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ADFE Madagascar Ocean Indien

Jean Daniel CHAOUI, Conseiller élu representant les Français de l'Ocean Indien

L'Assemblée des Français de l'Etranger | 15 août 2008

Les Français de l'étranger forment un groupe peu connu au sein de la communauté nationale. Par leur nombre, ils constituent néanmoins un sous-ensemble démographique non négligeable : 2.100.000 expatriés, c'est autant que la population des Bouches-du-Rhône, autant que celle, additionnée, des quatre départements d'outre-mer.L'Assemblée des Français de l'étranger a été créée par la loi n° 2004-805 du 9 août 2004. Tout comme le Conseil supérieur des Français de l'étranger (CSFE), auquel elle succède, l'Assemblée des Français de l'étranger est l'assemblée représentative de ces Français établis hors de France. Son but est de permettre à ceux-ci, malgré l'éloignement, de participer à la vie nationale et de faire entendre leurs voix. Les Conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger les représentent auprès des instances officielles et défendent leurs intérêts. 1) Rôle des membres de l'Assemblée des Français de l'étranger 1.- L'Assemblée des Français de l'étranger dispose d'une véritable autorité politique lors de l'élection des Sénateurs représentant les Français de l'étranger. 2.- Les membres élus de l'Assemblée des Français de l'étranger ont la faculté de parrainer un candidat aux élections du Président de la République. 3.- L'Assemblée des Français de l'étranger est essentiellement "chargée de donner au Gouvernement des avis sur les questions et projets intéressant les Français établis hors de France et le développement de la présence française à l'étranger". Mais il ne s'agit pas d'avis préalables. L'Assemblée des Français de l'étranger joue pratiquement le rôle d'un Conseil économique et social spécialisé. Elle peut être saisie par le Gouvernement ou intervenir de son propre chef.  Les membres de l'Assemblée des Français de l'étranger veillent à assurer, en leur qualité d'élus représentatifs des diverses communautés françaises à l'étranger, la défense des intérêts des Français expatriés. Ils analysent les questions relatives à l'enseignement des Français à l'étranger, à leurs droits, leur situation sociale ou encore leurs problèmes économiques ou leur fiscalité. Ils émettent des vœux, des avis et des motions pour orienter l'action de l'administration. Ils interpellent celle-ci par des questions écrites et des questions orales lors des réunions de l'assemblée plénière et du Bureau. L'Assemblée des Français de l'étranger peut informer les autorités françaises par des études de fond menées sur des problèmes précis touchant les intérêts des Français de l'étranger (enseignement, droit, affaires sociales, commerce extérieur, fiscalité, etc.). 4.- Représentation au niveau national Les membres de l'Assemblée des Français de l'étranger désignent deux représentants des Français de l'étranger au Conseil économique et social. Ils élisent aussi 3 administrateurs de la Caisse des Français de l'étranger parmi les membres de l'Assemblée et 15 administrateurs représentant les assurés au sein de ce même organisme. Ils siègent également dans de nombreux autres organismes publics avec :- 1 représentant au Conseil d'administration de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE);- 2 représentants à la Commission nationale des bourses ;- 2 représentants à la Commission permanente pour l'emploi et la formation professionnelle des Français de l'étranger ;- 1 représentant au Conseil national de l'aide juridique ;- 1 représentant au Conseil départemental de l'accès aux droits de Paris;- 3 représentants au Conseil pour la protection sociale des Français de l'étranger siégeant auprès du Ministère des Affaires étrangères ;- les 3 vice-présidents de l'Assemblée des Français de l'étranger qui sont membres de droit de l'Association Nationale des Ecoles Françaises à l'étranger. 5.- Représentation dans les commissions locales En contact permanent avec les autorités françaises accréditées dans leur pays de résidence, les Conseillers sont membres de droit des organismes consulaires compétents en matière de sécurité, d'emploi et de formation professionnelle, de protection et d'action sociales, d'emploi et de formation professionnelle ainsi qu'en matière de bourses scolaires.  