• Je serai en Mission à Antalaha, Sambava et Diégo-Suarez de demain lundi à Jeudi. Durant cette période, le blog ne sera pas administré. Vous pouvez découvrir les articles déjà publiés.

    Cordialement

     

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    Les soins en France des retraités

     

     Les retraités d’un régime français de Sécurité Sociale, à savoir la CNAV, d’une CRAM ou d’une trésorerie générale, doivent envoyer leurs demandes de remboursement de soins dispensés en France à la CPAM d’Indre‐et‐Loire – Centre de paiement 204/2 – le Champ Girault – rue Edouard Vaillant – 37035 Tours Cedex.

     De même, les retraités de CAVIMAC doivent envoyer leurs dossiers de soins en France, à la CAVIMAC, 119, rue du président WILSON – 92309 Levallois‐Perret.

     Les retraités relevant de la Caisse Nationale Militaire (CNMSS) doivent envoyer leurs dossiers à la Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale – DIP/SP/DF – 247 avenue Jacques CARTIER – 83090 TOULON CEDEX 9 – Tel. : 04 94 16 36 00 – Contact mail : www.cnmss.fr Espace assurés, rubrique « Nous contacter ».

     Ceux relevant de la Caisse Agricole (pensionnés, ex‐salariés) adressent désormais leurs dossiers à l’adresse suivante : MSA Berry Touraine – 19, avenue de Vendôme – 41023 BLOIS Cedex – Tel. : 02 54 44 87 30 /

    Fax : 02 54 44 88 98 – Contact mail : lattron.florence@berry‐touraine.msa.fr

     

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    Budget 2011 - Examen des crédits de l'Aide Publique au Développement

    Les crédits de la mission Aide publique au développement ont été examinés ce vendredi 3 décembre par le Sénat. J'ai choisi d'appeler l'attention sur la politique de faux-semblant orchestrée par le gouvernement. (Le texte de mon intervention est consultable ci-dessous.)

    Une profonde disparité existe entre les chiffres de l'APD versée officiellement par la France et ceux de l'APD que l'on peut réellement considérer comme favorisant le développement.

    En effet, non seulement, la France ne sera pas en mesure de tenir l'engagement pris au sommet de Gleneagles en 2005, de parvenir à un taux d'effort d'aide publique au développement de 0,7% du revenu national brut en 2015. Mais en plus, 18% de l'APD déclarée concernent des dépenses sans lien direct avec l'aide au développement. De la même façon, il importe de prendre en compte différemment les annulations de dette.

    L'Agence Française de développement joue, en outre, de plus en plus fréquemment le rôle d'un banquier en accordant des prêts bonifiés, dont les remboursements doivent encore venir en soustraction des dépenses d'APD déclarées et qui, de surcroit tendent à favoriser les pays les plus solvables, dévoyant par la même la philosophie de l'APD.

    Il importe donc de dénoncer cette politique d'affichage du gouvernement. Et je me félicite, à cet égard, de la prise de conscience du Sénat qui a adopté à l'unanimité et contre l'avis du gouvernement un amendement présenté, par les co-rapporteurs pour avis, visant, dans un souci de transparence et de lisibilité, à améliorer l'information du Parlement lors de la discussion des crédits consacrés à l'Aide publique au développement .

    MISSION AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT

    Discussion générale 3 décembre 2010

    Monsieur le Président, Messieurs les Ministres d’Etat, chers collègues,

    Le Comité d’Aide au Développement de l’OCDE (CAD) définit précisément l’aide publique au développement : les ressources comptabilisées doivent avoir «pour but essentiel de favoriser le développement économique et l’amélioration du niveau de vie des pays bénéficiaires de l’aide ».

    Notre pays se flatte d’être, en volume, le plus important contributeur européen à l’aide publique.

    La réalité est pourtant beaucoup plus nuancée.

    En effet, 18% de l’APD française ont un rapport pour le moins ténu avec l’aide au développement…

    Comment considérer que des dépenses telles que les écolages, c'est-à-dire le coût imputé aux étudiants étrangers en France (qui ont d’ailleurs dus être revus à la baisse suite aux recommandations émises par les pairs du CAD) soient comptabilisées au titre de l’aide au développement ?

    De la même façon, comment considérer que l’accueil et l’hébergement des demandeurs d’asile, qui assurément relèvent bien davantage de la gestion propre à la France des réfugiés sur son territoire, se rapportent à l’aide au développement ?

    Je pense qu’il n’est même pas la peine d’insister sur l’aide à Mayotte et aux territoires d’outre-mer.

