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ADFE Madagascar Ocean Indien

Jean Daniel CHAOUI, Conseiller élu representant les Français de l'Ocean Indien

Sécurité des Français : la notion de victime en France | 31 janvier 2009

Voici la fiche n°2 concernant la sécurité. Une première fiche a déjà été publiée. Vous pouvez la trouver dans la rubrique « sécurité des Français...».
La notion de victime en France :

Être victime au regard du droit français suppose deux conditions :

Une infraction

Il peut s'agir :

·         d'un crime : homicide volontaire, vol à main armée, viol, acte de terrorisme, etc. 

·         d'un délit : vol, escroquerie, violences, homicide involontaire, harcèlement sexuel ou moral, etc. 

·         d'une contravention : tapage nocturne, insultes non publiques, dégradations légères, etc.

Un préjudice

Le préjudice peut-être :

·         physique ou psychique : blessures ou de manière générale toute atteinte à la santé ou à l'intégrité physique ou mentale d'une personne

·         moral : le préjudice moral recouvre des préjudices non économiques et non matériels, attachés à la personne humaine. Il peut correspondre à la douleur liée à la perte d'un être cher par exemple

·         matériel : ce sont les dégâts et dégradations matériels consécutifs à l'infraction, par exemple un véhicule brûlé, des meubles dégradés, des vêtements volés, etc

·         d'agrément : il s'agit des dommages résultant de la privation de certaines satisfactions de la vie courante, comme par exemple la possibilité de continuer une activité sportive ou un loisir

Il doit être certain (et pas seulement éventuel), vous concerner directement et être établi.

Pour évaluer le préjudice corporel, les médecins experts utilisent la notion juridique d'incapacité totale de travail (ITT) : il s'agit de la période pendant laquelle la victime est dans l'incapacité d'effectuer les actes de la vie courante. Elle ne correspond en aucun cas à un arrêt de travail (il est donc possible de déterminer une ITT pour un enfant, une personne âgée ou un chômeur). Cette notion constitue un moyen d'évaluation des préjudices de la victime au plan judiciaire.

 

Les particularités liées à la commission des faits à l'étranger

Le pouvoir de qualifier pénalement un fait et de le réprimer relève de la souveraineté nationale. Chaque pays définit donc ce qu'il considère comme constituant une infraction et les peines qui les sanctionnent. Pour autant, un certain nombre de grands principes de protection de la personne se retrouvent dans les diverses législations.

Déposer plainte sur place :

Il est essentiel d'informer les autorités locales de votre situation afin qu'elles puissent procéder à toutes investigations qu'elles estiment utiles tendant à identifier l'auteur des faits que vous avez subis. Les moyens d'investigation mis en œuvre par les autorités nationales sont bien évidemment plus simples à mobiliser sur place qu'après votre retour et depuis la France.

Il est donc important que vous déposiez plainte devant les forces de l'ordre du lieu où vous vous trouvez. Dans ce cas, la qualification pénale du fait sera fixée par la loi nationale. L'étendue de vos droits, en termes notamment d'information sur l'évolution de la procédure, de statut à l'audience et d'indemnisation dans le cadre de la procédure pénale, est également fixée par la législation nationale applicable dans le pays où les faits ont été commis.

Déposer plainte en France :

Vous pouvez également déposer plainte en France pour les infractions les plus graves :

En effet, l'article 113-7 du Code pénal dispose que « la loi française est applicable à tout crime, ainsi qu'à tout délit puni d'emprisonnement, commis par un Français ou par un étranger hors du territoire de la République lorsque la victime est de nationalité française au moment de l'infraction ». Il n'est pas utile qu'il y ait une réciprocité d'incrimination (c'est à dire que les deux pays qualifient de la même façon les faits dès lors que ceux-ci sont considérés en France comme un délit ou un crime).

Le critère de nationalité ne s'attache qu'à la victime directe ; si votre conjoint est décédé à la suite de faits commis à l'étranger et que ce dernier était de nationalité étrangère, les faits commis à son encontre ne peuvent relever des juridictions françaises.