En outre, ils peuvent être consultés par les chefs de postes diplomatiques et consulaires sur toutes les questions générales intéressant les ressortissants français de leur circonscription et ils doivent trouver leur place au sein des commissions, comités ou organisations diverses qui assistent les chefs de postes consulaires, que ces organismes relèvent de la simple tradition caritative ou bien que leur existence soit consacrée par un texte réglementaire. En cas d'empêchement, ils peuvent y désigner un représentant afin d'exprimer leur position et d'être tenus informés, étant entendu qu'il ne s'agit alors pas d'un mandataire avec délégation de pouvoir. 2) Organisation A.- La composition de l'Assemblée des Français de l'étranger Présidée par le Ministre des Affaires étrangères, et sous réserve des modifications précitées contenues dans la loi du 9 août 2004 qui n'entreront que progressivement en vigueur (réduction des membres désignés et modification des circonscriptions électorales et du nombre des élus), l'Assemblée des Français de l'étranger est actuellement composée de  1.- Cent cinquante trois membres (Conseillers) élus au suffrage universel direct par les Français inscrits sur les listes électorales consulaires.  Les Conseillers sont élus pour six ans. Le collège électoral est renouvelable par moitié tous les 3 ans. La série A (77 sièges) comprend les circonscriptions d'Amérique (30 Conseillers) et d'Afrique (47); la série B (76 sièges) celles d'Europe (52 Conseillers) ainsi que celles d'Asie-Océanie et Levant (24). Les prochaines élections en série A auront lieu en juin 2009, et en juin 2012 pour la série B.  Il existe actuellement 52 circonscriptions électorales, avec un ou plusieurs Conseillers par circonscription. Un pays peut comporter plusieurs circonscriptions, et une circonscription peut recouvrir plusieurs pays. La loi détermine le nombre de sièges par circonscription électorale dont elle précise le chef-lieu. Le mode d'élection est celui de la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel, dans les circonscriptions qui élisent au moins trois Conseillers; dans les autres circonscriptions, l'élection a lieu au scrutin majoritaire à un tour.  2.- Douze Sénateurs représentant les Français établis hors de France, membres de droit, élus par tiers par les 153 membres élus de l'Assemblée des Français de l'étranger. A l'issue de la dernière élection du 26 septembre 2004, on dénombre actuellement : 9 UMP : Mme Paulette BRISEPIERRE, M. Jean-Pierre CANTEGRIT, M. Christian COINTAT, M. Robert DEL PICCHIA, M. Louis DUVERNOIS, M. André FERRAND, M. Michel GUERRY, Mme Joëlle GARRIAUD-MAYLAM, MME. Christiane KAMMERMANN2 PS : Mme Monique CERISIER Ben GUIGA, M.Richard YUNG.1 CRC Communiste, Républicain et Citoyen : M. Pierre BIARNES. 3.- Seize personnalités désignées par le Ministre des Affaires étrangères pour six ans "en raison de leurs compétences dans les questions concernant les intérêts généraux de la France à l'étranger" et renouvelables par moitié tous les trois ans. B.- La structure de l'Assemblée des Français de l'étranger Le Président : la loi assigne à l'Assemblée des Français de l'étranger une mission de conseil du Gouvernement. Le Ministre des Affaires étrangères définit les objectifs et les priorités de l'assemblée qu'il préside. Les vice-présidents : le Président est secondé par trois vice-présidents élus par les 153 membres élus. Le collège des vice-présidents a une mission de réflexion, de proposition, d'animation et de communication. Les Sénateurs relaient les propositions, les motions, les résolutions et les voeux auprès du Sénat, de l'Assemblée nationale et du Conseil économique et social. Les douze sénateurs, membres de droit de l'Assemblée des Français de l'étranger, peuvent déposer des propositions de lois ou des amendements à la législation prenant en compte les aspirations des Français établis dans le monde. Les conseillers élus ont pour vocation première de représenter les Français de l'étranger. Leur connaissance de la situation locale permet à l'ensemble de l'Assemblée de disposer des informations nécessaires à l'exercice de sa mission. Les conseillers désignés sont nommés par le Ministre en raison de leurs compétences particulières. Les membres de l'Assemblée s'organisent en groupes, actuellement au nombre de deux : l'Union des Français de l'étranger (UFE, 116 membres) et l'Association démocratique des Français de l'étranger-Français du Monde (ADFE-FdM, 56 membres), 8 membres étant non inscrits. Un minimum de 18 membres est requis pour constituer un groupe.   