    Par ailleurs, que dire des allègements de dettes, qui viennent aussi gonfler artificiellement notre contribution ?

    Je ne dispose malheureusement que de deux minutes. Mais, je souhaite conclure en disant que même si la France ne fait hélas pas figure d’exception en Europe, que même si sa part d’APD réelle au sein de son APD officielle tend à augmenter, ces simulations génèrent un budget insincère, tant à l’égard des pays bénéficiaires que de nos partenaires. Et tout cela revient, une fois de plus, à jeter de la poudre aux yeux de nos concitoyens.

    Claudine Lepage, Sénatrice représentant les Français hors de France


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  • Communiqué de Français du Monde-ADFE-Madagascar : Alefap-FCPE et l’APELFT ont chacune tenu, ce samedi 19 septembre, leur assemblée générale, la première à l’EPF A, la seconde au LFT. Français du Monde-ADFE souligne le travail fait par les associations de parents d’élèves à Tananarive, maillon indispensable entre les acteurs de l’éducation..

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    Le Lycée Français de Tananarive communique : un cas de grippe A avéré à l’école C a été détecté. Si votre enfant présente des symptômes avec fièvre et toux, prenez contact avec votre médecin traitant immédiatement. Ne pas oublier de prévenir votre établissement scolaire.

     

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          Jean Daniel CHAOUI

    CONSEILLER ELU

    (Madagascar-Comores-Maurice-Seychelles)

     

     


     

     

     

     

         ASSEMBLEE DES FRANÇAIS DE L’ETRANGER

              

    www.afe.org                                                                           

    Tananarive, le 18 septembre 2009

     

     

                Monsieur le Consul général,

     

     

     

    J’ai bien reçu votre invitation à participer à la 2ème commission locale des bourses scolaires du 8 octobre et je vous en remercie.

     

    Je vous avais récemment fait part de mon souci de voir les commissions locales des bourses maintenues en province. Celles-ci participent de l’existence d’une vie citoyenne locale et de décision prise au plus près des intéressés avec la meilleure information possible quant à la maîtrise des dossiers. Pour cette deuxième commission, ceci semble être le cas pour à Diégo-Suarez, Majunga et Tamatave, mais non pour Antsirabe, Fianarantsoa et Tuléar.

     

    L’ordre du jour indique en effet que de 9h à 10h seront traités les dossiers relatifs aux établissements de province : Manakara, Mananjary, Fianarantsoa, Antsirabe, Fort-Dauphin ; Morondava, Tuléar.

     

    La présence d’un représentant de ces établissements (responsables d’APE et /ou  chef d’établissement ou son représentant) me semblerait judicieuse pour ne pas dire indispensable afin de prendre des décisions les plus informées possibles.

     

    Je vous présente, Monsieur le Consul général, l’expression de mes respectueuses salutations.

     

     

     

    Jean-Daniel Chaoui

    Conseiller élu

     

     

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    Le vocable « aide publique au développement » désigne les aides apportées par les Etats développés et les organismes internationaux auprès des Etas « en voie de développement ». Elle fait l’objet, à chaque réunion du G8 ou du G20, de déclarations et d’engagements rarement suivi d’effets conséquents. Voici un texte présenté par le Cercle Jean Jaurès de Tananarive, cercle affilié au Parti Socialiste, à propos de l’aide publique au développement.

     

     

     

    COOPERATION INTERNATIONALE – AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE

     

    Au matin du 21ème siècle, l’Afrique apparaît comme le continent maudit de la planète, affecté des pires plaies : guerres, conflits, famines, pauvreté, corruption, régimes autoritaires. La réalité vécue par ses habitants est souvent tout autre, plus diverse et plus complexe, et les généralités appliquées à un si vaste espace ne sauraient être pertinentes.

     

    Il n’en demeure pas moins que l’Afrique subsaharienne, en termes de développement, est clairement à la traîne, et que si des progrès sont continument enregistrés (à l’échelon continental), l’écart avec les autres grands ensembles géographiques du monde se creuse année après année.

     

    Or ces inégalités croissantes ne sont pas tolérables, ni d’un point de vue humaniste, ni d’un point de vue géostratégique. Il faut réaffirmer sans relâche que le développement de chacun participe du développement de tous, et remettre sans cesse en question la qualité et l’efficacité des stratégies qui concourent au développement.

     

    Dans un système complexe, rassemblant un grand nombre d’acteurs, les responsabilités sont certes diffuses, mais nul ne peut s’exonérer des siennes propres.

