisées. M. Boasson nous a en effet signifié que si une classe au moins du lycée de Fianarantsoa n’était pas fermée dès la rentrée 2011, il se pourrait que le ministère des finances imposât la fermeture immédiate du lycée sans mesure d’accompagnement, c’est à dire en laissant sur le carreau une soixantaine d’élèves.

    Que deviendront ces derniers en toutes hypothèses ? Les élèves français seraient scolarisés au lycée de Tananarive en internat. Mais la capacité d’accueil de celui-ci est d’ores et déjà insuffisante et des élèves internes sont actuellement logés à l’hôtel. On laisse entendre que, pour ces élèves français, le coût de l’internat serait pris en charge par le budget de l’AEFE. Quelle garantie avons-nous et pour combien de temps ? Et quid des élèves malgaches dont les familles ne pourront pas supporter le coût de l’internat ? Cette politique qui ne prend en compte que le critère budgétaire est-elle compatible avec la volonté affichée du ministère des affaires étrangères de scolariser des élèves nationaux ? Or on s’apprête à abandonner ces derniers en raz campagne !

    Face aux citoyens que nous sommes, face aux élus qui nous représentent à l’assemblée des français de l’étranger (AFE), on ne trouve qu’une administration qui impose un diktat accompagné d’un chantage sans que la question de la fermeture d’un lycée – éminemment politique - puisse être abordée politiquement devant des responsables politiques. C’est la démocratie cul par dessus tête.

    Les réactions

    A Fianarantsoa la communauté éducative s’est mobilisée depuis plusieurs jours pour demander un moratoire de 3 ans à la décision de fermeture et une concertation sur l’avenir de son lycée. Plus de deux cent personnes ont attendu MM. Igout et Barbier lorsqu’ils se sont rendus à Fianarantsoa pour leur signifier leur colère.

    De son côté, le Collectif enseignement qui regroupe Syndicats enseignants, Associations de parents d’élèves, Associations de Français à l’étranger, élus à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) s’est réuni le 28 janvier dernier à Tananarive pour étudier la situation créée par ce qui était alors une forte rumeur de fermeture du lycée de Fianarantsoa. Tous les participants sont tombés d’accord sur deux points d’importance inégale :

    1. Demander à l’AEFE que toute décision de fermeture soit rapportée et qu’une concertation soit organisée afin d’étudier toutes les hypothèses relatives à l’évolution du réseau AEFE à Madagascar, et leurs conséquences ;
    2. Demander que les émissaires de l’AEFE nous fassent part de leur sentiment à l’issue de leur mission. Le Collectif enseignement a écrit en ce sens à M. l’Ambassadeur de France qui a donné une suite favorable à cette demande et organisé une réunion le dimanche 6 février 2011. Nous vous tiendrons informés de cette réunion.


    Si notre revendication raisonnable – reporter toute décision de fermeture – n’était pas entendue, pas retenue, nous envisageons, en concertation avec les communautés éducatives de l’ensemble des établissement du réseau AEFE à Madagascar et notamment celle de Fianarantsoa - une mobilisation et des actions extraordinaires. Nous l’avons d’ores et déjà dit à M. Boasson. Bien sûr, il nous sera demandé d’être raisonnables, de ne pas ternir l’image de la France par une mobilisation qui forcément trouvera un échos hors des enceintes scolaires. Et bien, seraient responsables de cette image ceux qui imposeraient au canon la fermeture du lycée de Fianarantsoa qui concerne non seulement des familles françaises mais également des familles malgaches.


    Par ailleurs J.D. Chaoui conseiller élu à l’AFE et le syndicat SNUipp ont chacun écrit à la directrice de l’AEFE pour lui faire part de leur émotion devant la violence du traitement infligé à la communauté éducative et lui demander  de rapporter les décisions de fermeture en vue de la concertation évoquée plus haut.

    Des courriers de teneur identique ont également été adressés à M. l’Ambassadeur de France à Tananarive.

    Dès lundi, le Collectif enseignement se réunira pour envisager les actions qui lui paraîtront opportunes en fonction des résultats de la réunion de dimanche avec les émissaires de l’AEFE et, quoi qu’il en soit, dans l’attente d’une décision formelle de l’AEFE concernant le moratoire que nous avons demandé.

    D’ores et déjà, les syndicats SNUipp, SNES, SE-UNSA, SGEN ont déposé un préavis de grève pour le mardi 8 février prochain.