Publié par adfe-madagascar à 19:27:26 dans Représentation politique des Français de l'étranger | Commentaires (0) |

Aides financières: des dispositifs spécifiques pour les assurés de la CFE | 10 août 2008

 Les aides financières et les prestations supplémentaires sont destinées à alléger la charge financière pesant sur les assurés lorsqu'ils doivent supporter des dépenses liées à la maladie ou à un accident, qui ne sont que partiellement ou pas du tout remboursables, bien que médicalement justifiées, et qui peuvent ponctuellement déséquilibrer leur budget personnel. Ces prestations sont soumises à conditions de ressources. 

Les cas sont examinés par une commission composée d'administrateurs de la Caisse qui s'efforcent de prendre en considération la situation financière d'ensemble du demandeur ainsi que les particularités économiques et sanitaires du pays où il réside. Dans de telles situations, écrivez à la Commission d'action sanitaire et sociale, en donnant un maximum de détails. Joignez à votre lettre tous les documents qui peuvent éclairer la Commission (prescriptions médicales, explications des professionnels de santé, factures acquittées ; la Caisse n'est pas habilitée à faire l'avance des frais).

 Des exemples :

- Prise en charge de fournitures ou accessoires non remboursables.

- Aide financière pour aménagement du domicile en fonction du handicap de l'assuré ou d'un ayant droit.

- En cas de décès d'un assuré ou d'un ayant droit, prise en charge partielle des frais de rapatriement du corps.

- Prise en charge partielle de frais de transports médicalement justifiés.

- Hébergement d'un parent en maison d'accueil (enfant hospitalisé).

- Prise en charge des frais de séjour à « l'hôtel hospitalier » quand l'état de santé ne nécessite pas la présence permanente à l'hôpital.

- Aides à la réadaptation fonctionnelle.

- Frais de forfait journalier en cas d'hospitalisation.

 Caisse des Français de l'Etranger
BP 100, 77950 Rubelles – tél : 33 1 64 71 70 44
www.cfe-courrier@cfe.fr
 

Publié par adfe-madagascar à 18:34:35 dans Caisse des Français de l'Etranger | Commentaires (0) |

Le rapport qui désavoue Sarkozy | 10 août 2008

La commission dirigée par Pierre Mazeaud, pour réfléchir sur les quotas d'immigration et la simplification du contentieux, juge « moralement condamnable » l'approche du Président et de son ministre Brice Hortefeux. Elle recommande à l'unanimité de renoncer à la politique des quotas, jugée inefficace, et l'incite à une plus large concertation avec les partenaires européens ainsi que les pays d'origine, «dans un souci de « transparence, de simplicité et de solidarité ». A la vision défensive et répressive de la droite, il faut substituer une approche positive de la question, autour de la notion d'immigration partagée.

Publié par adfe-madagascar à 18:30:47 dans Immigration,visas | Commentaires (0) |

Lettre au Conseiller auprès du Président de la République | 10 août 2008

à

Monsieur Domonique Paillé

Conseiller auprès du Président de la République

Palais de l'Elysée

55, rue du faubourg Saint-Honoré

75800 Paris

 

Par lettre du 2 mai, vous avez bien voulu me consulter sur les modalités de mise en œuvre du projet voulu par le Président de la République de création de députés pour les français de l'étranger.

 

Permettez-moi tout d'abord de vous dire combien l'association Français du Monde-ADFE se réjouit de voir prendre corps une idée qu'elle a longtemps soutenue. Elle remercie le Président de la République de son engagement à ce sujet. Elle souhaite que sa mise en œuvre aboutisse à une représentation équitable des français de l'étranger, aussi proche que possible des réalités politiques et géographiques de notre communauté. Tel est le sens des analyses et propositions qui vont suivre.

 

La première question qui se pose est celle du mode de scrutin à mettre en oeuvre. Il est  clair que l'utilisation du scrutin majoritaire uninominal à deux tours séparés d'une semaine est totalement impraticable pour l'élection de députés à l'étranger. La taille des circonscriptions en jeu, les aléas de la voie postale en de grandes parties du globe rendent impossible l'acheminement en temps voulu du matériel électoral afférent au second tour. Or il s'agit d'un élément essentiel à la régularité du scrutin. Ainsi pour une circonscription située en Amérique du Sud, ou encore en Asie, il est aisé de voir que le matériel électoral destiné à des électeurs situés entre l'Afghanistan et la Birmanie, entre le Chili et la Colombie n'arrivera jamais à temps. Et même entre l'Italie, la Hongrie et la Serbie ou l'Ukraine, rien ne permet d'espérer que ce matériel parviendra dans les délais voulus. Même une prolongation du délai entre les deux tours, par exemple à deux semaines, ne changera rien à cet état de choses.