     

    La question des objectifs

     

    Les Nations Unies, via leur programme pour le développement (PNUD), proposent aujourd’hui une définition, sinon consensuelle du moins largement répandue, du développement humain : « la création d’un environnement au sein duquel les gens peuvent développer pleinement leur potentiel et mener des vies productives et créatives en accord avec leurs besoins et leurs intérêts ». Le PNUD propose également une mesure du développement humain via plusieurs indicateurs, dont le principal (IDH) repose sur une synthèse d’indicateurs d'espérance de vie, de niveau d'études et de revenu.

     

    Cette définition, si elle présente l’avantage de qualifier le développement humain autrement que par le seul critère économique du revenu (et donc de la richesse des nations), reste clairement limitée et ne prend pas en compte plusieurs aspects essentiels de l’existence, comme l’environnement, la culture, le lien social, etc. Il y a lieu de la considérer comme un plus petit dénominateur commun, pertinent mais forcément incomplet.

     

    Promouvoir le développement humain, dans la mesure où il implique l’existence de systèmes d’éducation, de santé et d’une économie, relève pour une significative partie de la responsabilité des Etats, et dépend donc largement de la volonté politique, des moyens et des capacités de ceux-ci.

     

    Or l’histoire récente de l’Afrique subsaharienne n’a pas toujours, loin de là, facilité ou permis l’élaboration et la mise en œuvre efficace de politiques publiques visant le développement humain. Les crises successives qu’a connues le continent (crise des matières premières dans les années 70, crise de la dette dans les années 80, réduction drastique de l’aide publique au développement dans les années 90, minoration du rôle et des moyens des Etats dans le contexte du « consensus de Washington » et des plans d’ajustement structurel du Fonds monétaire international) ont eu un impact négatif systématique sur les moyens financiers disponibles, voire sur les capacités d’intervention des Etats. De manière plus localisée, la prévarication, liée à la corruption ou au conflit, a tari plus encore les ressources disponibles. Quant aux conflits internationaux ou infranationaux qui se sont multipliés après la fin de la guerre froide, ils soustraient systématiquement des territoires à l’autorité de l’Etat.

     

    De manière plus préoccupante, le développement humain n’est pas systématiquement l’un des objectifs principaux poursuivis par les Etats qui auraient les moyens de le faire. Même quand il constitue une aspiration forte des populations, la faiblesse des processus démocratiques, voire plus prosaïquement l’absence de contre-pouvoirs sérieux, ne permet pas d’influer suffisamment sur les politiques nationales.

     

    L’aide au développement

     

    En ce qui concerne l’Afrique subsaharienne, il semble impossible de dissocier développement et aide internationale. Or cette perception ne va pas nécessairement de soi, et une analyse des dynamiques historiques de développement dans les autres régions du monde peut parfois amener à la remettre en question. Il ne faut cependant pas occulter que le contexte actuel diffère de celui au sein duquel a eu lieu le « décollage » asiatique par exemple, et en particulier que la mondialisation libérale interdit quasiment d’adopter, avec une similaire probabilité de réussite, les mêmes politiques qui ont, sous d’autres cieux et il y a 20 ou 30 ans, porté leurs fruits.

     

    Il y a donc lieu d’envisager simultanément des changements significatifs dans les règles de l’économie mondiale (commerce, investissements) et une poursuite de l’aide internationale, dans la mesure où celle-ci constitue un système mondial de redistribution au profit des Etats les plus vulnérables.

     

    L’aide complexifie le développement en multipliant le nombre d’acteurs impliqués. Aux Etats désormais qualifiés de « bénéficiaires » s’ajoutent des Etats donateurs ou bailleurs (et leurs agences spécialisées), des organisations internationales, des opérateurs privés (ONG, fondations philanthropiques, cabinets de conseil, bureaux d’étude, etc.).

     

    Or, l’objectif du développement humain est rarement au cœur des stratégies de ces principales parties prenantes, même s’il les sous-tend parfois. Plus préoccupant, certains objectifs poursuivis par ceux qui se présentent comme acteurs du développement sont à cette aune annexes, voire contre-productifs.

     

    Quelques exemples :

    -          « Favoriser la croissance économique » peut participer du développement humain (augmentation du revenu disponible), mais peut aussi être invoqué pour réduire le rôle des services publics essentiels à ce même développement, comme les systèmes de santé et d’éducation. Il fait souvent l’impasse sur la question de la répartition des revenus, ainsi que du contenu, notamment environnemental, de la croissance économique mesurée par le seul produit intérieur brut (PIB).

    -          « Lutter contre la pauvreté », « lutter contre les pandémies », « assurer la paix et la sécurité » relèvent plus de préalables, ou de conditions nécessaires mais pas suffisantes, au développement.

    -          « Préserver les biens publics mondiaux », a contrario, implique un certain degré de développement préalable pour les Etats qui exercent leur souveraineté sur des ressources aussi essentielles que l’eau, la forêt, la faune et la flore, etc. A défaut, une réelle tentation tutélaire existe, qui présente d’inquiétantes similarités avec la théoriquement défunte doctrine coloniale.

    -          « Bâtir une justice sociale internationale », sur la base d’une redistribution des richesses mondiales, n’implique pas obligatoirement que les revenus correspondants soutiendront effectivement le développement humain.

    -          « Etablir des relations privilégiées entre bailleurs et bénéficiaires » peut, selon les cas, relever d’une saine coopération ou d’un véritable hégémonisme, et ne sert pas obligatoirement le développement.

     

    La politique française d’aide publique au développement

     

    Acteur important de l’aide publique au développement globale, la France pèse, par les moyens dégagés et par son influence, sur les orientations du secteur. Les liens historiques qui la lient à plusieurs pays africains en voie de développement (ou « moins avancés », selon la terminologie nouvellement consacrée) renforcent encore son positionnement.

     

    Or la politique française d’aide publique au développement est mal connue et, par certains aspects, peu pertinente si elle est rapportée à l’objectif de développement humain exposé plus haut. La compassion avec les populations victimes de crises d’origine naturelle ou humaine, la politique d’influence auprès d’élites dirigeantes qui ne mettent pas toujours le développement au cœur de leurs préoccupations, plus dernièrement le concept de co-développement qui semble se résumer à une modeste indemnisation des populations aux diasporas desquelles se ferment désormais les frontières de la France : ces objectifs, qui sous-tendent une partie de l’aide publique française, manquent de pertinence par rapport aux véritables enjeux du développement.

     

    Pistes de réflexion

     

    Préférer le développement humain au libéralisme économique :

    -          Le développement humain est essentiellement le fruit d’une politique publique. Les Etats doivent pouvoir disposer des moyens financiers et humains nécessaires. Ils doivent être effectivement légitimes et opérationnels sur l’ensemble des territoires relevant de leur juridiction.

    -          La poursuite sincère par les Etats des aspirations des populations aux différents aspects du développement humain est incompatible avec l’autoritarisme. L’existence de contre-pouvoirs efficaces, institutionnellement ou dans les faits, par le jeu de la démocratie politique ou d’autres processus, est essentielle. La prévarication de grande ampleur, en temps de guerre comme en temps de paix, interdit le développement.

    -          La gouvernance, l’organisation des Etats et les compétences de leurs agents sont au cœur de leur efficacité.

    -          La mobilité des personnes, des biens, des services et des capitaux, constitutive de la mondialisation, peut, selon les cas, contribuer au développement des Etats ou l’entraver. Les différents flux doivent pouvoir être caractérisés selon ce critère, et faire en conséquence l’objet de traitements différenciés, en particulier par les quelques instances de gouvernance mondiale (OMC, etc.). Il y a lieu en particulier de réfléchir à l’utilité en termes de développement humain de certains types de protectionnismes.

     

    Rapprocher les objectifs politiques poursuivis par la France (l’Union européenne, les Nations Unies) via l’aide publique au développement des objectifs de développement humain des populations bénéficiaires.

     

    Conditionner l’aide publique au développement à un degré suffisant d’efficacité potentielle.

     

    Poursuivre et amplifier les efforts portant sur la formation et le renforcement des capacités des porteurs de projets, étatiques et non étatiques.

     

    Revoir les modalités administratives et techniques relatives au déblocage de l’aide, afin de favoriser une plus grande réactivité et flexibilité.

     


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  • Nouvelle de l’AFE (Assemblée des Français de l’Etranger) : le nouveau Directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire du Ministre des Affaires étrangères et européennes, à compter du 15 septembre, sera M. François SAINT-PAUL, ancien ambassadeur en Croatie, ancien directeur de cabinet de Noëlle LENOIR au ministère délégué aux Affaires européennes. Monsieur le Directeur Alain CATTA interviendra à la session de septembre de l'AFE, avant de rejoindre son nouveau poste d'ambassadeur. Il pourrait être nommé à Berne.

     

    Concernant les élections des Conseillers à l’AFE du 7 juin dernier, plusieurs recours auraient été déposés au Conseil d'Etat contre les élections dans les circonscriptions suivantes :Buenos-Aires,Tunis,Montréal,Washington.
    Cette liste est provisoire. Ainsi, le Mexique serait également concerné.

     

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    La démarche de codéveloppement impliquant des collectivités dans les pays d’origine et les populations immigrés en France est une nouvelle démarche qui prend de l’importance. Elle donne un sens à l’échange « Nord-Sud » plus valorisant que celle des coopération inter-état et apporte une aide au plus prêt des populations. Voici un exemple assez emblématique, celui des Comores.

     

    PROGRAMME DE CODEVELOPPEMENT AVEC L’UNION DES COMORES

     

    NOTE DE PRESENTATION

    Le Programme de Codéveloppement avec l’Union des Comores (PCUC) est un outil de soutien aux initiatives des migrants comoriens résidant en France de leurs démarches de développement économique et social au bénéfice e leur pays d’origine. Il permet de mobiliser leurs moyens et leurs compétences et de promouvoir aux Comores le développement  de l’entreprenariat. Il constitue un lien exemplaire dans une démarche destinée à jumeler migration et développement.

    Les deux pays étant convenus de financer des actions dans le cadre d’intérêts partagés, le Programme CODEV représente la première concrétisation du Document Cadre de Partenariat. La Convention de financement du PCUC a ainsi été signée entre les Autorités de l’Union des Comores et celles de la France le 10 avril 2006, pour un montant de deux millions d’euros et pour une durée initiale de trois années. Elle est prolongée jusqu’au 31 décembre 2009.

     

    Les interventions du PCUC sont  articulées sur trois Composantes.

    ·        Il s’agit en premier lieu de cofinancer et accompagner la mise en œuvre de projets de développement collectif, projets initiés par les migrants comoriens en France avec participation financière ; leur vocation est double : contribuer à l’amélioration des conditions de vie et d’insertion socio-économique des populations et créer des conditions favorisant l’investissement productif. Les réalisations concrètes dans les secteurs de développement rural, de l’hydraulique, de l’énergie sont ainsi privilégiées.

    Dans sa démarche, le PCUC a également pour préoccupation d’harmoniser ses interventions avec les initiatives de développement local en cours et d’impliquer les bénéficiaires en déléguant la maîtrise d’ouvrage aux communes et aux acteurs de la société civile.

    A ce jour, les projets en exécution relevant de cette composante concernent aussi bien l’aménagement d’une école primaire et d’une bibliothèque que l’alimentation en eau potable de deux villages, ou encore la reconstruction d’une digue de protection d’habitations contre les agressions de la mer…

     

    ·        En second lieu, on recherche la mobilisation de l’expertise de la diaspora pour appuyer la conception et la mise en œuvre  d’activités porteuses de développement aux Comores ; on associe, dans une approche de partenariat, cette diaspora hautement qualifiée et les institutions comoriennes, publiques, parapubliques ou privées. Le soutien qu’apporte ce type d’intervention concerne par exemple des appuis à l’université des Comores pour l’élaboration de son plan directeur, pour des formations  aux techniques  de construction bioclimatique ; il concerne également un diagnostic en vue de l’amélioration des conditions de stockage et de conditionnement des produits alimentaires des deux marchés de Moroni…

    ·        En troisième lieu, on accompagne les initiatives économiques des migrants comoriens dans l’Union des Comores. Il ne s’agit pas ci de financer les investissements des porteurs de projets individuels, mais de leur apporter un soutien méthodologique et organisationnel dans leur démarche entrepreneuriale : réalisation d’une étude de faisabilité de leur projet d’entreprise, et si celle-ci est porteuse de potentialités, appui à l’accomplissement des formalités de création de l’entreprise, à la formation à la gestion, et accompagnement de l’entrepreneur dans les premiers mois de la vie de son entreprise. Dans ce cadre, le PCUC a permis de financer les études de faisabilité en vue de la création de trois  entreprises, TPE, dans les secteurs des services –centre de formation et de communication, de la production avicole, de la confection.

     

    Les particularités de ces projets concernent :

     

    ·        Sa stratégie de mise en œuvre, basée sur les principes du codéveloppement, c'est-à-dire l’action des migrants en faveur du développement de leurs pays, quelles que soient la nature et les modalités de leur contribution et qui souhaitent ainsi témoigner leur solidarité à l’égard  de leur pays d’origine ;

    ·        La spécificité comorienne : la contribution économique particulièrement élevée de la diaspora au développement de son pays, le poids démographique que celle-ci représente, un gros quart de la population totale, l’extrême dynamisme dont elle fait preuve dans ses initiatives de développement ;

    ·        La spécificité de la démarche incitant la diaspora et les communautés à privilégier des projets intercommunaux ou inter-villageois pour générer progressivement de la collégialité et de la mise en commun des expériences et des savoirs

     

    Pour mettre en œuvre un tel programme, l’organisation adoptée est fondée sur une équipe de coordination basée à Moroni, sur trois antennes (Moroni, Mohéli et  Anjouan), une Cellule-relais basée en France (en région parisienne et en région PACA). L’ensemble de ce dispositif est chargé  d ’informer,  de sensibiliser et de mobiliser les associations et personnes-ressources de la diaspora comorienne en France, de recevoir les porteurs de projets en France comme aux Comores, de collecter les idées de projets, d’aider les interlocuteurs comoriens dans la formulation des requêtes de financement et de les faire remonter vers la Cellule de Coordination.

    Les requêtes de financement sont alors soumises à l’appréciation d’un Comité Consultatif de Projets, installé dans chacune des Iles autonomes, comprenant des représentants de la partie française et de la partie comorienne, auquel le porteur de projet soumet sa requête. Cette requête est appréciée favorablement ou non en fonction de critères d’éligibilité, distincts pour chacune des 3 composantes .

     

    Composante 1

    ü     Les projets inter-villageois, régionaux et inter-île sont prioritaires.

    ü     Les bénéficiaires démontrent leurs aptitudes à s’approprier et à pérenniser le projet (mise en place d’outil de gestion)

    ü     Les projets garantissant l’amélioration des revenus et/ou la création d’emplois.

    ü     La participation en numéraire et/ou nature des bénéficiaires, associations locales et de la diaspora est de 30 %

    Le montant de la subvention est plafonné à 15 millions de francs comoriens (30 000Euros)

     

    Composante 2

    ü     La demande émane d’une institution nationale, d’une collectivité ou d’une association fédératrice comorienne (socioprofessionnelle, publique, socioculturelle)

    ü     Le bénéficiaire identifie fla compétence ou l’expertise en s’assurant préalablement que celle-ci est indisponible ou inexistante aux Comores.

    ü     La compétence est nécessairement identifiée au sein de la diaspora comorienne en France.

    La participation du programme de Codéveloppement est plafonnée à 12 millions de francs comoriens (25 000 Euros)

     

    Composante 3

    ü     Le projet est porté par un promoteur individuel migrant comorien qui désire créer une entreprise aux Comores.

    ü     Le promoteur  certifie disposer du financement de son projet sur fonds propres ou à l’aide d’un crédit.

     

    ü     Le promoteur dispose d’une étude de faisabilité ou d’une étude de marché.

    La participation du Programme s’élève à 6 000 euros par projet : elle est servie en 3 tranches, dont la première permet de réaliser l’étude de faisabilité de l’entreprise qui subordonne la poursuite de l’action et la mise en œuvre des tranches suivantes.

     

    La décision de contribuer au financement d’un projet est prise par le Comité de Pilotage, instance suprême du Programme, qui comprend des hauts représentants des deux parties (Madame la Commissaire Générale au Plan et Monsieur le Secrétaire  Général du Ministère des Relations  Extérieurs pour la partie comorienne, monsieur l’ambassadeur et Madame la Conseillère de Coopération et d’Action Culturelle pour la partie française) après passage en CCP. En cas de décision favorable, la Convention de financement est alors signée par Monsieur l’Ambassadeur de France et le bénéficiaire.

     

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    SCULPTURE : « Une vie après la vie »

    « Une vie après la vie » est  un parcours artistique  démontrant que la mort des choses et des êtres n’est pas une fin en soi, mais un renouvellement de la vie, un itinéraire dans le présent d’un passé futur. A travers cette exposition qui se tiendra au Centre culturel Albert Camus à partir de ce soir jusqu’au 25 juillet prochain, Guy PRADEL exprime à travers ses sculptures, la vie par ses instants de souffrances et de bonheur, et du rôle spirituel de l’art dans notre quotidien.

    L’œuvre n’est qu’une histoire de concours de circonstance. Elle se matérialise à un moment donné, que l’artiste même ne peut prévoir. Elle évolue selon son itinéraire, pas à pas, au gré des regards, de la connaissance, et de notre environnement. Du choix des couleurs, des matières,  des formes ou de la matière ramassée  au hasard, l’œuvre se construit au contact d’un savoir faire, d’idées, de paroles, et d’observations.

