• Questions concernant les possibilités de bourses ou aides financières pour jeunes bacheliers bi-nationaux, ayant un bon parcours scolaire, désirant étudier en France avec le soutien du CROUS,

     

    Un français peut bénéficier des bourses à caractère social dès sa première année. La demande se fait au France auprès du CROUS (Centre social universitaire) de l’université d’accueil. Pour les élèves brillants, une enveloppe d’aides ou de bourses publiques ou privées sont attribuées dans certaines grandes écoles.

     

    Sur les possibilités offertes à ces jeunes de peu de moyens allant au lycée en internat (classes préparatoires), fermé pendant les vacances de courte durée,

    Il faut chercher un hébergement amical sur place pendant les vacances de courte durée. Sinon, les foyers universitaires du CROUS ne ferment pas pendant ces petites vacances. Pendant les grandes vacances, par contre,  les étudiants boursiers sur critères sociaux, originaires des départements et collectivités d'outre-mer peuvent obtenir le maintien de leur bourse.


    Les familles qui n'ont pas de compte bancaire en Europe qui devraient s'acquitter des droits d'inscription aux universités par chèques en Euros,

     

    Il y a deux possibilités :

    -          soit passer des accords avec les banques centrales nationales « accords de transfert pour études » (en Tunisie, c'est = 500 € par mois, doublé au moment de l'installation) ;

    -          soit passer par la paierie générale de France.

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    Les 300.000 PME/PMI françaises établies à l’étranger, un formidable relais potentiel pour l’économie française

    8 juillet 2011 – 13:28

    Par Jean-Pierre BANSARD

    Près de 300.000 PME/PMI françaises sont établies à l’étranger. Il s’agit pour la plupart d’entreprises relevant de législations étrangères mais qui toutes, ont pour caractéristique d’être détenues par nos concitoyens. Ces entreprises sont établies sur l’ensemble des continents même si la majorité se concentrent en Afrique. Elles constituent, à l’évidence, un formidable relais potentiel pour l’économie française qu’elle peuvent contribuer autant à promouvoir qu’à diffuser.

    Le caractère souvent familial ou artisanal de ces entreprises, leur dispersion géographique, le fait qu’elles ne soient pas organisées en ensemble associatif ou professionnel, sont autant de facteurs qui contrarient la définition d’une action concertée de leur part en faveur de l’action économique extérieure de la France.

    Un premier constat porte témoignage de cet état de fait. Il ne semble pas exister de véritable « recensement » de ces entreprises. Nos compatriotes expatriés sont immatriculés dans les consulats mais l’activité économique qu’ils développent ne l’est pas ou ne l’est que partiellement.

    Les dirigeants français de PME/PMI œuvrant à l’étranger, quelle qu’en soit la nature ou l’importance, ont de leur pays d’implantation une connaissance intime, nourrie à l’aune de leur expérience quotidienne.

    Leur expérience sera précieuse pour nos compatriotes qui envisageraient de développer une activité économique dans le même pays. Les réseaux qu’ils ont pu constituer sont autant de filières de pénétration de marchés dont l’accès pourrait décourager le profane.

    Bref, ces acteurs économiques peuvent offrir à la fois un précieux complément aux services officiels d’aide à l’action économique extérieure ainsi qu’un gisement irremplaçable d’informations pratiques indispensables à l’exercice quotidien de l’activité.

    Le réseau existe, mais il est diffus, inorganisé. Il conviendrait donc de lui donner corps et de l’organiser pour servir notre économie. Ceci passerait d’abord par un recensement compréhensif, c’est-à-dire le dénombrement des entreprises sous gouvernance française et l’appréciation de leur place – mieux de leur insertion – dans le tissu économique local. Ceci implique ensuite une approche personnalisée de ces dirigeants dont seule l’adhésion spontanée à une ambition nationale doit être recherchée. Ceci exige enfin, la définition dans chacun des pays, d’actions spécifiques en faveur de la promotion de notre économie. On ne saurait, en la matière, définir de « normes » car toute expérience personnelle est unique.

    «Vaste programme » n’aurait pas manqué d’observer un illustre Français mais ne serait-ce pas là, le moyen de servir notre économie, sans alourdir la machine administrative tout en donnant à nos concitoyens expatriés le sentiment d’être acteurs à part entière du rayonnement économique français ? L’expérience ne mérite-t-elle pas d’être tentée ?

    Source : Lettre d’information des Conseillers indépendants à l’AFE


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  • ENFANTS FRANÇAIS DE MADAGASCAR

    Maison de La Réunion

    20, rue Théodore Villette

    Isoraka

    BP ZOOM 12062 - 101 ANTANANARIVO

     

     

     

    Mesdames, Messieurs,

    Chers Adhérents,

     

    Vos Cotisations et vos Dons à notre Association nous ont permis, durant l’année 2010 de venir en aide à 83 enfants, en complément et en accord avec le Service Social du Consulat Général de France à Tananarive.

     

    La crise que nous traversons touche hélas, encore plus ces familles déjà en difficulté, c’est pourquoi :

     

    NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN

     

    Nous sommes certains que vous renouvellerez votre adhésion pour l’année 2011 et que vous amènerez vos connaissances à adhérer à notre Association.

     

    Le montant des cotisations est fixé pour l’année 2011 à :

     Membre Actif d’Honneur :   25 000 Ar.