 

Pour éliminer cet obstacle, faut-il envisager un scrutin majoritaire uninominal à un seul tour ? C'est le système britannique. Il est étranger à la tradition républicaine française. Il serait paradoxal de l'introduire à cette occasion. Seul demeure donc dans le champ du possible le scrutin de liste à la proportionnelle, à un seul tour.

 

Ce point tranché, reste la question du découpage en circonscriptions. Si l'on s'oriente comme on l'entend dire, vers la création d'une douzaine de députés des Français de l'étranger, ceci autorise  la création, au choix, d'une, deux, trois ou quatre circonscriptions au maximum. Le scrutin de la liste à la proportionnelle n'a en effet de sens qu'à partir de trois noms.

 

Toujours dans l'hypothèse d'une douzaine de sièges à pourvoir, faut-il favoriser une circonscription mondiale unique ? Déjà les sénateurs des Français de l'étranger ne sont rattachés à aucune région particulière, étant élus par l'Assemblée des Français de l'étranger dans son ensemble. Pour mieux différencier les Sénateurs d'un côté, les Députés de l'autre, conformément à l'esprit du bicaméralisme, mieux vaut donc écarter le principe d'une circonscription unique pour les Députés.

 

Faut-il alors envisager quatre circonscriptions de trois sièges chacune ? L'Europe représentant la moitié des Français de l'étranger, il faudrait y créer deux circonscriptions, et donc, compte tenu de la démographie de la zone, tailler dans l'Union européenne, ce qui créerait une coupure artificielle. Ceci nous amène à recommander la création d'une circonscription européenne unique, dotée de six sièges.

 

Restent six sièges pour le reste du monde. L'on sait que les Amériques représentent près de 20% des électeurs, l'Afrique environ 16%, l'Asie et le Levant environ 14%. Pour créer deux circonscriptions de démographie à peu près égale dans cet ensemble, ce à quoi nous obligent les directives du Conseil constitutionnel, il faudra donc tailler soit dans l'Afrique, soit dans l'Asie pour en mettre environ un quart dans la circonscription où se trouveraient les Amériques, trois quarts dans la seconde circonscription. Rien de ceci ne paraît opportun, car le continent qui sera ainsi arbitrairement divisé risquera fort de se trouver sacrifié en termes de représentation. Dans l'une et l'autre des circonscriptions où il serait représenté, il se retrouverait en effet minoritaire en termes d'électeurs, ce qui pèserait certainement de façon négative pour lui au moment de la composition des listes de candidats. Ceci amène à recommander, hors d'Europe, la création d'une seule circonscription pour le reste du monde, composée elle aussi de six sièges, en faisant le pari que les formations qui composeront les listes de candidats auront tout intérêt, pour recueillir le maximum de voix, à élaborer des listes équitablement composées sur le plan géographique.

 

En résumé, notre association, pour répondre à votre question, aboutit par le cheminement qui vient d'être décrit à recommander pour l'élection des députés des Français de l'étranger l'adoption du scrutin de liste à la proportionnelle, bien entendu à un seul tour, avec un découpage du monde en deux circonscriptions égales tant en sièges qu'en électeurs : l'Europe d'une part, le reste du monde d'autre part. Cette formule nous paraît à la fois la plus pratique, la plus équitable, la plus républicaine.

 

Nous nous mettons, bien entendu, à votre disposition pour poursuivre le dialogue sur le sujet.

Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller, l'expression de notre haute considération.

   

François NICOULLAUD

Président  ADFE-Monde

Publié par adfe-madagascar à 18:27:34 dans Représentation politique des Français de l'étranger | Commentaires (0) |

Fiche pratique CNF | 10 août 2008

Dans la vie d'un citoyen français, l'une des pires choses qu'il puisse arriver est l'obligation de produire un certificat de nationalité française. Car, outre que cette obligation peut être perçue comme la contestation d'une part fondamentale de l'identité personnelle, obtenir un CNF constitue l'une des pires démarches administratives qui soient.  Et pourtant, un bon nombre de français seront un jour ou l'autre confrontés ç cette exigence. Pourquoi ? Comment devront-ils procéder ? Réponses pratiques...
 A quelle occasion un CNF peut-il être demandé ?