    Guy Pradel a embrassé très jeune la carrière artistique. D’une famille d’artistes lui vient cette prédisposition pour la création sous toutes ses formes, ses goûts le portant plus volontiers, vers la pierre et le bois, matières à façonner à l’infini. Une visite du siège du compagnonnage  à Paris lui donne l’envie d’apprendre un métier chez ces maîtres –artisans dont la rigueur n’a d’égal que la recherche de la perfection. Mais devant la difficulté de conjuguer art et commerce, il part s’installer à Madagascar où il crée l’ONG Mission Art et Environnement en février 1999, se fixant un enjeu de taille ; sensibiliser la population malgache à une gestion durable de son patrimoine culturel et naturel par la promotion de l’art et de l’environnement. En parallèle, il continue de créer pour de grandes personnalités, et continue de partager avec le public sa passion pour son art et son métier.

    LA GAZETTE, 06/07/09.

     


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  • Elections J-36                Liste "Français du Monde-ADFE Océan Indien"

     

     

    Editorial

     

    La dette, dispositif de gestion des relations Nord-Sud!

     

    La dette ne serait-t-elle pas, finalement, un moyen de gestion des équilibres internationaux ! L’exemple de Madagascar tend à renforcer cette thèse.

     

    Le thème du désendettement des pays pauvres occupe le devant de la scène de la problématique du développement depuis maintenant de nombreuses années. Rappelons que nombre de pays, dans les années 60/70, se sont massivement endettés, avec l‘aval et les encouragements des pays du Nord, pour construire des infrastructures et des unités industrielles qui devaient leur permettre d’atteindre un rythme de croissance et de développement créant ainsi les conditions d’un remboursement sans difficultés des dettes contractées. Las, la crise des années 70 et l’évolution des relations économiques internationales ne leur a pas permis de poursuivre sereinement ce projet et les a plongés dans la spirale de l’endettement.

     

    La thèse défendue depuis par nombre d’ONG et d’organismes spécialisés consiste à professer que l’enlisement des pays du Sud dans le sous-développement provient, en grande partie, d’une charge trop lourde de la dette qui absorbe la plus grande part quand ce n’est pas la totalité des richesses produites par ces pays. Il ne leur reste alors aucune marge pour agir sur l’investissement pour le développement sauf à emprunter à nouveau et à entrer dans le surendettement massif, piège dans lequel sont tombés la  plupart d’entre eux.

     

    Partant de ce raisonnement, la réflexion s’est alors déplacée sur la nécessité d’effacer la dette publique et privée des pays du Sud en commençant par les PPTE (Pays Pauvres Très Endettés), d’où la mise en place de l’IPPTE (Initiative pour les PPTE). Il s’agit d’un « cahier des charges » énonçant les conditions que doivent remplir les pays demandeurs pour bénéficier de ce dispositif géré par la Banque Mondiale (BM) et le FMI.

     

    Madagascar fut éligible en 2006 et sa dette publique fut alors effacée. Or, nous venons d’apprendre que la dette malgache s’élève à nouveau à 1,5 milliards USD, nouveau montant cumulé depuis janvier 2006 auprès de la Banque Mondiale. L’information met à mal la thèse exposée ci-dessus. Elle tend à prouver que, les « pays pauvres » restent complètement dépendants des emprunts auprès des bailleurs de fonds quoi qu’il arrive, dette effacée ou pas. Nous percevons donc le fonctionnement d’un système d’équilibre financier de ces pays qui repose et reposera sur le don et l’aide sans remboursement de la communauté internationale, « Ad vitam aeternam ».

     

    Robert Blake, représentant-résident de la BM à Madagascar l’annonce d’ailleurs ainsi : « le remboursement de ces emprunts s’étale sur 40 ans avec une période de grâce de 10 ans ». Il est clair, dans ces conditions, que Madagascar, comme beaucoup d’autres pays, n’ont aucune perspective d’avoir un jour leur mot à dire dans les instances de décisions internationales car selon le proverbe, « De qui je mange le pain, je chante la chanson ».

     

    Tananarive, le 02/05/09

    Jean-Daniel Chaoui

    Président de Français du Monde-ADFE-Madagascar

    Tête de Liste Français du Monde-ADFE Océan Indien

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    Le parlement européen.

    En juin 2009 certains d’entre vous éliront les députés européens, ceux qui sont inscrits sur une liste électorale en France, qui seront en France ou qui voteront par procuration.

    Le Parlement européen représente 492 millions de citoyens européens. Depuis 1979, il est élu au suffrage universel direct. Dans chaque Etat membre sont élus pour 5 ans un nombre déterminé de députés en fonction de la population, selon le principe de la proportionnalité décroissante. Les Français auront 74 députés à élire.

    Le Parlement européen participe au pouvoir de décision selon 4 procédures différentes :

    -          La codécision, il partage alors le pouvoir législatif avec la Conseil. Cette procédure s’applique dans la plupart des domaines où le Conseil statue à la majorité qualifiée tels que le marché intérieur ou la libre circulation des personnes.

    -          La coopération, qui s’applique dans le domaine de la politique économique et monétaire.

    -          La consultation, qui est prévue par exemple pour les actes relatifs au droit de vote et à l’éligibilité aux élections municipales et européennes, aux aides d’Etat, à l’harmonisation de certains impôts, aux programmes de recherche et de développement technologique.

    -          L’avis conforme qui permet à un acte d’être adopté, nécessaire notamment pour l’adhésion des nouveaux Etats membres, la citoyenneté, les missions spécifiques de la Banque Centrale Européenne, les fonds structurels.

    Le parlement, conjointement au Conseil, établit le budget annuel de l’Union (117 milliards d’euros pour 2009) et contrôle l’exécution du budget par la Commission.

    Le Parlement est associé à la nomination des membres de la Commission. Par une motion de censure, il peut contraindre la Commission à la démission.

    Le parlement a 3 implantations :

    -          Strasbourg, où se tiennent les sessions plénières, une semaine par mois,

    -          Luxembourg, où sont installés les services administratifs (Secrétariat général),

    -          Bruxelles, qui accueille les réunions des commissions et des groupes parlementaires, et parfois des sessions plénières de deux jours seulement.

    Les députés se regroupent non par nationalité mais par affinité politique, les  deux groupes majoritaires sont «le parti populaire européen » ( 288 députés) et « le groupe socialiste » ( 215 députés).

    Les députés perçoivent une indemnité dont le montant sera à partir de 2009, l’équivalent de 38,5% du traitement d’un juge à la Cour de Justice des Communautés Européennes.

    Sources : www.europa.eu 

     

     

     

     

     

     


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    L'APD désigne les aides, essentiellement financières, apportées par les pays industrialisés aux pays en voie de développement. Ce sont donc des aides des Etats avec des fonds publics. Selon l'engagement dit du millénaire, pris par les pays les plus riches, de réduire de moitié la pauvreté sur la planète pour 2012, engagement qui ne sera à l'évidence pas tenu entre autre à cause de la crise économique et financière qui est survenue depuis quelques mois, les pays du Nord devaient consacrer 0,7% de leur PIB à l'APD. Force est de constater que très rares sont les pays qui respectent cette promesse, seuls quelques pays de l'Europe du Nord s'y conforment.

    L'APD se décompose en aide bilatérale et aide multilatérale. L'aide bilatérale est l'aide apportée directement par un État au bénéfice d'un autre Etat partenaire, par exemple entre <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> et Madagascar. Elle peut prendre des formes diverses : dons ou prêts à des taux préférentiels pour le financement d'investissements, assistance technique, concours budgétaire, aide alimentaire et aide d'urgence...

    L'aide multilatérale regroupe l'ensemble des contributions versées par plusieurs Etats à des organisations internationales dont ces Etats sont membres, au bénéfice des pays en voie de développement : par exemple, l'Union Européenne (UE) intervient à Madagascar en apportant une aide financière importante sur des projets avec le FED (Fonds Européen de Développement). Le FED est lui-même abondé par les contributions des 27 pays membres de l'UE, dont <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France. Les"><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France.">la France.</st1:PersonName> Les</st1:PersonName> banques de développement, les institutions des Nations unies comme <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Banque Mondiale"><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Banque">la Banque</st1:PersonName> Mondiale</st1:PersonName> (BM), le Fonds Monétaire International (FMI) font de l'aide multilatérale. À noter que les dons, prêts et crédits consentis pour des motifs militaires ne sont pas pris en compte.

    On peut classer dans le cadre de l'APD la « Coopération décentralisée », nouvelle forme d'aide qui prend de l'importance ces dernières années. Ce sont en effet des financements publics mais apportés par des collectivités (mairies, communes, départements, régions...) directement en partenariat avec des collectivités des pays du Sud. Ainsi, à Madagascar, <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la CUA">la CUA</st1:PersonName> (Commune Urbaine de Tananarive) bénéficie d'un appui de la région « Ile de France ». Mais aussi Morondava, ville côtière du Moyen-Ouest, est jumelée avec la commune du Grand Quevilly (périphérie de Rouen) qui finance des projets d'aménagements de la capitale de la région du Menabe... FdM-ADFE-Madagascar a récemment rencontré une délégation du Grand Quevilly qui revenait d'une mission à Morondava...

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