    Yves Peyre, Président

     

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    Communiqué du Snuipp et du SNES, syndicats des enseignants français du primaire et du secondaire

     

    Lettre adressée à la Directrice de l’AEFE

     

    Madagascar, le 03 février 2011

    Madame la Directrice,

    La rencontre que nous avons eu mardi soir dernier avec la mission de l’AEFE conduite par son Directeur adjoint n’a fait qu’accroitre nos inquiétudes pour l’avenir du réseau français de Madagascar.

     

    La brutalité des annonces faites, la proximité des échéances et l’absence de considération totale envers les membres de la communauté scolaire de Fianarantsoa mais aussi de toutes les provinces de la grande île, provoquent un sentiment de colère et d’incompréhension. En effet, les annonces faites concernent pratiquement tous les établissements conventionnés, elles sont d’une ampleur considérable et les conséquences de ces décisions, si elles devaient être maintenues vont fragiliser terriblement le réseau auquel nous sommes attachés, et auquel, nous avions cru, vous l’étiez également.

    Un préavis de grève intersyndical a été déposé pour le mardi 8 février 2011, nous ne pouvons que le maintenir.

    Une forte mobilisation s’est déjà exprimée, que cela soit du côté enseignant que des parents d’élèves et d’autres actions sont programmées.

    Nous réitérons notre désir de connaître de véritables échanges avec l’AEFE, le dialogue ayant complètement disparu aujourd’hui. La planification des décisions qui pourraient être prise ne peut se faire sans la concertation de tous les acteurs.

    Le développement nécessaire du réseau des écoles françaises à travers le monde ne peut et ne doit s’effectuer au détriment du réseau malgache, des familles qui lui font confiance ainsi qu’à ces personnels qui s’y investissent au quotidien.

    Nous demandons donc que toutes les mesures prises à l’encontre du réseau de Madagascar soient suspendues dans l’immédiat.

    Veuillez croire, Madame la Directrice, en nos salutations respectueuses et distinguées  

                                                                           

                            François TURLAN                                              Patrick DUPONT

                                    SNUipp                                                          FSU  SNES                           

     

    Copie à

    M.l’Ambassadeur de France à Madagascar

    M.le Conseiller de Coopération et d’Actions Culturelles à Madagascar

    SNUipp Hors de France


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  • Communiqué  : Nouveau blog : http://ps10-circons2012.blogg.org , blog des législatives 2012, candidat du Parti socialiste.

     

    Document spécial : projet de « concentration » des établissements scolaires français à Madagascar

     

    Editorial

     

    Trop, c’est trop !!

     

    Après le « Projet d’évolution du réseau consulaire » à Madagascar nous voici l’objet « d’un projet d’évolution du réseau des établissements d’enseignements de l’AEFE » à Madagascar, c’est-à-dire les établissements qui scolarisent nos enfants. En d’autres temps, nous aurions pu nous féliciter d’une telle attention, mais nous avons appris, depuis quelques mois, qu’évolution rimait surtout avec suppression.

     

    Le directeur-adjoint de l’AEFE nous a exposé, mardi soir 1er février, au cours d’une réunion organisée par le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France, un plan de « réorganisation du réseau » avec fermeture dès septembre 2011 du Lycée de Fianarantsoa, plan, qui, s’il venait à être mis en œuvre, nous amènerait à l’horizon 2013 à la disparition d’un tiers des établissements du réseau, la tendance dominante actuelle à l’AEFE étant la concentration pour faire des économies d’échelle. Tant pis pour le service public.

     

    Cocasserie de la situation, les représentants de l’AEFE à Tananarive venait d’ouvrir, à la demande insistante des deux Conseillers X. Desplanques et J.D Chaoui, un groupe de travail pour réfléchir à l’évolution du réseau des établissements scolaires Français à Madagascar, groupe qui s’est réuni voilà une dizaine de jours.

     

    De qui se moque-t-on ? L’administration ouvre un groupe de travail pour venir ensuite nous dire que tout est décidé ! J’ai indiqué au directeur adjoint de l’AEFE qui conduisait la délégation parisienne que cette façon de faire était pour le moins inappropriée, sinon incorrecte. Il n’est pas acceptable que des responsables administratifs décident, à Paris, sans nous consulter, de ce qui est bien pour nous. On ne peut pas travailler comme cela en 2011, nous ne sommes plus sous l’ancien régime.

     

    Incohérence et précipitation dominent donc  la situation présente. J’ai clairement informé le Directeur adjoint de l’AEFE que nous n’accepterons aucune décision qui n’aurait pas fait l’objet d’une large concertation préalable avec les représentants de la communauté française à Madagascar et une planification raisonnable, motivée et consensuelle.

     

    J'ai donc renouvelé ma demande à l’AEFE, demande déjà formulée en décembre 2010 par une question écrite à l’Assemblée des Français de l’Etranger (cf. en doc.joint), d’un moratoire d’une année afin de permettre au groupe de réflexion de remplir sa mission, c’est-à-dire présenter des propositions à l’AEFE.

     

    Il m’a semblé que cet ensemble de faits étaient suffisamment important pour que je vous en informe. Car c’est bien nous qui vivons à Madagascar et notre avenir nous intéresse.

     

    Je vous invite, si vous le souhaitez, à m’adresser vos réactions en retour. Je ne manquerai pas de les faire parvenir aux responsables de l’Ambassade pour communication à l’AEFE-Paris.

     

    Je vous présente, chers compatriotes, l’expression de mes salutations les plus cordiales

     

    Le 03/02/2011

    Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller AFE

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    Lettre au Responsable géographique

     

     

    Monsieur le responsable géographique à l’AEFE

     

     

    Je souhaitais vous remercier pour votre capacité à nouer des relations de dialogue  les moins désagréables possibles. Je souhaitais aussi vous faire part de mon sentiment après cette rencontre. La réunion de mardi soir, 1er février, à Tananarive, avec la délégation conduite par le Directeur adjoint de l'AEFE, Monsieur Boassin, fut difficile; nous avons constaté que nous ne sommes, à ce jour, d'accord sur rien ; ni sur la forme, ni sur la méthode, ni sur le fonds. La "brutalité" des décisions présentées a été ressentie comme méprisante à notre égard et a profondément blessé les responsables et représentants de la communauté françaises, provoquant incompréhension, exaspération et mobilisation.

     

    Il est de mon devoir d'élu  d'informer notre communauté résidante à Madagascar, aussi bien à Fianarantsoa que dans l'ensemble de l'île, de cette situation. J'ai choisi de le faire sous la forme d'un éditorial qui sera diffusé nationalement  aujourd'hui et dont vous trouverez copie ci-dessous. Celui-ci vous permettra de mieux évaluer le degré d'exaspération provoquée par cette mission. Nos compatriotes de la grande île se considèrent spoliés et déconsidérés.

     

    La capacité de mobilisation et d'organisation de notre communauté est importante. Les conséquences de l'absence de dialogue dont l'AEFE portera seule la responsabilité seront lourdes.

     

    Je souhaiterais éviter  des actions en préparation qui nuiraient certainement à l'image de notre dispositif et de notre pays, mais le blocage actuel me rend pessimiste. J'ai écrit à l'Ambassadeur et la Directrice de l'AEFE pour leur faire prendre conscience de la gravité de la situation mise en place par cette mission et des débordements qu'elle installe. Il est en effet de mon devoir d'élu de rechercher l'établissement d'un vrai dialogue avec 'votre administration afin de rétablir des relations de confiance aujourd'hui  disparues. 

     

     Je renouvelle mon souhait qu'une planification raisonnable, motivée et consensuelle soit mise en place. Celle-ci ne peut faire l'économie d'un moratoire d'une année.

     

    Je vous présente, Monsieur le Responsable géographique, l'expression de mes respectueuses et courtoises salutations.

     

    Le 03/02/2011

    Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller AFE

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    Lettre à la Directrice de l’AEFE

     

     

    Madame la directrice, 

     

      

    La réunion de mardi soir, 1er février, à Tananarive, avec la délégation conduite par le Directeur adjoint de l'AEFE, Monsieur Boassin, fut difficile; nous avons constaté que nous ne sommes, à ce jour, d'accord sur rien ; ni sur la forme, ni sur la méthode, ni sur le fonds. La "brutalité" des décisions présentées a été ressentie comme méprisante à notre égard et a profondément blessé les responsables et représentants de la communauté françaises, provoquant incompréhension, exaspération et mobilisation.