Depuis le mois de septembre 2007, il n'y a plus besoin de CNF pour renouveler sa carte d'identité, dès lors qu'une carte d'identité de moins de dix ans peut être produite. Malgré cette simplification, la production d'un CNF s'impose pour l'établissement d'une première carte d'identité informatisée, d'un passeport, pour une candidature à un emploi dans la fonction publique. Dans le cas d'enfants mineurs dont les parents ont le CNF, le livret de famille et ont procédé à la transcription de tous les actes d'état civil, il y a abus de l'administration à demander un CNF mais les demandes abusives ne sont pas rares.

 Qui peut le demander.

La demande est personnelle. Les enfants de moins e 16 ans doivent être représentés par la personne qui exerce l'autorité parentale.

 A qui le demander ?

Au greffier en chef du Tribunal d'Instance, seul compétent pour délivrer un certificat de nationalité. Dès lors, trois cas se présentent selon le lieu de naissance et de résidence du demandeur :

- s'il réside en France, au Tribunal d'Instance compétent du lieu de domicile (sans changement) ;

- s'il est né en France mais qu'il réside à l'étranger, au tribunal d'Instance compétent du lieu de naissance (sans changement) ;

- s'il est né à l'étranger et qu'il réside à l'étranger, eu Tribunal d'Instance de Paris 1er arrondissement (30 rue du Château des entiers 75013 Paris). Depuis le décret du 13 mai 2005, c'est le service de la nationalité des Français établis hors de France de ce tribunal qui centralise toutes les demandes.

 Comment le demander ?

Directement auprès du greffier en chef du Tribunal d'Instance compétent. Attention ! Pour le 3ème cas, les consulats se sont dessaisis de la transmission des dossiers. La liste des pièces à fournir n'y est plus disponible. Il appartient donc au demandeur d'adresser au Tribunal d'Instance de Paris 1er arrondissement un dossier complet : demande, formulaire, pièces jointes, sous peine de rejet.

Le formulaire et la liste des pièces sont disponibles sur notre site : www.français-du-monde.net
 Quel délai pour l'obtention ?

La question du délai pose le problème des dysfonctionnements dans les greffes des tribunaux. Le Tribunal d'Instance de Paris, en particulier, enregistre de nombreux mois de retard dans le traitement du courrier de demandes de CNF. Deux raisons à cela : d'une part l'afflux des demandes ; d'autre part un manque de personnel d'autant plus alarmant que, depuis juin 2005, les consulats n'ont plus la tâche d'aider les demandeurs à constituer leur dossier.

Désormais, au moins dix mois d'attente sont nécessaires avant de recevoir un accusé de réception du Tribunal d'Instance confirmant qu'un dossier est bien parvenu à ses services. Pour le traitement du dossier, et selon sa complexité, c'est-à-dire la nécessité de vérifier ou non les pièces qui le composent, le délai d'attente atteint environ un an et peut se porter à deux ans.

 En cas de refus, quel recours ?

Les rejets de délivrance sont très fréquents. Si la demande est rejetée, le demandeur peut saisir le ministère de la justice (1), qui décidera s'il y a lieu de procéder à la délivrance du certificat de nationalité.

Le service de la nationalité du Tribunal d'Instance de Paris constate la multiplication des recours :

- Recours gracieux : Le bureau de la nationalité au ministère de la Justice, pour qui le service de la rue des Rentiers doit photocopier l'ensemble du dossier, est totalement engorgé et donc le recours est d'une extrême lenteur.

- Recours judiciaire : Il est beaucoup plus rapide mais nécessite la présence d'un avocat. De ce fait, il est réservé aux personnes ayant les moyens financiers d'une procédure et connaissant un avocat spécialisé.

 

(1)Ministère de la Justice – Direction des Affaires civiles et du Sceau – Bureau de la nationalité – 13, Place Vendôme, 75042 Paris cedex 01 – Téléphone : 01 44 77 60 60.

 

En mai 2007, Français du Monde-ADFE avait écrit à Rachida Dati pour lui dire nos inquiétudes sur le grave dysfonctionnement de son administration concernant le traitement des CNF. Nous n'avons eu aucune réponse à notre lettre.

 

Thérèse Paraiso

Secrétaire générale ADFE-Monde

Publié par adfe-madagascar à 18:13:46 dans Etat civil, nationalité | Commentaires (13) |

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