·         Si vous avez été victime d'un crime : vous pouvez déposer plainte devant les forces de l'ordre de votre domicile ou vous constituer partie civile devant le juge d'instruction du tribunal de votre domicile.

·         Si vous avez été victime d'un délit, la poursuite ne peut être exercée qu'à la requête du ministère public qui appréciera donc l'opportunité d'engager une procédure pénale en France. Celle-ci doit cependant être précédée d'une plainte de la victime ou de ses ayants droit ou d'une dénonciation officielle par l'autorité du pays où le fait a été commis ; peu importe alors que la plainte ait été déposée en France ou à l'étranger dès lors qu'elle a été transmise aux autorités françaises.

Plusieurs critères permettent de donner compétence à une juridiction pour examiner une plainte, notamment le lieu de résidence du prévenu ou le lieu de résidence de la victime. Vous pouvez donc déposer plainte devant les forces de l'ordre du ressort dans lequel vous habitez. Si vous ne disposez d'aucune résidence en France et qu'aucun autre critère de compétence n'est applicable, la juridiction compétente sera alors Paris.

Les capacités d'investigation des juridictions françaises supposent alors un travail en collaboration avec les autorités nationales du lieu de commission des faits (commission rogatoire internationale, demande d'entraide) et peuvent demander un temps d'exécution plus important qu'en France.

Précision de procédure : l'interdiction de condamnation par deux juridictions différentes pour des mêmes faits

Si les faits ont déjà été élucidés à l'étranger et que leur auteur a été identifié et condamné, il ne peut y avoir de nouvelles poursuites exercées depuis la France, quand bien même la qualification des faits serait différente (par exemple, considérés comme un délit en France et comme une contravention à l'étranger). En effet, le principe non bis in idem interdit qu'une personne soit jugée deux fois pour les mêmes faits.

En tout état de cause, pensez à préserver toutes les preuves attestant de votre dommage :

·         certificats et attestations médicaux décrivant vos blessures, votre incapacité de travail, etc.

·         attestations de praticiens (médecins, psychologues) décrivant les troubles et l'importance du traumatisme subi.

A cet égard, il est à noter que le consulat est susceptible de vous aider dans vos premières démarches et notamment de vous communiquer les coordonnées d'un médecin agréé par leurs services.

Pour les préjudices matériels, conservez toute trace écrite attestant de votre dommage et des frais éventuels entraînés par les détériorations matérielles (contrats en cas de perte de revenus, factures, constats, devis, etc

Publié par adfe-madagascar à 16:57:30 dans Sécurité des Français à l'étranger | Commentaires (0) |

Actualité malgache : Communiqué et analyse de Français du Monde-ADFE-Madagascar | 30 janvier 2009

Jeudi 29 janvier 2009
 
Sur le plan politique, la situation est bloquée. Le Président Ravalomanana est réapparu à Tananarive hier mercredi condamnant les exactions et accusant le maire de Tananarive Andry Rajoalina d'en être responsable sur la capitale. Il a d'autre part indiqué qu'il lançait un mandat d'arrêt contre le chef de cabinet d'Andry Rajalina (c'est un général) et Roland Ratsiraka, leader politique de Tamatave et de la Côte Est et neveu de l'ancien président Didier Ratsiraka. Mais je doute qu'actuellement il ait les moyens de  rendre ces mandats d'arrêt  effectifs.


Car, si l'armée et la police ont pris position dans les villes pour restaurer la sécurité et mettre en place un couvre feu dans la plupart des agglomérations, les responsables militaires auraient déclaré qu'ils étaient neutres par rapport au conflit politique en cours.


Le groupe des  Ambassadeurs occidentaux ou "groupe de négociation" dit avoir "jeté l'éponge" devant l'intransigeance des antagonistes. Il semble que ce soit le camp du Maire Andry Rajoalina qui refuse de négocier actuellement, se sentant en position de force et recherchant le KO définitif. La maire a appelé la population tananarivienne à se rassembler samedi prochain, au centre ville, sur la place symbolique du 13 mai, date d'expiration de l'ultimatum lancer au gouvernement pour exiger sa démission. La révolution orange se poursuit (l'orange est la couleur choisie par le mouvement d'Andry Rajoalina, tous ses partisans et lui-même arborant l'écharpe en permanence. La symbolique est évidente). Samedi semble donc la prochaine étape stratégique.
 
