• Bonsoir,

    Le retour de mission d'Antsiranana fut "agité" car j'étais dans l'avion d'Air Madagascar qui est sorti de piste, à l'atterrissage, hier jeudi. Nous en fûmes quitte pour une très grosse frayeur et un arrêt brutal dans le gazon, un débarquement dans l'herbe à mi-piste puis une arrivée sur Tananarive à 4h du matin au lieu des 18h30 prévu la veille.

    Fort heureusement, je suis apte à reprendre l'administration du Blog.

    Cordialement, Jean-Daniel Chaoui

    8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

    Nouvelles du Collège français Jules Verne d’Antsirabe

     

    Effectifs rentrée 2009 : 318  élèves (72 en maternelle, 143 en élémentaire, 103 au collège)

    Les estimations récentes laissent penser que le collège devrait conserver un effectif autour de 310 élèves au 1er trimestre 2010. Nous ressentons un retournement de la situation liée à la crise politique, sociale et économique de l’île. Aucun attendus à cette date pour les 7 prochains mois, phénomène exceptionnel et 17 départ prévisibles sur la même période. Le collège est apparemment touché avec quelque retard par le même phénomène constaté dans les autres établissements du REFM (réseau des établissements français de Madagascar) dans le courant de l’année 2008/2009 et à la rentrée 2009.

    Le nombre de commensaux est de 103 et 21 internes sont logés à la résidence sociale d’Antsirabe. Félicitations et remerciements à toute l’équipe de direction et d’animation de la RSA pour le travail accompli pour accueillir et accompagner tous nos internes, le directeur Monsieur Laurent CHAPIN ainsi que l’équipe de bénévoles qui entoure les élèves le soir pour l’aide aux devoirs.

    La structure pédagogique est stable 3 classes en maternelle, 6 en élémentaire dont un dédoublement CM1/CM2, 4 classes au collège.

     

    Mise en place FSE et AS :

    AS : 8 sports pratiqués foot, basket, volley, hand, danse, athlétisme, rugby et golf encadrés

    FSE : clubs karaoke, 2 clubs théâtre… clubs organigramme, jeux d'extérieur (traditionnels et coopératifs), scrabble, échec, jeux de société, informatique, vidéo, expression corporelle, bibliothèque sonore...A venir : club cuisine.

     

    8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Communiqué de Claudine Lepage, Sénatrice des Français de l’Etranger .

     

    Voyage à Nairobi pour les Etats généraux des Alliances Françaises d'Afrique et d'Océan indien, 9 - 13 novembre 2009

    Alliance Française - Etats généraux d'Afrique et de l'Océan Indien

    Invitée par le secrétaire général de l'Alliance Française, Jean-Claude Jacq, j'ai assisté aux Etats généraux d'Afrique et de l'Océan Indien. Ci-dessous le texte de mon allocution prononcée lors de la séance inaugurale du 11 novembre 2009.

    "Monsieur le Secrétaire général, Messieurs les présidents, Messieurs les délégués généraux, Messieurs les directeurs, Chers amis,

    C’est un grand plaisir pour moi d’être parmi vous aujourd’hui et je remercie chaleureusement Monsieur le Secrétaire général pour cette invitation.

    Mon mandat de sénatrice des Français établis hors de France me conduit à visiter de nombreux pays et à rencontrer partout les communautés françaises qui y sont installées.

    La visite de l’Alliance Française locale est toujours, presque toujours, au programme de mes déplacements et c’est, chaque fois, un réel plaisir pour moi de rencontrer ces ardents défenseurs de la langue française et de la culture francophone.

    Depuis 125 ans et la création de l’Alliance française de Paris, suivie très vite de l’ouverture de l’Alliance de Barcelone, puis au Sénégal et dès 1886, en Australie, vous témoignez, chaque jour, de la vitalité de notre langue et de notre culture.

    Le réseau des Alliances françaises, le plus grand réseau de diffusion de la langue et des cultures francophones est, assurément, exceptionnel.

    Exceptionnel par son ampleur bien sûr. Imaginez 1040 Alliances dans quelques 136 pays ! Qui peut se prévaloir d’un tel maillage de notre planète?

    Exceptionnel, votre réseau l’est peut-être davantage encore par la diversité de ses implantations.

    Bien sur, vous êtes souvent présents dans les grands centres urbains des principaux pays du monde, mais l’on vous retrouve aussi dans de petites villes, dans les endroits les plus reculés, tout au bout des routes, parfois unique centre culturel de la région. Et certains d’entre vous ont des conditions de travail extrêmement difficile. Cette situation donne d’autant plus de valeur à votre engagement. Je me souviens de ce premier voyage à Majunga, au nord de Madagascar, de la beauté des bâtiments de l'Alliance Française, une ancienne mosquée, mais aussi des bâches qui protégeaient la bibliothèque de la pluie, et du courage et du dynamisme de la directrice et de ses collaboratrices.