     Membre Actif Bienfaiteur : 100 000 Ar.

     

    Vous trouverez ci-dessous, un bulletin de Renouvellement / Adhésion à joindre à votre règlement que vous pouvez, soit déposer à notre permanence, soit nous faire parvenir par la poste à notre Boîte Postale, indiquée ci-dessous.

     

    En espérant pouvoir compter sur votre générosité,

     

    Avec nos meilleures salutations

     

    Le Président

                                                                                      Maurice COCAUD

     

     

     

    BULLETIN D’ADHESION  ……… DE RENOUVELLEMENT … POUR L’ANNEE 2011

     

    Membre d’Honneur      Membre Bienfaiteur 

     

    NOM …………………………………………Prénom ………………………………………………

    Adresse ………………………………………………………………………………………………..

    Tél : ………………………………..COURRIEL …………………………………………………….

    Montant …………………………………………(Chèque à l’ordre de : EFM)

     

     

     

    « Maison de La Réunion », 20, Rue Théodore Villette – Isoraka – BP ZOOM 12062 ANTANANARIVO –

    Tél : 030 07 180 03 – e-mail : mcocaud@moov.mg


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      Question écrite de  Mme Claudine Lepage   (Français établis hors de France - SOC) publiée dans le JO Sénat du 24/06/2010 –


    Mme Claudine Lepage appelle l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur l'évolution inconsidérée des tarifs bancaires entre 2004 et 2009. Ces augmentations tarifaires constituent une dérive insupportable de la part des banques qui font payer la facture de la crise et leurs pertes d'argent sur les marchés financiers aux contribuables les plus modestes. Car cette inflation est surtout concentrée sur les « frais-sanctions » assénés aux particuliers : en cinq ans, les incidents de paiement, selon l'association UFC-Que Choisir, ont augmenté de 28%. Et les banques ont détourné à leur profit le plafond règlementaire des frais d'incidents de paiement des chèques pour accroître leur montant de 26%. Enfin, les baisses de coût pour les banques ne sont pas répercutées : le coût d'un paiement carte ou chèque a diminué d'au moins 9% pour les banques depuis 2004 alors que le prix de la carte bancaire a, lui, augmenté de 13%. Parallèlement, la qualité du service est loin de s'améliorer puisque le nombre des conseillers particuliers a diminué de 10%.
    Elle lui demande comment elle compte imposer une meilleure transparence des tarifs pratiqués par les banques, ce qui faciliterait la comparaison entre les prix proposés par les différents établissements bancaires : des brochures surchargées d'informations et des libellés différents d'un établissement à l'autre rendent malaisés une comparaison qui est indispensable à la concurrence entre les banques. Elle lui demande en outre quelles mesures elle compte prendre pour mettre en place une véritable régulation du système bancaire qui protège les Français de toute dérive et modère la cherté des frais appliqués par les banques.

    Réponse du Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi
    publiée dans le JO Sénat du 19/08/2010


    Le Gouvernement est très attentif à la question des frais bancaires, qui a fait l'objet d'un intense travail réglementaire ces trois dernières années : le 16 mai 2008 est entré en vigueur le décret n° 2007-1611 du 15 novembre 2007 relatif au plafonnement des frais bancaires en cas d'incident de paiement, pris en application de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale (il faut rappeler que les tarifs bancaires, hormis ceux précités, ne sont pas réglementés) ; en application de la loi n° 2008-3 du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service des consommateurs, les banques doivent adresser chaque année depuis le 1er janvier 2009 un relevé annuel des frais perçus, permettant ainsi à chaque client d'en avoir une vision complète et détaillée ; cette mesure a reçu un très large soutien de toutes les parties prenantes ; pour renforcer la transparence, un exercice de clarification a été mené avec le comité consultatif du secteur financier (CCSF) qui a permis l'élaboration d'un glossaire apportant une définition des termes utilisés par les banques ; ce travail a été actualisé cette année et une attention particulière a été apportée à la question des frais ; pour faciliter le changement de banque, un service d'aide à la mobilité à été mis en place dans chaque établissement et les frais de clôture pour la fermeture de tous les comptes à vue et comptes sur livret et assimilés (livret de développement durable, LEP, livret A et livret Bleu) ont été supprimés ; les frais de mise en opposition sur carte bancaire ont été supprimés à compter du 1er novembre 2009 en application de l'ordonnance n° 2009-866 du 15 juillet 2009 relative aux conditions régissant la fourniture de services de paiement et portant création des établissements de paiement ; enfin, pour faciliter l'accès des consommateurs à bas revenu aux services bancaires à des tarifs adaptés, une gamme de paiements alternatifs aux chèques a été créée. Les banques la proposent pour environ 3 € par mois. Ce forfait ne comprend pas de chéquier mais une carte de paiement sans dépassement (carte à autorisation systématique), ce qui limite les incidents de paiement et les frais associés. Le ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi a cependant estimé que des efforts supplémentaires étaient nécessaires. Afin de disposer d'un constat et de propositions consensuels, le ministre a demandé par une lettre de mission du 17 mars 2010 à M. Georges Pauget, ancien directeur général du Crédit agricole, et à Emmanuel Constans, président du CCSF, de conduire une mission d'analyse et de propositions sur les frais bancaires. La mission a rendu ses conclusions au ministre le jeudi 8 juillet 2010 et son rapport a été rendu public le même jour. Il montre que le dispositif français de tarification présente plusieurs spécificités. Ainsi, la banque de détail, qui s'adresse aux particuliers, est sensiblement moins chère en France que chez nos principaux partenaires européens en raison du faible niveau des marges sur le crédit immobilier. En revanche, les services de la banque « au quotidien » (gestion du compte, moyens de paiement, gestion des incidents) compensent en partie cette modération tarifaire. Le rapport souligne que les tarifs de la banque au quotidien connaissent une évolution maîtrisée : selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, leur augmentation est moins rapide que celle de l'indice général des prix à la consommation. En outre, les frais bancaires associés aux moyens de paiement et à la gestion du compte représentent 0,57 % des dépenses de consommation des ménages, soit quatre fois moins que les services d'assurance ou de télécommunication, il faut donc relativiser leur importance. Les auteurs du rapport rappellent également que les banques de détail françaises se caractérisent par un niveau de service supérieur aux standards européens, avec 176 conseillers clientèle pour 100 000 habitants contre 130 dans l'Union européenne et un réseau physique d'agences et d'automates plus dense. Cependant, le rapport identifie plusieurs difficultés dans le fonctionnement de la tarification bancaire en France : une transparence insuffisante, l'inadéquation de certains forfaits avec les besoins des consommateurs, des difficultés résultant de l'accumulation des incidents de paiement pour une minorité de 1 % des clients les plus fragiles des banques. Il formule enfin une trentaine de propositions afin de répondre à ces difficultés. Le ministre souhaite que les réformes nécessaires puissent être engagées dans les meilleurs délais et que les banques affichent dans un encadré, en tête de leurs plaquettes tarifaires, le prix des dix services les plus souvent utilisés par les consommateurs. Le ministre a souhaité également que les associations de consommateurs soient pleinement associées au choix de ces dix services. Le rapport propose que les sommaires des conditions tarifaires soient les mêmes d'une banque à une autre et que les mots employés dans les conditions tarifaires soient tirés d'un glossaire commun à toutes les banques. Ces mesures vont permettre de rendre les tarifs bancaires facilement comparables d'une banque à une autre. Par ailleurs, le ministre souhaite confier une nouvelle mission d'observatoire des frais bancaires au CCSF pour suivre l'évolution des tarifs bancaires. Le ministre demande également que les banques ajoutent à leur offre commerciale un « pack sécurité ». En premier lieu, plutôt qu'un chéquier, ce forfait comprendrait une carte de paiement anti-dépassement avec laquelle le consommateur ne peut pas dépenser plus que ce dont il dispose. Par ailleurs, les banques prévoiraient un plafonnement du montant et du nombre des commissions d'intervention qu'une banque peut faire payer en cas d'incident de paiement. Le rapport propose également que les banques développent les systèmes d'alerte par SMS ou courriel pour permettre aux consommateurs de réagir et d'éviter les incidents. Les forfaits devront également évoluer vers une offre personnalisable et modulaire, ce qui permettra de corriger les manquements relevés dans les pratiques actuelles. Enfin, le ministre a demandé aux banques de travailler à la création d'un nouveau « virement de proximité » à la main des consommateurs qui permettrait de faire des virements à des proches ou des fournisseurs de services depuis un distributeur de billets ou un téléphone portable. À sa demande, le CCSF qui regroupe l'ensemble des parties prenantes, en particulier les associations de consommateurs, s'est réuni, dès le 12 juillet, pour examiner les conclusions de ce rapport. Les résultats de ces travaux seront présentés à la mi-septembre lors d'une réunion présidée par le ministre qui pourra ainsi vérifier que les associations de consommateurs et les banques sont parvenues à un accord sur les engagements à prendre pour parvenir à mettre en oeuvre ces propositions. Dans l'hypothèse où cette concertation ne donnerait pas lieu à des conclusions satisfaisantes, le ministre n'exclut pas que des mesures législatives puissent être proposées au Parlement pour répondre aux difficultés identifiées.

     

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    L’histoire des deux cailloux

    Il y avait une fois dans un village un fermier sans le sou qui devait rembourser une importante somme d’argent à un vieil homme très laid.  Comme le fermier avait une fort jolie fille qui plaisait beaucoup au vieux prêteur, ce dernier proposa un marché :  Il dit qu’il effacerait la dette du fermier s’il pouvait marier sa fille.  Le fermier et sa fille furent tous deux horrifiés par cette proposition. 

    Alors le vieux prêteur pas très ragoûtant suggéra que le hasard détermine l’issue de la proposition.  Il leur dit qu’il mettrait un caillou blanc et un caillou noir dans un sac d’argent vide, et que la fille aurait à piocher, à l’aveuglette, un des deux cailloux du sac.

    1) Si elle pioche le caillou noir, elle devient son épouse et la dette de son père est effacée.

    2) Si elle pioche le caillou blanc, elle n’a pas à l’épouser et la dette du père est également annulée.

    3) Si elle refuse de piocher un caillou, son père est jeté en prison.

    Cette discussion avait lieu sur le chemin devant la maison du fermier, et le sol était jonché de cailloux.  Tout en continuant de parler, le vieux monsieur laid se pencha pour ramasser les deux cailloux.  Comme il les ramassait, la jeune fille, qui avait l’œil vif, remarqua qu’il avait ramassé deux cailloux noirs et qu’il les avait mis dans le sac.  Mais elle ne dit rien.  Puis le vieux prêteur demanda à la jeune fille de piocher dans le sac. Imaginez un instant ce que vous auriez fait si vous aviez été là.  Qu’auriez-vous conseillé à la jeune fille de faire?

    Si on analyse bien, il y a 3 possibilités :

     - 1) La fille devrait refuser de piocher un caillou

    - 2) La fille devrait sortir les deux cailloux noirs du sac, montrant que le vieux a triché

    - 3) La fille devrait piocher le caillou noir et se sacrifier en mariant le vieux pour épargner l’emprisonnement à son père

    Prenez un moment pour réfléchir à cette situation.  Cette histoire a pour but de vous faire apprécier la différence entre la pensée logique et la pensée dite “latérale”.  Le dilemme de la jeune fille ne peut pas être résolu de façon équitable par la pensée logique traditionnelle.  Pensez aux conséquences de chacune des trois options possibles.  Alors, qu’auriez-vous fait ? Et bien voici ce que la jeune fille fit :

    Elle piocha dans le sac, et en sortit un caillou qu’elle laissa aussitôt échapper par terre, gauchement, sans qu’on ait pu le voir, et il se confondit spontanément  avec la multitude des autres cailloux sur le sol.

    Ah ! ce que je peux être maladroite, s’exclama la jeune fille.  Mais qu’importe : si je sors du sac le caillou qui reste, on verra bien lequel j’avais pioché en premier, n'est-ce pas !

    Puisque le caillou restant était noir, le premier caillou pioché ne pouvait qu’être blanc.  Et comme le vieux prêteur n’osa pas avouer sa malhonnêteté, la jeune fille transforma une situation qui semblait impossible en un dénouement fort avantageux !

    Morale de cette histoire :  Il existe une solution pour la plupart des problèmes complexes.  C’est juste qu’on ne sait pas toujours regarder les choses sous le bon angle.


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  • LE MICROCREDIT, UNE POTION MAGIQUE ?

     

    Valeurs mutualistes n°249 mai/juin 2007 : Bien que datant de quatre années, cet article me semble toujours d’actualité. C’est pourquoi j’ai souhaité le publié sur ce blog.

     

    Le microcrédit n’en finit pas d’être encensé, Muhammed Yunus, qui l’a développé au Bangladesh, ayant de surcroît reçu la Prix Nobel de la Paix. Constitue-t-il pour autant une arme conte la pauvreté et les problèmes d’emplois ?

     

    Depuis la création par Muhammed Yunus de la Grameen Bank il y a 30 ans, le microcrédit a connu un grand succès à travers le monde. Le principe était novateur. « Il consistait à prêter l’équivalent de 27 dollars à un groupe de cinq femmes solidaires entre elles, explique Michel Lelart, directeur de recherches au CNRS (1). Si l’une d’entre elles ne remboursait pas, les autres le faisaient pour elle ». Aujourd’hui, le microcrédit est présent sur tous les continents, y compris dans les pays développés. En France, le concept est développé depuis une vingtaine d’années par des associations comme l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), qui délivre des prêts à des chômeurs qui souhaitent créer leur activité, ou comme les Cigales (Clubs d’investisseurs pour une gestion alternative et locale de l’épargne solidaire). « Ces dispositifs répondent au constat qu’un certain nombre de projets ne peuvent pas voir le jour parce qu’ils n’entrent pas dans les critères mis en place par les organismes bancaires traditionnels, commente Yannick Barbançon, président de la Convention nationale des chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (2). Les organismes de microcrédits prennent des risques assumés et volontaires pour permettre à ceux qui ne répondent pas à ces critères de réaliser leur projet ».

     

    DES BESOINS DIFFERENTS AU NORD ET AU SUD

     

    Le microcrédit n’est pas décliné à l’identique au Nord et au Sud. Quand le sud cultive l’esprit de solidarité, le Nord opte pour l’accompagnement individualisé des projets. Le microcrédit ne répond pas non plus aux mêmes besoins. « Dans les pays du Sud, il existe une différence considérable entre le taux de pauvreté et le taux d’exclusion financière, souligne Jean Michel Servet, professeur d’économie à Genève. Par exemple, en Afrique, le taux de pauvreté est de 50%. Mais seulement 1%  de la population bénéficie d’un crédit et 4 % détiennent un compte bancaire, du fait de l’absence de structures financières. C’est donc avant tout aux  catégories moyennes de la population que s’adresse le microcrédit. Dans les pays du Nord, au contraire, il est très largement intégré dans les politiques de l’emploi pour favoriser la création d’activités par des travailleurs pauvres ou par des chômeurs ».

    En France, l’Adie s’enorgueillit ainsi d’avoir financé depuis 1989 plus de 43 000 microcrédits, dont le montant actuel maximum s’élève à 5 500 € et d’avoir accompagné la création de 37 000 micro-entreprises. L’association entend désormais intensifier son action dans les quartiers défavorisés. D’autant que, selon un récent sondage, un jeune sur deux issu des quartiers souhaite créer son entreprise. « Il ne faut pas s’illusionner, tempête Jean Michel Servet, si vous comparez le chiffre des micro-entreprises dans un  pays tel que la France, il y a une grosse disproportion. Cette technique peut créer sous certaines conditions une dynamique locale, mais cela n’est pas l’instrument miracle pour résoudre l’ensemble de problèmes de l’emploi ».

     

    LE MICROCREDIT DOIT-iL ETRE LUCRATIF ?

     

    Aujourd’hui, de nombreuses voix s’élèvent aussi dans les pays du Sud contre un microcrédit présenté comme une potion magique capable d’éliminer la pauvreté. « Bien souvent, ce ne sont pas les plus pauvres qui sont aidés par le microcrédit, mais les moins pauvres des pauvres, note Michel Lelart. De plus, il ne suffit pas de prêter de l’argent. Il faudrait davantage mettre l’accent sur le micro-finance : ce concept plus général comprend non seulement le microcrédit, mais aussi d’autre services, comme l’épargne ou l’assurance, qui donnent aux personnes les plus exposées aux risques, les moyens de se protéger contre les aléas de la vie ». Jean Michel Servet pousse la critique plus loin : « Le microcrédit sert fréquemment dans les pays du Sud à gérer les dépenses courantes, comme la carte de crédit à débit différé dans les pays du Nord. En Inde, il ne crée pas de changements en termes d’accroissement de revenus pour 70 % des bénéficiaires. Il plonge même 15% d’entre eux dans le surendettement. »

    Car le microcrédit ne rime pas avec philanthropie : les taux d’intérêt pratiqués par les organismes de microcrédit dans les pays du Sud varient de 20 à 30 % ! Alors que le taux de remboursement est de 98 %, soit l’un des meilleurs du secteur bancaire. « Ce taux d’intérêt est toujours moins élevé que le taux des usuriers auxquels les personnes font appel quand elles n’ont plus de ressources, nuance Michel Lelart. Les organismes de microcrédit doivent faire face à de frais élevés de mise en œuvre. La question est de savoir si cette activité doit être lucrative ou pas. Pour certains, elle est une composante des politiques sociales, pour d’autres, au contraire, une activité financière qui doit être rentable. »

    En France, les banques, incitées à emboîter le pas des associations, étudient l’opportunité de lancer des microcrédits. Au risque d’oublier que cette démarche implique un accompagnement spécifique, du fait de la difficulté des projets à mettre en œuvre et du public ciblé. Reste à savoir si la pauvreté est vraiment soluble dans le business…

     

    Katia Vilarasau

     

    (1)   Auteur de la finance informelle à la micro-finance,   ed. Archives contemporaines, 2006

    (2)   Dont le rôle est de coordonner les dispositifs créés dans le cadre de l’économie solidaire et sociale.

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    Deux questions à Jean Michel Servet*

    Professeur d’économie, spécialiste du microcrédit

     

    « Le MICROCREDIT, UN INSTRUMENT DU NEOLIBERALISME »

     

    Votre analyse du microcrédit est plutôt critique …

    Le microcrédit est  à la fois loué par les partisans de l’économie solidaire et par ceux qui prônent le désengagement de l’Etat ! C’est un instrument du néolibéralisme qui consiste à faire croire qu’il suffit de doter des populations démunies d’un capital économique et financier pour qu’elles  puissent se débrouiller. Cela permet très souvent aux Etats de ne pas penser que la lutte contre la pauvreté passe d’abord par l’éducation, la santé ou la fourniture en réseaux d’eau potable, dont l’absence cause la mort de 4 000 enfants par jour.

    Donc, le microcrédit comme alibi de l’économie néolibérale, a encore de beaux jours devant lui ?

    Avec le recul de l’idéologie néolibérale, les illusions sont un peu en train de tomber. Dans les pays anglo-saxons et en Suisse, nous commençons à percevoir les limites de ce concept.

    Je pense qu’il faut chercher les limites du système pour pouvoir l’appliquer à meilleur escient.

    Propos recueillis par Katia Vilarasau

    *auteur de Banquiers aux pieds nus, la microfinance,   ed. Odile Jacob, 2006

    Quelques chiffres

    En 2005 ; 3 133 institutions de microcrédit ont accordé des prêts à 113 millions de clients dans le monde

    97 millions des bénéficiaires se trouvent en Asie, 7 millions en Afrique subsaharienne, 4 millions en Amérique Latine, 3 millions en Europe de l’Est et en Asie centrale, 55 000 en Amérique du Nord et en Europe occidentale.

    Source : bilan établi dans le cadre du dernier Sommet du Microcrédit

    www.microcreditsummit.org/french/pubs/reports/socr/2006.htm

    En savoir plus

    www.cigales.asso.fr

    www.cncres.org

    www.iram-fr.org

    www.adie.org


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  • Je serai en déplacement jusqu'au 12 mai. Durant cette période, le blog ne sera pas administré.

    Très cordialement

    Jean-Daniel Chaoui.

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    Communiqué de l’APELFT

    Association des parents d’élèves du Lycée Français de Tananarive

    le Collectif Enseignement à Madagascar appelle les parents d'élèves à se mobiliser mercredi 11 mai pour la défense du réseau à Madagascar.


    Au sein du Collectif, la FAPEE (que je représente à Madagascar) soutient les établissements de province dont la pérennité est menacée : les écoles primaires d'Antalaha et de Manakara qui seront déconventionnées à la rentrée prochaine, la section lycée de Fianarantsoa dont la fermeture est annoncée dans un an, la section lycée de Diego Suarez qui est dans le collimateur.

    L'objectif de l'AEFE est de restructurer le réseau en déconventionnant les écoles primaires de province (d'où une réduction de l'aide de l'AEFE) et en concentrant les sections lycées sur Tananarive et Tamatave.


    Cette politique aura pour conséquence :

     

    - de mettre en péril les établissements de province dont le budget est structurellement déficitaire sans un financement conséquent de l'AEFE pour le maintien d'enseignants français ;


    - d'obliger les parents de province à envoyer leurs enfants en internat pour le lycée ;


    - d'augmenter au final le coût pour l'Etat français alors même que l'on justifie ces mesures par la politique de réduction du déficit budgétaire.

    A cette logique purement comptable, les parents d'élèves et les enseignants opposent une autre vision du réseau de l'enseignement français à Madagascar. Nos établissements ont pour objectif de permettre la scolarisation des enfants de la communauté française de Madagascar, forte de 20 000 ressortissants, ils ont pour objectif de diffuser la culture française et de permettre aux familles malgaches qui le souhaitent d'offrir à leurs enfants une éducation de qualité.


    Le réseau de l'enseignement français à l'étranger est unique et beaucoup de pays nous l'envie. Alors oui, il coûte cher ! Mais dans tous les établissements du monde, les parents contribuent à son fonctionnement à la mesure de leurs moyens. Ce n'est pas parce que les parents d'élèves de Madagascar ont moins de ressources que ceux de Milan ou Londres, ce n'est pas parce que la croissance économique de Madagascar est en panne en comparaison de Pékin ou Rio, qu'il faut condamner les établissements de Madagascar.


    Au delà du cas particulier des établissements en danger l'année prochaine, c'est vous l'avez compris, l'avenir même du réseau de l'enseignement français à l'étranger que nous défendons.


    Mercredi 11 mai, je vous invite à suivre l'appel du Collectif en n'envoyant pas vos enfants à l'école et en nous réunissant à 14h30 sur les marches de l'Ambassade de France.


    Cordialement
    xavier Gonon, Vice-Président de la FAPEE.

     

     

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     Amendement à la Convention Égalité réelle

     

    Insérer dans le I. A. 2. c/ , après le paragraphe intitulé « Une nouvelle carte scolaire, plus juste et plus efficace », le paragraphe suivant :

    Une réforme juste de la prise en charge des frais de scolarité des élèves français à l’étranger

    Nous supprimerons la prise en charge des frais de scolarité des élèves français à l’étranger instaurée par Nicolas Sarkozy en 2007. Cette mesure inéquitable et injuste n’a pas lieu d’être. La véritable équité, porteuse d’une réelle égalité des chances pour chacun des élèves français établis à l’étranger, ne peut résider que dans un retour à une aide à la scolarité fondée uniquement sur des critères sociaux et exclusivement sur ceux-ci. Nous substituerons donc à la prise en charge des frais de scolarité un renforcement du système des bourses attribuées sur critères sociaux.

     

    Monique Cerisier, Richard Yung, Claudine Lepage

    Sénateurs des Français de l’Etranger

     

     

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    EMPLOI DES JEUNES, Élargir l’horizon

     

    « Les jeunes Français sont parmi les moins optimistes sur leur avenir professionnel », constate l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans son rapport sur l’emploi publié en mai. En 2008, 18% des Français de 15-24 ans étaient au chômage et 49% de leurs emplois étaient précaires (CDD, intérim, contrats aidés), contre respectivement 15,5% et 37% en moyenne dans l’Union européenne. A la fin mars 2009, 634.000 jeunes actifs dans l’hexagone émargeaient au chômage. Une difficulté récurrente qui ne saurait s’instaurer en fatalité. Le niveau de formation est à cet égard un enjeu déterminant. A l’horizon 2015, l’OCDE prévoit que les métiers les plus créateurs d’emplois seront ceux liés à l’encadrement et aux services peu qualifiés. Les prochains recrutements de cadres concerneraient 34% de jeunes cadres et 19% de jeunes diplômés, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC).

    France-Telecom recrute 4.500 jeunes en alternance. Toutes les études récentes indiquent que la mobilité est un atout pour décrocher un emploi. Les jeunes sont particulièrement bien placés dans ce challenge.

     

    « Booster » l’emploi en Europe: le conseil européen des 18 et 19 juin devait officialiser l’« engagement commun en faveur de l’emploi ». L’un des objectifs des 27 est de simuler la mobilité et de multiplier, pour les jeunes, les offres de formation ou d’emploi. À titre d’exemple, 5 millions de postes d’apprentis seront créés, à l’instar des 35.000 recrutements supplémentaires en France, d’ici juin 2010 annoncés par le chef de l’état. De nouveaux outils sont mis en place pour faciliter la recherche d’emploi dans l’espace européen. Les chômeurs devraient ainsi pouvoir conserver pendant 6 mois, au lieu de 3 actuellement, leurs allocations chômage tout en cherchant un emploi dans un autre État membre.

     

    Erasmus pour entrepreneurs en herbe: ce programme permet aux créateurs d’entreprises, qui ont démarré leur activité depuis moins de 3 ans, de passer entre 1 à 6 mois auprès d’un entrepreneur plus expérimenté d’un autre pays de l’Union, en percevant une contribution financière de l’UE. www.erasmus-entrepreneurs.eu

     

    V.I.E, porte d’entrée dans l’entreprise: le volontariat international en entreprise permet -entre 18 et 28 ans- de commencer une carrière internationale ou tout simplement d’enrichir son CV. 70% des V.I.E placés reçoivent une proposition d'embauche à l'issue de leur mission. En septembre 2008, 6.009 jeunes étaient en poste à l’étranger dans 1.313 entreprises, une augmentation de 18 % en 12 mois. Les pays d'affectation sont en priorité les Etats-Unis, la Chine et HongKong, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, les Emirats Arabes Unis, Singapour, le Japon et la Roumanie. www.ubifrance.fr/vie

     

    L’Espace emploi international devient Pôle Emploi-International. Il diffuse un journal vidéo sur News 21.tv qui permet de faire le tour du marché du recrutement à l’international. www.emploi-internaional.org

     

    S'implanter hors de France avec les Missions économiques à l'étranger qui accueillent en stage, chaque année, près d'un millier d'étudiants, placés auprès des attachés commerciaux responsables d'un secteur d'activité. www.exporter.gouv.fr (espace emploi)

     

    Pour rechercher un emploi «malin», un choix large de sites axés sur de muliples offres d’emploi. www.canaljeunes.com

     

    Les comités consulaires pour l’emploi et la formation professionnelle, présents dans 31 pays et 38 villes au sein des consulats de France, d e s c h a m b r e s d e commerce et  d’industrie françaises ou dans le cadre d’association, oeuvrent pour l’insertion des Français sur les marchés du travail à l’étranger. Des actions de formation sont éventuellement proposées mais ces Comités s’adressent principalement à un public dit « défavorisé » dans le cadre de l’aide sociale. www.expatries.diplomaie.fr/getFile.aspx?FILEID=489


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  • Enseignement : La question qui fâche 3

     

    La réforme des lycées est-elle contraire à l’existence des petits structures en lycée ?

     

    La réforme du lycée serait difficilement mise en œuvre à Fianarantsoa.


    a) L’accompagnement personnalisé de fait plus facilement dans une petite structure


    Dans l’esprit et dans la mise en place pratique de la réforme, de petites ou de moyennes structures sont bien mieux adaptées. L’un des principes de base de cette réforme (et l’on pourrait en dire autant dans le primaire et au collège) est l’individualisation et l’accompagnement personnalisé des élèves et ce, du point de vue du contrôle de l’acquisition des savoirs et des savoir faire (exemple : socle commun de compétences au collège mais parcours adapté individuellement pour son acquisition), comme du point de vue des projets d’orientation. Les structures et les moyens en sont l’accompagnement personnalisé, le tutorat, les enseignements d’exploration devant permettre aux élèves d’appréhender leur degré d’appétence pour un champ disciplinaire ou interdisciplinaire, des enseignements en troncs communs pouvant permettre des regroupements de classe hors filières, les stages passerelles, les stages de remise à niveau. Or, il n’est pas besoin d’être grand clerc en sciences de l’éducation pour voir que l’équation accompagnement personnalisé, individualisation et structure d’établissement à taille humaine ne peut aboutir qu’à une mise en œuvre plus effective des principes régissant la réforme. Le même raisonnement basique s’applique, comme nous l’avons déjà rappelé, aux effectifs d’élèves par classe.


    De plus, d’un point de vue pratique, n’en déplaise au Ministère de l’Education Nationale (mais peut-être pas au corps d’Inspection si l’on s’en réfère au Rapport de l’Inspection Générale paru à la rentrée), il est bon de rappeler qu’en toutes hypothèses d’effectifs, la mise en place des différentes structures évoquées plus haut n’a pas été, et n’est toujours pas, chose aisée, car elle est soumise à un certain nombre de contraintes. Contraintes d’emploi du temps, de gestion de salles, de constitution d’équipes, de temps de concertation, de nombre de professeurs volontaires, de programmation de progressions etc. Autant de contraintes qui ont fait que, dans bien des établissements, on navigue encore à vue, on tâtonne, on bricole. Or, plus la structure est grande plus ces contraintes deviennent difficiles à gérer. On voit tout de suite l’intérêt que peut présenter un établissement de taille plus modeste comme l‘est celui de Fianarantsoa dans l’application pratique de la réforme.


    b) Les options de la réforme du lycée permettent d’optimiser l’organisation pédagogique des petites structures


    Comme pour la classe de seconde, il n'y a pas de modification du volume horaire c'est à dire que le nombre d'heures de cours reste le même. Il ne s'agit pas d'alourdir l'horaire hebdomadaire mais de la rendre plus général pour faciliter les corrections de trajectoire.


    En classe de première, les élèves amorcent un début de spécialisation. Bien sûr, les séries continuent d'exister (séries S, ES, L ), mais la classe de première restera encore suffisamment générale et transversale pour qu'un élève puisse changer de série plus facilement que ce soit en cours ou en fin d'année scolaire. Pour cela, et c'est la première nouveauté de cette réforme, il y a création d'un ensemble d’enseignements communs à toutes les séries générales représentant 60 % de l'horaire élève soit 15 heures pour toutes les séries.