Le Ministre Français des Affaires étrangères, Bernard Koutchnner, a téléphoné à Marc Ravalomanana, Andry Rajoalina et Roland Ratsiraka pour les appeler à la retenue et au dialogue, assurant de la bonne volonté de la France pour aider à trouver une solution politique et rappelant la neutralité de notre pays dans ce conflit malgacho-malgache  (cf communiqué ci-dessous).
 
2ème message adressé à la communauté française par internet
Chers compatriotes,
Ce message est destiné à vous fournir quelques informations pratiques concernant la sécurité et la vie quotidienne de notre communauté alors que nous sommes entrés dans le quatrième jour de la crise politique et sociale qui s'est emparée de Madagascar dans son ensemble.
Le Consul général a avisé les membres du  comité de sécurité ce matin par téléphone de l'évolution de la situation, avec mission de diffuser l'information autour de nous, ce que je fais. Nous sommes dans une phase d'accalmie pour deux jours, aujourd'hui et demain. Ce jeudi est en effet déclaré "journée ville morte" par le maire Andry Rajoalina et vendredi journée "libre". Les autorités consulaires conseillent donc à chacun d'entre nous d'utiliser cette accalmie pour "s'aérer", sortir faire quelques courses ou voir des amis. L'enfermement dans sa maison n'est pas souhaitable en permanence et il faut profiter des opportunités.
L'ambassade, le Lycée, les écoles françaises et plus généralement les officines françaises officielles restent fermés jusqu'à au moins lundi 2 février.
Suite à ces recommandations, je suis personnellement allé faire le tour de la ville ce matin en moto : 67 ha, Analakely, Behorika, Ankorondrana... J'ai pu circuler sans difficultés. Tout est calme, pas de barrages. La quasi totalité des magasins sont fermés et la circulation des véhicules est peu importante. Aucune manifestation de tension particulière ou d'hostilité.
Quelques stations servent de l'essence, mais pas toutes et pas en permanence. Il faut demander au responsable s'il va recevoir du carburant et à quelle heure il pense servir les clients. Recopier le numéro de téléphone de la station la plus proche de chez vous, cela vous évitera un déplacement inutile.
Par contre les magasins de grandes distributions alimentaires sont toujours fermés. Ils le resteront probablement jusqu'à lundi prochain au moins. Vous pouvez vous ravitailler dans les marchés locaux de votre quartier ou en périphérie. Dans mon quartier, on trouve fruits et légumes au marché sans problème ainsi que les produits de premières nécessités dans les petites boutiques. La plupart d'entre nous sont déjà habitués à "varier" leur source d'approvisionnement. Ceux qui fréquentent essentiellement les supermarchés de type européens doivent faire l'effort d'adaptation provisoire.
Il est indispensable de respecter le couvre feu dont les horaires à Tananarive ont évolués et sont maintenant de 20h à 5h du matin.
La prochaine journée "sensible" sera samedi 31 janvier, le maire Andry Rajoalina ayant appelé à un grand rassemblement sur la place du 13 mai. Il est conseillé de reprendre alors les consignes de grande prudence : ne pas circuler en ville et rester chez soi de préférence.
Ces informations concernent essentiellement les Français de Tananarive.  J'invite nos compatriotes en province à se mettre en rapport avec les consulats ou les consuls honoraires de leur localité, ainsi qu'avec les associations représentant les Français afin d'organiser une chaîne d'information et de solidarité. Pour mémoire, rappel des numéros d'urgence du Consulat général de France 22 426 17 et 22 426 52.
Soyons confiants, patients et prudents.
Très cordialement
Jean-Daniel Chaoui
Président de Français du Monde-ADFE-Madagascar
 