    L'Alliance, un centre culturel ? Bien plus que cela en réalité. Les Alliances françaises constituent de véritables espaces de vie, d’échanges et de rencontres. Cette capacité à susciter de tels lieux de convivialité est inestimable. Elle reflète, assurément la profonde générosité de votre action à tous.

    Votre totale immersion, ce véritable ancrage dans la vie tant économique que sociale ou culturelle de chacun des pays où l’Alliance Française est installée, tient sans doute beaucoup à la spécificité du réseau d’être uniquement composé de structures de droit local, administrées par des personnes du pays qui ont le goût de la langue française et des cultures francophones. C’est sans doute là que réside toute l’originalité de l’Alliance Française : dans cette implication de nos partenaires étrangers. Mes différentes rencontres avec ces véritables ambassadeurs, désireux de faire partager leur amour pour notre culture, suscitent toujours pour moi un réel émerveillement et une vive émotion.

    Vos actions sont multiples et extrêmement variées.

    L’Alliance Française forme quelques 400 000 étudiants en français. Et j’ai pu constater la grande diversité des enseignements proposés, dans le souci permanent de répondre le plus précisément possible aux besoins spécifiques des apprenants. Vous pouvez satisfaire la demande d’apprentissage général de la langue, comme celui d’un français à visée plus professionnelle, ou encore celui spécifiquement destiné aux enfants. Enfants et adolescents à qui vous pouvez fournir aussi de véritables séjours linguistiques. Les cours en entreprises constituent également une part importante de votre activité et nombre d’entre vous fournissent aussi des cours dans les établissements scolaires nationaux. Et que dire encore de la préparation aux examens et diplômes français et leur passation...

    Quelle diversité dans votre offre! Encore une fois cette polyvalence témoigne de votre adaptabilité et de votre dynamisme.

    Quant à la qualité de l’enseignement, elle est, comme j’ai pu le constater, au cœur de votre engagement. Et d’ailleurs, la formation des professeurs de français de votre zone de compétence, par l’organisation de stages ou de séminaires pédagogiques, est aussi l’une de vos activités. A ce sujet, l’expertise pédagogique fournie par la Fondation Alliance Française est aussi très précieuse.

    Je tiens ici à souligner l’engagement des professeurs que j’ai pu rencontrer, toujours très impliqués et désireux non seulement, et c’est une évidence, de fournir les outils permettant à leurs élèves de s’exprimer clairement dans notre langue, mais aussi de donner cette « envie de français » si indispensable à un apprentissage complet et fécond.

    Et pour étancher cette « soif de français » un autre pôle de votre activité joue un rôle essentiel. Je pense à l’organisation d’activités culturelles, destinées à promouvoir la culture française et francophone. Et encore une fois, je souhaite parler de la richesse, de la diversité de votre programmation. J’ai eu l’occasion d’assister à des concerts, ou à des festivals de cinéma, de films documentaires et de visiter des expositions, toujours d’une remarquable qualité. Vous proposez également des rencontres avec des écrivains, des conférences avec des scientifiques. Certains d’entre vous m’ont également parlé de concours de photographie, de théâtre…

    Je ne peux pas citer toutes les activités offertes. Mais je suis persuadée que c’est en donnant à tous la possibilité de venir « vivre » en direct notre culture, que ce soit à l’occasion d’une rétrospective de la filmographie de Jacques Demy, d’une lecture de Fabrice Luchini, d’une rencontre avec Marie N’Diaye, de la projection d’un film documentaire sur Yves Saint-Laurent, ou encore, et c’est de saison, de l’organisation d’une soirée spéciale «Beaujolais nouveau», que l’on contribue à servir la francophonie et à « donner l’envie de notre culture ».

    Mais si le rayonnement de notre langue et de notre culture aux quatre coins du monde est important, favoriser le dialogue interculturel et encourager la diversité culturelle en mettant en valeur toute les cultures est ce qui fonde également votre action. Ce rôle de valorisation de la culture de chacun des pays où vous êtes établis, vous le remplissez à merveille, en organisant, par exemple des rencontres entre artistes francophones et artistes locaux. Honneur à l’Alliance française de Nairobi qui nous accueille aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de rappeler qu’elle a, aussi, réalisé un CD, dont j'ai d'ailleurs un exemplaire, avec des artistes kenyans.

    Ce dialogue interculturel est doublement admirable et enrichissant. En effet, il répond non seulement à un réel besoin d’échange et de connaissance mutuelle mais il permet aussi, dans certain pays où les réseaux culturels sont moins développés, de diffuser également l’œuvre des artistes locaux.

    Votre réseau participe donc pleinement à cette « diplomatie culturelle » de la France aussi en œuvrant à cette pluralité culturelle et en combattant l’uniformisation de la culture mondiale qui gangrène notre monde et qui menace d’étouffer peu à peu toute créativité.