     

    Il est de me devoir d'élu  d'informer notre communauté résidante à Madagascar, aussi bien à Fianarantsoa que dans l'ensemble de l'île, de cette situation. J'ai choisi de le faire sous la forme d'un éditorial qui sera diffusé nationalement  aujourd'hui et dont vous trouverez copie ci-dessous. Celui-ci vous permettra de mieux évaluer le degré d'exaspération provoquée par cette mission. Nos compatriotes de la grande île se considèrent spoliés et déconsidérés.

     

    Il est aussi de mon devoir d'élu de rechercher l'établissement d'un vrai dialogue avec 'votre administration afin de rétablir des relations de confiance aujourd'hui  disparues.  A cet effet, je sollicite un entretien durant la prochaine cession de l'Assemblée des Français de l'étranger en mars prochain, soit entre le 7 et le 11 mars, à votre convenance.

     

     Je renouvelle mon souhait qu'une planification raisonnable, motivée et consensuelle soit mise en place. Celle-ci ne peut faire l'économie d'un moratoire d'une année.

     

    Je vous présente, Madame la directrice, l'expression de mes respectueuses et courtoises salutations.

     

    Copie à Monsieur le Conseiller Xavier Desplanques, Conseiller AFE

    Copie à la sénatrice Claudine Lepage

    Copie au sénateur Richard Yung

    Copie à la sénatrice Monique Cerisier Ben guiga, Présidente de Français du monde-ADFE

     

    Le 03/02/2011

    Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller AFE

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    Lettre au COCAC

     

    Monsieur le Conseiller,

     

    La réunion de mardi soir avec la délégation conduite par le Directeur adjoint de l'AEFE, Monsieur Boassin, fut difficile; nous avons constaté que nous ne sommes, à ce jour, d'accord sur rien ; ni sur la forme, ni sur la méthode, ni sur le fonds.

     

    Il est de me devoir d'élu  d'informer notre communauté résidante à Madagascar, aussi bien à Fianarantsoa que dans l'ensemble de l'île, de cette situation. J'ai choisi de le faire sous la forme d'un éditorial qui sera diffusé nationalement  aujourd'hui et dont vous trouverez copie ci-dessous.

     

    Ce document sera diffusé dans les médias malgaches dans deux semaines sous la forme d'une lettre publique d'information.

     

    La "brutalité" de l'AEFE vêcue comme méprisante a pronfondément blessé les responsables et représentants de la communauté françaises, provoquant incompréhension, exaspération et mobilisation.

     

    Plusieurs formes d'actions sont en préparation  et une programmation dans la durée sera mis en place. Merci d'informer nos responsables de la détermination de notre communauté à défendre ses droits lorsqu'elle se considère spoliée.

     

    Je vous présente, Monsieur le Conseiller, l'expression de mes respectueuses et courtoises salutations.

     

     

    03/02/2011

    Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller AFE

    888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

    Lettre à l’Ambassadeur de France à Madagascar

     

     

    Monsieur l'Ambassadeur,

     

    La réunion de mardi soir avec la délégation conduite par le Directeur adjoint de l'AEFE, Monsieur Boassin, fut difficile; nous avons constaté que nous ne sommes, à ce jour, d'accord sur rien ; ni sur la forme, ni sur la méthode, ni sur le fonds.

     

    Il est de mon devoir d'élu  d'informer notre communauté résidante à Madagascar, aussi bien à Fianarantsoa que dans l'ensemble de l'île, de cette situation. J'ai choisi de le faire sous la forme d'un éditorial qui sera diffusé nationalement  aujourd'hui et dont vous trouverez copie ci-dessous.

     

    Ce document sera diffusé dans les médias malgaches dans deux semaines sous la forme d'une lettre publique d'information.

     

    La "brutalité" de l'AEFE vécue comme méprisante a profondément blessé les responsables et représentants de la communauté française, provoquant incompréhension, exaspération et mobilisation.

     

    Plusieurs actions sont en préparation  et une programmation dans la durée sera mis en place. Merci d'informer nos responsables de la détermination de notre communauté à défendre ses droits lorsqu'elle se considère spoliée.

     

    Je vous présente, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de mes respectueuses et courtoises salutations.

     

    Copie à Monsieur le Conseiller Xavier Desplanques

    Copie à la sénatrice Claudine Lepage

    Copie au sénateur Richard Yung

    Copie à la sénatrice Monique Cerisier Ben Guiga, Présidente de Français du Monde-ADFE

     

    Le 03/02/2011

    Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller AFE

     

     


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