    Les séries S, ES, et L auront donc les mêmes enseignements communs : mêmes horaires, mêmes programmes en français (4 heures) ; histoire-géographie 4 heures) ; langue vivante 1 et 2 ( 4 heures 30) ; E.P.S (2 heures) ; ECJS ( 30 minutes).

     

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    Il faut accompagner les PME/PMI françaises à l’export en favorisant les contacts directs avec les grands décideurs internationaux

    27 avril 2011 – 15:45

     

    Intervention de Jean-Pierre BANSARD, Conseiller AFE, auprès de Pierre LELOUCHE, Secrétaire d’État au Commerce extérieur.

    Les PME/PMI constituent l’un des vecteurs majeurs de nos échanges internationaux mais leur importance dans ce secteur est méconnue en raison de leur dispersion géographique et fonctionnelle ainsi d’ailleurs que par l’effet d’annonce des « grands contrats » conclus par les fleurons de notre appareil industriel.

    Le pays compte plus de 1 500 000 entreprises répondant au qualificatif de « Petites ou Moyennes Entreprises ». Parmi elles, moins de 100 000 sont exportatrices. Ce chiffre revêt toute sa signification si l’on rappelle que l’Allemagne compte près de 350 000 PME/PMI exportatrices ! Le poids de ces entreprises est déterminant dans la structure des échanges économiques. En 2010, la balance commerciale de l’Allemagne affiche un excédent de 156 milliards d’euros alors que la France constate un déficit de 56 milliards !
    Une telle situation ne résulte pas d’une implacable fatalité. Elle peut être améliorée si l’on prête aux PME/PMI tout l’attention qu’elles méritent. Un constat s’impose : l’immense majorité des PME/PMI n’explore pas le marché international car elles n’en n’ont ni les moyens ni la connaissance. L’appréhension d’un marché extérieur requiert du temps, des moyens financiers et humains dont ces entreprises ne disposent pas. Nos amis allemands l’ont compris, leurs PME/PMI sont à la suite de grands groupes dont elles prolongent l’action à l’étranger. Nos PME/PMI sont, quant à elles, livrées à elles mêmes! Il importe donc que les PME/PMI désireuses de prolonger leurs activités à l’exportation, accèdent aisément à l’ensemble des informations et services requis dans ce domaine. Le principe du « guichet unique », aujourd’hui mis en avant dans bien des domaines, constituerait une réponse idéale à cette nécessité. J’ai, il y a quelques années, proposé de réaliser sur le site de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, un vaste espace dédié à cet objectif et dont la dénomination même illustrait l’ambition. Ce projet se dénommait « Vitrine de France ». Sur près de 70 000 m2, il offrait aux entreprises intéressées, des show-room, permanents ou temporaires, de toutes dimensions allant même jusqu’à la simple vitrine. Les exposants pouvaient y recevoir des visiteurs venus du monde entier, ils accroissaient ainsi leur clientèle potentielle. Vitrine de France regroupait également l’ensemble des services publics ou privés intervenants dans les échanges commerciaux internationaux (administrations, banques, chambres de commerce, COFACE). Les PME/PMI trouvaient ainsi en un lieu unique et facilement accessible, l’ensemble des outils d’aide à l’exportation. »

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    ESSAI

    RETROUVER LE TEMPS LONG

    LA DICTATURE DE L’URGENCE de Gilles FINCHELSTEIN

    Devinette rapide pour lecteurs speedes : quel point commun y a-t-il entre une collection de prêt-à-porter de Zara, un Mac Do, un jugement en comparution immédiate et l’information en mode « twitterisé » ? Très disparates, ces réalités partagent le fait de n’exister  -et de ne prospérer-  que dans l’urgence. Une urgence devenue une implacable dictature que dénonce dans un essai aussi vertigineux que salutaire la tête pensante strauss-khanienne et spécialiste de la communication de crise Gilles Finchelstein.

    Fourmillant d’exemples concrets, le mérite du livre est de remettre en perspective l’emprise croissante de cette « instantanéité permanente » dans tous les aspects de la vie publique et privée depuis une vingtaine d’années. A cause d’elle, on légifère de plus en plus mal, votant des lois aussi inapplicables qu’inappliquées, on sacrifie les générations futures sur l’autel de la « coalition des vivants », on rend impossible tout projet politique digne de ce nom.

    L’auteur, qui dirige la fondation  Jean Jaurès, un des principaux think tank de la gauche de gouvernement, n’est pas dupe ; il n’est plus possible de s’extirper de ce monde de la vitesse. Mais entre un Nicolas Sarkozy, président de la « saturation de l’espace et de la compression du temps » qui cherche à répondre à la vitesse par encore plus de vitesse et les adeptes d’une décroissance « qui est une impasse », Gilles Finchelstein  entrevoit, une voie médiane : celle de la « décélération » et de la réhabilitation du temps long. Elle seule peut faire émerger un nouvel art de gouverner qui redonne de la profondeur au temps et réconcilie les Français avec la politique. « La présidentielle 2012, prédit cet intime du président du FMI, sera un affrontement sur des visions du temps ». Reste à en maîtriser le timing Mr DSK …

    CRISTOPHE ALIX

    Libération Samedi 26 Dimanche 27 février 2011

     


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