Paris, 28 janvier 2009
COMMUNIQUE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET EUROPEENNES MADAGASCAR
Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, s'est entretenu ce matin avec le président Ravalomanana, avec le maire de Tananarive, Andry Rajoelina, et avec Roland Ratsiraka.
Le ministre a appelé tous ses interlocuteurs au dialogue, à la retenue et à l'unité nationale afin de trouver une issue pacifique et durable à la crise que vit actuellement Madagascar. Il a souligné que la France était attachée à ses liens d'amitié avec Madagascar et au respect de la légalité, et entendait rester strictement impartiale.  
Il a exprimé à ses interlocuteurs ses condoléances pour les victimes et souligné l'importance d'assurer la protection et la sécurité des populations malgaches et étrangères.


 Message de notre Sénatrice Claudine Lepage
Sent: Thursday, January 29, 2009 3:12 PM

Chers amis,

Depuis plusieurs jours Madagascar connaît une situation insurrectionnelle alarmante. De retour d'un voyage qui m'a menée de Tananarive à Majunga,  de Diego à Antsirabé, je n'en suis malheureusement pas surprise. De mes différentes rencontres lors de mon séjour tant avec la communauté française – composée en grande majorité de double nationaux – qu'avec les autorités consulaires, j'avais en effet noté la forte inquiétude de mes interlocuteurs quant à l'état des relations entre le président Marc Ravalomanana et le maire de Tana, Andry Rajoelina. On retrouvait à la lecture de la presse locale ce même constat d'une grave tension entre le pouvoir en place et son opposition personnifiée par Andry Rajoelina.
Le président actuel, arrivé au pouvoir en 2002 porté par les espérances du peuple malgache qui n'en pouvait plus du régime totalitaire de Didier Ratsiraka, réélu en 2006, se voit reprocher maintenant une gestion mégalomane et corrompue du pays.
Je suis en contact avec nos amis de l'ADFE  ainsi qu'avec les consulats : la population française ne semble pas être actuellement inquiétée en tant que telle, mais tout le monde est à la merci de pillages qui pourraient dégénérer. C'est pourquoi toutes les écoles françaises ont été fermées sur l'île et les responsables des plans de sécurité sont en alerte.
Mes pensées vont aussi vers le peuple malgache dont le quotidien est plus que difficile et qui vit aujourd'hui des heures sanglantes, 96 personnes ont péri depuis le début des émeutes.
Claudine Lepage, Sénatrice des  Français établis hors de France
Sénat -  15, rue de Vaugirard 75291 Paris cedex 06
Téléphone +33 (0)1 42 34 29 06 - Fax +33 (0)1 42 34 42 34
http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net


Communiqué de Joel Lust, Proviseur ( Jeudi 29/01/09 - 15h00)
Eléments d'information suivants sur le fonctionnement de l'établissement :L'E.G.D. (Lycée Français + les 4 écoles primaires) Le lycée reste fermé Vendredi 30 et Samedi 31 Janvier 2009.
Prochaines Informations sur le fonctionnement de l'établissement dimanche 01 Février vers 15h00 Toutes les informations utiles seront communiquées sur le site web dès leur connaissance.
Connectez vous cependant très régulièrement sur le site web du LFT www.lft.mg


Conseil du Consul général de France (Jeudi 29/01 - 10h00) :
Restez vigilants, circulez avec précaution, respectez le couvre feu

Communication Air France :
AF 908 du vendredi 30 janvier 09 PARIS / ANTANANARIVO
Décollage CDG 2C à 20H20, arrivée IVATO à 09H00 le samedi 31 janvier 09.
AF 905 le dimanche 01 février 09 ANTANANARIVO / PARIS (ex AF905/31JAN)
Décollage IVATO à 09H00 (heure limite d'enregistrement 08H00), arrivée CDG 2C à 18H00
Contact permanence AF : +261 20 23 230 23 de 08H30 à 15H00 *www.airfrance.mg
* horaires susceptibles de modification

Publié par adfe-madagascar à 18:12:49 dans Actualités | Commentaires (0) |

Les Français établis hors de France ne pourront pas voter aux prochaines élections européennes | 29 janvier 2009

Vous trouverez ci-dessous une communication de notre Sénateur Richard Yung concernant le vote des Français de l'étranger pour les élections européennes. Il est regrettable que le ministre puisse faire obstacle à une décision de la Commission des lois du Sénat, décision rassemblant les différentes sensibilités politiques unanimes. Bernard Kouchner montre ainsi peu d'intérêt pour l'expression citoyenne de notre communauté. 


 Tuesday, January 27, 2009 5:14 PM
Les Français établis hors de France ne pourront pas voter aux prochaines élections européennes


Le 6 janvier dernier, la commission des lois de l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité la proposition de loi du député PS Jean-Jacques URVOAS et du député UMP Thierry MARIANI visant à favoriser l'exercice par les Français établis hors de France du droit de vote pour les élections au Parlement européen.


Cette proposition de loi est nécessaire et fait suite à la régionalisation du scrutin européen de 2003. En effet depuis cette date, il n'est plus possible pour les Français établis hors de France de voter dans les consulats, les Français de l'étranger n'étant rattachés à aucune des huit circonscriptions crées en France. Pour participer aux élections européennes, les Français établis hors de France doivent donc soit être inscrits sur une liste électorale en France, soit habiter dans un État de l'Union européenne et voter dans leur pays de résidence pour une liste de ce pays. Ce qui exclu environ 300.000 Français qui ne remplissent pas ces conditions.


La proposition de loi examinée par la commission prévoit donc de rétablir la possibilité, pour les seuls Français résidant hors de l'Union européenne, de participer à l'élection des représentants français au Parlement européen dans les bureaux de vote consulaires (limiter cette seule possibilité aux Français vivant hors de l'UE permet de limiter le double vote). Cette proposition de loi prévoyait également de rattacher à la circonscription Île-de-France les Français participant à ce scrutin dans les bureaux de vote consulaires.


Compte tenu du délai très court qui nous sépare du scrutin des élections européennes de juin 2009, il était prévu de limiter la possibilité de voter dans les consulats aux seuls citoyens français qui ne sont pas inscrits sur une liste électorale en France en 2009, soit 332.492 personnes. Ceux étant inscrits sur la liste d'une commune française voteraient exceptionnellement en France en 2009.
Cependant, le 23 janvier dernier, le cabinet du Premier Ministre a décidé de ne pas donner suite à cette proposition de loi, qui n'a donc pas été inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour être discutée et votée en séance plénière. L'examen de cette proposition de loi étant repoussé à une date inconnue. Ceci rend donc impossible l'exercice du droit de vote des citoyens français établis hors de France pour les prochaines élections européennes de juin 2009.
Cette décision représente pour nous un recul que l'on ne peut que condamner et qui montre toute l'indifférence dont le gouvernement fait preuve envers les Français établis hors de France ainsi que son mépris envers le parlement, en refusant de mettre à l'ordre du jour un texte adopté en commission.


Le cabinet du Premier ministre invoque un temps trop court pour organiser ces élections dans de bonnes conditions. Cet argument ne nous semble pas valable, une partie des consulats d'Afrique et d'Amérique organisant de toute façon à la même date des élections pour le renouvellement de l'Assemblée des Français de l'étranger.

Or il nous semble paradoxal, au moment où le gouvernement s'apprête à mettre en place les modalités pour l'élection des députés des Français établis hors de France,  de ne pas mettre tout en œuvre pour assurer leur représentation au Parlement européen. Représentation à laquelle ils ont droit en tant que citoyens de l'Union européenne.

Il est dommage de constater qu'une fois de plus, les Français établis hors de France sont considérés comme des citoyens de seconde zone.
Richard Yung
 

Publié par adfe-madagascar à 17:51:52 dans Représentation politique des Français de l'étranger | Commentaires (0) |

Demande de prise en charge des frais de scolarité pour les enfants français entrant en classe de seconde, premières et terminale | 28 janvier 2009

L'association ALEFAP-FCPE communique l'information ci-dessous concernant la demande de prise en charge des frais de scolarité pour les enfants français entrant en classe de seconde, premières et terminale, pour l'année scolaire prochaine 2009-2010. Attention, date limite de dépôt des dossiers fixée au 9 février 2009.
 A.L.E.F.A.p                                                                                                             
ACTIONS ET LIAISONS DANS LES ÉCOLES FRANÇAISES  D'ANTANANARIVO ET PROVINCES
Association réputée étrangère agréée par arrêté  N° 2812/99 du 23 Mars 1999 du Ministre de l'Intérieur

Pour une école laïque, plus juste, plus équitable et plus démocratique


Aux parents d'élèves français des classes de troisième, seconde, première
  • des lycée français en gestion directes et conventionnés
  • des lycées homologués
Bonjour,

Vous connaissez certainement l'engagement ancien de notre association et de notre fédération, la FCPE, en faveur de la gratuité de l'enseignement, pour les enfants français, dans le service public de l'enseignement français à l'étranger.
 Vous connaissez également les critiques que nous avons adressé aux dispositions concernant la mise en œuvre de cette mesure, voulue par le président de la République, notamment en raison de l'inégalité qu'elle introduit entre les familles selon le niveau d'enseignement dans lequel se trouvent leurs enfants : gratuité au lycée, alourdissement des droits de scolarité au collège et dans les écoles.
 Pour bénéficier de la mesure, les familles éligibles, c'est à dire celles dont les enfants, français, seront en seconde, première ou terminale à la rentrée 2009-2010,  au lycée français de Tananarive ou dans un lycée conventionné ou homologué, devront formaliser une demande avant le 9 février 2009 dernier délai.
 Cette obligation de demande formalisée vise selon nous à conférer à la mesure de prise en charge le caractère d'une bourse, ce qu'elle n'est pas, afin de tenter de justifier l'inégalité de traitement entre toutes les familles évoquée ci-dessus.
 Le formulaire à remplir doit être retiré au lycée auprès de Mme Saholy RAKOTONDRANDRIA.
 Cette année, les demandes seront adressées plus précocement à l'administration, ce qui évitera peut-être que des familles qui seront exonérées se voient réclamées les droits de scolarité du premier trimestre, sauf à en être remboursées par la suite.
 En revanche (cf. ci-dessous la note de M. Rivière du 16 janvier 2009), trois semaines seulement sont données aux familles pour constituer le dossier et, surtout, les familles éligibles n'ont, à notre connaissance, pas été individuellement informées, ce qui selon nous aurait dû être fait par le lycée :
date limite de dépôt du dossier : 9 février 2009, 17h00 dernier délai.
Merci de relayer cette information auprès des familles de vôtre connaissance éligibles à ces dispositions.
Cordialement. Yves Peyre Président

Prise en charge de la scolarité des élèves Français de 2nde,1ère et terminale 16 janvier 2009
 L'AEFE ( Agence pour l'Enseignement français à l'Etranger) a mis en place pour l' année scolaire 2009/2010 une aide à la scolarité.
Celle-ci s'adresse aux élèves français résidant avec leur famille à l'étranger et scolarisés dans un établissement d'enseignement français.
Les frais de scolarité pouvant faire l'objet d'une prise en charge sont exclusivement : Les frais annuels de scolarité
Les droits de première inscription et les droits d'inscription annuelle scolaire du LFT ne sont pas appliqués dans le groupement. La demande (feuillet 1/2 et 2/2) doit être impérativement déposée auprès de l'établissement qui assure la scolarisation de votre enfant.
Je vous invite à retirer le dossier à renseigner auprès du Service Recouvrement, Mme Saholy RAKOTONDRANDRIA. Le dossier dûment rempli et accompagné des pièces justificatives, doit être déposé auprès de ce même Service.
Vous trouverez des informations sur le site www.aefe.diplomatie.fr. Sur ce site, vous pourrez également télécharger le dossier à renseigner.
La date limite de dépôt du dossier est fixée au 9 février 2009, 17h00 dernier délai.
LeGestionnaire,Olivier RIVIERE

renseignements : saholy.rakotondrandria@lft.mg

Publié par adfe-madagascar à 17:50:41 dans Enseignement, scolarité | Commentaires (0) |

Actualité malgache ; situation insurrectionnelle à Tananarive et dans l’ensemble de Madagascar | 27 janvier 2009

Lundi 26/01/09
Depuis une année, suite aux résultats des élections municipales qui ont vu la victoire d'un jeune opérateur économique à la mairie de Tananarive contre le candidat du parti présidentiel, un bras de fer s'est engagé entre le Président Marc Ravalomanana et le maire nouvellement élu Andry Rajoalina. De restrictions de prérogatives jusqu'à la fermeture autoritaire des médias appartenant à Andry Rajoalina, une télé et une radio très populaires et très prisées par les tananariviens, le maire était progressivement dépouillé de moyens d'exercer son mandat et de communiquer.
 
Il a créé un rapport de force avec le pouvoir en mettant en marche une dynamique de soutien de la part de la population de la capitale à travers l'invitation à manifester chaque samedi depuis un mois et en rassemblant l'opposition derrière lui. Le mouvement a grandi et Andry Rajoalina a franchi le point de non retour en appelant à la grève générale, en donnant rendez-vous à ses partisans chaque jour à 10h sur la place du 13 mai au centre de Tananarive, place symbolique des "révolutions précédentes", jusqu'à la démission du gouvernement. Une foule de 40 000  personnes s'était rassemblée samedi dernier puis s'était dispersée sans difficulté. Ce lundi, c'est un ensemble estimé à 50000 manifestants qui s'est réuni sur la place du 13 mai puis qui a fait mouvement dans différents point de la capitale avec des objectifs précis, symboles du pouvoir du Président ; la Radio télévision nationale a été pillée et incendiée ainsi que la Radio et télévision MBS appartenant au Président, les magasins Magros, sorte de grands supermarchés grossîtes appartenant aussi au Président ont tous été pillé et incendié. Puis dérapage général avec le pillage du principal centre commercial de la ville.
 
Les forces de l'ordre et l'armée semblent avoir "lâchées" le pouvoir actuel et refusent d'intervenir.Le gouvernement est totalement absent et le Président a "disparu". Donc la ville est ouverte et nous sommes en pleine "vacance" du pouvoir. La rumeur actuelle indique qu'un directoire militaire prendrait provisoirement la direction du pays dès demain.
 
Je veux rassurer ceux qui ont des amis à Madagascar. Ces troubles sont circonscrits pour l'instant à la capitale et le rapport des étrangers avec les malgaches restent sans problèmes. Nous ne sommes pas dans une situation de guerre civile. J'ai circulé en moto dans la journée en ville sans difficultés et sans noter une quelconque animosité ni agressivité. Seule la situation d'anarchie créé est préoccupante.
Mais ne dit-on pas que "Demain est un autre jour"
 Mardi 27/01/09
La situation politique à Madagascar reste confuse et tendue. Le Maire de Tananarive, Andry Rajoalina, s'est exprimé sur une des deux radios qui diffusent encore pour appeler la population au calme et annuler le rassemblement prévu aujourd'hui mardi 27 janvier à 10h place du 13 mai au centre-ville. Il a dénoncé les exactions et les pillages commis dans la journée de lundi 26 janvier, assurant qu'elles n'émanaient en aucun cas de son fait et de ses partisans mais de groupes incontrôlés et de voyous. Le premier ministre et le Président Marc Ravalomanana sont intervenus tour à tour pour dénoncer aussi les exactions et appeler la population au calme.
 
Le ton et le vocable des trois intervenants étaient très pondérés et respectueux les uns des autres ce qui est une évolution notable.Les ambassadeurs des pays européens et de l'Afrique du Sud ont formé un groupe de médiation qui tente de créer les conditions d'une rencontre entre les antagonistes. Les trois personnalités en cause se sont déclarés ouverte au dialogue, mais le maire Andry Rajoalina a placé des conditionnalités qui rendent improbable un tel dialogue dans un court délais. Le Président Marc Ravalomanana est actuellement à l'écart, à Morondava, une ville relativement isolée de la côte Ouest où il s'est rendu avec son avion personnel.
 
A Tananarive, la matinée a encore été marquée par des pillages après une nuit de rapines et de razzias qui a vu un nombre très important de magasins du centre ville forcés et vidés de leur contenu. Les manifestations semblent aussi s'organiser dans les villes de provinces, à l'exemple de la capitale. Le Collège Français  Françoise Dolto à Majunga a fermé dans la matinée, la ville faisant l'objet de manifestations et d'émeutes selon le témoignage téléphonique de la Présidente FdM-ADFE Majunga. Je viens d'avoir le trésorier de la Section de Fianarantsoa au téléphone et il me signale le pillage du magasin Magros local vers 17h heure locale. Les magasins Magros appartiennent à la famille présidentielle.
 
L'armée vient de commencer à prendre position dans la capitale avec mission de rétablir l'ordre par tous les moyens et avec l'accord des trois protagonistes, selon la radio malgache. Un couvre-feu est instauré à partir de ce soir de 21h à 4h du matin.
 
Andry Rajoalina a confirmé ce matin son appel à un nouveau rassemblement de la population tananarivienne à 10h, place du 13 mai, demain mercredi 28 janvier.
Mais ne dit-on pas que "Demain est un autre jour"
 Message adressé aux Français de Madagascar le mardi 27/01/09
Chers compatriotes,
 Nous vivons des moments difficiles et dramatiques pour nos amis malgaches et le pays qui nous accueille. Sachons les traverser dans la dignité et la solidarité.
 Le Consulat de France tient une cellule de crise en liaison avec le Ministère des Affaires Étrangères à Paris, 24h sur 24. Il suit donc heure par heure la situation et nous tient régulièrement informé par message "texto" sur le portable pour ceux qui habitent Tananarive et sa région. Pour avoir participé aux réunions du comité de sécurité consulaire avec les chefs d'îlots et les élus et représentants d'associations, je puis vous assurer que toutes les éventualités sont envisagées et opérationnelles.
 Soyons donc rassurés sur ce point. L'essentiel est de respecter les consignes de prudence, ne pas se déplacer et sortir de chez soi durant quelques jours, le temps d'analyser l'évolution de la situation et selon le lieu de son habitat. La plupart des magasins et stations service sont fermés depuis ce matin, seule l'activité commerciale de proximité dans les quartiers reste active.
 Il est important aussi de bien fermer les habitations le soir. Certaines communes mettent en place des équipes de vigiles de quartier. Elles demandent la participation des riverains. Dans ma commune est organisé un "andrimasompokonolona", c'est-à-dire une initiative de la population du Fokontany pour former une milice d'auto défense dirigée par le poste de gendarmerie. Renseignez-vous.
 Le Consul général nous a fait savoir cet après-midi que les forces de l'ordre ont reçu les instructions pour rétablir la paix civile dans la capitale et dans le pays et ceci par tous les moyens. La radio malgache "Antsiva", une des deux qui émet encore à Tananarive avec la radio "Don Bosco", annonce un couvre-feu de 21h à 4h du matin. Vous pouvez appeler à toute heure le numéro d'urgence du Consulat qui est le 22 426 17. Il est donc recommandé de ne pas sortir de chez soi la nuit tombée à partir de ce soir et les quelques jours qui vont suivrent. Sur un plan général, il est aussi préférable de rester chez soi par sécurité en attendant que la situation évolue.
 Nous savons tous que la conjoncture politique reste confuse et nous souhaitons qu'elle se stabilise au plus vite.
 Avec tous mes encouragements dans ces moments particuliers et difficiles que nous devons affronter avec beaucoup de prudence mais sans céder à une trop grande inquiétude ni à une crainte irraisonnée.
 Très cordialement
Jean-Daniel Chaoui
Président de Français du Monde-ADFE-Madagascar
Coordinateur Océan Indien

Publié par adfe-madagascar à 19:41:33 dans Actualités | Commentaires (1) |

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