    Comme vous le savez, le projet de loi sur l’action culturelle, présenté par le Ministre des Affaires étrangères et européenne, Bernard Kouchner, doit être discuté au Sénat avant la fin de cette année. Cette réforme était attendue par tous et je suis, personnellement, déçue de son manque d’ampleur. Je m’inquiète également de la carence du texte quant à la coopération linguistique, alors que, et vous en êtes la meilleure illustration, la diffusion de la langue française est intimement liée à la promotion des cultures francophones. Et quid de l’articulation du nouveau dispositif issue de la fusion des services de coopération et d’action culturelle des ambassades (SCAC) et des centres culturels avec votre propre réseau d’Alliances Françaises ? Beaucoup d’interrogations, et même de craintes, demeurent donc encore… Je souhaite que le débat parlementaire, qui va s’ouvrir dans quelques semaines, y apportent les meilleures réponses pour votre réseau d’excellence. J’œuvrerai dans ce sens.

    L’organisation de ces Etats généraux des Alliances d’Afrique et de l’Océan indien témoigne, s’il en était encore besoin, de votre volonté d’échanger, de vous ouvrir aux autres, de vous nourrir de leurs expériences. Elle manifeste également votre constant souci de vous adapter sans heurt aux changements du monde, de, sans cesse, avancer et progresser. C’est assurément pour toutes ces raisons que vous êtes et que vous resterez un solide bastion de la culture française.

    Je vous souhaite à tous de fructueux travaux. "

    8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Pierre Radanne

    L’environnement contre le développement ?

    Le sommet de Copenhague, qui s’est tenu du 7 au 18 décembre 2009, était attendu comme le point de conclusion de la négociation internationale sur le climat. Son point d’orgue avec l’avènement d’un accord universel pour stabiliser le climat mondial. Un évènement majeur de l’histoire contemporaine.

    De fait, la mobilisation politique à Copenhague est exceptionnelle. 192 pays représentés. 119 chefs d’Etat et de gouvernement présents lors de la session de clôture. 47.000 inscrits : la Conférence de Copenhague est la réunion ayant rassemblé la plus forte concentration de responsables de tous horizons de l’Histoire - chefs d’Etat et de gouvernement, ministres, négociateurs, parlementaires, élus de collectivités territoriales, chefs d’entreprises, syndicats, ONG de toutes natures. Une couverture médiatique exceptionnelle participe à l’information et la sensibilisation de la société civile à travers le monde entier : le lieu des négociations, le Bella Center, est au cœur de l’attention planétaire pendant dix jours.

    Synonyme de démocratie et de transparence, la conférence de Copenhague s’ouvre dans une ambiance chaleureuse et suscite un sentiment de force lié à cette participation massive et à l’enthousiasme général de contribuer à cet événement historique. A l’extérieur du Bella Center, de nombreuses manifestations sont organisées : le KlimaForum réunissant autour de débats et d’ateliers journaliers des ONG, des associations et des syndicats, ou encore la marche du 12 décembre, avec plusieurs dizaines de milliers de personnes.

    Très vite, l’optimisme cède la place à l’inquiétude et à la frustration : affrontements diplomatiques, absence d’avancées, désorganisation ambiante et démission de la présidente de la conférence Connie Hedegaard,  crispation avec l’exclusion des ONG du processus final de négociation, et pour finir, dans la dernière nuit, un huis-clos de 28 chefs d’Etat rédigeant en direct l’accord politique final.

    Le texte final, un document de trois pages, non contraignant, sans engagements précis, non endossé formellement par la communauté internationale, est à des années-lumière du traité international espéré.

    Les observateurs extérieurs n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer les résultats de Copenhague : « désastre », « fiasco », « difficile d’imaginer pire conclusion »… Les gouvernements sont beaucoup plus mesurés. Nicolas Sarkozy souligne que l’accord n’est certes « pas parfait » mais qu'il s'agit d'un « accord positif, car il engage toute la communauté internationale » : « s’il n’y avait pas eu d’accord, cela veut dire que deux pays aussi importants que la Chine et l’Inde qui représentent deux milliards et demi d’habitants sur six milliards se trouvaient libérés de toute forme de contrainte ». Pour Barack Obama, il s'agit d'« un accord significatif, un point de départ », même si les progrès réalisés à Copenhague sont « insuffisants ». []Le ministre britannique de l’environnement, Ed Miliband, signale qu'un choix s'offre aux participants au sommet, celui d'« accepter ce document et aller de l’avant » ou celui de le « critiquer ». Pour la Commission européenne, « un accord vaut mieux qu'une absence d'accord » : « il maintient en vie nos objectifs et nos ambitions, il prend en compte les besoins des pays en développement », « c’était le seul accord possible à Copenhague ». Pour Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations unies, l'accord mis en place dans la nuit du 18 décembre « ne représente peut-être pas tout ce que nous espérions, mais il s’agit d’un début, un début essentiel ».

    Quelle interprétation faire de la conférence de Copenhague ? Les attentes étaient-elles irréalistes, ou bien la communauté internationale n’a-t-elle pas été à la hauteur de cet enjeu historique ? La partie est-elle perdue, ou bien y a-t-il des chances d’aboutir dans les mois et les années qui viennent ?

     

    Références de l'ouvrage :

     L'Etat pyromane, éditions Delavilla, 384 pages, 19 euros, ISBN : 978-2-917986-035

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique